FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

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Re: FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

#21 Message par Gilbert Chevalier » jeu. 28 sept. 2017 16:05

Pour les 300 ans de la franc-maçonnerie, voici une lettre magistrale de Léon XIII qui est on ne peut plus actuelle, savoir Humanum genus qu'on peut trouver ici : viewtopic.php?f=42&t=584&sid=c625798846 ... fa35#p5461
Dernière modification par Gilbert Chevalier le lun. 16 oct. 2017 10:35, modifié 1 fois.
CHAPELET QUOTIDIEN
Récité avec vous :
http://catholique.forumactif.com/t1-le- ... hevalier#1

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Re: FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

#22 Message par Gilbert Chevalier » jeu. 28 sept. 2017 22:49

François serait-il un manipulateur ?
Oui, si l'on en croit l'article qui suit. À chacun de juger.
LE CREDO DE BERGOGLIO. UN RAPPORT CLINIQUE ?

Maurizio Blondet
15 septembre 2017
Traduction de "Benoit-et-moi"

* * *

Bergoglio, rapportent certaines sources pro-bergogliennes, écrivit cette "profession de foi" peu avant d'être ordonné prêtre.

CREDO

Je veux croire en Dieu le Père, qui m'aime comme un fils, et en Jésus, le Seigneur, qui a insufflé son impulsion dans ma vie pour me faire sourire et me faire entrer ainsi dans le royaume de la vie éternelle.

Je crois en mon histoire, imprégnée du regard bienveillant de Dieu qui, le premier jour du printemps, le 21 septembre, est venu me rencontrer et m'a invité à le suivre.
Je crois en ma douleur, stérile par la faute de l'égoïsme, où je me réfugie.
Je crois en la mesquinité de mon âme, qui veut prendre sans jamais donner.... sans jamais donner.
Je crois que les autres sont bons, et que je dois les aimer sans crainte et sans jamais les trahir pour chercher une sécurité pour moi.
Je crois en la vie religieuse.
Je crois que je veux aimer beaucoup.
Je crois en la mort quotidienne, brûlante, à laquelle j'échappe mais qui me sourit et m'invite à l'accepter.
Je crois en la patience de Dieu, accueillante, douce comme une nuit d'été.
Je crois que papa est au ciel aux côtés du Seigneur.
Je crois que le père Duarte, mon confesseur, est aussi au ciel pour intercéder pour mon sacerdoce.
Je crois en Marie, ma mère, qui m'aime et qui ne me laissera jamais seul. Et j'attends la surprise de chaque jour où se manifesteront l'amour, la force, la trahison et le péché, qui m'accompagneront jusqu'à la rencontre définitive avec ce visage, merveilleux [au point que] que je ne sais pas comment il est, que je fuis continuellement, mais que je veux connaître et aimer.
Amen.


La source (http://www.ilsacerdote.com/index.php/ra ... -francesco ) note avec adulation que «le Saint-Père» conserve «jalousement» ce Credo sur «une feuille de papier décolorée par le temps». Et elle le définit comme «une profession de foi sincère», écrite «en un moment de grande intensité spirituelle».
Mais se peut-il qu'une source catholique ait à ce point oublié la vie de foi vécue qu'elle voie dans cet écrit «une grande intensité spirituelle»? Qu'il s’agisse d'une «profession de foi sincère», c'est certainement le cas: la foi en soi-même, en son «je», la référence obsessionnelle à «mon»: je crois en mon histoire, en «ma» douleur, en «mon» âme, tout «pour moi», même la Sainte Vierge «ma» mère qui «m'aime». A Dieu le Père, «je veux croire».

Je dis plus: dans quelle mesure l'adulation combinée avec le modernisme idéologique rendent-ils aveugles au point de ne pas voir dans ce Credo un rapport clinique? Il nous a dit lui-même qu'il a été soumis à une psychanalyse pendant six mois, alors qu'il avait 42 ans. Évidemment, après sa gestion désastreuse du provincialat jésuite, qui s'est terminée par la perte d'une centaine de prêtres et peut-être des pénuries d'argent (je vais en parler plus tard); un «succès» à la suite duquel Bergoglio a été envoyé «en exil» par ses supérieurs en tant qu'individu dangereux, poursuivi par des rumeurs selon lesquelles «il était fou, malade».

