Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé

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Abbé Zins
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Re: Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé

#31 Message par Abbé Zins » lun. 13 juin 2016 11:12

Revue [i]Sub Tuum Praesidium[/i], n° 112 - Novembre 2012 a écrit :
3. ACTUALITE DOCTRINALE


Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé



Refus de voir la réalité de l’abomination dans le Saint :


N’ayant aucune donnée doctrinale valable à opposer à la doctrine de l’Eglise à ce sujet, "Dominicus" et les siens sont néanmoins portés à la repousser en la circonstance présente, à cause de la grave conséquence qu’ils entrevoient de la réalité de l’abomination dans le Saint :
Dominicus a écrit :
« En réalité, si l'on acceptait ce raisonnement, il faudrait dire que toute l'Église catholique a disparu à ce moment, et que « les portes de l'enfer ont prévalu contre elle ». Car l'enseignement du magistère ordinaire universel est celui de tous les évêques, de toute l'Église enseignante.»
Mais, mon pauvre "Dominicus", vous voulez échapper à une conséquence très grave en tombant dans une bien plus grave encore.

Car si, comme vous le prétendez, c’était tous les évêques, de toute l'Église enseignante avec un Pape légitime à sa tête, qui professaient publiquement l’hérésie en un authentique Concile Général, ce serait l’impossible défection spirituelle, doctrinale, morale, de l’Eglise en tant que telle avec un Pape légitime à sa tête.
Saint Thomas a écrit :
« Et que sont les portes de l'Enfer ? Les hérétiques : car comme on entre dans une maison par la porte, ainsi on entre par eux en Enfer..» (Saint Thomas in Mt. 16,18 ; cf. aussi S. Jérôme et S. Bède)
Et de fait, l’indéfectibilité de l’Eglise est plus spirituelle que temporelle.

L’Eglise est spirituellement, doctrinalement, moralement indéfectible, mais nullement éternelle en tant que Militante ni Souffrante. Elle n’est éternelle qu’en tant que Triomphante.

C’est là que l’on touche aussi du doigt la précision de la prédiction de Saint Paul concernant « le mystère d’iniquité ».

Car, comme les autres mystères de la Foi, celui-ci dépasse le simple entendement humain, non éclairé par la grâce, et ici une grâce d’autant plus spéciale.

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Abbé Zins
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Re: Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé

#32 Message par Abbé Zins » mar. 14 juin 2016 15:44

Revue [i]Sub Tuum Praesidium[/i], n° 112 - Novembre 2012 a écrit :
3. ACTUALITE DOCTRINALE


Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé



Rejet des aberrations “guérardiennes” :

Dominicus a écrit :
« La thèse de Cassiciacum : — Pouvez-vous expliquer ce que signifie être pape « materialiter » ? »
A ce sujet, mes réfutations sont beaucoup plus poussées et précises que ces brèves réponses indirectes de "Dominicus".

Trois hérésies du P. Guérard des Lauriers
; Mini-Catalogue, etc.. D’où nos protestations contre l'amalgame entre les deux argumentations (STP. n° 5).

Comme pour les erreurs "lefebvristes" récapitulées plus haut, citons simplement : 1° les éléments de la table des matières de notre Mini-Catalogue des principales oppositions des "Guérardiens" avec la doctrine catholique (dont plusieurs déjà condamnées sous peine d’anathème), et 2° la récapitulation des sophismes "Guérardiens".
Mini-Catalogue a écrit :
Table des matières du Mini-Catalogue :

