FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

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Gilbert Chevalier
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Re: FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

#41 Message par Gilbert Chevalier » ven. 27 oct. 2017 22:34

Doctrine hétérodoxe de François sur les fins dernières
De la fin du monde. Les « choses dernières » selon François
Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

Dans le grand quotidien « la Repubblica » fondé par Eugenio Scalfari, autorité incontestée de la pensée laïque italienne, ce dernier est revenu le 9 octobre dernier sur ce qu’il considère comme une « révolution » de ce pontificat, recueilli de la bouche même de François au cours de l’un des fréquents entretiens qu’il a eu avec lui :
« Le Pape François a aboli les lieux où les âmes sont censées aller après la mort : enfer, purgatoire et paradis. La thèse qu’il soutient, c’est que les âmes dominées par le mal et impénitentes cessent d’exister tandis que celles qui ont été rachetées du mal seront admises dans la béatitude de la contemplation de Dieu ».

Et d’ajouter immédiatement :
« Le jugement universel qui se trouve dans la tradition de l’Église devient donc privé de sens. Il se réduit à un simple prétexte qui a donné lieu à de splendides tableaux dans l’histoire de l’art. Rien de plus ».
On peut sérieusement douter que le pape François veuille liquider les « choses dernières » comme le décrit Scalfari.
Il y a cependant dans sa prédication des éléments qui tendent effectivement à éclipser le Jugement final et les destinées opposées des bienheureux et des damnés.
*
Mercredi 11 octobre, au cours de l’audience générale place Saint-Pierre, François a déclaré qu’il ne fallait pas craindre un tel jugement parce qu’ « au terme de notre histoire il y a Jésus miséricordieux. Tout sera sauvé. Tout. ».
Ce dernier mot, « tout », était imprimé en caractères gras dans le texte distribué aux journalistes accrédités auprès de la salle de presse du Vatican.
*
Dans une autre audience générale remontant à il y a quelques mois, celle du mercredi 23 août, François a dépeint une image totalement et uniquement consolatrice de la fin de l’histoire, évoquant une « demeure immense, où Dieu accueillera tous les hommes pour habiter définitivement avec eux ».
Une image qui n’est pas de lui mais qui est tirée du chapitre 21 de l’Apocalypse mais dont François s’est bien gardé de citer les déclarations du Christ qui suivent ce passage :
« Tel sera l’héritage du vainqueur ; je serai son Dieu, et lui sera mon fils. Quant aux lâches, perfides, êtres abominables, meurtriers, débauchés, sorciers, idolâtres et tous les menteurs, la part qui leur revient, c’est l’étang embrasé de feu et de soufre, qui est la seconde mort. »
*
Et à nouveau, en commentant la parabole de l’invité aux noces (Mt 22, 1-14) lu ce jour-là dans toutes les messes, au cours de l’Angelus du dimanche 15 octobre, François a soigneusement évité d’en citer les passages les plus inquiétants.
Notamment celui où « Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville ».
Mais aussi le passage dans lequel, voyant « un homme qui portait pas le vêtement de noce », le roi ordonna à ses serviteurs : « Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
*
Le dimanche précédent, le 8 octobre, c’est une autre parabole, celle des vignerons homicides (Mt 21, 33-43), qui avait subi le même traitement sélectif.
Au cours de l’Angelus, dans son commentaire de la parabole, le pape a omis de mentionner le sort réservé par le Seigneur de la vigne aux vignerons qui ont tué ses serviteurs avant de tuer son fils : « Ces misérables, il les fera mourir misérablement ». Tout comme il a évité de citer les mots de conclusion de Jésus, qui se désigne lui-même comme « la pierre d’angle » : « tout homme qui tombera sur cette pierre s’y brisera ; celui sur qui elle tombera, elle le réduira en poussière ».
Le Pape François a préféré défendre avec insistance Dieu de l’accusation qu’il puisse être vindicatif, allant presque jusqu’à tempérer les excès de « justice » décrits dans la parabole :
« Telle est la grande nouveauté du christianisme: un Dieu qui, même déçu par nos erreurs et par nos péchés, ne manque pas à sa parole, ne se ferme pas, et surtout ne se venge pas! Frères et sœurs, Dieu ne se venge pas! Dieu aime, il ne se venge pas, il nous attend pour nous pardonner, nous embrasser. »
*
Dans son homélie pour la fête de la Pentecôte, le 4 juin dernier, François a pointé du doigt, comme à son habitude, « ceux qui jugent ». et, citant les paroles de Jésus ressuscité à ses apôtres et implicitement à leurs successeurs dans l’Église (Jn 20, 22-23), il en a volontairement tronqué la moitié :
« Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ».
Passant sous silence la suite du texte :
« à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Le fait que ce n’est pas la première fois que François agit de la sorte prouve que cette censure est bel et bien intentionnelle. En effet, il avait tronqué de la même manière ces paroles de Jésus le 23 avril précédent, au cours du Regina Cæli du premier dimanche après Pâques.
*
Le 12 mai dernier, en visite à Fátima, François avait montré vouloir enlever à Jésus cette réputation de juge inflexible, à la fin des temps. Et pour ce faire, il a fait cette mise en garde illustrée par cette fausse image de Marie :
« Une Marie esquissée par des sensibilités subjectives qui la voit tenir ferme le bras justicier de Dieu prêt à punir : une Marie meilleure que le Christ, vu comme un juge impitoyable ; plus miséricordieuse que l’Agneau immolé pour nous. »
*
Il faut ajouter que la liberté avec laquelle François taille et raccommode les passages de l’Écriture sainte ne concernent pas que le jugement dernier. Silence radio total, par exemple, sur la condamnation que Jésus fait de l’adultère (Mt 19, 2-11 et passages correspondants).
Coïncidence étonnante, cette condamnation figurait pourtant dans le passage de l’Évangile qu’on lisait dans les églises du monde entier précisément le dimanche d’ouverture de la seconde session du synode des évêques sur la famille, le 4 octobre 2015. Mais ce jour-là, le Pape François n’y a pas fait la moindre allusion ni dans son homélie ni pendant l’Angelus.
Tout comme il n’y a fait aucune allusion à l’Angelus du dimanche 12 février 2017, quand cette condamnation a de nouveau résonné dans toutes les églises.
Et ce n’est pas tout. Les paroles de Jésus contre l’adultère ne figurent nulle part dans les deux cent pages de l’exhortation post-synodale Amoris laetitia.
Tout comme n’apparaissent pas non plus les terribles paroles de condamnation de l’homosexualité rédigées par l’apôtre Paul dans le premier chapitre de la Lettre aux Romains.
Un premier chapitre lui aussi lu – autre coïncidence – aux messes de semaine de la seconde semaine du synode de 2015 (tout comme aux messes d’il y a quelques semaines). A vrai dire, sans que ces paroles ne figurent au missel mais en tout cas sans que le pape ou d’autres ne les citent jamais pendant qu’on discutait au synode du changement des paradigmes de jugement sur l’homosexualité :
« C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions déshonorantes. Chez eux, les femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature. De même, les hommes ont abandonné les rapports naturels avec les femmes pour brûler de désir les uns pour les autres ; les hommes font avec les hommes des choses infâmes, et ils reçoivent en retour dans leur propre personne le salaire dû à leur égarement. Et comme ils n’ont pas jugé bon de garder la vraie connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à une façon de penser dépourvue de jugement. Ils font ce qui est inconvenant ; ils sont remplis de toutes sortes d’injustice, de perversité, de soif de posséder, de méchanceté, ne respirant que jalousie, meurtre, rivalité, ruse, dépravation ; ils sont détracteurs, médisants, ennemis de Dieu, insolents, orgueilleux, fanfarons, ingénieux à faire le mal, révoltés contre leurs parents ; ils sont sans intelligence, sans loyauté, sans affection, sans pitié. Ils savent bien que, d’après le juste décret de Dieu, ceux qui font de telles choses méritent la mort ; et eux, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font. » (Rm 1, 26-32).
*
En outre, le Pape François prend parfois également la liberté de réécrire à sa manière les paroles de l’Écriture sainte.
Par exemple, pendant l’homélie matinale à Sainte-Marthe le 4 septembre 2014, à un certain moment, le pape met textuellement les paroles suivantes dans la bouche de Saint Paul : « qui scandalisent » : « Je ne me vante que de mes péchés ». Avant de conclure en invitant également les fidèles présents à « se vanter » de leurs propres péchés, puisqu’ils sont pardonnés par la croix de Jésus.
Mais on aura du mal à trouver une telle expression dans aucune des lettres de Saint Paul. Par contre, l’apôtre dit de lui-même : « S’il faut se vanter, je me vanterai de ce qui fait ma faiblesse. » (2 Co 11, 30), après avoir énuméré toutes les épreuves de sa vie, des incarcérations aux coups de fouet en passant par les naufrages.
On encore : « D’un tel homme, je peux me vanter, mais pour moi-même, je ne me vanterai que de mes faiblesses. » (2 Co 12, 5). Et aussi « Mais il m’a déclaré : ‘Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse.’ C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure. » (2 Co 12, 9), en faisant encore une fois référence aux outrages, aux persécutions et aux angoisses qu’il avait soufferts.
*
En revenant au justement final, même le Pape Benoît XVI reconnaissait qu’ « à l’époque moderne, la préoccupation du Jugement final s’estompe ».
Mais dans l’encyclique « Spe salvi », entièrement écrite de sa main, il réaffirmait avec force que le Jugement final est « l’image décisive de l’espérance », une image qui « appelle à notre responsabilité » parce que « la grâce n’exclut pas la justice ». Au contraire, « la question de la justice constitue l’argument essentiel, en tout cas l’argument le plus fort, en faveur de la foi dans la vie éternelle » du fait « qu’il est impossible que l’injustice de l’histoire soit la parole ultime, la nécessité du retour du Christ et de la vie nouvelle devient totalement convaincante ».
Et encore:
« La grâce ne change pas le tort en droit. Ce n’est pas une éponge qui efface tout, de sorte que tout ce qui s’est fait sur la terre finisse par avoir toujours la même valeur. Par exemple, dans son roman ‘Les frères Karamazov’, Dostoïevski a protesté avec raison contre une telle typologie du ciel et de la grâce. À la fin, au banquet éternel, les méchants ne siégeront pas indistinctement à table à côté des victimes, comme si rien ne s’était passé. »
Source : http://www.diakonos.be/settimo-cielo/de ... -francois/

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Re: FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

#42 Message par Gilbert Chevalier » mar. 31 oct. 2017 16:01

"TOUT SERA SAUVÉ, TOUT" ou le SALUT UNIVERSEL selon FRANÇOIS
PAPE FRANÇOIS
AUDIENCE GÉNÉRALE
Mercredi 18 octobre 2017

Chers frères et sœurs, bonjour!

Je voudrais aujourd’hui comparer l’espérance chrétienne avec la réalité de la mort, une réalité que notre civilisation moderne tend toujours davantage à effacer. Ainsi, quand la mort arrive, pour ceux qui sont proches de nous ou pour nous-mêmes, nous nous trouvons impréparés, également privés d’un «alphabet» adapté pour trouver des paroles ayant du sens autour de son mystère, qui demeure cependant. Pourtant, les premiers signes de civilisation humaine sont passés précisément à travers cette énigme. Nous pourrions dire que l’homme est né avec le culte des morts.

D’autres civilisations, avant la nôtre, ont eu le courage de la regarder en face. C’était un événement raconté par les personnes âgées aux nouvelles générations, comme une réalité inéluctable qui obligeait l’homme à vivre pour quelque chose d’absolu. Il est dit dans le psaume 90: «Fais-nous savoir comment compter nos jours, que nous venions de cœur à la sagesse!» (v. 12). Compter ses propres jours a pour effet que le cœur devienne sage! Des mots qui nous ramènent à un sain réalisme, en chassant le délire de toute-puissance. Que sommes-nous? Nous ne sommes «presque rien», dit un autre psaume (cf. 88, 48); nos jours s’écoulent rapidement: même si nous devions vivre cent ans, à la fin il nous semblerait que tout n’ait duré que le temps d’un souffle. Très souvent, j’ai entendu des personnes âgées dire: «Ma vie a passé comme un souffle…».

Ainsi, la mort met notre vie à nue. Elle nous fait découvrir que nos actes d’orgueil, de colère et de haine étaient de la vanité: pure vanité. Nous nous apercevons avec regret de ne pas avoir assez aimé et de ne pas avoir cherché ce qui était essentiel. Et, au contraire, nous voyons ce que nous avons semé de vraiment bon: les liens d’affection pour lesquels nous nous sommes sacrifiés, et qui à présent nous tiennent la main.

Jésus a éclairé le mystère de notre mort. Par son comportement, il nous autorise à nous sentir tristes quand une personne chère s’en va. Lui-même fut «profondément» troublé devant la tombe de son ami Lazare, et «il pleura» (Jn 11, 35). Dans cette attitude, nous sentons Jésus très proche, notre frère. Il pleura pour son ami Lazare.
Et alors Jésus prie le Père, source de vie, et il ordonne à Lazare de sortir du sépulcre. Et il advient ainsi. L’espérance chrétienne puise à cette attitude que Jésus prend contre la mort humaine: mais si celle-ci est présente dans la création, elle est cependant une balafre qui défigure le dessein d’amour de Dieu, et le Sauveur veut nous en guérir.

