Le salut est-il la fin suprême de l'homme ?

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Abbé Zins
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Re: Le salut est-il la fin suprême de l'homme ?

#111 Message par Abbé Zins » sam. 31 août 2019 19:35

Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 15 - 18 (Avril - Octobre 1989)


3. Actualité doctrinale



Le salut est-il la fin suprême de l'homme ?



RÉPONSES AUX OBJECTIONS : (*)


11/

220. « Les Scribes et les Pharisiens se disputaient souvent sur la grave question de savoir quel était le premier ou plus grand commandement de la loi divine ; certains louant davantage les hosties et les sacrifices, d'autres leur préférant les oeuvres de la foi et de la dilection du fait que les Patriarches avaient plu à Dieu avant la loi, par la seule foi qui opère par la dilection.» (Saint Bède, in Mc.12,32)


« Si le Seigneur n'avait point répondu au Pharisien qui le tentait, nous pourrions estimer que l'un des commandements n'est point plus grand que l'autre.

Mais dans sa réponse le Seigneur ajouta : « C'est là le plus grand et le premier commandement ».

Retenons cette sentence concernant les commandements : il y en a un qui est le plus grand, puis il y en a des moindres jusqu'aux plus petits.

De plus, le Seigneur n'a point seulement répondu qu'il est le plus grand commandement, mais aussi le premier, non quant à l'ordre de l'Ecriture, mais quant à l'ordre de la dignité de la vertu.

Or seuls respectent en eux-mêmes la souveraineté et la primauté de ce commandement, ceux qui en respectent les trois données, à savoir aimer de tout son coeur, de toute son âme, de tout son esprit.» (Origène, tract. 23 in Mt.)


« En second lieu, il place comme second commandement :

« Le second est semblable à celui-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Il a voulu signifier que dans les commandements, il y a un ordre.

Et quelle en est la cause ?

On constate que les commandements portent sur les actes des vertus ; or les vertus ont un ordre, puisque l'une dépend de l'autre.

Aussi, ce qui vaut pour les vertus, vaut pour les commandements.» (Saint Thomas, in Mt. 22,38)




(*) Pour relire l'objection avant la réponse, il suffit de cliquer sur le lien mis au n° 1/ ou suivant qui y renvoie ; puis, pour revenir lire la réponse, il faut cliquer sur la flèche en haut tout à gauche afin de revenir en arrière.


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Re: Le salut est-il la fin suprême de l'homme ?

#112 Message par Abbé Zins » lun. 02 sept. 2019 21:09

Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 15 - 18 (Avril - Octobre 1989)


3. Actualité doctrinale



Le salut est-il la fin suprême de l'homme ?



RÉPONSES AUX OBJECTIONS : (*)


11/

221. En outre, et cela va rendre compte parfaitement de cet ordre : "premier" et "second", ainsi que de ce caractère "semblable" du second par rapport au premier, la vertu de charité nous fait moins prouver notre amour de Dieu en aimant le prochain qu'aimer Dieu à travers notre prochain :


« La charité aime Dieu pour lui-même, et à cause de lui aime tous les autres, en tant qu'ils sont ordonnés à Dieu. D'une certaine façon, elle aime donc Dieu dans le prochain ; puisque le prochain est aimé par la charité parce que Dieu est en lui, ou afin que Dieu soit en lui.

C'est donc évidemment par la même vertu de charité que nous aimons Dieu et le prochain. Mais si nous aimions le prochain à cause de lui-même et non à cause de Dieu, il s'agirait d'une autre sorte d'amitié, amitié naturelle ou amitié civile ou quelque autre.» (Saint Thomas, Quest. disp. de Caritate, a. 4)


« La doctrine catholique nous enseigne que la source de l'amour du prochain se trouve dans l'amour de Dieu, père commun et fin commune de toute la famille humaine, et dans l'amour de Jésus-Christ, dont nous sommes les membres, au point que soulager un malheureux c'est faire du bien à Jésus-Christ Lui-même (cf. Mt. 25,40).

Tout autre amour est illusion ou sentiment stérile et passager.» (Saint Pie X, Notre charge apost., 25/8/1910)


« Pour que l'amour du prochain soit conforme à la parfaite justice, il doit nécessairement avoir Dieu pour cause.

Autrement, comment celui qui n'aime pas Dieu pourrait-il aimer le prochain d'une façon pure ?

Il importe donc que Dieu soit aimé en premier, pour que le prochain puisse être aussi aimé en Dieu.» (Saint Bernard, Amour de Dieu, n° 25)




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Re: Le salut est-il la fin suprême de l'homme ?

#113 Message par Abbé Zins » mar. 03 sept. 2019 19:14

Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 15 - 18 (Avril - Octobre 1989)


3. Actualité doctrinale



Le salut est-il la fin suprême de l'homme ?



