Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé

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Abbé Zins
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Re: Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé

#11 Message par Abbé Zins » mer. 23 mars 2016 9:39

Revue [i]Sub Tuum Praesidium[/i], n° 112 - Novembre 2012 a écrit :
3. ACTUALITE DOCTRINALE


Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé



La "position d'Avrillé" est celle de Mgr Lefebvre :


Continuons cette progression chronologique du plus hésitant et moins ferme des débuts au plus assuré et plus ferme de la fin du passage de Mgr L. ici-bas :
Mgr L a écrit :
« L'apostasie annoncée par l'Ecriture arrive. La venue de l'Antéchrist approche. C'est d'une évidente clarté

(Mgr L, sermon du 29/6/1987 ; Fideliter n° 58, p. 7)
Mgr L a écrit :
« La chaire de Pierre et les postes d’autorité de Rome étant occupés par des antichrists, la destruction du Règne de Notre Seigneur se poursuit rapidement à l’intérieur même de son Corps mystique ici-bas..

C’est ce qui nous a valu la persécution de la Rome antichrist. Cette Rome, moderniste et libérale, poursuivant son oeuvre destructrice du Règne de Notre Seigneur comme le prouvent Assise et la confirmation des thèses libérales de Vatican II sur la liberté religieuse..»

(Mgr L, Lettre aux futurs évêques, 29/8/1987)
D’où, à moins de tenir l’absurdité qu’un antichrist puisse être le légitime Vicaire du Christ et vice-versà, cela revient à affirmer que la chaire de Pierre et les postes d’autorité de Rome sont occupés par des intrus.

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Re: Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé

#12 Message par Abbé Zins » ven. 15 avr. 2016 20:57

Revue [i]Sub Tuum Praesidium[/i], n° 112 - Novembre 2012 a écrit :
3. ACTUALITE DOCTRINALE


Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé



La "position d'Avrillé" est celle de Mgr Lefebvre :


Ainsi donc, pourquoi ces messieurs d'Avrillé se cantonnent-ils en leur Petit catéchisme du sédévacantisme dans la question de l'hérésie, quand tant les faits que leur guide infaillible parlent de schisme, d'apostasie, d'antichrists ?
Mgr L a écrit :
« Rome a perdu la foi, mes chers amis. Rome est dans l’apostasie. Ce ne sont
pas des paroles, des mots en l’air que je vous dis. C’est la vérité. Rome est dans
l’apostasie.

On ne peut plus avoir confiance dans ce monde-là. Il a quitté
l’Église, ils ont quitté l’Église, ils quittent l’Église. C’est sûr, sûr, sûr, sûr.»

(Mgr Lefebvre, Conférence aux prêtres à Écône pour la retraite sacerdotale, 01/ 09/1987)
Et, en étant dans l’apostasie et en ayant quitté l’Église, ils seraient quand
même aussi encore catholiques, dans l’Eglise, et son autorité légitime !?
Mgr L a écrit :
« Le Secrétariat pour l’Unité des Chrétiens, par des concessions mutuelles — le dialogue – aboutit à la destruction de la foi catholique, à la destruction du sacerdoce catholique, à l’élimination du pouvoir de Pierre et des évêques.

L’esprit missionnaire des apôtres, des martyrs, des saints, est éliminé. Tant que ce Secrétariat gardera le faux oecuménisme comme orientation, et que les autorités romaines et ecclésiastiques l’approuveront, on peut affirmer qu’elles demeurent en rupture ouverte et officielle avec tout le passé de l’Église et avec son Magistère officiel.

C’est donc un devoir strict pour tout prêtre voulant demeurer catholique, de se séparer de cette Église conciliaire tant qu’elle ne retrouvera pas la Tradition du Magistère de l’Église et de la foi catholique.»

(Mgr Lefebvre, Itinéraire Spirituel, 1990, Ch. 3)
Et ceux qui se séparent de ces séparés, de ces schismatiques, hérétiques, apostats, antichrists, tendraient vers le schisme !? Ou est-ce un devoir strict pour quiconque veut demeurer catholique ?