Ailleurs, les Evangiles racontent l’histoire d’un père dont la fille est très malade et qui s’adresse à Jésus avec foi pour qu’il la sauve (cf. Mc 5, 21-24.35-43). Et il n’y a pas de figure plus émouvante que celle d’un père ou d’une mère avec un enfant malade. Et Jésus se met immédiatement en marche avec cet homme, qui s’appelait Jaïre. A un certain moment, quelqu’un arrive de la maison de Jaïre pour dire que la petite fille est morte et qu’il n’y a plus besoin de déranger le Maître. Mais Jésus dit à Jaïre: «Sois sans crainte, aie seulement la foi» (Mc 5, 36). Jésus sait que cet homme est tenté de réagir par la colère et le désespoir, parce que sa petite fille est morte, et il lui recommande de conserver la petite flamme qui est allumée dans son cœur: la foi. «Sois sans crainte, aie seulement la foi». «Sois sans crainte, continue seulement à garder cette flamme allumée!». Et ensuite, arrivés à la maison, il réveillera la petite fille de la mort et la rendra vivante à sa famille.

Jésus nous place sur cette «crête» de la foi. A Marthe, qui pleure pour la disparition de son frère Lazare, il oppose la lumière d’un dogme: «Je suis la résurrection. Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le crois-tu?» (Jn 11, 25-26). C’est ce que Jésus répète à chacun de nous, à chaque fois que la mort vient déchirer le tissu de la vie et des liens d’affection. Toute notre existence se joue là, entre le versant de la foi et le précipice de la peur. Jésus dit: «Je ne suis pas la mort, je suis la résurrection et la vie, le crois-tu? Crois-tu cela?”. Nous, qui sommes aujourd’hui ici sur la place, le croyons-nous?

Nous sommes tous petits et sans défense devant le mystère de la mort. Mais quelle grâce si, à ce moment-là, nous conservons dans notre cœur la flamme de la foi! Jésus nous prendra par la main, comme il prit par la main la fille de Jaïre, et il répétera encore une fois: «Talitha koum», «Fillette, je te le dis, lève-toi!» (Mc 5, 41). Il nous le dira, à chacun de nous: «Lève-toi, ressuscite!». Je vous invite à présent à fermer les yeux et à penser à ce moment-là: celui de notre mort. Que chacun de nous pense à sa propre mort, et s’imagine ce moment qui viendra, quand Jésus nous prendra par la main et nous dira: «Viens, viens avec moi, lève-toi».

L’espérance finira là et ce sera la réalité, la réalité de la vie. Pensez-y bien: Jésus lui-même viendra auprès de chacun de nous et nous prendra par la main, avec sa tendresse, sa douceur, son amour. Et que chacun répète dans son cœur la parole de Jésus: «Lève-toi, viens. Lève-toi, viens. Lève-toi, ressuscite!».

Telle est notre espérance devant la mort. Pour celui qui croit, c’est une porte qui s’ouvre en grand; pour celui qui doute, c’est une raie de lumière qui filtre d’une porte qui ne s’est pas entièrement fermée. Mais pour nous tous ce sera une grâce, quand cette lumière, de la rencontre avec Jésus, nous illuminera.
Source : http://w2.vatican.va/content/francesco/ ... erale.html
PAPE FRANÇOIS
AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Mercredi 11 octobre 2017

Chers frères et sœurs, bonjour!

Aujourd’hui je voudrais m’arrêter sur cette dimension de l’espérance qui est l’attente vigilante. Le thème de la vigilance est l’un des fils conducteurs du Nouveau Testament. Jésus prêche à ses disciples: «Que vos reins soient ceints et vos lampes allumées. Soyez semblables, vous, à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces, pour lui ouvrir dès qu’il viendra et frappera» (Lc 12, 35-36). Pendant la période qui suit la résurrection de Jésus, au cours de laquelle s’alternent sans cesse des moments de sérénité et d’autres d’angoisse, les chrétiens ne se reposent jamais. L’Evangile recommande d’être comme des serviteurs qui ne vont jamais dormir, tant que leur maître n’est pas rentré. Ce monde exige notre responsabilité, et nous l’assumons entièrement avec amour. Jésus veut que notre existence soit laborieuse, que nous ne baissions jamais la garde, pour accueillir avec gratitude et étonnement chaque nouveau jour que Dieu nous a donné.

Chaque matin est une page blanche que le chrétien commence à écrire avec les œuvres de bien. Nous avons déjà été sauvés par la rédemption de Jésus, mais à présent, nous attendons la pleine manifestation de sa souveraineté: quand finalement Dieu sera tout en tous (cf. 1 Co 15, 28). Rien n’est plus certain, dans la foi des chrétiens, que ce «rendez-vous», ce rendez-vous avec le Seigneur, quand Il viendra. Et quand ce jour arrivera, nous chrétiens, voulons être comme ces serviteurs qui ont passé la nuit avec les flancs ceints et les lampes allumées: il faut être prêts pour le salut qui vient, prêts à la rencontre. Vous-mêmes, avez-vous pensé à comment sera la rencontre avec Jésus quand Il viendra? Mais ce sera une étreinte, une joie immense, une grande joie! Nous devons vivre dans l’attente de cette rencontre!

Le chrétien n’est pas fait pour l’ennui; plutôt pour la patience. Il sait que, même dans la monotonie de certains jours toujours pareils, se cache un mystère de grâce. Il y a des personnes qui, par la persévérance de leur amour, deviennent comme des puits qui irriguent le désert. Rien n’arrive en vain, aucune situation dans laquelle un chrétien se trouve plongé n’est complètement réfractaire à l’amour. Aucune nuit n’est longue au point de faire oublier la joie de l’aurore. Et plus la nuit est obscure, plus l’aurore est proche. Si nous restons unis à Jésus, le froid des moments difficiles ne nous paralyse pas; et même si le monde entier prêchait contre l’espérance, s’il disait que l’avenir n’apportera que de sombres nuées, le chrétien sait que, dans ce même avenir, se trouve le retour du Christ. Quand cela arrivera-t-il? Personne ne le sait, mais la pensée qu’au terme de notre histoire il y a Jésus miséricordieux, suffit pour avoir confiance et ne pas maudire la vie. Tout sera sauvé. Tout. Nous souffrirons, il y aura des moments qui susciteront la colère et l’indignation, mais la douce et puissante mémoire du Christ chassera la tentation de penser que cette vie est une erreur.

Après avoir connu Jésus, nous ne pouvons faire autre chose que scruter l’histoire avec confiance et espérance. Jésus est comme une maison et nous sommes à l’intérieur, et des fenêtres de cette maison, nous regardons le monde. C’est pourquoi nous ne nous refermons pas sur nous-mêmes, nous ne regrettons pas avec mélancolie un passé que l’on présume doré, mais nous regardons toujours de l’avant, vers un avenir qui n’est pas seulement l’œuvre de nos mains, mais qui est tout d’abord une préoccupation constante de la providence de Dieu. Un jour, tout ce qui est opaque deviendra lumière.

Et pensons que Dieu ne se dément pas lui-même. Jamais. Dieu ne déçoit jamais. Sa volonté à notre égard n’est pas nébuleuse, mais elle est un projet de salut bien tracé: «Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et accèdent à la connaissance de la vérité» (1 Tm 2, 4). C’est pourquoi nous ne nous abandonnons pas au cours des événements avec pessimisme, comme si l’histoire était un train dont on a perdu le contrôle. La résignation n’est pas une vertu chrétienne. Comme il n’est pas chrétien de hausser les épaules ou de baisser la tête devant un destin qui nous semble inéluctable.

Celui qui apporte l’espérance au monde n’est jamais une personne soumise. Jésus nous recommande de l’attendre en ne restant pas les bras croisés: «Heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller!» (Lc 12, 37). Il n’y a pas de constructeur de paix qui, en fin de compte, n’ait compromis sa paix personnelle, en assumant les problèmes des autres. La personne soumise n’est pas un constructeur de paix, mais elle est paresseuse, quelqu’un qui veut être tranquille. Alors que le chrétien est un constructeur de paix quand il prend des risques, quand il a le courage de prendre des risques pour apporter le bien, le bien que Jésus nous a donné, qu’il nous a donné comme un trésor.

Chaque jour de notre vie, répétons cette invocation que les premiers disciples, dans leur langue araméenne, exprimaient par les paroles Marana tha, et que nous retrouvons dans le dernier verset de la Bible: «Viens Seigneur Jésus!» (Ap 22, 20). C’est le refrain de chaque existence chrétienne: dans notre monde, nous n’avons besoin de rien, si ce n’est d’une caresse du Christ. Quelle grâce si, dans la prière, dans les jours difficiles de notre vie, nous entendons sa voix qui répond et qui nous rassure: «Voici, je viens sans tarder» (Ap 22, 7)!
Source : http://w2.vatican.va/content/francesco/ ... erale.html
PAPE FRANÇOIS
AUDIENCE GÉNÉRALE
Mercredi 25 octobre 2017

Chers frères et sœurs, bonjour!

C’est la dernière catéchèse sur le thème de l’espérance chrétienne, qui nous a accompagnés depuis le début de cette année liturgique. Et je conclurai en parlant du paradis, comme objectif de notre espérance.

«Paradis» est l’un des derniers mots prononcés par Jésus sur la croix, adressé au bon larron. Arrêtons-nous un instant sur cette scène. Sur la croix, Jésus n’est pas seul. A côté de lui, à droite et à gauche, il y a deux malfaiteurs. Sans doute, en passant devant ces trois croix élevées sur le Golgotha, certains poussèrent un soupir de soulagement en pensant qu’enfin, justice était faite en mettant à mort de telles personnes.

A côté de Jésus, il y a également quelqu’un qui s’avoue coupable: quelqu’un qui reconnaît avoir mérité ce terrible supplice. Nous l’appelons le «bon larron» qui, s’opposant aux autres, dit: nous recevons ce que nous avons mérité pour nos actions (cf. Lc 23, 41).

Sur le Calvaire, ce vendredi tragique et saint, Jésus arrive au sommet de son incarnation, de sa solidarité avec nous pécheurs. Là se réalise ce que le prophète Isaïe avait dit du serviteur souffrant: «Il a été compté parmi les criminels» (53, 12; cf. Lc 22, 37).

C’est là, sur le Calvaire, que Jésus a le dernier rendez-vous avec un pécheur, pour lui ouvrir à lui aussi toutes grandes les portes de son Royaume. Cela est intéressant: c’est la seule fois que le mot «paradis» apparaît dans les Evangiles. Jésus le promet à un «pauvre diable» qui sur le bois de la croix, a eu le courage de lui adresser la plus humble des requêtes: «Souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume» (Lc 23, 42). Il n’avait pas d’œuvres de bien à faire valoir, il n’avait rien, mais il se confiait à Jésus, qu’il reconnaît comme innocent, bon, si différent de lui (v. 41). Ce mot d’humble repentir a suffi pour toucher le cœur de Jésus.

Le bon larron nous rappelle notre véritable condition devant Dieu: que nous sommes ses enfants, qu’il éprouve de la compassion pour nous, qu’il est désarmé chaque fois que nous lui manifestons la nostalgie de son amour. Dans les chambres de nombreux hôpitaux ou dans les cellules des prisons, ce miracle se répète d’innombrables fois: il n’y a aucune personne, pour autant qu’elle ait mal vécu, à laquelle ne reste que le désespoir et la grâce soit interdite. Devant Dieu, nous nous présentons tous les mains vides, un peu comme le publicain de la parabole qui s’était arrêté en prière au fond du temple (cf. Lc 18, 13). Et chaque fois qu’un homme, faisant le dernier examen de conscience de sa vie, découvre que les fautes dépassent de loin les œuvres de bien, il ne doit pas se décourager, mais se confier à la miséricorde de Dieu. Et cela nous donne de l’espoir, cela nous ouvre le cœur!

Dieu est le Père, et jusqu’au dernier moment, il attend notre retour. Et au fils prodigue revenu, qui commence à confesser ses fautes, le père le fait taire en le prenant dans ses bras (cf. Lc 15, 20). Voilà Dieu: c’est ainsi qu’il nous aime!
Le paradis n’est pas un lieu de conte de fée, ni un jardin enchanté. Le paradis est le baiser de Dieu, Amour infini, et nous y entrons grâce à Jésus, qui est mort en croix pour nous. Là où il y a Jésus, il y a la miséricorde et le bonheur; sans Lui, il y a le froid et les ténèbres. A l’heure de la mort, le chrétien répète à Jésus: «Souviens-toi de moi». Et même si plus personne ne se souvenait de nous, Jésus est là, à nos côtés. Il veut nous emmener dans le lieu le plus beau qui existe. Il veut nous y emmener avec ce peu ou ce grand bien qu’il y a eu dans notre vie, afin que rien ne soit perdu de ce qu’il avait déjà racheté. Et dans la maison du Père, il apportera également tout ce qui en nous a besoin de rachat: les fautes et les erreurs de toute une vie. Tel est l’objectif de notre existence: que tout s’accomplisse, et soit transformé en amour.

Si nous croyons cela, la mort cesse de nous faire peur, et nous pouvons également espérer quitter ce monde sereinement, avec une grande confiance. Qui a connu Jésus ne craint plus rien. Et nous pourrons répéter nous aussi les paroles du vieux Syméon, lui aussi béni par la rencontre avec le Christ, après toute une vie passée dans l’attente: «Maintenant, Souverain Maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s’en aller en paix; car mes yeux ont vu ton salut» (Lc 2, 29-30).

Et à cet instant, enfin, nous n’aurons plus besoin de rien, nous ne verrons plus de façon confuse. Nous ne pleurerons plus inutilement, parce que tout est passé; même les prophéties, même la connaissance. Mais l’amour non, lui demeure. Parce que «la charité ne passe jamais» (cf. 1 Co 13, 8).