RÉPONSES AUX OBJECTIONS : (*)


11/

222. Ce qui revient, dans les deux cas, à l'amour de Dieu plus que tout, en lequel consiste seulement et exclusivement la charité.

Dans le premier cas, objet du "premier Commandement" parce que c'est là ce qu'il y a de "plus grand" et de plus important, il s'agit d'aimer Dieu plus que tout en Lui-même et pour Lui-même.

Dans le second cas, connexe et "semblable" au premier, il s'agit d'aimer Dieu plus que tout à travers nous-mêmes et notre prochain, autrement dit d'aimer pour l'amour de Dieu :

« C'est en effet par une seule et même charité que nous aimons Dieu et le prochain ; mais Dieu, pour Dieu ; tandis que nous et le prochain, (non pour nous mais aussi) pour Dieu.» (Saint Augustin, de Trin. 8,7)

« Néanmoins, comme l'étre divin est bien plus excellent et élevé que notre nature, le précepte nous prescrivant d'aimer Dieu est distingué de celui nous prescrivant la dilection envers le prochain.» (Saint Augustin, de Dotcr. Christi 1,25)




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Re: Le salut est-il la fin suprême de l'homme ?

#114 Message par Abbé Zins » mer. 04 sept. 2019 21:18

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Le salut est-il la fin suprême de l'homme ?



RÉPONSES AUX OBJECTIONS : (*)


11/

222.

« Il faut savoir que de même qu'un vêtement deux parties, l'une pour le haut, l'autre pour le bas, de même la charité est prescrite par un un double commandement, concernant la dilection de Dieu et du prochain.

Il est en effet écrit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force ; et ton prochain comme toi-même » (Mc. 12,30 ; Deut.6,5).

A ce sujet, il faut remarquer que dans la dilection du prochain une limite ou mesure de l'amour est indiquée, quand il est dit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Tandis que la dilection n'est point mesurée ou limitée, quand il est dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout coeur, de toute ton âme et de toute ta force ».

Car quand il est dit : "de tout", il n'est point prescrit à chacun une mesure de quantité dans son amour mais une qualité (non quantum, sed ex quanto) : car celui-là aime véritablement Dieu qui ne retient rien de soi pour soi.» (Saint Grégoire, hom. 38 in Ev.)


« Si tu ne dois point t'aimer toi-même pour toi-même mais pour celui en qui se trouve la fin très juste de ta dilection, qu'aucun homme ne s'enflamme si tu (ne) l'aimes lui aussi (que) pour Dieu...

Puisque le Seigneur dit : « de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit », il ne laisse aucune partie de notre vie qui doive vaquer et comme donner lieu à autre chose comme si l'on voulait en jouir ; mais tout mouvement de l'âme qui se porterait à autre chose pour l'aimer, serait ravi à celui envers qui tout l'élan de la dilection doit se porter :

quiconque, par conséquent, aime le prochain comme il faut, doit se comporter avec lui en sorte d'aimer en même temps Dieu de tout son coeur, de toute son âme, de tout son esprit.


Ainsi, en aimant la prochain comme soi-même il doit rapporter toute la dilection de soi-même et d'autrui à cette dilection de Dieu qui ne souffre point qu'aucun ruisseau s'écoule en dehors d'elle sans se trouver diminuée par une telle déviation.» (Saint Augustin Doctr. Christi 1,22)




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#115 Message par Abbé Zins » jeu. 05 sept. 2019 21:30

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Le salut est-il la fin suprême de l'homme ?



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11/

223. Enseignement catholique, qui se trouve admirablement bien exposé dans le Catéchisme du Concile de Trente (32,1) :

« Les divins préceptes du Décalogue furent gravés sur deux Tables différentes.

La première, comme nous l'apprennent les Saints Pères, contenait les trois premiers commandements, et la seconde les sept autres.

Cet ordre est absolument logique, et nous fait comprendre par avance l' importance relative des préceptes, par la place même qu'ils occupent.

Tout ce que la Loi divine, en effet, ordonne ou défend dans nos saints Livres se rapporte toujours à deux catégories.

L'amour de Dieu ou l'amour du prochain, voilà le fond de toutes les prescriptions...

Les trois premiers Commandements ont Dieu pour objet, en d'autres termes le souverain bien.

L'objet des autres est le bien du prochain.

Les premiers proposent l'amour souverain, les seconds, l'amour le plus grand après l'amour souverain.

Les uns regardent la fin suprême elle-même, les autres seulement ce qui se rapporte à cette fin.»






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#116 Message par Abbé Zins » ven. 06 sept. 2019 19:47

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11/

224. « Au reste l'amour de Dieu ne dépend que de Lui-même, puisque c'est pour Lui-même et non à cause d'un autre que Dieu doit être souverainement aimé.

L'amour du prochain, au contraire, a sa source dans l'amour de Dieu qui doit être en effet sa règle invariable.