Avertissement : p. 2
Table des abréviations : p. I
Sommaire : p. 4 - 6
Introduction : p. 7 - 10
1. Quelqu'un peut être validement élu au Souverain Pontificat, et par là réellement pape tant de fait que par une réalité de droit, sans avoir l'autorité pontificale mais avec le charisme d'infaillibilité : p, 11-16
2. Le Saint-Siège peut être légalement occupé par un intrus légitimement élu tout en étant vacant ; p. 17 - 19
3. On peut n'être point soumis à quelqu'un réellement pape, dont il ne faut pas faire état : p. 20 - 24
4. La papauté n'est qu'une forme accidentelle, un tout accidentel : p. 24 - 34
5. Le constitutif formel de l'autorité dans l'Eglise est la "Communication d' "être avec" exercée par le Christ", "l'assistance habituelle" du Christ : p. 34-36
6. Quelqu'un peut être réellement pape sans avoir ni le constitutif formel, ni la forme, ni l'être, l'essence du Souverain Pontificat : p. 36 - 38
7. Quelqu'un peut "être encore pape" tout en n'étant "pas encore pape", cesser de l'être, ne plus l'être, tout en l'étant "encore", demeurer ce qu'il n'est plus ou pas encore : p. 38 - 40
8. Quelqu'un peut être à la fois papabile (capax, apte à recevoir la forme du Pontificat) et métaphysiquement incapax à recevoir la forme, à être constitué tel par l' "être avec" ou à le demeurer : p. 40 - 43
9. Quelqu'un peut être "titulaire légal de la papauté" sans avoir "la possession de la papauté", "être l'autorité" sans l'avoir : p. 43 - 45
10. Quelqu'un peut être réellement pape sans être le Vicaire du Christ : p. 46-49
11. L'Autorité (Saint Pierre) a renié : p. 49 - 51
12. « Tout ce qui concerne la Missio a été conféré également aux Douze (ou Dix) autres Apôtres, en même temps qu'à Pierre et en stricte parité avec Pierre.» : p. 51 - 53
13. Un hérétique et pas Pape peut être "titulaire légal de la papauté" tout en n'ayant pas l'autorité papale, et le possesseur légal du siège apostolique peut donc n'être pas supérieur aux cardinaux ou évêques qui ont juridiction : p. 53-56
14. Pourtant, sans avoir l'autorité, celui qui est "encore Pape" tout en ne l'étant "pas encore", peut désigner légalement et validement à des charges ecclésiastiques et même changer les règles de l'élection pontificale : p. 56 - 63
15. Ceci, bien que : « L'Evêque est établi sur le troupeau par le Saint-Esprit ET NON par l'Evêque de Rome.»: p. 63 - 66
16. Pour jouir de l'autorité le "titulaire légal de la papauté" doit avoir et garder "l'intention habituelle de promouvoir le Bien-Fin"] autrement, il ne peut avoir ou perd l'autorité : p. 66 - 69
17. Car "l'absence d'intention habituelle objective de procurer le Bien-Fin de l'Eglise est cause de la perte de l'Autorité", qui peut être retrouvée avec l'intention du bien-fin: p. 70s
18. Le pape peut n'être "pas Catholique" : p. 71
19. Quelqu'un peut être réellement pape sans être d'Eglise et tout en faisant schisme avec toute l'Eglise en rompant avec la Tradition : p. 72s
20. On peut être en communion avec l'Eglise sans l'être avec Notre Seigneur, ou n'être en communion ni avec l'Eglise ni avec Notre Seigneur sans faire schisme, ou faire schisme sans être schismatique, ou n'être pas "un avec" et schismatique tout en demeurant dans l'Eglise et en communion avec : p. 74s
21. C'est pourquoi le jugement d'appartenance visible à l'Eglise militante requiert malgré tout la référence à Karol Wojtyla, tout comme il requiert la référence au Pape dans l'Eglise "en ordre" ; référence nécessaire, parce que K. W. occupe le Siège materialiter, sans pouvoir être en communion avec le "pape materialiter" qui n'est pas le chef visible de l'Eglise militante : p. 76 - 79
22. Des participants au "schisme capital" peuvent validement élire ou être élus, désigner ou être désignés légitimement, même en étant hors de l'Eglise : p. 80 - 85