Le Divin Maître a déclaré : « Est-est, non-non ; quod autem his abundantius est, a malo est.» (Mt. 5,37)

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Re: Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé

#13 Message par Abbé Zins » mer. 01 juin 2016 15:54

Revue [i]Sub Tuum Praesidium[/i], n° 112 - Novembre 2012 a écrit :
3. ACTUALITE DOCTRINALE


Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé



Retours en arrière :


Poursuivons :
Dominicus a écrit :
« 2) Toutefois, après réflexion, il a préféré la solution contraire :
Mgr L a écrit :
« Mais je ne pense pas que ce soit la solution que nous devons prendre, que nous devons suivre. Pour le moment, je pense personnellement que ce serait une erreur de suivre cette hypothèse.» (18-3-1977)

« Mais cela ne veut pas dire pour autant que je sois absolument certain d'avoir raison dans la position que je prends ; je me place d'une façon prudentielle. C'est plutôt sous ce domaine là que je me place, plus que sous le domaine purement théologique, purement théorique. Je pense que le Bon Dieu nous demande d'avoir non seulement les idées claires au point de vue purement théorique et théologique, mais aussi dans la pratique, lorsque les choses sont très difficiles et sont délicates, et agir avec une certaine sagesse, une certaine prudence qui peut paraître un peu en contradiction avec certains principes, de n'être pas d'une logique absolue.» (5-10-1978)

« Tant que je n'ai pas l'évidence que le Pape ne serait pas le Pape, et bien, j'ai la présomption pour lui, pour le Pape. Je ne dis pas qu'il ne puisse pas y avoir des arguments qui peuvent mettre en doute dans certains cas. Mais il faut avoir l'évidence que ce n'est pas seulement un doute, un doute valable. Si l'argument était douteux, on n'a pas le droit de tirer de conséquences énormes ! » (16-1-1979)

« La Fraternité Sacerdotale n'accepte [cette] solution, mais, appuyée sur l'histoire de l'Église et sur la doctrine des théologiens, pense que le Pape peut favoriser la ruine de l'Église en choisissant et laissant agir de mauvais collaborateurs, en signant des décrets qui n'engagent pas son infaillibilité, parfois même de son propre aveu, et qui causent un dommage considérable à l'Église. Rien n'est plus dangereux pour l'Église que des Papes
libéraux, qui sont dans une incohérence continuelle.» (13-9-1982)

« Dans la pratique cela n'a pas d'influence sur notre conduite pratique, parce que nous rejetons fermement et courageusement tout ce qui est contraire à la Foi, sans savoir d'où cela vient, sans savoir qui est le coupable (5-10-1978).»
D’une part, "Dominicus" ne donne pas de références précises pour vérifier l’exactitude de la teneur et du contexte des propos qu’il attribue ici à Mgr L., sinon de simples dates. Ce qui ne facilite pas leur analyse. D’autre part, ce n’est pas moi qui est montré ses multiples variations et contradictions, par leur publication sur des centaines de pages en colonnes parallèles en mon grand Catalogue des variations lefebvro-traditionalistes face à la doctrine catholique,
qui vais nier ces multiples variations et contradictions.

Lesquelles ne sont assurément pas bon signe :
Bossuet a écrit :
« Lorsque, parmi les Chrétiens, on a vu des variations dans l'Exposition de la foi, on les a toujours regardées comme une marque de fausseté et d'inconséquence (qu'on me permette ce mot) dans la doctrine exposée.

La foi parle simplement : le Saint-Esprit répand des lumières pures, et la vérité qu'Il enseigne a un langage toujours uniforme. Pour peu qu'on sache l'histoire de l'Eglise, on saura qu'Elle a opposé à chaque hérésie des explications propres et précises, qu'Elle n'a aussi jamais changées ; et si l'on prend garde aux expressions par lesquelles Elle a condamné les hérétiques, on verra qu'elles vont toujours à attaquer l'erreur dans sa source, par la voie la plus courte et la plus droite.