Je suis heureux d’accueillir les pèlerins francophones, venant de Suisse, de Belgique et de France, en particulier les pèlerins de Coutances, Bayeux-Lisieux et Saint-Flour accompagnés de leurs évêques, ainsi que l’aumônerie Tamoule Indienne de France. Chers amis, je vous invite à mettre toute votre confiance dans la miséricorde et la tendresse de Dieu pour chacun et chacune de vous. Il n’abandonne jamais ses enfants. Que Dieu vous bénisse !
Source : http://w2.vatican.va/content/francesco/ ... erale.html

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#43 Message par Gilbert Chevalier » sam. 04 nov. 2017 22:08

FLORILÈGES du WOLTON-BOOK (4)
« On parle trop de la vérité, de défendre la vérité : où trouver Dieu dans la vérité ? C’est difficile... »
(p.112)

« La fermeture n’est pas chrétienne. La fidélité est chrétienne. Si je me ferme, si je me défends, ce n’est pas chrétien. Défendre les valeurs par la fermeture n’est pas une voie chrétienne. […] Les valeurs se défendent, mais pas par la fermeture. L’esprit chrétien est ouvert. La modernité, c’est l’ouverture. Ne pas avoir peur. […] Et c’est pour cela que je parle de la conversion de l’Église dans Evangelii gaudium. Je parle d’une Église « qui sort ». »
(p.108-109)

« Sortir de soi-même. Pas une Église fermée. Devant les congrégations générales, avant le conclave, dans une intervention brève, j’ai dit ceci : « Nous lisons dans l’Apocalypse que Jésus dit : "Je suis à la porte et j’appelle, et si quelqu’un m’ouvre la porte, j’entrerai." » Mais très souvent, Jésus est à la porte et il appelle, mais parce qu’il est à l’intérieur, nous ne le laissons pas sortir. »
(p.109-110)

« Dans les écoles, on doit enseigner à cheminer en cherchant les choses. Apprendre en cherchant. Et non pas « question-réponse, question-réponse ». »
(p.130)

« Un exemple qui me vient en tête, mais je ne sais pas comment l’exprimer : je suis libre. Je me sens libre. Ça ne veut pas dire que je fais ce que je veux, non. Mais je ne me sens pas emprisonné, en cage. En cage ici, au Vatican, oui, mais pas spirituellement. Je ne sais pas si c’est ça... À moi, rien ne me fait peur. C’est peut-être de l’inconscience ou de l’immaturité !
Dominique Wolton : Les deux !
Pape François : Mais oui, les choses viennent comme ça, on fait ce qu’on peut, on prend les choses comme elles viennent, on évite de faire des choses, certaines marchent, d’autres pas... Ça peut être de la superficialité, je ne sais pas. Je ne sais pas comment l’appeler. Je me sens comme un poisson dans l’eau. »
(Ainsi s’achève le chapitre II, p.113-114)

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Gilbert Chevalier
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Re: FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

#44 Message par Gilbert Chevalier » dim. 12 nov. 2017 9:47

Article hyper-génial à lire absolument !

Des chercheurs/académiciens soulèvent des préoccupations
concernant les remarques du Pape François sur la façon dont la Doctrine se développe


Par : Pete Baklinski
Pete Baklinski a un B.A. en arts libéraux et possède une maîtrise en Théologie avec une spécialisation sur le mariage et la famille (STM). Il est marié à Erin. Ensemble, ils ont six enfants.

sur "Life Site News" (https://www.lifesitenews.com/news/catho ... n-doctrine )
Le 20 octobre, 2017

Le Pape François exposait sa compréhension du développement de la Doctrine Catholique dans un récent discours dans lequel il a considéré la peine de mort comme « contraires à l'Évangile ». Les propos du Pape ont alarmé un certain nombre de professeurs et d'universitaires Catholiques qui prétendent que sa compréhension de la Doctrine et de son développement semble s'écarter de ce que l'Église enseigne à ce sujet.

Au cours de son discours du 11 octobre au Conseil Pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Évangélisation, le Pape a parlé d'une « nouvelle compréhension de la vérité Chrétienne » qui peut maintenant affirmer que la peine de mort est « en soi contraire à l'Évangile ».

Il a ensuite présenté sa compréhension de la façon dont la Doctrine se développe.

Un « développement harmonieux de la Doctrine exige que nous cessions de défendre des arguments qui apparaissent maintenant clairement contraires à la nouvelle compréhension de la vérité Chrétienne » a-t-il dit.

« La Tradition est une réalité vivante et seule une vision partielle considère le « Dépôt de la Foi » comme quelque chose d'immuable » a-t-il dit. « La Parole de Dieu ne peut être enfouie dans des boules de naphtaline comme une vieille couverture dans le but de la protéger des insectes.

« La Doctrine ne peut être préservée sans lui permettre son développement, elle ne peut pas non plus être liée à une interprétation rigide et immuable sans humilier l'action du Saint-Esprit » a-t-il ajouté.


Sur la base de sa compréhension de la Doctrine et de son évolution, le Pape a suggéré que la peine capitale pouvait désormais être comprise comme « contraire en soi à l'Évangile » et « inadmissible ». Il a ajouté qu'il aimerait voir le Catéchisme de l'Église Catholique modifié selon cette « nouvelle » compréhension.

Le site LifeSiteNews a interviewé cinq universitaires Catholiques sur la façon dont l'Église Catholique a compris le développement de la Doctrine. Les cinq sont :

• Dr. Josef Seifert, recteur fondateur de l'Académie Internationale de Philosophie du Liechtenstein
• Dr. Joseph Shaw, professeur d'Oxford
• Dr. Claudio Pierantoni, Professeur de Philosophie Médiévale à l'Université du Chili
• John Paul Meenan, professeur de théologie et de sciences naturelles au Collège Our Lady Seat of Wisdom
• Dr. Scott M. Sullivan, Président de l'École de Théologie et de Philosophie d'Aquin

Shaw a suggéré que l'une des raisons pour lesquelles le Pape a proposé un « développement » de l'enseignement sur la peine capitale est que « cela peut sembler le sujet le plus facile à utiliser pour persuader un groupe important de Catholiques conservateurs que la Doctrine de l'Église peut être renversée ».

« Une fois qu'ils seront convaincus de cela, ils ne pourront pas résister à aucun autre revirement doctrinal » a-t-il dit.

LifeSiteNews : Peut-il y avoir une « nouvelle compréhension » de la vérité Chrétienne qui soit contraire à une compréhension antérieure ?

« Bien sûr que non, si nous parlons d'une véritable compréhension et pas seulement d'une nouvelle opinion » a déclaré Seifert.

Seifert a souligné comment l'enseignement d'Arius dans l'Église primitive équivalait à une « nouvelle compréhension » de Jésus-Christ qui était contraire à la Foi des Apôtres et à la Tradition.

« Le déni Arien de la vraie Divinité de Jésus-Christ est précisément ceci : une hérésie, une énorme erreur dirigée contre les deux dogmes les plus centraux de la Sainte Trinité et l'Incarnation de l'Homme-Dieu » a-t-il dit.

Seifert dit que si une « nouvelle compréhension » se développe qui nie la vérité de la Foi et est « contraire aux Évangiles et à l'enseignement de l'Église », alors elle ne pourrait jamais « devenir vraie ni constituer un « développement de la Doctrine ».

Pierantoni était d'accord avec Seifert, ajoutant que le « principe de non-contradiction », lorsqu'il est appliqué à la Doctrine, signifie que ce qui était antérieurement vrai sur le plan doctrinal ne peut soudainement pas devenir faux.

Meenan a convenu que « la vérité ne peut pas contredire la vérité », ajoutant que la compréhension de la vérité est « toujours plus complète et explicite, et plus la vérité (la Trinité, la sexualité humaine) est profonde, plus la vérité peut se développer. Selon lui, c’est seulement dans ce sens qu’il est possible d'avoir une « nouvelle » compréhension de la vérité en ce sens qu'une compréhension antérieure est rendue plus complète et plus explicite.

Shaw a dit que la compréhension correcte d'une Doctrine ne peut pas changer radicalement avec le temps, comme si ce qui est vrai à une époque n'est pas vrai dans une autre.

« Une telle vision est incompatible non seulement avec une vision de bon sens de ce que cela signifie pour que quelque chose soit vrai, mais aussi en rapport avec la fidélité de l'Église au Christ. C'est ce que le Christ a donné aux Apôtres et les Apôtres l’ont donné à toute l'Église, ce qui est la base de ce que l'Église doit enseigner » a-t-il dit.

LifeSiteNews : En quoi consiste le Dépôt de la Foi ?

« Le Dépôt de la Foi est tout ce corps de vérité révélée dans sa plénitude par le Christ, logée dans l'Écriture et la Tradition et que le Concile du Vatican a appelé « la source divine » a dit Meenan.

« Le Christ n'a pas donné aux Apôtres un catéchisme ou un livre, mais plutôt la vérité vivante, qui sera rendue plus explicite par leurs successeurs dans le Magistère au fil du temps » a-t-il ajouté.

Seifert a dit que le Dépôt de la Foi « signifie le trésor de la vérité révélée, telle qu'elle est contenue dans les Saintes Écritures, dans la Tradition orale conservée depuis les temps apostoliques et dans les Dogmes déclarés par l'Église ainsi que dans la Tradition orale ».

Pierantoni a noté que le mot « Dépôt » a une signification juridique qui ne doit pas être négligée lorsqu'on considère le Dépôt de la Foi en ce qui concerne sa continuité.

« Faire un dépôt, légalement, signifie un accord par lequel la personne qui reçoit la chose déposée doit la garder fidèlement, la retourner et la livrer (tradere, traditio) exactement de la même manière si on la lui demande » a-t-il dit.

« Alors quand le Nouveau Testament se réfère à ce concept (par exemple 1 Timothée 6,20 : « Cher Timothée, garde soigneusement ce qui t'a été confié. (depositum custodi) Évite les bavardages vides et contraires à la foi (antithéseis), les objections d'une soi-disant connaissance (pseudonymou) gnóseos) », ça souligne précisément le point de garder fidèlement son contenu » a-t-il ajouté.

Pierantoni dit qu’alors que l'ennemi du dépôt de quelque chose de matériel, comme de l'argent, est un voleur, le « premier et le plus important ennemi » du Dépôt de la Foi est « précisément la contradiction avec le contenu du Dépôt ».

Les Catholiques doivent garder le Dépôt de la Foi, a-t-il dit.

« Sinon, nous tombons dans une « fausse science » (pseudónymos gnosis). La soi-disant « gnose » ( que les historiens modernes appellent pour la plupart le « gnosticisme » ) était en fait déjà un mouvement de pensée qui tentait d'introduire dans le Dépôt de la Foi des significations contraires aux significations originelles, faisant appel aux « révélations secrètes » a-t-il dit.

LifeSiteNews : Le Dépôt de la Foi est-il statique ou peut-on en ajouter ?

Seifert a déclaré que « la Révélation Divine générale s'est terminée par la mort du dernier Apôtre » de sorte que « rien d'autre ne peut être ajouté à la Foi de tous les Catholiques ».

« En ce sens, il est statique, non seulement parce que la vérité ne peut jamais changer, mais aussi parce que Dieu a choisi que la Révélation Divine générale se termine par la mort du dernier Apôtre » a-t-il dit.

« Cela n'exclut pas que jamais de nouveaux trésors ne puissent être découverts dans ce Dépôt de la Foi, ni n'exclut que Dieu puisse révéler, dans des révélations privées, comme à Fatima, dans des événements, par des demandes de Notre Dame, etc. qui ne font pas partie de la Révélation générale » a-t-il ajouté.

Pierantoni a déclaré que le Dépôt de la Foi « est en soi parfait et définitif ».

« Donc, rien ne peut vraiment être ajouté à cela. Ce que l'Église fait est de clarifier et de rendre explicite son contenu à travers le Magistère. Mais ce doit être une clarification de ce qui est déjà là » a-t-il dit.

« C'est pourquoi, dans la Tradition Chrétienne, la « nouveauté » est pratiquement synonyme d’« hérésie » » a-t-il ajouté.

Meenan a déclaré que « strictement parlant, on ne peut pas « ajouter » à ce Dépôt, mais le Magistère peut déballer, expliquer et appliquer ces vérités pour chaque époque particulière de l'histoire jusqu'à la fin des temps ».

Pierantoni a noté que la Parole de Dieu ne peut pas « croître », car elle est parfaite et nous a été donnée en Christ une fois pour toutes.

« Ce qui progresse et grandit, c'est notre compréhension de cela. Et cela ne peut être en contradiction avec la compréhension passée sinon il serait faux que l'Église dans son ensemble soit fidèle et infaillible pour rendre témoignage à la Parole de Dieu » a-t-il dit.

Shaw a ajouté que, pour supposer que le Dépôt de la Foi lui-même soit changeable, cela revient à dire que les Paroles du Christ, adressées aux Apôtres et consignées dans les Écritures ou transmises dans la Tradition, peuvent être changées après l'événement.

LifeSiteNews : En quoi consiste la Doctrine ?

Shaw a déclaré que la Doctrine est décrite dans le Catéchisme de l'Église Catholique comme « les vérités contenues dans la Révélation Divine » et « les vérités ayant un lien nécessaire avec celles-ci », qui sont proposées par l'Église pour la croyance des Catholiques : c'est-à-dire de façon contraignante ».

Seifert appelle la Doctrine l’« enseignement solennel de l'Église sur les vérités divinement révélées ».

« La Doctrine est avant tout l'enseignement officiel et infaillible de l'Église de ce que Dieu a infailliblement révélé dans la Sainte Écriture elle-même ou dans ses enseignements oraux conservés dans la Tradition orale de l'Église » a-t-il dit.