23. En effet, une élection peut être valide même en cas de simple désignation et sans l'acceptation adéquate requise ; quelqu'un peut être validement élu sans accepter la charge et tout ce qu'elle comprend : p. 85 - 88
24. Aussi, bien qu'il soit possible que l'élection ait été nulle et que ni P 6 ni JP 2 n'ait jamais été pape, cela est "indémontrable" : p. 89-91
25. Il est également possible qu'il soit déchu, sans que l'on puisse le déterminer : p. 91s
26. On ne peut prouver (sans aveu, procès ou déclaration de la Hiérarchie) que celui qui publie (même habituellement) des hérésies soit hérétique formel : p. 92-96
27. Un jugement préalable des dispositions subjectives est nécessaire avant l'inculper pour hérésie ou schisme, et avant qu'une peine soit encourue : p. 96- .02
28. Seule l'Eglise peut juger d'une intention en elle-même, et seul un Pape peut porter un jugement catégorique sur un autre Pape : p. 102-108
29. Cependant, tous peuvent reconnaître que K.W. n'a pas l'intention habituelle le réaliser le Bien-Fin, sans pour autant pouvoir en déduire qu'il a l'intention m le propos de ne pas réaliser le Bien-Fin : p. 108 - 121
30. Commettre un crime, ou énoncer publiquement et prétendre promulguer les hérésies déjà solennellement condamnées, n'est pas un délit public : p. 121- .23
31. Le délit externe public ne suffit pas pour encourir une peine latae sententiae, il importe aussi que la pertinacité (ou délit interne) soit publique : p. 124-133
32. La pertinacité ne peut être établie que par l'aveu du délinquant et sa manifestation nécessite donc la mise en demeure par 2 monitions canoniques : p. 133 - 138
33. Seule l'Eglise est qualifiée pour statuer que K. W. , actuellement DEPONENDUS soit DEPOSITUS : p.
139 - 149
34. Le Droit Canon n'est nullement applicable à un Pape : p. 149 - 156
35. La Thèse est nécessaire pour rendre compte de la visibilité, l'apostolicité et l'indéfectibilité de l'Eglise ; laquelle., subsistit in ... hierarchia materialiter : p. 157-174
36. L'indéfectibilité de l'Eglise n'est maintenue qu'en affirmant que les "papes" promulguant et diffusant la défection de V 2 et la "nouvelle religion" ne jouissent pas de l'autorité papale, dont ils ne sont "privés que partiellement" : p. 174-178
37. Ubi materialiter, ibi Ecclesia, car la hiérarchie matérielle assure la visibilité de l'Eglise hiérarchique : p. 178 - 184
38. Car on peut appartenir à l'Eglise hiérarchique sans avoir ni l'autorité légitime (succession formelle), ni le pouvoir d'Ordre (succession matérielle), out en ayant malgré tout une succession seulement matérielle "légitime" ou 'légale" (quoique sans pouvoir d'Ordre) : p. 185-193
39. Car, en outre, sans succession seulement matérielle légitime il n'y aurait personne qui puisse légitimement recevoir l'autorité : p. 193 - 204
40. La simple condamnation de V 2 "donnerait ipso facto" autorité et juridiction à la "hiérarchie matérialiter" : p. 205 - 215
41. Le Ubi materialiter, ibi Ecclesia de LA Thèse évite l'erreur ("qui est une hérésie") selon laquelle l'Eglise hiérarchique aurait sombré totalement : la "solution" ne pouvant venir que de l'Eglise, c.à.d. de la hiérarchie matérialiter : p. 215 - 221
42. L'hypothèse de la fin du monde ne résout pas la difficulté, car s'il n'y a plus de hiérarchie légitime visible la fin du monde est en retard de 30 ou 40 ans.. : elle aurait dû arriver en 1958, alors que le monde existe encore : p. 221 - 234
43. Hénoch et Elie sont identifiés à tort aux deux Témoins de l'Apocalypse, d'autant plus que ce n'est pas du futur que parle l'Apocalypse, mais bien plutôt du passé : p. 234 - 244
44. Aussi, en refusant LA Thèse, les sédévacantistes se ferment à toute réponse cohérente avec la Foi ou avec le bon sens à propos de l'indéfectibilité de l'Eglise : p. 244 - 255
Exhortation finale : p. 256
Principaux sophismes des guérardiens (1, à 21.) : p. 257s
Table des matières : p. 259 - 262