C'est pourquoi tout ce qui varie, tout ce qui se charge de termes douteux et enveloppés a toujours paru suspect, et non seulement frauduleux, mais encore absolument faux, parce qu'ils marquent un embarras que la vérité ne connaît point.»

(Bossuet, Histoire des variations des églises protestantes, Introduction)
Or les derniers propos que "Dominicus" attribue ici à Mgr L., précisément, marquent un embarras que la vérité ne connaît point.

Aussi, quand "Dominicus" dit : Toutefois, après réflexion, il a préféré la solution contraire, reste à déterminer pourquoi ?

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#14 Message par Abbé Zins » jeu. 02 juin 2016 10:17

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Retours en arrière :


La description par Mgr L. de la réalité est dans l’ensemble assez claire, celle de la doctrine catholique qui s’y rapporte l’est aussi, spécialement dans le sermon de Pâques 1986 ; tandis que la solution contraire n’est énoncée qu’avec un embarras que la vérité ne connaît point, en exprimant des doutes, hésitations, tâtonnements, comme pour sonder jusqu’où le gros de ses troupes ou de ses donateurs était prêt ou non à le suivre en cette reconnaissance de l'évidence.

Et constatant déjà ce que l’un de ses collaborateurs écrira explicitement plus tard : "puisque les arguments sédévacantistes ne sont pas admis par la grande majorité des catholiques de tradition" (+ Bernard Tissier de Mallerais, 28/12/2009) ; en d’autres termes, "puisque la grande majorité des catholiques de tradition" n’est pas prête à accepter l’évidence et les conséquences qui en découlent, Mgr L. s’est ménagé des issues de recul "stratégique", en n’évitant point, dès lors, les multiples variations et contradictions, selon les circonstances et les divers auditoires.

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#15 Message par Abbé Zins » jeu. 02 juin 2016 10:22

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Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé



Nouvelle réduction de tout à des opinions :


Revenons à notre "Dominicus" :
Dominicus a écrit : « Questions et réponses : De quoi parlons-nous ? — Qu'est-ce que le sédévacantisme ? Le sédévacantisme est l'opinion de ceux qui pensent que les derniers papes, depuis le Concile, ne sont pas de vrais papes. En conséquence le siège de Pierre n'est pas occupé, ce qui s'exprime en latin par la formule « Sede vacante ».»

"Dominicus" nous ayant montré dès le début que son but en revient à ne défendre qu’une position, celle que Mgr Lefebvre a défendue, et que, à Avrillé, nous avons toujours défendue, est logiquement porté, en une pareille optique dévoyée, à tout réduire à des questions de positions et d’opinions particulières ou communes à tel ou tel groupe.

Ce qui, là encore, n’est point une optique et un comportement catholique :
Bossuet a écrit :
« Par là s'entend clairement la vraie origine de Catholique et d'hérétique. L'hérétique est celui qui a une opinion, et c'est ce que le mot même signifie.

Qu'est-ce à dire, avoir une opinion ? C'est suivre sa propre pensée et son sentiment particulier.

Mais le Catholique est Catholique, c.à.d. qu'il est universel ; et sans avoir de sentiment particulier, il suit sans hésiter celui de l'Eglise....

Le Catholique est bien éloigné de cette disposition : et sans craindre l'inconvénient d'être jaloux de ses propres pensées, il a une sainte jalousie, un saint zèle pour les sentiments communs de toute l'Eglise ; ce qui fait qu'il n'invente rien, et qu'il n'a jamais envie d'innover.»

(Bossuet, 1ère Instruction sur les promesses de l'Eglise)

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#16 Message par Abbé Zins » jeu. 02 juin 2016 10:28

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Nouvelle réduction de tout à des opinions :


Par cette étiquette en isme ou iste que nous ont accolée des adversaires de la vérité, le propos de "Dominicus" en revient à nous englober en son processus de tout réduire à des questions de positions et d’opinions particulières ou communes.

D’où son assertion : Le sédévacantisme est l'opinion de ceux qui pensent que..