« Et dans ce sens primaire, la Doctrine de l'Église est infailliblement vraie, que ce soit par l'infaillibilité générale de l'Église dans son ensemble, auquel chaque Catholique, par la grâce de la Foi et le sensus fidelium ( sensus fidei ) peut acquérir un certain accès, que ce soit plus explicitement par des formulations dogmatiques des Conciles ou par des Papes qui définissent cette Doctrine avec précision et clarté » a-t-il ajouté.

Pierantoni a souligné que les déclarations doctrinales de l'Église sont « rationnellement ordonnées et liées les unes aux autres ».

« Les Pères Grecs ont utilisé le mot « akolouthía » ( du même mot que le mot liturgique acolyte, « celui qui suit » ) pour exprimer l'importance fondamentale de la cohérence et de l'harmonie entre les différentes affirmations de la Doctrine Chrétienne. Les vrais éléments de la Doctrine Chrétienne sont transmis du Christ lui-même à travers la Succession apostolique » a-t-il dit.

Meenan a déclaré que l'Église Catholique a finalement une Doctrine pour aider les disciples du Christ à aller au ciel.

« Nous avons la Doctrine, comme le dit le Catéchisme, qui est une « lumière pour notre chemin » , pour nous guider sur le chemin de notre fin éternelle ainsi que pour toutes les fins subsidiaires de cette vie qui en découlent ( morale, politique, social ) » a-t-il dit.

« L'orthodoxie a pour but premier d'être orthopraxique, de nous apprendre à faire la bonne chose, ce qui nous rend en retour bons et « aptes » au paradis comme dirait Saint Thomas » a-t-il ajouté.

LifeSiteNews : Comment la Doctrine se développe-t-elle réellement ?

« La Doctrine se développe véritablement quand une vérité qui était déjà là est explicitée dans une autre déclaration, sans rien ajouter ou soustraire à la vérité originelle » a déclaré Pierantoni.

Shaw a dit que l'Église au fil du temps « affine et développe les vérités qui lui ont été confiées et, ce faisant, utilise des distinctions et des termes techniques non utilisés auparavant ».

« Par exemple, le Premier Concile d'Éphèse ( en 431 ) a déterminé que Jésus-Christ possédait « deux natures », humaine et divine. Ce n'est pas un langage que l'on trouve dans le Nouveau Testament, mais son but n'était pas d'établir une nouvelle Doctrine, mais plutôt de saisir ce qui était prévu dans le Nouveau Testament et par d'autres premiers témoins de la Tradition ».

Seifert a noté comment la Doctrine peut se développer à partir de « vérités révélées qui n'ont pas été énoncées dans les Écritures Sacrées elles-mêmes mais qui ont néanmoins été transmises par la Tradition orale sacrée de l'Église ».

« N'étant nulle part fixées par écrit, certaines de ces Doctrines ont été refusées même par de grands docteurs de l'Église et n'ont donc pas été explicitement retenues par tous les fidèles. Ainsi, du fait qu’une vérité soit fixée dans un dogme constitue un développement de la Doctrine » a-t-il dit.

Seifert a donné l'exemple de la façon dont l'Immaculée Conception, qui a été affirmée et défendue par le Bienheureux Duns Scot, n'a été définie dogmatiquement qu'en 1854.

Ce dogme, déclaré par Pie IX, ou celui de l'Assomption corporelle de Marie solennellement définie par le Pape Pie XII, un Catholique est obligé de donner son assentiment à ces dogmes. La vérité de ces deux dogmes mariaux, cependant, n'est que « timidement suggérée » dans la Sainte Écriture, mais ils peuvent être identifiés dans la Tradition de l'Église ( spécialement des Pères ) et découler logiquement de la Révélation » a-t-il dit.

Meenan a dit que Saint Vincent de Lérins donne l'exemple d'un corps vivant, qui « change » à mesure qu'il grandit, mais reste toujours le même, comme analogie à la Doctrine.

« Comme le dit Vincent, dit Meenan, la religion des âmes devrait suivre la loi du développement des corps. Bien que les corps se développent et déploient leurs composants au fil des années, ils restent toujours ce qu'ils étaient ».

« Ainsi, à mesure que croît la compréhension de ce Dépôt », il faut vraiment que le développement de la Foi, et non l'altération de la Foi, « continue » seulement selon sa propre ligne de développement, c'est-à-dire avec la même signification et la même teneur », a-t-il ajouté, citant Saint Vincent.

Shaw a dit que la Doctrine est habituellement développée quand une incompréhension d'une certaine vérité de la Foi a surgi et doit être corrigée.

« Les développements de la Doctrine deviennent généralement nécessaires en raison d'un malentendu ou d'une controverse — comme dans le cas du premier Concile d'Éphèse, c'était l'hérésie Nestorienne. C'est précisément pour préserver la véritable Foi apostolique que les Pères d'Éphèse ont adopté un nouveau langage sans ambiguïté » a-t-il dit.

« L'espoir est toujours quand une Doctrine est « développée » que si l'on peut remonter dans le temps et demander aux auteurs bibliques ou aux Pères de l'Église : « Est-ce que c’est ça que vous vouliez dire ? », ils diraient : « Oui : bien que je n'ai pas utilisé ces termes, ce que vous dites maintenant est implicite dans ce que j'ai écrit » a déclaré Shaw.

Sullivan a noté comment « une compréhension passée de l'Église peut être perfectionnée, mais jamais être contredite ».

LifeSiteNews : Est-ce que cela fait partie de la Doctrine d'être lié à une interprétation qui est immuable ?

« Oui, comme Pie XII a déclaré dans son encyclique 1950 Humani generis, la Doctrine doit toujours être comprise dans le sens que l'Église l’a définie » a déclaré Meenan.

« Il y a, bien sûr, des niveaux de clarté, en accord avec la profondeur infinie de la réalité, mais, comme mentionné, il y a des contradictions évidentes et claires qui ne peuvent jamais être permises, comme changer un commandement pour rendre l'adultère maintenant permissible ou que le Christ n'était pas vraiment Dieu et ainsi de suite » a-t-il ajouté.

« Les « homoousios » de Nicée, par exemple, ont fait valoir que tout ce que pouvait signifier d’être Dieu, que le Christ l’a été et l’est. Mais cela n'a pas épuisé la réalité de l'Incarnation et d'autres Conciles ont continué à déballer et développer cette Doctrine » a déclaré Meenan.

Pierantoni a déclaré que l'interprétation d'une Doctrine est « une partie du Magistère » et est appelée une interprétation « Traditionnelle » si, par exemple, elle est « tenue à l'unanimité ou par la grande majorité des Pères de l'Église ».

« Alors quand le Pape dit que quelque chose est supposément à « l’encontre de l'Évangile », nous avons le droit de demander ce que la Tradition dit à propos de ce sujet » a-t-il noté.

Seifert a dit que « l'interprétation » peut aussi être vue comme signifiant « mieux expliquer la Doctrine, ajouter d'autres vérités, la relier à l'Écriture, etc. ».

« Et tant que ces interprétations ne changent pas, ne nient pas ou ne rejettent pas la vérité de la Doctrine, elles peuvent être considérées comme des sermons sur la Doctrine et être différentes selon chaque interprète mais, bien sûr, elles ne doivent jamais contredire la Doctrine ou l'une de l'autre pour être des interprétations justes » a-t-il dit.

« Par conséquent, dès que vous parlez d’« interprétations changeantes » et que vous les attribuez à l'Esprit Saint, comme nier la Doctrine du péché originel, prétendre que tous les enfants naissent en état de grâce sans être baptisés, ou nier le dogme de la réalité et de l'éternité de l'enfer, ou rejeter l'existence d'actes humains intrinsèquement mauvais en prétendant qu'il n'y a pas de règles générales selon lesquelles certaines actions sont objectivement, par leur nature et leur fin, moralement fausses, vous abusez du mot « interprétation » de la Doctrine en appelant des dénis de la Doctrine comme étant « de nouvelles interprétations » a ajouté Seifert.

LifeSiteNews : Que pensez-vous qui se passe vraiment ici quand vous lisez entre les lignes du Pape ?

« Le récent discours du Pape François n'a manifestement pas été stimulé par des développements concernant l'utilisation de la peine capitale que l'Église peut espérer influencer. Nous devons chercher d'autres motivations pour soulever le problème » a déclaré Shaw.

« Une des raisons de proposer un « développement » de l'enseignement sur la peine capitale aujourd'hui est que cela peut sembler le sujet le plus facile à utiliser pour persuader un groupe important de Catholiques conservateurs que la Doctrine de l'Église peut être renversée. Une fois qu'ils seront convaincus de cela, ils ne pourront résister à aucun autre revirement doctrinal » a-t-il ajouté.

Shaw a déclaré que les soi-disant Catholiques « conservateurs » seraient particulièrement sensibles à un changement dans l'enseignement Catholique sur la peine de mort.

« Le Pape Jean-Paul II était clairement opposé à la peine capitale et a fait campagne pour son abolition. Bien qu'il ait pris soin de ne jamais prétendre que l'enseignement de l'Église ait exclu la peine capitale, ses opinions sont devenues fortement associées à l'Église Catholique et ont influencé de nombreux Catholiques conservateurs » a-t-il déclaré.

« Cela peut sembler un pas relativement petit entre ce que le Pape Jean-Paul II affirmait—que la peine capitale n'était pas sage ou appropriée dans les conditions du monde moderne — et ce que le Pape François réclame maintenant — que la peine capitale n'est jamais« admissible » et que les Catholiques vivant dans des conditions très différentes de la nôtre avaient tort d'y recourir ».

« Cependant, c’est évident que c'est un grand pas de dire que l'Église elle-même avait tort dans son enseignement cohérent, qui a toujours été que la peine capitale peut être légitime » a-t-il ajouté.

Sullivan a déclaré que les paroles du Pape sur la façon dont la Doctrine se développe selon une « nouvelle compréhension de la vérité Chrétienne » semblent être en contradiction avec Vatican I.

Le Premier Concile du Vatican ( 1869-1870 ), convoqué par le Pape Pie IX, a enseigné que « Si quelqu'un dit qu'il est possible qu'à un certain moment, étant donné l'avancement de la connaissance, un sens puisse être attribué aux dogmes proposés par l'Église qui est différent de ce que l'Église a compris et comprend : qu'il soit anathème ».

Sullivan a commenté : « Si quelqu'un dit qu'il y a un nouveau sens de l'enseignement de l'Église qui est différent de ce que l'Église a toujours compris, le Vatican condamne ce point de vue ».

Sullivan a dit que le Pape François dit beaucoup de choses qui « sentent l'hérésie », et quand on lui demande de clarifier ce qu'il veut dire, il refuse.

« Un bon père ne laisse pas ses enfants devenir confus sur des questions importantes » a-t-il dit.

Seifert était d'accord avec le commentaire de Sullivan sur les enfants « confus » sur des sujets importants, en disant que le Pape devrait clarifier ses commentaires selon les enseignements de l'Église.

« Puisque beaucoup de ces « nouvelles interprétations » opposées aux Doctrines claires de l'Église sont attribuées au Pape François ou semblent être exprimées par lui dans des documents, des sermons ou des entrevues, nous pouvons seulement espérer que le Pape François clarifie bientôt qu'il veut dire quelque chose entièrement différent de ce que le « public Catholique ordinaire » est amené à comprendre comme étant ses « nouvelles interprétations » » a-t-il dit.

« Espérons et prions que le Pape François ne laisse plus les Cardinaux des dubia et les autres Catholiques concernés attendre une réponse mais prononce rapidement la vérité Catholique dans toute sa splendeur et rassure ainsi le troupeau inquiet et effrayé des fidèles qui, en tant que Successeur de Saint Pierre et représentant du Christ, est vraiment le roc sur lequel le Christ a construit son Église » a-t-il ajouté.
Source : http://dieuetmoilenul.blogspot.ro/2017/ ... event.html

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#45 Message par Gilbert Chevalier » mar. 14 nov. 2017 22:37

Ça au moins, c’est bien envoyé et droit dans le tas !!!

Il est totalement faux de dire que depuis que les messes sont en français, les fidèles comprennent mieux ce qu’ils disent. En réalité, ni les fidèles laïcs, ni les prêtres, ni les évêques ne comprennent quoi que ce soit. Ou, plus exactement, ne font attention aux paroles qu’ils entendent ou disent.

À l’évidence, il y a un abîme qui sépare ce qui est dit de ce qui est fait : quand on entend un célébrant dire « Prions au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Église » et qu’on le voit se tenir derrière un autel-table-de-cuisine pour célébrer d’une façon personnelle sans rapport avec ce que demande de faire l’Église, une seule conclusion s’impose : le célébrant ne comprend pas ce qu’il dit et les fidèles ne font pas attention à ce qu’ils entendent.

Un prêtre disait un jour : « Pour la messe de Pâques, je crois que je vais demander à la chorale et à l’organiste d’entonner “Il est né le divin Enfant”. Je suis persuadé que les fidèles chanteront spontanément sans se poser la moindre question. »

Il faut se rendre à l’évidence : sans les bases et les repères de la liturgie en latin, les liturgies en langues courantes finissent par abêtir les fidèles au point d’aller jusqu’à accepter n’importe quelle improvisation du célébrant (changements de paroles dans les oraisons, interminables “mots d’accueil”...), n’importe quelle pratique stupide (rondes, collages de papiers multicolores...), n’importe quel chant n’ayant aucun rapport avec les textes de la liturgie du jour.

Oui, reconnaissons-le, les célébrations en langues courantes n’ont rien apporté de positif. Elles ont, le plus souvent, transformé les maigres assemblées paroissiales en moutons de Panurge prêts à accepter tout ce qui n’a plus le moindre rapport avec une liturgie authentique. C’est ce qui explique que dans ma paroisse, j’entends parfois la vingtaine de pratiquants désormais septuagénaires chanter sans se soucier du ridicule : « Peuple de Dieu, marche joyeux... » Je me demande si l’arthrose permet à ces braves fidèles de marcher joyeux...