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Abbé Zins
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Re: Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé

#33 Message par Abbé Zins » mar. 14 juin 2016 15:47

Revue [i]Sub Tuum Praesidium[/i], n° 112 - Novembre 2012 a écrit :
3. ACTUALITE DOCTRINALE


Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé



Rejet des aberrations “guérardiennes” :

Mini-Catalogue a écrit :
Principaux sophismes liés aux erreurs guérardiennes :

Ce système de sophismes a été dénoncé et brièvement exposé au point 4. 16).
Ces sophismes ne seront ici qu'énoncés, en renvoyant aux précédents points d'opposition avec la doctrine de l'Eglise Catholique qui les impliquent.
1 .Transformations systématiques de distinctions de raison en séparations réelles : 4. 16), 1/ ; 6. i).
2. Pratique systématique de dédoublements et séparations arbitraires concrétisés par l'usage de couple de mots dont le sens usuel est légèrement modifié : 4. 16).
3. La fou-thèse ne considère jamais explicitement la papauté en elle-même (en son essence), mais seulement en son rapport à une personne particulière (comme forme accidentelle) : 4. 1), 17)s, 24), 26)s .
4. Passage de la considération d'un être de raison (en puissance à devenir) à un être réel (effectif, tel en acte) : 4. 24)s ; 7..
5. Passage de la matière première d'un papabile (en soi, encore faut-il qu'il le soit en fait) à la matière seconde de tel homme choisi (en soi, encore faut-il qu'il le soit validement) : 4. 1), 19)s, 24)s .
6. Passage d'une personne apte à être élue validement [papabile] ou choisie (avant l'acceptation valide de l'élection) à la personne légalement élue, ayant donc validement acceptée la charge et possédant donc déjà la juridiction universelle [Papa) : 1. ; 2. ; 4. 21)s, 25), 29) ; 7. 1), 2) ; 8. ; 23..
7. L'autorité universelle n'est habituellement considérée que comme forme accidentelle du Souverain Pontificat, et une seule fois avouée son essence : 1.; 3. ; 4. 1), 17)s, 24)s.
8. L'élection et son acceptation par K. W. sont à la fois tenues pour valides et comme pourtant sans effet actuel et valide : 4. 21)s .
9. Quadruple confusion entretenue entre origine, essence ou nature, finalité ou but, et conditions requises au bon exercice, de l'autorité : 5. 1) ; 6. ; 16. ; 17..
10. Fausse distinction farfelue entre capacité à être élu validement mais incapacité à recevoir l'autorité : 8.
11. Aberrante dissociation entre être et avoir l'autorité : 9. ; 13. .
12. Fausse dissociation entre mission et juridiction : 12. .
13. Affirmation contradictoire de l'exercice valide d'une autorité ou d'un pouvoir non possédé : 14. ; 15.,
14. Absurde conception d'état de schisme sans schisme, de schismatiques ou non catholiques pouvant être membres ou tête de l'Eglise, lui appartenir et y exercer un pouvoir sans être en communion avec : 15. ; 18. à 22.
15. Fuite de conclusions contrariantes et refus pratique de regarder la réalité en face, au moyen d'un agnosticisme subjectiviste édulcorant ou excusant les pires méfaits et trahisons ; 24. à 33..
16. Refus pratique et rejet de fait de la présomption de culpabilité pour des délits externes publics, ainsi que des effets ipso facto des peines portées d'avance (latae) par l'Eglise : 26. ; 27. ; 30. à 34. .
17. Réduction de la nature objective des réalités (surtout spirituelles et morales) à leur reconnaissance légale ou officielle : 30. à 34. ; 39. .
18. Confusion pratiquée de fait entre la légalité ou son apparence et la légitimité, en réduisant la légitimité à la légalité : 39. 1) ; 35. à 39. .
19. Abominable attribution de la visibilité et indéfectibilité de l'Eglise à de notoires et manifestes hérétiques, schismatiques et apostats publics : 35. à 41..
20. Fausse réduction de la fin du monde à son seul instant final : 42. .
21. Rejet hérétique du caractère prophétique de l'Apocalypse : 43. .