Laissons tomber la parenthèse psychanalytique: se soumettre à cette pseudo-gnose - et à cette pseudo-thérapie qui ne soignait rien et qui a été abandonnée par les thérapeutes - était alors la grande mode idéologique chez les prêtres progressistes (toujours prêts à suivre l'avant-dernière mode du «monde») au mépris de l'interdiction du Saint-Office. Les médias adulateurs et laïques ont salué dans le psychanalysé «un pape qui cesse d'être une autorité de sedia gestatoria» (surtout cela: qu'il cesse d'être une autorité), «un catholicisme, certes plus ouvert à l'influence du monde mais aussi moins sûr de lui»: comme Pigi Battista, le vice-directeur du Corriere, majordome très respectueux des pouvoirs forts. Mais n'êtes-vous pas suffisamment laïcs, ou laïcistes, que vous ne remarquiez pas combien de fois dans les récits de Bergoglio, dans son histoire personnelle, et dans les témoignages de ceux qui l'ont connu, des termes psychiatriques émergent?

A de nombreux yeux, entraînés et rendus attentifs par l'expérience, souvent douloureuse, les symptômes sont évidents.
Par exemple, un lecteur perçoit chez Bergoglio un «trouble narcissique de la personnalité».

C'est, écrit-il, parce que «j'ai eu un chef souffrant de ce désordre et il nous a fait une vie d'enfer. La pire chose à propos de ces gens, c'est qu'ils font en sorte que ceux qui sont à côté d'eux se sentent mal, alors qu'ils sont convaincus qu'eux-mêmes n'ont rien qui cloche. Les caractéristiques particulières sont la présomption d'avoir toujours avoir raison, la présomption d'avoir "une plus grande valeur" que les autres et la prétention qu'elle soit toujours reconnue; la tendance à sombrer dans la dépression ou à des accès de rage incontrôlés (la réalité environnante, en effet, résiste aux désirs narcissiques); la rancune envers tous ceux qui ne suivent pas leur narcissisme, avec pour conséquence la culpabilisation ses autres, jusqu'à une véritable persécution et manipulation affective.
(....) Mon chef, ces symptômes, il les avait tous: c'est un type qui prétend avoir toujours raison, retourne et renverse les situations pour se retrouver toujours du "bon côté", il culpabilise les autres pour ce qui ne va pas, il a des accès soudains de rage.
Mon ex-chef, aux yeux de ceux qui ne le connaissaient pas encore, ou qui ne le connaissaient pas plus intimement, semble bon et même joyeux. (....)

QUAND LE TROUBLE PROFITE À VOTRE CARRIÈRE
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Souvent, les hauts dirigeants, les hommes politiques et les gouvernants qui rencontrent le succès trahissent ces traits sociopathes ou psychopathes. Steve Jobs avait semble-t-il le syndrome d'Asperger; c'était un cauchemar pour ses employés, qu'il humiliait et insultait. Donald Trump est accusé chaque jour de troubles narcissiques par des médias hostiles. Chez Berlusconi, comme chez Bill Clinton, les symptômes de l'hypomanie sont très évidents: vie sexuelle débridée, activisme, optimisme, extraversion. Ce sont des personnalités qui dorment 4 heures par nuit et se réveillent alertes et énergiques, pleins de projets, bouillonnant d'idées Ce sont les «qualités» (les symptômes) auxquelles ils doivent leurs succès - jusqu'au jour où ils ruinent leur carrière avec un scandale sexuel, facilement prévisible à l'œil clinique. Des gouvernants affectés de narcissisme pathologique dévastent les États et provoquent des guerres civiles ou externes.
En tant que fidèle catholique, j'ai le sentiment d'avoir non pas le droit mais le devoir, sans aucune intention calomniatrice, de poser le problème. Bergoglio a donné suffisamment de signes «étranges» d'irresponsabilité impulsive, depuis qu'il a fait projeter des images de bêtes sauvages et de singes sur Saint-Pierre, pour que je pose la question respectueuse: ce n'est pas l'esprit de Bergoglio qui est en cause, mais le gouvernement de l'Église qui me concerne en tant que croyant apostolique romain. Le risque de schisme menace. Bergoglio est-il capable d'accomplir la tâche que Jésus a confiée à Pierre: confirmer ses frères dans la foi?