(13/11/2017)
Source : http://www.proliturgia.org/ (sous l'onglet Actualité)

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Re: FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

#46 Message par Gilbert Chevalier » ven. 17 nov. 2017 22:55

À TOURS, PROFANATION d'UNE ÉGLISE
PROFANATION : Grosse bouffe organisée par Mgr Aubertin dans une église de Tours

Nous avons aujourd’hui, dans l’Église, des prêtres et surtout des évêques qui sont totalement perdus : ils ne savent plus pourquoi ils ont choisi d’être ordonnés ; ils ne savent plus ce qu’ils ont promis leur jour de leur ordination sacerdotale ; ils ne savent plus ce qu’ils font lorsqu’ils sont à l’autel ; ils ne savent plus ce qu’est la liturgie ; ils ne savent plus ce qu’est une église...

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Comme ils ne savent plus rien et qu’ils sont incapables de comprendre pourquoi leurs églises et leurs séminaires sont vides, ils imaginent des “trucs” dans lesquels ils plongent avec délectation, histoire de s’occuper et de se persuader qu’ils ont encore un quelconque mandat, un rôle à jouer. C’est ainsi qu’ils organisent des “bouffes” dans leurs églises qui d’ici quelques temps seront vendues pour être transformées en cabarets ou en pizzerias.
Ces clercs se rendent-ils compte qu’ils ont perdu tout crédit auprès des fidèles qui souhaitent demeurer catholiques ? Se rendent-ils compte que le monde qu’ils servent est à bout de souffle ? Se rendent-ils compte qu’aucun jeune n’a envie d’être prêtre si c’est pour finir par leur ressembler et faire ce qu’ils font et qui consiste à organiser la profanation des sanctuaires ?

« Frères, puisque j’ai commencé à vous faire des critiques, je ne vous félicite pas pour vos réunions : elles vous font plus de mal que de bien. (...) N’avez-vous donc pas de maisons pour manger et pour boire ? (...) Que puis-je vous dire ? vous féliciter ? Non, pour cela je ne vous félicite pas ! » (S. Paul, 1Cor. 11)

Source : http://www.proliturgia.org/
(14/11/2017)

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Un repas partagé avec près de cinq cents convives
Publié le 12/11/2016 (La Nouvelle République)

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L'église Saint-Julien a accueilli le repas partagé, hier midi.

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Logan Isaac, Américain, a partagé le repas.
Le repas partagé, organisé par le diocèse de Tours, a regroupé près de cinq cents convives dans une église Saint-Julien gorgée de chaleur humaine.


Hier midi, l'église Saint-Julien à Tours a accueilli le grand « repas partagé », organisé par le diocèse de Tours. Près de cinq cents convives se sont retrouvés dans la nef et les travées de l'église convertie le temps de ce déjeuner en réfectoire animé et chaleureux.

« Dès 7 h 30, les bénévoles étaient au travail et les tables et chaises étaient presque toutes installées,a expliqué hier Brigitte Bécard,déléguée épiscopale à la solidarité et coordinatrice du repas partagé. Nous avons aussi mis de la moquette au sol. »

Résultat : une très bonne ambiance et des effluves de soupe plus qu'appétissante.
« Nous faisons la soupe,a continué Brigitte Bécard. Nous en préparons quatre-vingts litres et les personnes qui participent au repas et qui le peuvent, bien sûr, apportent de quoi manger. Les plats, salés et sucrés, sont alors partagés entre tous les convives. »

Pour installer et placer les gens aux différentes tables, beaucoup de jeunes. Une centaine de bénévoles est d'ailleurs à pied d'œuvre. « Le repas est un moment d'accueil et de partage. Nous sommes allés à la Barque, dans la rue, auprès des migrants, des gens seuls, des jeunes, des vieux pour que tous puissent venir partager ce repas. »

Un vétéran américain venu pour saint Martin
Déjà, sous le porche de l'église, un apéritif avec différents jus de fruits, boissons et de quoi manger avait été préparé par les élèves du lycée Fontiville de Veigné. Pour animer le repas, des musiciens bénévoles se sont relayés.

Dans l'assistance, parmi ces centaines de convives, un Américain. Logan Isaac est en Touraine pour quatre jours seulement. Logan n'est pas à Tours par hasard. Il est venu pour les journées commémoratives autour de l'Été de la Saint-Martin. « La figure de saint Martin est devenue très importante pour moi,a confié le jeune papa. Étant vétéran de la guerre en Irak et chrétien, je me suis posé de questions. La vie de Martin, le fait qu'il ait été militaire et chrétien, est inspirante pour moi et pour beaucoup de soldats et de vétérans. Je suis donc très heureux d'être là pour ce repas, pour ce grand moment de partage. »

Delphine Coutier

Source : https://www.lanouvellerepublique.fr/act ... s-convives

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Tours: 400 personnes pour le repas de la saint Martin
Publié le 13/11/2017 (La Nouvelle République)

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Un repas partagé… « presque comme au restaurant ».
L’église Saint-Julien de Tours a accueilli samedi quelque 400 personnes, pour un repas partagé dans le cadre du festival Saint-Martin.


Petit brun à l’œil malin, Côme le chantonne en sautillant : « Nous sommes là pour apporter de la joie dans les cœurs… Un peu pour s’amuser, aussi ! » Sachant que la bonne humeur n’empêche pas le sérieux : avec son copain Lucien, scout comme lui, Côme fait partie de la centaine de bénévoles qui, à l’initiative du diocèse et dans le cadre du festival Saint-Martin, proposait samedi un repas partagé à l’église Saint-Julien de Tours.

Fleurs de papier Or voilà une affaire qui roule ! Lancée en 2012, à l’initiative de la déléguée épiscopale à la solidarité, l’opération rassemble chaque année les mêmes énergies : « C’est beaucoup de travail, pour seulement quelques heures… C’est un truc complètement éphémère, mais c’est ce qui est beau, résume Brigitte Bécard. Tout le monde se rassemble à partir des plus pauvres. »

L’église, peu à peu s’est réchauffée, avec des tables aux nappes et serviettes de couleurs, avec des fleurs partout… « Ce sont celles de la Saint-Martin d’hier soir, la mairie nous a tout donné. » A l’accueil, des élèves en tenue du lycée hôtelier Fontiville ont concocté et servent un cocktail de fruits… Michel et Lionel s’ébrouent de pluie, fument une cigarette entre deux portes avant d’entrer tout à fait. Ils arrivent de Saint-Pierre-des-Corps : « Je sais qu’il y a de la soupe, j’aime bien, j’aime bien manger », sourit Lionel. A l’intérieur, les salades, les quiches, les fromages, les gâteaux de toutes sortes, amenés par un peu tout le monde, sont désormais parfaitement rangés sur les tables du buffet. Des membres de la fraternité Saint-Martin chantent. D’autres, déguisés en clown, se chargent de l’accueil, de petites fleurs en papier orange tendues à chaque nouvel arrivant : « Voici la fleur de l’été de la Saint-Martin… Bienvenue ! »

Bientôt, tout le monde ou presque est assis. On commence à servir… Ce samedi, ils étaient plus de 400 ainsi réunis et qui ont déjeuné ensemble. Au fil des tables, difficile d’identifier tout à fait qui était « en situation de fragilité », qui était bénévole, ou là juste pour la rencontre… « C’est cela que nous aimons, résumait Monseigneur Aubertin : cette mixité. »

Source : https://www.lanouvellerepublique.fr/act ... int-martin

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Re: FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

#47 Message par Gilbert Chevalier » mar. 21 nov. 2017 22:29

BIENTÔT des DIACONESSES et des PRÊTRESSES
Après les diaconesses, le pape ouvre la porte aux femmes-prêtres
Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso (07/02/2017)

Le 2 août 2016, le Pape François avait mis en place une commission pour étudier l’histoire du diaconat féminin dans le but d’éventuellement le restaurer. Certains avaient vu dans cette démarche un premier pas vers le sacerdoce des femmes même si le même François avait semblé l’exclure catégoriquement dans sa réponse à une question qui lui avait été posée dans l’avion de retour Suède le 1 novembre dernier (sur la photo, son embrassade avec l’archevêque luthérien suédois Antje Jackelen):

« En ce qui concerne l’ordination des femmes dans l’Église catholique, la dernière parole claire a été donnée par Saint Jean-Paul II et celle-ci demeure. »

Cependant, quand on lit le dernier numéro de « La Civiltà Cattolica », la question des femmes prêtres semble tout sauf fermée, au contraire, elle semble grande ouverte.

« La Civiltà Cattolica » n’est pas une revue comme les autres. Selon ses statuts, chaque ligne est imprimée sous le contrôle du Saint-Siège. De plus, un lient confidentiel très étroit unit Jorge Mario Bergoglio et le directeur de la revue, le jésuite Antonio Spadaro.

Ce dernier peut compter à son tour sur son plus proche collaborateur, le vice-directeur Giancarlo Pani, jésuite comme lui et tous les rédacteurs de cette revue.
Dans le dernier numéro de « Civiltà Cattolica », le P. Pani signe un article qui démonte tranquillement cette « ‘dernière parole claire » qui avait été donnée – c’est-à-dire le non pur et simple – que Jean-Paul II avait prononcé contre le sacerdoce des femmes.
> http://www.laciviltacattolica.it/artico ... diaconato/

*
ON NE PEUT PLUS SEULEMENT SE RÉFÉRER AU PASSÉ
de Giancarlo Pani S.J.
[…] A la Pentecôte 1994, le pape Jean-Paul II résumait dans la lettre apostolique « Ordination sacerdotalis » l’aboutissement d’une série d’interventions magistérielles précédentes (dont « Inter insigniores ») concluant que Jésus n’avait choisi que des hommes pour le ministère sacerdotal. Donc, « L’Église n’a en aucune manière le pouvoir de conférer l’ordination sacerdotale à des femmes et cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l’Église. »

Cette affirmation constituait une parole claire pour tous ceux qui pensaient pouvoir discuter de l’ordination sacerdotale des femmes. Toutefois, […] peu après, à la suite des problèmes suscités non pas tant par la doctrine que par la force avec laquelle elle était présentée, cette question avait été soumise à la Congrégation pour la Doctrine de la foi: « Peut-on considérer que l »ordinatio sacerdotalis’ fait partie du dépôt de la foi? ». La réponse a été « affirmative » et la doctrine a été qualifiée d' »infallibiliter proposita », c’est-à-dire qu’elle doit « être tenue, toujours et partout par tous les fidèles ».

Les difficultés de réception de cette réponse ont créé des « tensions » dans les rapports entre Magistère et Théologie pour des problèmes connexes. Ceux-ci concernaient la théologie fondamentale sur l’infaillibilité. C’est la première fois dans l’histoire que la Congrégation se référait explicitement à la Constitution « Lumen gentium » n. 25 qui proclamait l’infaillibilité d’une doctrine lorsque des évêques, même dispersés à travers le monde mais en communion entre eux et avec le successeur de Pierre s’accordaient pour l’enseigner authentiquement.

En outre, cette question concerne également la théologie des sacrements parce qu’elle touche au sacrement de l’ordre qui est traditionnellement conféré à l’homme, cependant elle ne tient pas compte des développements qu’ont connu, au cours du XXIè siècle, la présence et le rôle des femmes dans la famille et dans la société. Il s’agit de dignité, de responsabilité et de participation ecclésiale.

On ne peut pas nier le fait historique de l’exclusion des femmes du sacerdoce à cause de l' « impedimentum sexus ». Cependant, déjà en 1948 et donc bien avant les contestations des années Soixante, le P. Congar faisait remarquer que l’absence d’un fait ne constituait pas un critère décisif pour pouvoir conclure avec prudence et dans tous les cas que l’Église ne peut pas le faire et ne le fera jamais ».

En outre, ajoute un autre théologien, le « ‘consensum fidelium’ de plusieurs siècles a été remis en cause au XXè siècle surtout à cause des profonds changements socio-culturels concernant la femme. Cela n’aurait pas de sens de soutenir que l’Église devrait changer uniquement parce que les temps ont changé mais il n’en demeure néanmoins pas vrai qu’une doctrine proposée par l’Église doive être comprise par l’intelligence croyante. Le débat sur les femmes prêtres pourrait être mis en parallèle avec d’autres moments de l’histoire de l’Église; en tout cas aujourd’hui, dans le débat sur le sacerdoce féminin, les « auctoritates », c’est-à-dire les positions officielles du Magistère sont claires mais de nombreux catholiques peines à comprendre les « rationes » de choix qui, plus que des expressions d’autorité, semblent être synonymes d’autoritarisme. Il y a aujourd’hui un malaise entre ceux qui ne réussissent pas à comprendre comment l’exclusion de la femme du ministère de l’Église peut coexister avec l’affirmation et la valorisation de son égale dignité ». […]
*
Selon la « La Civilità Cattolica », donc, il faut non seulement remettre en question l’infaillibilité et le caractère définitif du « non » de Jean-Paul II aux femmes-prêtres mais également considérer que les « développements qu’ont connu, au cours du XXIè siècle, la présence et le rôle des femmes dans la famille et dans la société » ont plus de poids que ce « non ».

Ces développements – toujours selon le raisonnement de la revue – rendent désormais incompréhensibles les raisons de cet interdiction qui « plus que des expressions d’autorité, semblent être synonymes d’autoritarisme ».
En d’autres mots, le fait que l’Église catholique n’ait jamais eu de femmes prêtres n’empêche pas qu’elle en ait dans le futur.