Car si nous aimons nos parents, si nous obéissons à nos supérieurs, si nous respectons ceux qui sont au-dessus de nous, ce doit être principalement parce que Dieu est le Créateur, parce qu'Il a voulu les élever au-dessus de nous, et que par leur entremise Il veille sur les autres hommes, les gouverne et les conserve.

Et comme c'est Dieu Lui-même qui nous commande de les honorer, nous devons le faire précisément par le motif qu'Il les a rendus dignes de cet honneur.

D'où il suit que l'honneur que nous rendons à nos pères et mères semble plutôt se rapporter à Dieu qu'à eux personnellement.

C'est ce que l'on peut voir dans l'Evangile, quand il est question du respect envers les supérieurs : « Celui qui vous reçoit, me reçoit » (Mt. 10,40 ; cf. aussi Eph. 6,5).»

(Catéchisme du Concile de Trente 32,1)








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#117 Message par Abbé Zins » sam. 07 sept. 2019 18:34

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225. « Mais remarquons-le bien, ni nos hommages, ni notre piété, ni le culte que nous rendons à Dieu ne seront jamais parfaits, car l'amour que nous Lui devons n'a pas de limites et peut s'accroître indéfiniment.

Il est même nécessaire que cet amour devienne de jour en jour plus ardent et plus fort, puisque Lui-même veut que nous L'aimions « de tout notre coeur, de toute notre âme et de toutes nos forces » (Deut. 4,5 ; Lc. 10,27).

Au contraire l'amour que nous avons pour le prochain a ses limites ; vu que le Seigneur nous ordonne de l'aimer « comme nous-mêmes ».

Celui donc qui dépasserait ces bornes, et qui en viendrait à aimer Dieu et le prochain d'un amour égal, commettrait un grand crime (Lc.14,26 ; 9,60 ; Mt. 10,37).»

(Catéchisme du Concile de Trente 32,1)








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#118 Message par Abbé Zins » lun. 09 sept. 2019 19:09

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226. « Nous ne pouvons douter cependant que nous ne soyons obligés d'avoir pour nos parents un amour très grand et un respect très profond.

Mais avant tout la piété exige que nos premiers hommages et notre principal culte appartiennent à Dieu, qui est le Principe et le Créateur de toutes choses.

Elle exige également que nous aimions nos parents mortels d'ici-bas, de manière que tout, dans cet amour, ait pour fin dernière notre Père céleste et éternel.»

(Catéchisme du Concile de Trente 32,1)



« Saint Augustin (De doctr. christiana 1,5s) dit qu' « un coeur pur est vide de toute cupidité (ou convoitise) et d'amour de soi, en sorte qu'il n'aime rien d'autre que ce qui doit être aimé », à savoir Dieu en Lui-même, et le prochain et tout le reste pour Dieu.» (Cornélius a Lapide, in I Tim. 1,5)




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#119 Message par Abbé Zins » mer. 11 sept. 2019 18:49

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11/

227. Par conséquent, s'il est vrai que l'observance du second commandement est le fruit de celle du premier et lui est semblable, il ne s'ensuit pas que la loi suprême se ramène à l'amour du prochain en lui-même, mais uniquement qu'elle consiste non seulement à aimer Dieu plus que tout en Lui-même, mais aussi à aimer Dieu plus que tout à travers le prochain, comme l'Eglise l'implore pour nous :

« te in omnibus et super omnia diligentes » (oraison du Ve. D. Ap. Pent.) ;

le second mode étant plus directement à notre portée, et le seul vraiment significatif au for externe ; et le premier mode l'exigeant et l'impliquant comme conséquence :

« Par conséquent, si quelqu'un n'aime pas le prochain, on peut en déduire (argui potest) qu'il n'aime pas Dieu non plus ; non que le prochain soit plus aimable, mais parce qu'il se présente le premier à notre amour : « Car celui qui n'aime point son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ? » (I Jn. 4,20).

Mais Dieu est plus aimable en raison d'une plus grande bonté.» (Saint Thomas, 2.2. 26,2 ad 1)




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#120 Message par Abbé Zins » jeu. 12 sept. 2019 19:49

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228. Ce qui explique pourquoi la proposition suivante d'Eckart a été condamnée comme suspecte d'hérésie :

« Dans le premier et le second, et le plus et le moins, il y a un degré et un ordre, tandis qu'en ce qui est un il n'y a ni degré ni ordre. Celui donc qui aime Dieu plus que le prochain agit bien, mais pas encore parfaitement » (D.B. 525).


D'où ce qu'expose à l 'opposé saint Robert Bellarmin (in Catéch Etats Pontificaux 3e. P. ch. 2) :

« Celui qui aime Dieu par-dessus tout, reconnaît Dieu pour Dieu, puisqu'il le tient pour le Souverain Bien ; et c'est en cela que pèchent ceux qui aiment quelque créature plus ou autant que Dieu.»




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