Là où, devant la terrible réalité présente, que nous avons le courage de regarder bien en face et au regard de l’enseignement invariable de l’Eglise, nous en tirons les justes conséquences et en arrivons à un redoutable mais de soi indéniable constat objectif, "Dominicus" ramène cela à sa propre démarche de réduction subjective à de simples questions de positions et d’opinions.

Qui pensent que les derniers papes, depuis le Concile, ne sont pas de vrais papes. En conséquence le siège de Pierre n'est pas occupé, ce qui s'exprime en latin par la formule « Sede vacante ».

Là encore, "Dominicus" s’exprime selon sa propre optique, sans prendre la peine d’exposer objectivement le raisonnement de ceux auxquels il s’oppose.

Son imprécise explication se recoupe ici avec la malencontreuse formulation de Mgr L en son sermon de Pâques 1986 : il est possible que nous soyons dans l'obligation de croire que ce pape n'est pas pape.

Certes, dans le contexte de l’exposé de Mgr L partant des apparences trompeuses pour conduire à la juste perception de la réalité, l’expression ce pape n'est pas pape, fortement contradictoire en elle-même, se comprend cependant.

En l’optique de "Dominicus", celle-ci : les derniers papes ne sont pas de vrais papes, revient à peu près au même, mais n’est pas moins contradictoire en elle-même.

En y ajoutant de surcroît : le siège de Pierre n'est pas occupé, en omettant de préciser : légitimement, on déforme encore plus tant la réalité que notre juste constat, et on commence à brosser, à des lecteurs qui ne demandent pas mieux, une caricature de ce qui est réduit à une simple position et opinion s’opposant pour le moins aux apparences.

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#17 Message par Abbé Zins » jeu. 02 juin 2016 10:31

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Nouvelle réduction de tout à des opinions :


Combien de fois m’est-il arrivé, en trente ans de controverses, pour les relativement rares tentatives de contre-argumentations qui m’ont été opposées, de constater que mes objectants ou adversaires se gardaient bien de citer mes exposés précis avant de s’efforcer d’y répondre, et préféraient quasi toujours les présenter à leur manière déformée avant de chercher à répondre non à mes ou nos exposés, mais à la caricature ou déformations qu’ils en avaient préalablement faites. "Dominicus" en est ici un exemple supplémentaire.

En un autre exposé paru dans "le sel de la terre", il m’avait même attribué quasi le contraire de ma démonstration, en prenant toutefois la demie précaution d’ajouter cette fois-là ce bémol : "si j’ai bien compris leur explication".

C’est tellement "plus pratique" pour répondre à côté et esquiver des démonstrations trop précises.

Notamment, celle des six voies de démonstration de la vacance actuelle de Successeur légitime de Saint Pierre sur le Saint-Siège.

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#18 Message par Abbé Zins » lun. 06 juin 2016 10:30

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Nouvelle réduction de tout à des opinions :

Dominicus a écrit :
« — D'où vient cette opinion ? — Cette opinion est occasionnée par la très grave crise qui se déroule dans l'Église depuis le dernier Concile, crise que Mgr Lefebvre appelait justement la « troisième guerre mondiale ». Cette crise a pour cause principale la défaillance des Pontifes romains qui enseignent ou laissent se propager les erreurs les plus graves sur les questions de l'oecuménisme, de la liberté religieuse, de la collégialité, etc.. Les sédévacantistes pensent que de vrais papes ne pourraient être responsables d'une telle crise, et par conséquent considèrent qu'ils ne sont pas de « vrais papes ».»

Le ravalement du constat objectif de l’occupation du Vatican par des intrus modernistes à une simple "opinion" est à nouveau répété et rabâché en vue de mieux tendre à réduire la réalité objective à de simples vues ou bévues subjectives.

Tandis qu’un des noeuds essentiel est à peine évoqué, sans la moindre explication :
Dominicus a écrit : Cette crise a pour cause principale la défaillance des Pontifes romains qui enseignent ou laissent se propager les erreurs les plus graves sur les questions de l'oecuménisme, de la liberté religieuse, de la collégialité.
Une fois de plus, "Dominicus" choisit un terme édulcoré pour estomper la réalité objective :

enseignent ou laissent se propager les erreurs les plus graves.