« On ne peut pas sans cesse faire référence au passé comme s’il n’y avait des signes de l’Esprit que dans le passé. Aujourd’hui aussi, le Seigneur conduit l’Église et suggère d’adopter courageusement de nouvelles perspectives ».

Et François en premier « ne se limite pas à ce qu’il connaît déjà mais veut explorer un champ complexe et actuel parce que c’est l’Esprit qui guide l’Église », conclut la « Civilità Cattolica », naturellement avec l’imprimatur du pape.
Source : http://www.diakonos.be/settimo-cielo/ap ... s-pretres/

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#48 Message par Gilbert Chevalier » mer. 22 nov. 2017 15:51

Documents officiels permettant aux irréguliers de communier. Hérésie pertinace !

Image
L’interprétation du chapitre 8 d’Amoris laetitia par les évêques de la région de Buenos Aires
5 septembre 2016, échanges de lettres sur les « Critères de base pour l’application du chapitre 8 d’Amoris laetitia. »

La Croix , le 22/09/2016 à 12h10
ilsismografo.blogspot.fr


Début septembre, les évêques de la Région pastorale de Buenos Aires (Argentine) ont adressé à leurs prêtres une lettre distinguant certains critères de base pour l’application du chapitre VIII de l’exhortation apostolique Amoris laetitia, notamment en ce qui concerne l’admission à la communion eucharistique des personnes divorcées remariées. Ces critères, les évêques argentins de Buenos Aires les ont déclinés en 10 points afin d’aider les prêtres dans leur tâche pastorale. Dans le document, ils soulignent l’importance du discernement et la miséricorde dans l’accompagnement pastoral des divorcés remariés. Une copie de cette lettre a été envoyée au pape François qui a adressé un courrier à Mgr Sergío Alfredo Fenoy, délégué des évêques de la région de Buenos Aires. Le pape a félicité les évêques de cette région pastorale pour leur travail visant à accompagner leurs prêtres. Il a rappelé les quatre attitudes pastorales nécessaires à avoir vis-à-vis des divorcés remariés : accueillir, accompagner, discerner, intégrer. Parmi toutes ces attitudes, a insisté le pape, « la moins cultivée et pratiquée est le discernement ». Il a émis le souhait que soit inscrit le discernement personnel et communautaire au programme de formation des prêtres.
(La Documentation Catholique)
Lettre des évêques de la région de Buenos Aires

Chers prêtres,

C’est avec joie que nous avons reçu l’exhortation Amoris laetitia (1), qui nous appelle avant tout à faire croître l’amour des époux et à motiver les jeunes afin qu’ils optent pour le mariage et la famille. Ce sont là les grands thèmes qui ne devraient jamais être négligés ni éclipsés par d’autres questions. François a ouvert plusieurs portes dans le domaine de la pastorale familiale et nous sommes appelés à profiter de ce temps de miséricorde pour assumer en tant qu’Église.

Pour le moment, nous nous arrêterons uniquement sur le chapitre VIII, étant donné qu’il fait référence aux « orientations de l’évêque » (n. 300) en termes de discernement quant au possible accès aux sacrements de quelques « divorcés engagés dans une nouvelle union. » Il nous semble approprié, en tant qu’évêques d’une même région pastorale, de convenir de quelques critères minimaux. Nous en faisons la proposition sans préjudice de l’autorité que détient chaque évêque dans son propre diocèse pour les préciser, les compléter et les délimiter.

1. En premier lieu, nous devons nous souvenir qu’il ne convient pas de parler de « permissions » d’accès aux sacrements, mais d’un processus de discernement accompagné par un prêtre. Il s’agit d’un discernement « personnel et pastoral » (n. 300).

2. Au cours de ce cheminement, le pasteur devrait mettre l’accent sur l’annonce fondamentale, le kérygme, qui stimule ou renouvelle la rencontre personnelle avec Jésus-Christ vivant (cf. n. 58).

3. L’accompagnement pastoral est un exercice de « via caritatis ». Il s’agit d’une invitation à suivre la route « de Jésus : celle de la miséricorde et de l’intégration » (n. 296). Cet itinéraire requiert la charité pastorale du prêtre qui accueille le pénitent, l’écoute avec attention et lui montre le visage maternel de l’Église, tout en acceptant sa juste intention et sa bonne résolution d’exposer sa vie entière à la lumière de l’Évangile et de pratiquer la charité (cf. n. 306).

4. Ce chemin n’aboutit pas nécessairement aux sacrements. Il peut s’orienter vers d’autres manières de s’intégrer davantage dans la vie de l’Église : une plus grande présence dans la communauté, la participation à des groupes de prière ou de réflexion, l’engagement auprès de divers services ecclésiaux, etc. (cf. n. 299).

5. Quand les circonstances concrètes de la vie d’un couple le permettent, en particulier quand les deux personnes sont chrétiennes et témoignent d’un parcours de foi, il est possible de leur proposer de s’engager à vivre dans l’abstinence. Amoris laetitia n’ignore pas les difficultés de cette option (cf. note 329) et laisse ouverte la possibilité d’accéder au sacrement de la Réconciliation en cas de défaillance (cf. note 364, Lettre de Jean-Paul II au cardinal 22 mars 1996).

6. En d’autres circonstances plus complexes, et lorsqu’il n’a pas été possible d’obtenir une déclaration de nullité, l’option mentionnée peut ne pas être, de fait, réalisable. Toutefois, un parcours de discernement est également possible. Si l’on parvient à reconnaître que, dans un cas concret, il existe des limitations qui atténuent la responsabilité et la culpabilité (cf. n. 301-302), en particulier quand une personne estime qu’elle commettrait une nouvelle faute qui pourrait nuire aux enfants de la nouvelle union, Amoris laetitia ouvre la possibilité de l’accès aux sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie (cf. notes 336 et 351). Ceux-ci, à leur tour, disposent la personne à continuer de mûrir et de croître avec la force de la grâce.

7. Cependant, il faut éviter de comprendre cette possibilité comme un accès sans restriction aux sacrements, ou comme si n’importe quelle situation pouvait le justifier. Ce qui est proposé est un discernement qui fasse dûment la distinction au cas par cas. Par exemple, une « nouvelle union provenant d’un divorce récent » ou « la situation d’une personne qui a régulièrement manqué à ses engagements familiaux » (n. 298) requiert une attention toute particulière. De même lorsqu’il y a une sorte d’apologie ou une volonté d’ostentation de la situation même, comme si elle « faisait partie de l’idéal chrétien » (n. 297). Dans ces cas plus compliqués, nous, pasteurs, devons accompagner avec patience, en veillant à proposer un chemin d’intégration (cf. 297, 299).

8. Il est toujours important d’orienter les personnes à la prise de conscience de leur situation devant Dieu et c’est pourquoi « l’examen de conscience » proposé par Amoris laetitia (n. 300) est utile, surtout en ce qui concerne la manière dont elles « se sont comportées envers leurs enfants » ou envers le conjoint abandonné. Quand certaines injustices n’ont pas été résolues, l’accès aux sacrements est particulièrement scandaleux.

9. Il peut s’avérer opportun qu’un éventuel accès aux sacrements s’effectue de manière discrète, surtout quand des situations conflictuelles sont prévisibles. Mais en même temps, il ne faut pas cesser d’accompagner la communauté afin qu’elle continue de croître dans un esprit de compréhension et d’accueil, sans que cela crée de confusion quant à l’enseignement de l’Église concernant l’indissolubilité du mariage. La communauté est l’instrument de la miséricorde « imméritée, inconditionnelle et gratuite » (n. 297).

10. Le discernement ne se referme pas parce qu’il « est dynamique et doit demeurer toujours ouvert à de nouvelles étapes de croissance et à de nouvelles décisions qui permettront de réaliser l’idéal plus pleinement » (n. 303), selon la « loi de gradualité » (n. 295), et en ayant confiance en l’aide de la grâce.

Nous sommes avant tout des pasteurs. C’est pourquoi nous voulons accueillir ces paroles du pape : « J’invite les pasteurs à écouter avec affection et sérénité, avec le désir sincère d’entrer dans le cœur du drame des personnes et de comprendre leur point de vue, pour les aider à mieux vivre et à reconnaître leur place dans l’Église. »

Avec notre affection en Christ.
La réponse du pape François aux évêques de la Région pastorale de Buenos Aires

Mgr Sergío Alfredo Fenoy,
délégué de la Région pastorale de Buenos Aires

Cher Frère,

J’ai reçu la lettre de la Région pastorale de Buenos Aires intitulée « Critères de base pour l’application du chapitre VIII d’Amoris laetitia. » Je vous remercie de me l’avoir envoyée ; et je vous félicite pour le travail accompli : véritable exemple d’accompagnement des prêtres… et nous savons tous combien est nécessaire cette proximité de l’évêque auprès de son clergé et du clergé auprès de son évêque.

Le prochain « le plus proche » de l’évêque est le prêtre, et le commandement d’aimer son prochain comme soi-même doit s’appliquer en premier lieu à nous, évêques, précisément vis-à-vis de nos prêtres.

Cette lettre convient tout à fait. Elle explicite pleinement le sens du chapitre VIII d’Amoris laetitia. Il n’y a pas d’autre interprétation. Et je suis sûr qu’elle fera beaucoup de bien. Que le Seigneur vous accorde ses faveurs pour cet effort de charité pastorale. Et c’est précisément la charité pastorale qui nous amène à sortir à la rencontre de ceux qui se sont éloignés, et une fois que nous les avons rencontrés, à initier un parcours d’accueil, d’accompagnement, de discernement et d’intégration au sein de la communauté ecclésiale. Nous savons combien cela est ardu, il s’agit d’une pastorale « corps à corps » qui ne se satisfait pas de médiations programmatiques, organisationnelles, juridiques, bien qu’elles soient nécessaires. Simplement accueillir, accompagner, discerner, intégrer. Parmi ces quatre attitudes pastorales, la moins cultivée et pratiquée est le discernement ; et je considère qu’il est urgent de former au discernement, personnel et communautaire, dans nos séminaires et au sein de notre presbytérium.

Enfin, je voudrais rappeler qu’Amoris laetitia est le fruit du travail et de la prière de toute l’Église, grâce à la médiation des deux synodes et du pape. C’est pourquoi je vous recommande une catéchèse complète de l’exhortation qui certainement contribuera à la croissance, à la consolidation et à la sainteté de la famille.
De nouveau je vous remercie pour le travail accompli et je vous encourage à poursuivre, au sein des différentes communautés des diocèses, l’étude et la catéchèse d’Amoris laetitia.

S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier et de demander qu’on prie pour moi.

Que Jésus vous bénisse et que la Vierge Marie veille sur vous.

Fraternellement,
(*) Traduction française de Sophie Gallé pour La DC. Titre et note de La DC.

(1) DC 2016, n. 2523, p. 5-96.
Source : https://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/D ... 1200790907

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#49 Message par Gilbert Chevalier » jeu. 23 nov. 2017 22:37

À Vatican II, ce fut pareil : terrifiant !!! Merci à Anca-Maria Cernea !

La fumée de Satan pourrait être perçue dans certaines déclarations des Pères synodaux

Parlant au Séminaire de la Société Sacerdotale de Saint Pie X à Zaitzkofen (Allemagne), en février 2017, le Dr Anca-Maria Cernea, auditeur roumain au Synode sur la Famille en 2015, a raconté son expérience.

Cernéa faisait partie du Groupe C anglophone, qu'elle décrit comme le plus progressiste des treize groupes synodaux, bien que les "révolutionnaires" de ce cercle et du Synode dans son ensemble fussent minoritaires.

Le modérateur du groupe C était l'archevêque d'Armagh, Mgr Eamon Martin. Au groupe appartenaient le Cardinal de Washington Wuerl, le Cardinal Wellington Dew et le Supérieur Général des Jésuites de l'époque, le P. Adolfo Nicolas, tous relativistes libéraux.

Cernea souligne que le relateur de son groupe, l'archevêque de Brisbane Mark Coleridge, a offert une présentation manipulée de la discussion dans son groupe.

Bien que minoritaires, les relativistes libéraux dominent la discussion :"Ils ont un accès prioritaire aux médias et se vantent aussi d'avoir le soutien de François". Selon elle, la quasi-totalité des dix relateurs du Synode choisis par François appartenaient à la "minorité révolutionnaire".

Cernéa décrit l'atmosphère au Synode comme "très tendue" à cause des discussions et du manque de transparence du Synode.

L'Instrumentum Laboris (papier de travail) était - à Cernea - "très mauvais". Il n' y avait pas assez de temps pour en faire un bon document. Pour l'examen de la deuxième partie du document, qui contenait la plupart des points controversés, seuls quelques jours étaient disponibles.

Comme quelqu'un qui a vécu sous le communisme et qui a étudié le marxisme à l'école, Cernea a remarqué que la première partie de l'Instrumentum laboris a utilisé de nombreux outils analytiques du marxisme. Presque tous les problèmes de la famille ont été réduits à des facteurs économiques : « Malheureusement, seuls quelques pères synodaux l'ont remarqué. »

Un gros problème au cours des discussions était la langue. De nombreux participants devaient parler une langue étrangère et avaient du mal à suivre la discussion. L'ébauche du rapport final a été rédigée en italien seulement, bien qu'une petite partie seulement des pères synodaux parlaient couramment cette langue. Ils ont eu moins d'une journée pour l'étudier et y apporter des corrections.

Cernea souligne qu'il y a un point où les membres occidentaux de son groupe n'étaient pas prêts à faire des concessions : l'homosexualité. « Ils semblaient avoir décidé au préalable qu'il était impératif de mentionner les homosexuels dans le document du Synode sur la Famille, et que cela devait être fait de manière positive. »

Lorsque Cernéa a souligné que le passage du Catéchisme de l'Église catholique qui dit que les actes homosexuels sont des péchés doit être mentionné, on lui a dit de garder le silence.