Le sujet est épineux. «Trouble de la personnalité» est ce que l'on appelle, en termes moins politiquement corrects, «maladie mentale»: non pas un défaut de caractère, mais une déformation axiale de la personne dans toutes ses capacités cognitives, affectives et interpersonnelles. "Narcissismee" est (je citer le Manuel de diagnostic statistique) la déformation de la personnalité essentiellement caractérisée par

- Une idée grandiose de soi (minée chez le patient par des sentiments intimes d'infériorité, de vulnérabilité qui conduisent à la peur de la confrontation et à l'hypersensibilité à la critique.
- Besoin constant d'admiration (qui pousse à des gestes opportunistes pour arracher les applaudissements).
- Exploitation des relations interpersonnelles (càd tirer profit des autres à ses propres fins).
- Manque d'empathie surtout: autrement dit incapacité de "se mettre à la place des autres", de reconnaître et de respecter les sentiments et les besoins des autres; il ne désire pas s'identifier à leurs désirs. Le narcissique est un "manipulateur", il profite des autres sans scrupules pour atteindre ses objectifs, le piétine et ne ressent pas de remords. Il ressent souvent de l'envie, et il est convaincu que les autres l'envient.
- Il croit qu'il est "spécial" et unique et ne peut être compris que par d'autres personnes (ou institutions) spéciales ou de classe sociale ou élevée.

Ceux qui ont vu le film "La Pazza Gioia" (La joie folle) de Virzì, ont pu avoir une idée de la maladie mentale narcissique dans le personnage joué par Valeria Bruni Tedeschi. "Béatrice", c'est son nom, est dans la clinique psychiatrique où elle est hospitalisée comme si elle était la directrice, elle donne des ordres à d'autres patients qu'elle méprise et considère comme ses domestiques, fouille secrètement dans leur dossier médical pour voir comment elle peut l'utiliser; séduit son ex-mari - un riche avocat qu'elle a quitté pour partir avec un criminel - et pendant qu'il dort vide son portefeuille pour s'adonner à "la joie folle" avec son amie Donatella, une dépressive suicidaires. Pour sa propre famille, pour sa mère, Béatrice est une immorale, sans scrupules, dévastatrice des vies et des biens des autres. Un portrait parfait d'un "trouble narcissique de la personnalité".

QUE DIRE DE "FRANÇOIS"?

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A relire les témoignages de ceux qui l'ont connu en Argentine, on est frappé par la fréquence avec laquelle émergent spontanément sur leurs lèvres des termes psychiatriques, et à leur insu souvent descriptifs, des troubles mentaux que nous avons décrits ci-dessus.

«Ne faites pas confiance à Bergoglio, c'est un grand acteur», écrivait en 2013 Horacio Verbitsky, le journaliste qui l'a accusé de ne pas avoir défendu (voire d'avoir livré aux bourreaux) les prêtres dissidents pendant la dictature, dénonçant le côté double et histrionique. Et il ajoutait, prophétique: «Lorsqu'il célébrera sa première messe dans une rue du Trastevere ou à la Stazione Termini de Rome, et qu'il parlera des gens exploités par les insensibles qui ont fermé leur cœur au Christ, il y en aura qui se déclareront enthousiastes devant le renouveau ecclésial tant invoqué». Mais ne vous laisser pas piéger par les mots d'un "professionnel". La sœur d'un des jésuites qu'il n'aurait pas défendu [affirme]: «Il a obtenu ce qu'il voulait. Mon frère m'avait prévenu, "Il veut devenir Pape: c'est la personne la plus apte, et c'est un expert en dissimulation"».

Quand en 1990, la compagnie de Jésus l'éloigna de Buenos Aires pour l'exiler à Cordobà, 800 kilomètres plus au nord, la rumeur fut qu'il était «malade, fou». L'autre voix: Bergoglio continua à exercer un leadership personnel fort sur une fraction de la Compagnie, même après qu'il n'eut plus de fonctions dirigeantes, il agissait «comme un supérieur parallèle», influençant de nombreux jésuites en une décennie où plus d'une centaine d'entre eux ont quitté l'ordre et le sacerdoce: et la plupart des sortants appartenaient au groupe de ceux qui n'étaient pas du côté de Bergoglio mais voulaient plutôt se libérer de lui.

Il leur avait visiblement fait vivre la même vie d'enfer que celle qu'il inflige aujourd'hui à la Curie romaine. Et pire encore: il a dévasté la Compagnie de Jésus en Argentine, l'a scindée en un schisme, a incinéré une centaine de vocations sacerdotales.

MANQUE D'EMPATHIE
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L'un de ces anciens jésuites est Miguel Ignacio Mom Debussy, 67 ans, ex-jésuite, qui a pratiquement vécu avec lui pendant 11 ans: «C'était mon supérieur direct, d'abord comme maître des novices, puis comme Provincial des Jésuites en Argentine et plus tard comme recteur du Colegio Máximo de San Miguel... Bergoglio était très manipulateur, il manipulait les personnes, tant en les séduisant qu'en les menaçant, de façon subtile ou très directement. Il voulait contrôler les gens selon sa convenance ou essayer de les coopter selon sa ligne de pensée et d'action pastorale et avait une soif évidente de pouvoir. C'est pour cette raison que j'ai dit un jour "qu'il avait des traits psychopathiques"».