Malgré le superlatif final, l’essence même de ce qui est véritablement en question est ainsi passée sous silence.

Cela me fait penser à deux traductions de l’ouvrage de Saint Vincent de Lérins contre les hérétiques. L’une, "moderno-progressiste", édulcore à la manière de "Dominicus" ici, l’essence même de ce dont traite véritablement ce Père de l’Eglise, en traduisant tout au long : haeresia par erreur ; tandis que l’autre, traduit comme il se doit haeresia par hérésie.

Et de même que cela n’était nullement le fruit du "hasard", ni d’une inattention ou distraction malencontreuse, mais une édulcoration voulue et calculée pour émousser la vigueur de la Vérité rappelée par ce Saint Docteur du Ve S., de même ici le choix de ce terme, passant à côté de l’essence hérétique du modernisme partout étalé par ceux que "Dominicus" ne craint pas d’appeler malgré tout des Pontifes romains, est lui aussi soigneusement choisi et calculé.

Ce qui lui permet de continuer à relativiser la réalité objective et de tendre à la réduire à une simple question d’opinion subjective, en restant dans le flou et une vague généralité :
Dominicus a écrit :Les sédévacantistes pensent que de vrais papes ne pourraient être responsables d'une telle crise, et par conséquent considèrent qu'ils ne sont pas de "vrais papes "

Il suffit de comparer ces propos lénifiants aux multiples autres des "tradis", allant jusqu’à parler de "nouvelle religion", d’ "antichrists", etc..., pour souligner davantage encore cette présentation très édulcorée de l’actuelle crise apocalyptique, en vue de se dispenser d’en tirer les nécessaires conséquences.

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#19 Message par Abbé Zins » lun. 06 juin 2016 10:37

Revue [i]Sub Tuum Praesidium[/i], n° 112 - Novembre 2012 a écrit :
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Le troupeau dispersé :


"Dominicus" accentue encore la relativisation de cette réalité objective et cherche à en subjectiviser davantage la juste perception, en constatant et notant avec satisfaction des divergences entre ceux qui s’efforcent plus ou moins lucidement de regarder cette crise en face et de remonter à ses causes en partie cachées :
Dominicus a écrit :
« — Tous les sédévacantistes sont-ils d'accord entre eux ? Non, loin de là.»

Cet argument n’est certes pas négligeable en soi, mais s’avère très relatif en fait dans les apparences trompeuses actuelles, et fort susceptible d’être retourné contre "Dominicus" et ses divers compères "lefebvristes".

Comment répondrait-il, en sa propre optique, à cette même question appliquée à lui-même et à ceux qu’il tient pour "catholiques" et parfois de surcroît "modernistes".

— Tous les "catholiques" sont-ils d'accord entre eux ? Non, loin de là. ; — Tous les "modernistes" sont-ils d'accord entre eux ? Non, loin de là. ; — Tous les "tradis" sont-ils d'accord entre eux ? Non, loin de là. ; — Tous les "lefebvristes" sont-ils d'accord entre eux ? Non, loin de là.

Et si on lui demandait de faire un semblable calcul de diversion que celui qu’il fait à la suite, cela ne nous donnerait-il pas ô combien plus que 4096 possibilités ! ?

Mon pauvre "Dominicus", vous prenez la pente de glisser ainsi fort bas sur votre propre planche soigneusement savonnée pour envoyer de gênants témoins de la réalité objective aux oubliettes ! Mieux vaudrait pour vous refermer bien vite cette fumeuse optique subjectiviste et revenir à l’analyse de la réalité objective au regard de l’enseignement de l’Eglise, ne croyez-vous pas ?