Un rayon d'espoir pour Cernéa était l'archevêque Tomasz Peta d'Astana, Kazakhstan, qui a dit en citant Paul VI, que dans les déclarations de certains pères synodaux, la fumée de Satan pouvait être perçue.
Source : https://gloria.tv/article/EqsGSLxwhhW33oJjx1idjG48P
Intervention choc au synode : Anca-Maria Cernea supplie les pères synodaux de reconnaître qu’il s’agit d’une bataille spirituelle
Le Blog de Jeanne Smits
18 octobre, 2015

A lire d’urgence : l’intervention d’une auditrice roumaine, le Dr Anca-Maria Cernea, au synode sur la famille vendredi. Elle est médecin du Centre de diagnostic et de traitement Victor-Babes à Bucarest. En quelque mots, elle a dressé le véritable cadre du synode et rappelé quelles doivent être les priorités catholiques dans ce monde en proie aux assauts des ennemis de Dieu et du salut des hommes. Elle a évoqué les « erreurs » que la Russie répand sur le monde. Elle parle en connaissance de cause : ses propres parents ont durement souffert du communisme, elle en a souffert elle-même. Elle montre la continuité entre l’oppression matérielle que celui-ci a imposée, et la nouvelle forme prise par la Révolution marxiste-léniniste.

Telle est la vérité de ce synode sur la famille.
Anca-Maria Cernea montre que la bataille est d’abord spirituelle. Ordonnée au salut des âmes. Et que se passe-t-il dans la salle du synode ?…

Je vous en prie, faites connaître ce texte. Il suffit de copier le lien :
http://leblogdejeannesmits.blogspot.ro/ ... ernea.html
et de le faire suivre à vos contacts.

Je vous en propose ici ma traduction depuis la traduction anglaise publiée sur LifeSiteNews, d'après le site du Vatican. – J.S.
Très Saint Père, Pères synodaux, Frères et Sœurs, je représente l'Association des médecins catholiques de Bucarest.

J'appartiens à l’Église catholique grecque romaine.

Mon père était un leader politique chrétien, emprisonné par les communistes pendant 17 ans. Mes parents étaient fiancés, mais leur mariage a eu lieu 17 ans plus tard. Ma mère a attendu mon père pendant toutes ces années, bien qu'elle ne sache même pas s'il était encore en vie. Ils ont été héroïquement fidèles à Dieu et à leurs fiançailles.

Leur exemple montre que la grâce de Dieu peut surmonter des circonstances sociales terribles, ainsi que la pauvreté matérielle.

Nous, en tant que médecins catholiques qui défendons la vie et la famille, nous voyons que tout ceci est avant tout une bataille spirituelle.

La pauvreté matérielle et le consumérisme ne sont pas la première cause de la crise de la famille.

La première cause de la révolution sexuelle et culturelle est idéologique.

Notre Dame de Fatima a dit que les erreurs de la Russie se répandraient à travers le monde entier. Cela s'est fait d'abord sous une forme violente, le marxisme classique, qui a tué des dizaines de millions de personnes.

Aujourd'hui cela se fait la plupart du temps à travers le marxisme culturel. Il y a continuité entre la révolution sexuelle de Lénine, à travers Gramsci et l'École de Francfort, et l'idéologie contemporaine des droits gay et du genre.

Le marxisme classique avait la prétention de redessiner la société, par le biais de la spoliation violente de la propriété. Aujourd'hui la Révolution va plus profond ; elle prétend redéfinir la famille, l'identité sexuelle et la nature humaine.

Cette idéologie se qualifie elle-même de progressiste. Mais elle n'est rien d'autre que la vieille proposition du serpent, pour que l’homme prenne le contrôle, que Dieu soit remplacé, que la rédemption soit organisée ici-bas, dans ce monde.

C'est une erreur de nature religieuse, c'est la gnose.

Il appartient aux pasteurs de la reconnaître, et de mettre le troupeau en garde contre ce danger. « Cherchez donc d'abord le royaume de Dieu et Sa justice, et toutes ces choses vous seront données par surcroît. »

La mission de l’Église est de sauver les âmes. Le mal dans ce monde vient du péché. Et non de la disparité des revenus ou du changement climatique.

La solution est celle-ci : l'évangélisation. La conversion.

Et non pas un contrôle gouvernemental sans cesse grandissant. Ni un gouvernement mondial. Ce sont eux, aujourd'hui, les agents principaux du marxisme culturel ; ce sont eux qui l'imposent à nos nations, sous la forme du contrôle de la population, de la santé reproductive, des droits gay, de l'éducation aux questions de genre, etc.

Ce dont le monde a besoin aujourd'hui, ce n'est pas d'une limitation de la liberté, mais de la vraie liberté, la libération du péché. La rédemption.

Notre Église a été opprimée par l’occupation soviétique. Mais aucun de nos douze évêques n’a trahi la communion avec le Saint-Père. Notre Église a survécu grâce à la détermination et à l'exemple de nos évêques qui ont tenu bon face aux prisons et à la terreur.

Nos évêques ont demandé à la communauté de ne pas suivre le monde. Et non de coopérer avec les communistes.

Aujourd'hui nous avons besoin que Rome dise au monde : « Repentez-vous et convertissez-vous, car le royaume de Dieu est proche. »

Ce n'est pas seulement nous, le laïcat catholique, mais également nombre de chrétiens orthodoxes qui prions avec anxiété pour ce synode. Car, comme ils le disent, si l’Église catholique cède à l'esprit du monde, il va être très difficile pour tous les autres chrétiens d’y résister.

Dr Anca-Maria Cernea
Source : http://leblogdejeannesmits.blogspot.ro/ ... ernea.html
À Rome, Anca-Maria Cernea a dénoncé le « marxisme culturel »

reinformation.tv
23 mai 2016

Dans l’une des conférences les plus applaudies lors du Rome Life Forum qui a réuni plusieurs dizaines de grandes associations provie et pro-famille à la veille de la marche pour la vie à Rome, le 8 mai dernier, Anca-Maria Cernea, fille d’un opposant catholique au régime communiste de Roumanie qui a payé de 17 ans de prison et de tortures sa fidélité à sa foi, a dénoncé le rôle du « marxisme culturel » dans l’invasion de l’idéologie du genre et autres manifestations de la culture de mort dans de si nombreux pays du monde. Outre qu’elle connaît parfaitement le mode opératoire du marxisme, qui repose sur la dialectique et le mensonge, elle est aussi, en tant que grecque-catholique, très au fait de l’enseignement doctrinal de l’Église. C’est elle qui avait créé une véritable sensation au synode sur la famille, en octobre dernier, en rappelant les pères synodaux à leur devoir de conduire les âmes au salut éternel et de discerner les véritables causes des atteintes actuelles contre la famille.
Le marxisme culturel dénoncé par une intervenante au synode sur la famille

La longue conférence d’Anca-Maria Cernea a été traduite en français et mise en ligne ici http://leblogdejeannesmits.blogspot.ro/ ... ur-le.html par Jeanne Smits, elle est d’une lecture indispensable pour qui veut prendre la mesure de la véritable « bataille spirituelle » dans laquelle l’humanité est aujourd’hui engagée. Elle dénonce notamment l’idée communément reçue selon laquelle l’idéologie du genre, la lutte pour les droits LGBT et l’avortement ne sont que l’aboutissement logique du libéralisme et de l’appât du gain. « Cette approche ne vise que la chair et le sang et oublie les esprits mauvais », souligne Anca-Maria Cernea, rappelant la mise en garde de saint Paul :

« Nous avons à combattre, non contre des hommes de chair et de sang, mais contre les principautés et les puissances, contre les princes du monde, c’est-à-dire, de ce siècle ténébreux, contre les esprits de malice répandus dans l’air. »

Oublier que ce qui se répand aujourd’hui est d’abord une révolte contre Dieu, c’est se méprendre sur les causes et du coup priver la lutte pour la vie et pour les droits de la famille de leur efficacité.
La culture de mort, les droits LGBT, le divorce… des objets de lutte marxiste

Au cours de sa conférence, Anca-Maria Cernea a donc dressé le portrait historique de la révolution culturelle qui est aussi propre au marxisme que la révolution sanglante ; c’est elle qui aujourd’hui est en première ligne. Que ce soit pour l’avortement, l’homosexualité, le divorce facile, l’éducation sexuelle, toutes ces choses ont été imposées en même temps que la révolution bolchevique, en Union soviétique ou dans ses satellites.

Soulignant la nature « religieuse » de cette nouvelle déclinaison du gnosticisme – le rejet de Dieu – Anca-Maria Cernea voit précisément dans la « subversion culturelle insidieuse » qui s’impose dans de si nombreux pays les « erreurs » dont Notre-Dame annonçait à Fatima que la Russie les répandrait à travers le monde.

Cela la conduit à dénoncer notamment l’aveuglement de ceux qui voient aujourd’hui en Poutine un rempart contre la culture de mort, tandis que d’autres, tout aussi imprudents, voient en l’islam un allié potentiel contre cette décadence.
Anca-Maria Cernea rappelle le rôle de la dialectique marxiste

« Le marxisme culturel n’est pas, à l’origine, un produit occidental, malgré le fait qu’il a grandi au cœur de l’Occident. Nous devons discerner avec soin entre la civilisation judéo-chrétienne et ce virus, développé par ses ennemis, en vue de sa destruction », explique Mme Cernea, rappelant les efforts de l’École de Francfort et le programme de prise de pouvoir culturelle développée par le communiste Gramsci.

Elle montre notamment comment nombre de documents de l’Église se sont laissé contaminer par le langage propre aux révolutionnaires, avant que Jean-Paul II ne recommence à dénoncer les différentes idéologies totalitaires et notamment le communisme comme « des erreurs de nature religieuse », des « théories utopiennes qui prétendaient assurer l’avènement d’une société parfaite ici-bas ». Et d’expliquer que la défaite du communisme classique en 1989 « s’est révélée être plutôt une mutation vers le marxisme culturel (qui peut aussi revenir au marxisme violent – cela ne devrait pas étonner ceux qui sont familiers de la dialectique marxiste) ».


Un texte de fond, à lire d’urgence…
Anne Dolhein
Source : http://reinformation.tv/anca-maria-cern ... n-55526-2/

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Gilbert Chevalier
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Re: FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

#50 Message par Gilbert Chevalier » ven. 01 déc. 2017 11:33

« Deux pas en avant et un demi en arrière ! » dixit François

La stratégie des petits pas
Comment François nous offre une nouvelle déclinaison de la parabole de la grenouille bouillie...

(16/11/2017)

>>> Cf. http://benoit-et-moi.fr/2013-I/articles ... olique.php
>>> Et aussi: Des viri probati ordonnés prêtres (A petits pas, François...., 3 janvier 2017) http://benoit-et-moi.fr/2017/actualite/ ... etres.html

"Si Jorge Mario Bergoglio est indiscutablement un innovateur, il l’est bien davantage en matière de méthode qu’en matière de résultats.
Il a toujours introduit les nouveautés à petites doses, en catimini, parfois dans une note de bas de page allusive, comme dans le cas de la désormais célèbre note 351 de l’exhortation post-synodale Amoris laetitia, quitte à déclarer ensuite avec candeur, quand on l’interpelle sur le sujet au cours de l’une de ses tout aussi célèbres conférences de presse aériennes, ne même plus se souvenir de cette note.
L’important pour lui c’est de « jeter la graine pour que la force se déchaîne », et de « mélanger le levain pour que la force fasse grandir », selon les termes qu’il a lui-même utilisés dans une homélie à Sainte-Marthe il y a quelques jours."

(Sandro Magister, 12 novembre 2017 : )

Après cette lumineuse analyse par Sandro Magister de ces quatre années et quelque de pontificat bergoglien, et son titre qui dit tout (« La révolution de Bergoglio. A petites doses mais irréversible ») , résumant à la perfection ce que nous répétons ici depuis des mois (voir en particulier le P. Scalese http://benoit-et-moi.fr/2016/actualite/ ... anois.html , qui est le premier - ou le seul - à avoir souligné l'importance de cette phrase d'Evangelii Gaudium: le temps est supérieur à l’espace : https://cse.google.com/cse?cx=016943096 ... 3dle%20tem) voici un autre article qui va dans le même sens, sur l'excellent blog de Francesco Lamendola, que j’ai récemment découvert

La grenouille bouillie de Bergoglio
La stratégie des petits pas

Francesco Lamendola
http://www.accademianuovaitalia.it/inde ... coli-passi
13 novembre 2017
Ma traduction ("Benoît-et-moi")

Nous pourrions l'appeler, et certains l'ont appelée, la stratégie des petits pas: c'est celle avec laquelle la nouvelle église se substitue peu à peu, un petit peu à la fois, une parole ou un geste à la fois, à la véritable Église catholique, celle qui doit être écrite en majuscules, parce que c'est l'Église des Saints, fondée par Jésus-Christ et reposant sur la terre, mais tendue vers le monde au-delà de la terre, assistée par les anges et pas les archanges, et par Marie toujours Vierge, en passant par les âmes saintes du Purgatoire et du Paradis, jusqu'au trône de Dieu.