Il y a des dizaines d'épisodes sur son manque d'empathie, ou plutôt son insensibilité pathologique.

Dans la vulgate adulatoire, Bergoglio se serait prodigué auprès de la junte militaire, à ses risques et périls, pour libérer deux jésuites qui avaient été pris et risquaient de finir disparus. Mais l'un d'entre eux, Orlando Yorio (il est mort en 2000) pendant le procès à la Junte (juillet 1985) a déclaré: «Je n'ai pas d'indices que Bergoglio nous ait libérés, au contraire. Il a informé mes frères que j'avais été fusillé - je ne sais pas s'il l'a dit comme une chose possible ou certaine - pour qu'ils puissent préparer ma mère.

Insensibilité inhumaine. Confirmé par Mom Debussy, qui se trouvait dans le bureau de provincial de Bergoglio quand Yorio, le confrère qui venait d'être libéré par les militaires de la Marine (qui l'avaient torturé) appela Bergoglio. «Je parlais avec lui quand il reçut l'appel téléphonique - s'est souvenu l'ex-jésuite - et j'ai écouté les réponses tranchantes et irritées qu'il donnait à son interlocuteur - à ce moment, je ne savais pas qui il était - dans une conversation qui ne dura même pas une minute. Quand il eut fini, il me dit, gêné: «C'était Yorio, ils l'ont libéré de l'ESMA. «C'est fait», ajouta-t-il, «qu'il ne me cause plus d'ennuis, qu'il s'arrange». Et il poursuivit, très tranquillement :«De quoi parlions nous?»

Il parlait ainsi d'un confrère qui avait été torturé et, effrayé, à peine sorti de prison, lui demandait de l'aide au téléphone.

«En ce qui concerne le Père Yorio et le Père Jálics [l'autre arrêté], je sais directement et personnellement que Bergoglio les discréditait publiquement et continuellement parmi nous; mais il le faisait aussi avec d'autres jésuites qui refusaient de suivre sa ligne pastorale ou la remettaient en cause».

Cela aussi est un trait typique et constant des troubles mentaux, décrit dans les manuels de diagnostic. Au lieu d'avoir de la compassion pour les personnes en état de faiblesse, qui ont besoin d'aide, le narcissique pathologique les maltraite parce qu'il les ressent comme un handicap; des poids morts, des obstacles à la réalisation de ses objectifs.

En outre: «Pour [arriver à] ses fins, il fait en sorte que les autres se sentent déroutés, coupables ou dans l'erreur. Il cherche à obtenir la confiance des autres pour recueillir des informations sur eux. Il utilise les informations personnelles recueillies pour mettre dans l'embarras, blesser ou manipuler les autres.
Il n'a pas peur de faire du mal aux autres, ni de regret» .

De plus, «il aime voir que son humeur a de l'effet sur les autres et peut rendre les autres de méchante humeur». Chacun des collaborateurs de François peut juger ce trait de caractère mieux que nous.

Nous pouvons seulement chercher dans son passé. Parce que c'est là que les manuels de diagnostic conseillent de regarder. La personne «donne-t-elle l'impression d'avoir coupé des ponts avec des personnes de son passé? A-t-elle une liste de "méchants" qu'elle méprise?»

La coupure de ponts dans le passé de Bergoglio est gigantesque: il l'a faite avec rien de moins que l'ordre des Jésuites dont il fait partie. «Son passé comme provincial d'Argentine fait que beaucoup de gens ne l'aiment pas», reconnaît sa biographe et adulatrice officielle elle-même, la journaliste Elisabetta Piqué: au point que «quand il venait à Rome comme évêque, ils ne l'invitaint pas à loger à la Maison générale de Borgo Santo Spirito». Qu'il aille dormir à l'hôtel Sainte Marthe.