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Abbé Zins
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Re: Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé

#34 Message par Abbé Zins » mer. 15 juin 2016 17:44

Revue [i]Sub Tuum Praesidium[/i], n° 112 - Novembre 2012 a écrit :
3. ACTUALITE DOCTRINALE


Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé



Tentatives d’échappatoires sur le sens obvie de “una cum” :

Dominicus a écrit :
« La question de l'« una cum » : — Les sédévacantistes n'ont-ils pas raison de refuser de nommer le nom du pape à la messe pour manifester qu'ils ne sont pas en communion avec (« una cum ») un hérétique (au moins matériel) et ses hérésies ?

— L'expression « una cum » dans le canon de la messe ne signifie pas qu'on se dise « en communion » avec la personne du pape et ses idées erronées, mais qu'on veut prier pour l'Église « et pour » le pape. Pour s'en assurer, outre les études savantes produites sur le sujet, il suffit de lire la rubrique du missel pour le cas où un évêque célèbre la messe. En effet, dans ce cas l'évêque doit prier pour l'Église « una cum [...] me indigno servo tuo » ce qui ne veut pas dire qu'il prie « en union avec moi-même, votre indigne serviteur » (ce qui n'a pas de sens), mais qu'il prie « et pour moi-même, votre indigne serviteur ».

— Qu'en pense saint Thomas d'Aquin ?

— Saint Thomas d'Aquin dans la Somme théologique, lorsqu'il commente les prières de la messe (III, q. 83, a. 4, corpus) équipare « l'una cum » avec l'expression « et pro » : Ensuite le prêtre commémore en silence [c'est le début du Canon] d'abord ceux pour qui ce sacrifice est offert, c’est-à-dire [il est offert] pour l ' Église universelle, et pour « ceux qui sont constitués en dignité » [ il s'agit du pape, de l'évêque, du roi ] ; puis spécialement certains qui offrent ou pour qui ce sacrifice est offert [c'est le mémento des vivants].

— Mais saint Thomas d'Aquin ne dit-il pas que dans le canon on ne doit pas prier pour les hérétiques ?

— Saint Thomas d'Aquin n'interdit pas de prier pour les hérétiques, mais constate simplement que, dans les prières du canon de la messe, on prie pour ceux dont le Seigneur connaît la foi et a éprouvé l'attachement (quorum tibi fides cognita est et nota devotio) (III q. 79, a. 7, ad 2). En effet, dit-il, pour que ce sacrifice obtienne son effet (effectum habet), il faut que ceux pour qui l ' on prie soient « unis à la passion du Christ par la foi et la charité ». Mais il n'interdit pas pour autant de prier pour une personne non catholique. Cette prière n'aura pas la même efficacité que celle pour u n catholique, et n'est pas prévue dans le canon. Tout ce qu'on peut tirer de cette affirmation de saint Thomas d'Aquin, c'est que si le pape est hérétique (ce qui reste à prouver), la prière pour lui n'a pas l'effet prévu, « non habet effectum ».»
Contre ces piètres arguties sophistiques et échappatoires lamentables, il me suffira ici de renvoyer à la démonstration très précise faite dans le n° 11 de la revue Sub Tuum Praesidium, paru en avril 1988.

Tout en notant que les "tradis" prétendent ainsi ne pas s’affirmer en communion avec celui qu’ils déclarent pourtant un pontife légitime.

Or, comment s’appelle le fait de n’être pas en communion avec le Pape légitime, sinon le schisme !?
[ Le n° 11, publié sur la tribune disparue, n'a pas encore été remis sur celle-ci, toujours en reconstruction. Notons seulement ici que "Dominicus" essaye de faire dire à Saint Thomas l'exact contraire de ce qu'il dit.

En effet, autre est une intention privée éventuellement ajoutée par le célébrant dans les personnes qu'il cite à voix basse au memento des vivants, autre les citations publiques faites dans les dyptiques auxquelles se rattache le Te igitur comprenant la prière "una cum", faisant mention explicite du Pape légitimement régnant et de l'Ordinaire du lieu ou chef légitime de tel diocèse. Et là, l'Eglise en exclut explicitement tout hérétique ou schismatique. ]
Saint Thomas a écrit :
« D'où ce que dit saint Augustin ("de Anima"1.1,ch.9) : "Pour qui offre-t-on le corps du Christ, si ce n'est pour ceux qui sont membres du Christ ?"