Petits pas, mais quotidiens, méthodiques, implacables: et un petit pas par jour, cela signifie un énorme changement en l'espace de quatre ans et demi. Ce que le Pape François voulait, ce qu'il avait annoncé dès le début: changer l'Église. Ce n'étaient pas des paroles en l'air: il voulait le faire, il est en train de le faire, il l'a fait, avec le néoclergé animé par ses propres intentions et objectifs: les différents monsignori Paglia, Galantino, Lorefice, Perego, D'Ercole, Cipolla, Castellucci, et les différents religieux comme [le Père] Sosa Abascal, ou les différents théologiens comme Andrea Grillo. Ainsi, un petit pas par jour, à partir de ce 11 février 2013 où Benoît XVI, à la surprise générale, a annoncé son intention de démissionner, ce qui devint ensuite effectif le 28 février 2013 (mais il est encore vivant, et relativement en bonne santé, de sorte qu’il y a simultanément deux papes: une situation, pour dire le moins, anormale) jusqu'à aujourd'hui, le changement apparaît énorme, radical et, peut-être, irréversible: ce n'est plus l’Église. Certains l'appellent aussi la stratégie de la "grenouille bouillie": en élevant progressivement, presque insensiblement, la température, la grenouille ne remarque pas qu'elle en train de bouillir encore vivante, et lorsqu'elle en prend conscience, il sera trop tard pour qu’elle se sauve. D'autres se souviennent de ce que l'on appelle la "fenêtre Overton" (*), c'est-à-dire l'art (scientifique) de changer radicalement les opinions des gens, sans qu'ils réalisent le moins du monde qu'ils ont été habilement et complètement manipulés, au point d'entendre et de penser exactement le contraire de ce qu'ils avaient ressenti et pensé peu de temps auparavant.

Le pape, répétons-le, a été le maître et le chef de file de cette stratégie; et il l'a fait, et il est en train de le faire, de façon tellement méthodique, avec tellement de persévérance, si consciencieusement, tout en donnant l'impression (fausse) d'une extrême spontanéité, et presque d'une constante improvisation, toutes choses qui plaisent tellement aux gens qu'il est devenu un objet d'étude pour les chercheurs en sciences de l'éducation, et qu'il incarne un modèle qui pourra difficilement être surpassé dans un avenir proche.

Quand, par exemple, en parlant du mystère de la Sainte Eucharistie - parce qu'il s'agit d'un mystère, et même d'un Mystère: le Mystère sacré par excellence - il n'utilise pas le mot transsubstantiation, comme doit le faire un bon catholique, ne disons pas un théologien plus ou moins raffiné, mais n'importe quel curé ou aumônier de paroisse, mais plutôt le mot théophanie [ndt : durant l’AG du 8 novembre http://w2.vatican.va/content/francesco/ ... erale.html] ; derrière l'apparence d'une certaine originalité et peut-être d'une certaine imprécision de langage, il poursuit comme toujours sa stratégie des petits pas: il élève de 1° la température de l'eau dans laquelle la grenouille se trouve immergée.

Et quand il lance, avec une parfaite nonchalance, une affirmation gravissime et inouïe, celle que sur la question de la prédestination, Luther avait raison, et qu’il le fait à bord d'un avion qui le ramène chez lui, d'un de ses voyages pastoraux, c'est-à-dire d'une chaire non officielle, particulièrement "familière" et "décontractée", comme celle qui se crée dans de telles circonstances, en l'absence d'un public et d'un contexte institutionnalisés , il le fait avec une malice délibérée et calculée: il ne peut pas ne pas savoir qu'il a proféré une hérésie, mais il le fait avec un tel sourire, avec une telle "spontanéité", avec un telle charge de sympathie humaine (question d'opinion !) que même l'hérésie passe sur le fond, et que même, elle n'est pas perçue comme telle. Personne ne réagit, personne ne se scandalise, personne ne le corrige, ou n'exige de clarification: tous se taisent, et qui ne dit mot consent. Rien ne passe dans la presse ou à la télévision; la seule chose qui "passe", c'est la charge humaine de ce pape tellement abordable, si informel, qui s'entretient avec une telle immédiateté avec les journalistes. Et ainsi, la température de l'eau augmente encore d'1°, et même plus: la grenouille est maintenant rosée, elle commence à fumer, mais il semble qu'elle n'est pas encore consciente du véritable destin qui l'attend.

La même stratégie est celle de Galantino & Cie. Chaque jour, ils augmentent la dose, mais seulement un peu; de temps en temps, ils en sortent une plus grosse, puis ils voient ce qui se passe: c'est un test. Comme il ne se passe rien, ils se préparent à en sortir une encore plus grosse la fois suivante.

Galantino, par exemple, dit que la réforme luthérienne a été une œuvre du Saint-Esprit: jusqu'à il y a six ou sept ans, un tollé aurait éclaté et, pour commencer, le pape l'aurait corrigé. Aujourd'hui, personne ne le corrige, tout le monde se tait, et "qui tacet, consentire videtur".

Ou bien Paglia: il dit que nous devrions tous prendre son ami Marco Pannella comme modèle de vie spirituelle: personne ne dit rien, personne ne souligne que le prendre comme modèle, c'est jeter toute la foi catholique au panier, en commençant par l’Évangile. Et allons-y.

Sosa Abascal dit que le diable n'existe pas: personne n'intervient, personne ne le corrige, donc tout va bien, on peut continuer tranquilles: et élever la température de l'eau dans le pot d'un autre degré.

Puis Cipolla dit qu'il se ferait un plaisir d'enlever les symboles chrétiens pour ne pas compromettre l'amitié avec les musulmans: silence de tombeau.

Puis Perego dit que l'avenir des Italiens est le métissage: personne ne proteste, personne ne le corrige: donc, tout va bien. Puis D'Ercoli écrit que, pour prêcher l'Évangile, il faut d'abord créer des conditions de justice sociale; silence assourdissant: la voie est libre.

Puis Castellucci ordonne au théologien Antonio Livi d'annuler une conférence, qu'il devait prononcer dans son diocèse, sur le thème du relativisme galopant: personne ne proteste, personne ne réclame d'explications; d'ailleurs, l'explication, il l'a déjà donnée, lui, l'évêque bergoglien de fer: il faut éviter ce qui crée des "divisions". Mais des divisions, où? A l'intérieur de l'Église, ou à l'extérieur de l'Église, envers ceux qui haïssent l'Église et les valeurs dont elle est porteuse? On ne sait pas: quoi qu'il en soit, personne ne parle, alors tout va bien. Et en avant, toujours.

Chaque jour comme cela; chaque jour que Dieu envoie sur la terre. Gutta cavat lapidem, disaient les Romains: même une goutte d'eau peut creuser la pierre, si elle tombe sans cesse.

Et ce ne sont pas seulement les prêtres, mais aussi les laïcs, qui se prêtent à ce travail de destruction systématique et de remplacement, morceau par morceau, de la doctrine catholique: le professeur Melloni, par exemple, héritier de l'école de Bologne et de la tradition de Dossetti, qui est l'auteur de "sa" traduction du Credo de Nicée-Constantinople, et à qui personne ne songe à demander avec quelle autorité il a fait une chose de ce genre: comme si le fait que n'importe qui traduise les textes fondamentaux de la religion catholique et les mette en circulation était dans l’Église catholique la chose la plus naturelle du monde, exactement comme elle l'est dans le milieu protestant.

Mais le pape, selon quelque pompier volontaire, est souvent mal compris. Vraiment? Et alors, comment se fait-il que quand d'éminents cardinaux, et ensuite d'illustres théologiens, demandent explicitement des éclaircissements sur un document important pour la foi et la morale catholiques comme Amoris Laetitia, il se refuse purement et simplement à répondre. Alors que si le cardinal Sarah essaie d'interpréter un document comme Magnum Principium, pour sauver ce qui est sauvable dans la sainte liturgie, le Pape s'empresse d'intervenir, à voix haute et claire, pour le corriger et lui donner le démenti, et il le fait avec une réactivité et une décision surprenantes?

A l'évidence, le pape reste silencieux quand l'ambiguïté de ses paroles l'arrange, mais intervient, et avec une extrême fermeté à la limite de la brutalité, quand il voit le risque qu'une telle ambiguïté offre un espace à la dissidence par rapport au changement qu'il voulait.

Et quand, par exemple, son grand ami Eugenio Scalfari dit, et même écrit et diffuse dans la presse, qu'il s'est forgé une opinion, à travers ses différentes conversations avec le pontife, que ce dernier ne croit ni au Jugement ni à l'Enfer, contrairement à ce qu'enseigne le Magistère avec toute la doctrine catholique, il est certain que, si le pape avait décidé d'intervenir pour rectifier cette impression, et pour professer son adhésion au vrai enseignement du Christ, il l'aurait fait. Or, s'il ne l'a pas fait, il ne peut y avoir qu'une raison: qu'il n'y a rien à rectifier. Du reste, à sa manière, le pape lui-même a dit qu'il n'y aura ni Jugement divin, ni damnation éternelle pour les pécheurs impénitents: il l'a fait comprendre lors de l'audience générale du 23 août 2017, disant que Dieu appellera tous les hommes à habiter avec lui, sous une immense tente: ce qui veut dire que personne ne sera jugé et d'autant moins puni.

Mais ce n'est pas la doctrine catholique, c'est autre chose, de complètement différent. Au fond, ce n'est pas étonnant: si, pour lui, Dieu n'est pas catholique, comme il l'a dit de la façon la plus explicite, alors nous ne devons pas nous attendre à ce que Dieu se comporte comme le dit la doctrine catholique. Voilà pourquoi la doctrine le gêne tellement: non pas parce que c'est quelque chose de rigide et donc une "idéologie" qui divise (Homélie de sainte Marthe du 19 mai 2017), mais parce qu'elle est ce qu'elle doit être: la doctrine catholique. Il n'aime pas les doctrines et n'aime pas le catholicisme; il aime encore moins le catholicisme tel qu'il est aujourd'hui présenté et interprété par l'Église. Il veut le changer, et il le fait avec tous les outils dont il dispose: et qui sont vraiment nombreux, d'abord son immense (et facile, trop facile, pour ne pas dire démagogique) popularité. Il est devenu une star médiatique, ils sont tous fous de lui: mais vraiment tous. On imprime même des magazines entièrement dédiés à lui, à sa personne, qui l'idolâtrent presque comme si, dans l'estime et l'affection des fidèles, il venait d'abord, lui, puis derrière, le Seigneur Dieu.

Étrange, pourtant: en son temps, dans la Palestine d'il y a deux mille ans, ils n'étaient pas tous fous de Jésus-Christ. Certains l'aimaient, l'admiraient et l'écoutaient; mais beaucoup le détestaient, le haïssaient et voulaient le voir mort. A la fin, les seconds l'ont emporté. Il ne semble pas que les foules aient été séduites par son charme, indistinctement; beaucoup s'en allaient, déçus en disant: «Ce langage est dur! Qui peut l'entendre?» (Jean, 6,60).

La raison? Parce que Jésus ne disait pas aux gens uniquement ce qui était agréable à leurs oreilles; il leur disait aussi dit des vérités douloureuses et dérangeantes; et il énonçait clairement qu'on ne peut pas servir deux maîtres, Dieu et le monde. Et, dans ce cas précis, il avait dit:
«La gloire, je ne la reçois pas des hommes; d’ailleurs je vous connais: vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu. Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique?» (Jean, 5:41-44); et puis il avait préannoncé son Sacrifice imminent et parlé du mystère de la Sainte Eucharistie: manger son Corps et boire son Sang. «À partir de ce moment - note l'évangéliste - beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner» (Jean, 6:66).

Mais quand le pape François, ses cardinaux et ses évêques soi-disant de rue parlent-ils un langage "dur", c'est-à-dire franc et d'une sévérité salutaire? Quand mettent-ils en garde contre les conséquences fatales du péché? Quand parlent-ils de la Croix, et disent-ils que le christianisme sans la Croix n'est rien, c'est une doctrine parmi tant d'autres, un ensemble de préceptes moraux, et pas la seule vraie source de la Vie éternelle, qui jaillit cristalline et inépuisable du rocher de la Divine Révélation?

Il y a seulement un détail à préciser, qui semble d'ailleurs ne pas intéresser le moins du monde le pape: s'il veut changer l'Église, eh bien, il n'en a pas le droit. Cela ne rentre pas dans sa fonction. Ce n'est pas pour cela qu'un pape est élu au trône de saint Pierre, mais pour garder le Dépôt de la foi et veiller à l'orthodoxie parfaite de la doctrine et de la liturgie. C'est à cela, et à rien d'autre, que sert un vicaire du Christ sur terre: un vicaire est celui qui représente quelqu'un d'autre, et ce quelqu'un est Jésus-Christ, le chef unique et indiscuté de l'Église catholique. Le pape n'a aucun pouvoir de changer ou de modifier, même marginalement, la doctrine; il n'a aucun droit de se comporter comme si l'Église était sa propriété, même fiduciaire, et comme si ses compétences incluaient la faculté de la changer selon ce que lui désire, autrement dit - parce que le refrain est toujours le même, désormais, nous le connaissons par cœur - selon ce que lui et d'autres considèrent comme le "vrai" esprit de Vatican II. C'est bien pratique, de toujours parler de "l'esprit" de Vatican II: chacun peut mettre dans cette expression vague et ambiguë tout ce qui lui plaît. Le fait est que les modernistes et les progressistes ont besoin d'un prétexte, d'un paravent formel, de n'importe quel support pour réaliser leur projet de transformation radicale de l'Église et de la doctrine, selon leurs buts précis et le Concile, dans cette perspective, n'est rien de plus qu'un instrument à utiliser, si et tant qu’il s'avère utilisable: en se référant non pas aux documents précis du Concile, mais à un "esprit de renouveau" non précisé davantage, on peut comprendre tout et le contraire de tout. Mais pour le chrétien, un seul texte fait foi: l'Évangile de Jésus....
Source : http://benoit-et-moi.fr/2017/actualite/ ... s-pas.html

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