Comme est-ce possible, nous l'avons vu: il a «mis de l'ordre» dans la Compagnie, la réduisant en morceaux. Quand Arrupe (le général) le fait provincial d'Argentine, «Bergoglio est très jeune et il affronte d'une poigne ferme son premier défi de gouvernement; il fait certainement des erreurs». Lui-même a admis à la Civiltà Cattolica: «Ma façon autoritaire et rapide de prendre des décisions m'a conduit à avoir de sérieux problèmes, me créant l'accusation d'être un ultraconservateur». Et ce n'est pas tout: «ils l'ont accusé d'avoir vendu plusieurs propriétés de la Compagnie, qui se trouvait dans d'immenses difficultés financières», écrit Piqué. Ignacio Mom Debussy précise: «Au cours d'une réunion interne, après le provincialat de Bergoglio, on a eu la preuve qu'il manquait environ 6 millions de dollars qui devaient être enregistrés dans les livres et dont il n'y avait aucune trace».

Attention: le provincial ne les a certainement pas mis dans sa poche. Il n'est pas malhonnête au sens habituel du terme. C'est qu'une personnalité qui a une idée grandiose d'elle-même, se sent rapetissée si on l'oblige au modeste devoir de tenir des livres comptables. Un narcissique pathologique, lit-on dans le manuel de diagnostic: «pense que le respect des règles et des lois le rend ordinaire et sous contrôle». Et par ailleurs, les manuels [de psychatrie] avertissent: celui qui est affecté de cette psychopathie «peut mentir, voler ou falsifier des informations au détriment d'une institution. Il peut saboter, cacher ou faire du tort aux biens de ses partenaires pour qu'ils n'aient pas les moyens de faire quoi que ce soit.

Bergoglio a-t-il de son passé «une liste de méchants qu'il méprise»? Au moment de son élection, les journaux argentins publiaient des listes de «méchants» évêques argentins avec lesquels il avait été en conflit pour des raisons idéologiques, et dont - jurait la presse - Bergoglio se vengerait. Et c'est ce qui s'est passé: renvois et démissions. La biographe-violoniste Piqué a recueilli de vive voix de son héros d'autres "méchantes personnes" au Vatican: «Un groupe qui a commencé à lui faire la guerre à Rome l'accusant d'hétérodoxie». Le secrétaire d'Etat Angelo Sodano, le nonce à Buenos Aires Adriano Bernardini, l'ambassadeur argentin auprès du Saint-Siège Esteban Caselli, tous en ont après lui: parce qu'ils sont «conservateurs» alors qu'il est «progressiste (bien que, comme provincial, il était ultra-conservateur ...). En réalité, on comprend que ces personnalités ont essayé de freiner son irrésistible ascension, car elles en avaient subodoré le danger et la soif de pouvoir. Dans les biographies adulatoires (écrites, comme nous le verrons, sous sa dictée), on parle d'une «campagne de discrédit martellante» contre Bergoglio, qui à Rome trouva une oreille chez préfet général de la Société de Jésus lui-même, à l'époque le hollandais Peter Hans Kolvenbach, comme si elle était inexplicable et injustifiée.

Le fait est que de la charge de supérieur provincial d'Argentine qu'il a occupée de 1973 à 1979 - et qui selon ses biographes, fut en fin de compte un succès («un boom de vocations», écrit Piqué), il est ensuite rétrogradé pour faire ce qu'il faisait auparavant, recteur de la faculté de théologie de San Miguel; puis ses supérieurs l'en enlèvent: «Une contre-réforme dans la direction opposée de ce que j'avais accompli était en cours», raconte-t-il à la biographe - et ils l'envoient en Allemagne: pour qu'il se fasse une culture avec une thèse sur le théologien Romano Guardini que lui - en presque deux ans - ne finira jamais. Après quoi, dès son retour en Argentine sur sa demande pressante, ils l'envoient à Cordobà, à mille kilomètres de la capitale. Il est clair qu'ils font tout leur possible pour l'éloigner de la capitale, où il a créé son propre centre de pouvoir.

En effet, son successeur comme provincial, le père Andrés Swinnen, a expliqué l'éloignement de Bergoglio en ces termes: «Il a continué à exercer un leadership personnel fort sur une fraction de la Compagnie, même après qu'il n'ait plus de rôles dirigeant». Il se comportait comme un «supérieur parallèle», agissant sur la clique de ses adeptes, principalement des jeunes qu'il a séduits (psychologiquement) au séminaire.

Un comportement prévaricateur typique du trouble et destructeur d'institutions et de personnes. Dans mon enquête en Argentine sur le miracle eucharistique [Maurizio Blondet y a consacré un livre "Un Cuore per la vita eterna", non traduit en français, ndt], j'ai rencontré beaucoup de prêtres, jésuites et non, qui léchaient encore les blessures psychologiques infligées par Bergoglio: ils se plaignaient principalement d'avoir été traités comme des collaborateurs intimes de Bergoglio avant d'être jetés, vidés et froissés comme un paquet de cigarettes vide.