D’autant que, prise ainsi dans son ensemble, même cette optique subjectiviste fournit a contrario une preuve supplémentaire du fond de la réalité présente : car qui dit troupeau dispersé de la sorte et à ce point, donne à entendre l’absence d’un pasteur le gardant uni et rassemblé (Ezéchiel 34,5 ; Zacharie 13,7 ; Marc 6,34 ; Matthieu 9,36 ; 26,31).

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Re: Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé

#20 Message par Abbé Zins » mar. 07 juin 2016 10:30

"Revue Sub Tuum Praesidium, n° 112 - Novembre 2012" a écrit :
3. ACTUALITE DOCTRINALE


Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé



Tentative de contre-argumentation avrillaise :


Le passage suivant de l’exposé de "Dominicus" revient un temps plus honnêtement au fond de la question, même si le ton et la teneur de son résumé laisse à désirer et n’est point complet, en omettant significativement ici entre autres la démonstration la plus forte, puisque directement fondée sur un dogme de foi solennellement défini, et en ne faisant ensuite que l’évoquer en édulcorant la teneur de son essence et en le repoussant a priori à cause d’une conséquence grave qui en résulte. Mais, ce faisant, nous montrerons qu’il tombe de fait en une conséquence plus grave encore, puisque directement contraire à la Foi.
"Dominicus" a écrit :
« Les arguments des sédévacantistes :

— Sur quels arguments les sédévacantistes fondent-ils leurs théories ?

— Ils ont des arguments a priori et des arguments a posteriori. A priori, disent-ils, le pape étant hérétique, il ne peut être vrai pape. Ce qui peut se prouver de manière théologique (un hérétique ne peut être chef de l'Église, or Jean-Paul II est hérétique, donc... ) ou de manière juridique (les lois de l'Église invalident l'élection d'un hérétique, or le cardinal Wojtyla - ou Ratzinger - était hérétique au moment de l'élection, donc.) A priori, disent-ils encore, le « pape » actuel ayant été sacré évêque avec le nouveau rite de consécration épiscopale inventé par Paul VI , il n'est pas évêque. Or pour être pape il faut être évêque de Rome. Donc...

A posteriori, disent-ils enfin, on constate que des actes posés par les papes sont mauvais ou erronés alors qu'ils devraient être couverts pas l'infaillibilité. C'est donc que ces papes ne sont pas vraiment papes.»

Complétons ici simplement par un renvoi à l’énoncé des six voies de démonstration de la vacance actuelle de Successeur légitime de Saint Pierre sur le Saint-Siège, et passons aussitôt aux brèves tentatives de réponses de "Dominicus" :
"Dominicus" a écrit :
« L'argument théologique de l'hérésie du pape : — Mais n'est-il pas vrai qu'un pape qui devient hérétique perd le pontificat ? Saint Robert Bellarmin dit qu'un pape qui deviendrait hérétique de façon formelle et manifeste perdrait le pontificat.

Pour que cela s'applique à Jean-Paul II, il faudrait qu'il soit hérétique formel, c'est à dire refusant consciemment le magistère de l'Église ; et encore que cette hérésie formelle soit manifeste aux yeux de tous. Mais si les papes depuis Paul VI, et surtout Jean-Paul II1 disent assez souvent des affirmations hérétiques ou qui conduisent à l'hérésie, il n'est pas facile de montrer qu'ils ont conscience de rejeter un dogme de l'Église. Et tant que l'on n'en a pas une preuve certaine, il est plus prudent de s'abstenir de juger. C'était la manière d'agir de Mgr Lefebvre.»
On en revient là aux échappatoires déjà réfutées chez Jean Durand-Chantang, (cf. p. 9-11).

Avec une seule différence, mais de taille, par rapport au premier renvoi et au point principal, à savoir que Jean Durand-Chantang l’esquive sans le traiter en passant à un autre moindre, tandis que "Dominicus" l’esquive en l’omettant d’abord totalement et en s’en tenant à l’autre moindre, puis plus bas, en dénaturant et édulcorant son essence.

Tenons-nous donc d’abord, à sa suite, au point se rapportant au cas de l’hérésie personnelle en laquelle tomberait quelqu’un jusque là tenu a priori pour Pape.

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