C'est pourquoi ON NE PRIE PAS, AU CANON DE LA MESSE, POUR CEUX QUI SONT HORS DE L'EGLISE.» (Saint Thomas IIIa. q. 79 a.7 ad 2)
Ce que souligne également et expose Dom Guéranger (Explications de la Sainte Messe) :

Dom Guéranger a écrit :
« La sainte Eglise parle ici de tous les fidèles, exprimés par ce mot "cultoribus", c.à.d. tous ceux qui sont fidèles observateurs de la foi de la sainte Eglise, car il est nécessaire d'être dans cette foi pour être compris dans le nombre de ceux dont la sainte Eglise fait mention ; il faut être orthodoxe comme Elle a soin de le dire, "omnibus orthodoxis", c.à.d. bien pensant et professant la foi catholique, la foi qui vient des Apôtres.

La sainte Eglise, en appuyant sur ces mots "omnibus orthodoxis atque catholicae et apostolicae fidei cultoribus", nous montre bien qu'Elle ne prie pas ici POUR ceux qui n'ont pas la foi, qui ne sont pas bien pensants ni orthodoxes, et qui ne tiennent pas leur foi des Apôtres.»

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Re: Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé

#35 Message par Abbé Zins » jeu. 16 juin 2016 11:41

Revue [i]Sub Tuum Praesidium[/i], n° 112 - Novembre 2012 a écrit :
3. ACTUALITE DOCTRINALE


Réfutation du Petit "Caté-Schisme" d'Avrillé



Conclusion :

Dominicus a écrit :
« Conclusion : — Quelle réflexion finale tirer de ces discussions ? — Il ne convient pas de déclarer que « le pape n'est plus pape » (matériellement ou formellement) au nom d'une « opinion théologique ». Nous renvoyons à ce sujet à un intéressant article du Père Hurtaud, paru dans la Revue Thomiste. L'auteur montre que Savonarole pensait qu'Alexandre VI avait été élu de manière simoniaque et que, pour cette raison, il n'était pas pape. Toutefois, comme l'invalidité d'une élection simoniaque n'était qu'une opinion, Savonarole demandait la convocation d'un concile où il aurait apporté la preuve qu'Alexandre VI n'avait plus la foi catholique, et c'est de cette manière qu'on aurait constaté qu'Alexandre VI avait perdu la juridiction suprême.»
Il ne convient pas de déclarer que « le pape n'est plus pape » : tout à fait d’accord pour rejeter une façon si contradictoire de s’exprimer.

Il a par contre été démontré que, contrairement aux affirmations erronées de "Dominicus", il ne s’agit point, en la crise apocalyptique présente, de s’en tenir comme lui et les siens à une simple « opinion théologique », mais d’une part de regarder courageusement et honnêtement la réalité en face, telle qu’elle est et non telle qu’on voudrait qu’elle soit, et de l’analyser ensuite au regard de la doctrine immuable de l’Eglise.

Les tentatives d’échappatoires des "tradis" ne font que les conduire logiquement à s’écarter sur de maints points des données les plus sûres et certaines de l’enseignement de l’Eglise, comme le montre l’énoncé de leurs mutiples variations et erreurs publiées plus haut.
Dominicus a écrit :
« — En conclusion, que faut-il penser du sédévacantisme ?

— C'est une position qui n'est pas prouvée au niveau spéculatif, et c'est une imprudence de la tenir au niveau pratique (imprudence qui peut avoir des conséquences très graves). C'est pourquoi Mgr Lefebvre ne s'est jamais engagé dans cette voie, et il a même interdit aux prêtres de sa Fraternité de professer le sédévacantisme. Nous devons faire confiance
à sa prudence et à son sens théologique.»
S’opposant, donc à, et rejetant de fait des données de foi et l’enseignement de l’Eglise en de maints points, "Dominicus" et les siens en arrivent à se cantonner en de simples « opinions théologiques » de leur crû, les variant selon les circonstances et le contexte de leurs discours d’un moment, et n’ont plus que comme douteuse et fluctuante référence que ce qu’a dit ou fait Mgr Lefebvre.