L'EXIL À CORDOBÀ
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A Cordoue, il fut envoyé «en isolement». Poursuivi par la rumeur qu'il était «malade et fou». Lui a toujours parlé de «châtiment» (sous-entendu: injuste), d'«exil», de «temps de ténèbres, d'ombres»: la souffrance du trouble narcissique loin de son centre de pouvoir.

Mais il n'a jamais voulu lever le voile sur cet exil. Au contraire, il a essayé de le faire oublier, comme s'il n'avait jamais existé: ce n'est pas d'un tel caractère, qui cultive une idée grandiose et exceptionnelle de lui-même, de reconnaître un revers personnel.

Ainsi, lorsqu'en 2013 l'évêque de Cordoue, en visite à Rome, l'informa que deux journalistes (Javier Camara et Sebastian Pfaffen) enquêtaient sur ces mois obscurs, interrogeant des témoins locaux de son «exil», voici ce qu'il a fait: «Le Pape François appela les deux journalistes au téléphone non pas une fois mais plusieurs fois et il ne lâcha plus prise. Il noua avec eux une épaisse correspondance via mail. Il donna une substance à ses souvenirs et transforma le livre en une sorte d'autobiographie cordobaine, avec de nombreux jugements de son crû et des récits entre guillemets.

CQFD: intrusif, rusé et obsessionnel, il les a manipulés tous les deux, il les a "séduits" avec ses "informations", les empêchant de mener une enquête indépendante. Le livre, "Aquel Francisco", porte les signatures des deux, mais l'auteur, c'est lui, Bergoglio, qui l'a écrit et rempli avec sa version des faits. Évidemment, ses "ennemis" en sortent diminués et mis sous une lumière défavorables par ses "jugements entre guillemets"; il en ressort grandi, martyrisé et saint.

Et érudit. «A Cordoue - révèle Bergoglio dans 'Aquel Francisco' - j'ai recommencé à étudier pour voir si je pouvais continuer un peu à écrire la thèse de doctorat sur Romano Guardini. Je n'ai pas réussi à la terminer...».

Sa «thèse de doctorat sur Romano Guardini», voilà un autre mythe sur lequel Bergoglio a beaucoup manoeuvré et fait broder - pour cacher la réalité. Sur le site officiel du Vatican, il a fait écrire: «En mars 1986, il va en Allemagne pour terminer sa thèse de doctorat...», presque comme s'il l'avait terminée.
L'Avvenire: «Le Pape François a passé presque deux ans en Allemagne à lire et étudier Guardini...».
Quant à L'Espresso, il va plus loin:....«C'est précisément sur Romano Guardini que le jésuite Jorge Mario Bergoglio écrivit sa thèse de doctorat en théologie, à Francfort en 1986».

Faux - a corrigé Sandro Magister - . Bergoglio n'a ni écrit cette thèse ni obtenu son doctorat. C'était plutôt un projet, auquel il consacra quelques mois en Allemagne en 1986, à la Faculté de Philosophie et Théologie Sankt Georgen de Francfort. Mais ensuite, il a laissé tomber [voir ici: benoit-et-moi.fr/2013-II/articles/bergoglio-doctorant-mais-pas-docteur].

La faculté Sankt Georgen de Francfort, a fait savoir que le futur Pape «a passé quelques mois à la faculté pour prendre conseil de plusieurs professeurs sur un projet de doctorat qui n'est pas arrivé à sa conclusion». Note laconique, qui laisse deviner que les professeurs l'ont vu peu ou pas du tout; ce qui est certain, c'est que la thèse de doctorat est restée un «projet» non conclu, que de Guardini, Bergoglio n'a probablement jamais lu une page [ce n'est pas ce que semble croire le P. Scalese]. En effet, dans l'interview historique du Pape François à "La Civiltà Cattolica", dans laquelle il consacre beaucoup d'espace à ses auteurs de référence, Guardini ne figure pas.

Du reste, quand ils l'envoient en Allemagne pour terminer sa thèse, il a 50 ans. Un jésuite de 50 ans sans thèse de doctorat, sans culture supérieure! A Francfort, il le dit lui-même, il se rendait au cimetière où l'on voit l'aéroport, «pour saluer les avions qui partent vers l'Argentine».

