SWS, Livre VII, II, C4, §256 a écrit :
Souvenons-nous aussi que notre Seigneur ne s'adressait pas à des philosophes, mais à des pêcheurs galiléens. Il leur avait déjà montré que les lois de la nature lui étaient soumises : il avait changé l'eau en vin, nourri cinq mille personnes avec cinq pains et deux poissons, et quatre mille personnes avec sept pains et quelques poissons ; guéri des malades et même ressuscité des morts ; il s'était fait obéir de démons ; et il disposait des clés du royaume des cieux. Tout pouvoir lui a été donné dans le ciel, sur la terre et en enfer. De plus, il avait toujours encouragé la foi simple en ses paroles, et toujours condamné les ergoteurs, les critiques ou ceux qui doutaient de son pouvoir. La Cène était certainement un moment où il avait toutes les raisons de parler clairement à ses douze élus.
Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
Re: Résumé de théologie dogmatique, Livre VII : L'Église et les Sacrements
SWS, Livre VII, II, C4, §256 a écrit :
Or, dans la vision protestante, il faudrait croire que les Apôtres ont senti si fortement les difficultés philosophiques de la doctrine qu'ils se sont dit entre eux : "Il n'a pas pu vouloir dire son corps, il a voulu dire la figure de son corps !" Notre argument est que les Apôtres, qui croyaient à la toute-puissance de notre Seigneur, ont humblement accepté ses paroles dans leur sens le plus évident et le plus littéral. L'interprétation catholique est fondée sur une notion très haute de la puissance de Dieu, et une estimation méfiante de l'entendement humain. La protestante, en revanche, limite le pouvoir de Dieu et ne lui permet pas de s'étendre plus loin que ce que l'entendement humain maîtrise. Un chrétien pieux n'hésitera pas dans le choix entre les deux.
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SWS, Livre VII, II, C4, §256 a écrit :
III.
1 Cor. 10:16 a écrit : Le calice de bénédiction, que nous bénissons, n'est-il pas la communion au (communication du, κοινωνία) sang du Christ ? et le pain que nous rompons n'est-il pas la communion (κοινωνία) au corps du Seigneur ?Ces deux passages nous montrent ce que croyaient et pratiquaient les Apôtres. Dans le premier, S. Paul développe le contraste entre les rites chrétiens et les rites juifs ou païens. Notre calice est une communion au sang du Christ, et notre pain est une communion au corps du Christ. Or, si tout cela est figuratif, où est l'avantage du chrétien sur le Juif ?1 Cor. 11:27-29 a écrit : C'est pourquoi quiconque mangera ce pain ou boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. 28 Que l'homme s'éprouve (δοκιμαζέτω) donc lui-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de ce calice. 29 Car celui qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant pas (μὴ διακρίνων) le corps du Seigneur.
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