Or, malheureusement, il a dit ou fait une chose et son contraire (cf. STP n° 66 (5-6/2001) sur les Incohérentes et condamnables variations de la praxis du lefebvrisme.

Il s’agit de regarder courageusement et par là lucidement la réalité en face : telle qu’elle est, et non telle qu’on voudrait qu’elle soit.

Comme déjà dit ailleurs : C’est une démarche compréhensible a priori de se fier d’abord aux faits concrets, aux apparences qui en résultent, de s’étonner ensuite de leur écart avec l’enseignement de l’Eglise, avec des données de Foi, d’être dès lors plongé un temps dans l’incompréhension.

A condition, toutefois, de ne point aller jusqu’à remettre en cause de précises données de Foi ! Il importe en effet de ne point passer outre à cette sage mesure et vue surnaturelle, sachant qu’en ces matières Dieu et son Eglise ne peuvent ni se tromper, ni nous tromper.

Il est donc absolument certain, pour qui a vraiment la Foi et sait qu’elle ne saurait être contredite par des faits sinon en apparence, qu’on ne saurait remettre en cause sans faute contre la Foi de précises données de Foi.

Il importe donc, non pas de tendre à édulcorer et relativiser de précises données de Foi au regard, pas assez pénétrant, des faits, mais de s’appliquer à analyser ces faits, certes a priori
déconcertants, à la lumière de ces précises données de Foi.

Ainsi, si quelqu’un a priori tenu pour pape légitime, apparemment légalement élu, commence à poser des actes ou enseigner à l’ensemble de l’Eglise des erreurs et hérésies, qui plus est en un Concile apparemment Général, ce que de précises données de Foi nous exposent impossible à un vrai Pape légitime et un authentique Concile Général, force est de conclure que, malgré les apparences contraires, cet homme ne l’est pas ou plus, ce pseudo Concile est un brigandage, comme l’a si bien montré au Ve S. Saint Vincent de Lérins dans son Commonitorium ou Avertissement contre les hérétiques, et après lui notamment Saint Robert Bellarmin qui a démontré que telle est la sentence commune des Pères, Saints Docteurs et Papes.

C’est aussi ce qu’expose explicitement un autre Saint Docteur :
Saint Alphonse de Liguori a écrit :
« Il est hors de doute que si un Pape était hérétique déclaré, comme le serait celui qui définirait publiquement une doctrine opposée à la loi divine, il pourrait, non pas être déposé par un Concile, mais être déclaré déchu du Pontificat en sa qualité d'hérétique.»

(Saint Alphonse de Liguori, Oeuvres complètes t. 9 p. 262)

En complément, on peut se reporter notamment à ces divers autres dossiers :

Face à Face : Doctrine Catholique - V 2 (1981) ;

Lien direct pour écouter le débat (Abbés Célier-Zins) sur Radio-Courtoisie ; nouveau lien : ici.

L'apostasie de JP 2 (d'après "Fideliter") ;

Analyse du sens hétérodoxe d' "eros est agapé" ;

Hérésie origéniste et négation : lieu des Enfers ; feu réel ;

Enormité professée par la FSSPX ;

Incohérentes contradictions de la praxis lefebvriste ;

Vidéo sur le néo-syncrétisme conciliaire ;

Six voies de démonstration de l'actuelle "vacance" ;

Réponse point par point aux arguments de l'abbé Boulet ;

Réponses aux affirmations gratuites d’ “Austremoine" ;

Réponse à des ''arguments contre les Sédévacantistes'' ;

Censures sur le FC d’XA de citations de Papes, Conciles, Pères, et Saints Docteurs.


Vos honteuses variations contradictoires et dénégations de la réalité seront votre confusion au jour du Jugement, si elles ne sont point justement corrigées et réparées en temps opportun.

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