Le faible niveau de curiosité intellectuelle est typique du narcissisme pathologique. Lui comprend le savoir comme un moyen de pouvoir; raison pour laquelle (énumèrent les manuels diagnostico-statistiques) il envie ceux qui le détiennent: «Si d'autres personnes reçoivent des louanges et pas lui, il se sent amer - Parfois, il essaie de discréditer les gens qui ont obtenu des reconnaissances, ou il quitte la scène si quelqu'un reçoit des fatteries, parce qu'il est contrarié».
C'est le type d'homme qui s'irrite profondément dans un environnement où les autres lui sont manifestement supérieurs intellectuellement: «Il se sent furieux et contrarié s'il voit les autres réussir ou faire de bonnes actions. Il se sent furieux et contrarié de voir le bonheur des autres».

De plus, il est incapable de solitude. «Il est de mauvaise humeur s'il ne reçoit pas d'attention ou s'il passe du temps seul». Ce qui explique à la perfection pourquoi il a choisi de vivre à l'hôtel Sainte Martthe plutôt que dans les salles papales.....

Mais l'échec du projet de thèse sur Guardini révèle un trait encore plus important et fatal de cette maladie mentale: son inaptitude à aller au bout. Activiste volcanique en apparence, quand il affronte des projets sérieux, il ne parvient pas à les mener à leur terme. Ceci est particulièrement préjudiciable quand le malade réussit à atteindre des positions de leadership.

D'autres malades mentaux finissent dans des hôpitaux psychiatriques ou comme clochards sans domicile fixe, pour inadaptation sociale. Au contraire, il est fréquent que celui qui est affecté du trouble narcissique, "réussisse" et "fasse carrière". La raison en est claire: pour les autres, ces personnes semblent «très sûres d'elles, autoritaires et fascinantes, elles réussissent à être suivies par les autres; elles n'ont pas peur de piétiner, mais pas non plus de prendre des risques».

Ce sont - dans notre monde malade - les personnages "idéaux" pour gravir les échelons et réussir politiquement.

Le problème, c'est quand ils arrivent au sommet. Car alors leur «style autoritaire de commandement», leur rage impérieuse et punitive, ne suffisent pas à cacher leur incapacité à conclure leurs projets, grandioses mais sans construction, impossibles à porter à terme et inefficaces.

Ce qui est maintenant évident pour les observateurs objectifs des prétendues "réformes" du Pape François, tant applaudi (par les médias) comme réformateur "révolutionnaire" de l'Église.
Mais ce chapitre nécessitera un autre épisode.


BERGOGLIO : UNE CARRIÈRE ET SES DECOMBRES

«Je suis un peu fourbe, je sais me mouvoir», a dit un jour Bergoglio de lui-même. «Il sait très bien gérer les fils du pouvoir», confirme le Père Eduardo de la Serna, du Secrétariat de l'Assistance aux pauvres, qui l'a bien connu. Comment et par quelles méthodes, c'est Alejandro Brittos, un journaliste argentin qui a mené une enquête sur le passé de François sous le titre: «Comment l'humble Bergoglio prépara l'ascension vers le sommet de l'Église», qui nous l'explique. C'est un article à lire dans son intégralité, car c'est aussi à sa manière un rapport.
En voici l'essentiel:

En tant que provincial de la Société des Jésuites et recteur du Colegio Màximo de Buenos Aires, «en très peu de temps, le futur Pape a pu exhiber ses succès au reste de la Société et de l'Église: tandis que dans le monde le nombre des jeunes qui adhéraient aux études sacerdotales diminuait, dans la province argentine, il augmentait».

Sauf que «certains des novices d'alors se souviennent avec douleur de cette étape». Dans une lettre inédite, écrite récemment par deux d'entre eux, on peut lire: «Il y a eu clairement une politique de recrutement des jeunes. On avait besoin d'eux pour fonder une nouvelle province. On profita de l'âge vulnérable de ces garçons, en réalité à peine plus que des enfants, pour des fins personnelles». Avec des méthodes de «manipulation des affections dans le but d'influencer les comportements», des garçons, souvent âgés de treize ans, étaient dirigés vers le sacerdoce de la façon suivante: «Dans la pratique, on cherchait à faire en sorte que les novices perdent leurs liens affectifs avec leur famille, leurs amis et de façon générale avec toutes les relations privées».

Des méthodes de Scientologie, dirions-nous.

Qui incluaient le culte de la personnalité de Bergoglio, que les fidèles considéraient comme «un saint», subjugués par les auto-exhibitions de son «humilité» et de son ascétisme. «Durant les conversations, il cherchait toujours à nous impressionner par sa grande humilité et sa simplicité, mais en même temps il nous démontrait son pouvoir. Comme en passant, il nous racontait que telle ou telle personne qui occupait un poste important dans la hiérarchie ecclésiastique ou dans son propre Colegio avait été placée là par lui»: celui qui parle ici, c'est Alejandro Perez Esquivel, Prix Nobel de la Paix en 1980, pacifiste argentin, qui à été étudiant au Colegio Maximo dans les années où il n'était déjà plus recteur.

Même quand ses supérieurs réussirent à l'éloigner de ce poste, «bien que formellement, il ne fût plus directeur, il continua pendant de nombreuses années à exercer une très forte influence par l'intermédiaire de ses partisans», explique encore Pérez: «nous nous rendions tous compte que c'était encore Bergoglio qui commandait parce que lui-même le faisait remarquer».

Après tous ces succès, «certains des novices qui étaient passés par l'expérience éducative [de Bergoglio] s'éloignèrent du sacerdoce. Plusieurs ont même dû faire appel à un psychologue à cause des dommages subis» (Typique: le narcissique laisse derrière lui non seulement des institutions dévastées, mais aussi des vies psychiquement annihilées). Mais lui était déjà lancé vers sa prochaine carrière.

COMMENT IL SE COMPORTE AU POUVOIR

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Cela suffit à expliquer comment Bergoglio a continué à faire carrière, malgré son trouble de la personnalité, les désastres évidents produits par son leadership et son inadéquation, y compris culturelle. Limitons-nous à rappeler que le narcissique pathologique, d'une part peut adopter, pour [arriver à] ses fins, une attitude «paternelle, serviable, sympathique»; de l'autre, il a l'assurance (poussée à l'invraisemblable), la capacité de se faire des adeptes, et de prendre des risques, qui sont les qualités qui, dans notre monde, sont précisément celles qui servent à "avancer".

Le problème est qu'une fois au sommet du pouvoir, gouverner est une toute autre paire de manches. Aussi parce qu'il n'a pas recherché le pouvoir pour «accomplir quelque chose de grand» avec les autres. Il l'a voulu parce que «être en position d'autorité assure au narcissique un flux ininterrompu de satisfactions narcissiques. Nourri par la crainte déférente, la subordination, l'admiration, l'adoration et l'obéissance de ses sujets, le narcissique s'épanouit». C'est le célèbre psychologue Sam Vaknin - qui a écrit des livres sur le danger que représente pour les entreprises l'ascension de leaders souffrant de ce désordre - qui le dit. (Sam Vaknin, Malignant Self-Love, Barnes & Noble, 1995).

Le psychiatre Otto Kernberg, la plus haute autorité en matière de narcissisme pathologique, a également signalé le même danger:

«Des individus qui entretiennent des relations interpersonnelles autoréférencées et égocentriques à l'excès, dans lesquelles grandiosité et surévaluation de soi se combinent à des sentiments d'infériorité, qui sont excessivement dépendants de l'admiration extérieure, émotionnellement peu profonds, intensément envieux, et en même temps méprisants et profiteurs dans leurs relations avec les autres. La grandiosité et l'extrême égocentrisme des narcissiques contrastent étonnamment avec la facilité avec laquelle ils deviennent envieux. L'incapacité d'une juste évaluation de soi-même et des autres les rend incapables d'empathie, de faire des choix justes dans leurs relations avec les gens, ce qui peut devenir dangereux lorsqu'ils occupent des postes élevés.
[...]. Une autre conséquence du narcissisme pathologique est l'impulsion à exiger la soumission du personnel. Comme les leaders narcissiques ont tendance à s'entourer de béni-oui-oui et de manipulateurs habiles qui exploitent leurs besoins narcissiques, les plus honnêtes, mais aussi les plus critiques parmi les membres du personnel sont écartés».

Chacun - en particulier ses subordonnés au Vatican - peut évaluer par lui-même à quel point Bergoglio a créé sa propre cour de béni-oui-oui, de sycophantes, adulateurs et délateurs; de dévots souvent admirateurs sincères de «son humilité et sa charité»; des gens qui ont sa confiance, à qui le narcissique-en-chef confie «les politiques d’organisation, les campagnes de rumeurs et de désinformation», maintenant avec ces «sous-fifres un degré de séparation tel que s'ils sont pris sur le fait, le narcissique les abandonnera à leur propre destin (Richard Boyd, Narcissistic Leaders and their Manipulation in Group Dynamics, Perth)

Ces «favoris» sont aussi les premiers paratonnerres des décharges irrépressibles de rage, sous forme de maltraitance verbale ou physique, auxquelles le narcissique s'abandonne lorsqu'il est confronté d'une quelconque façon à des critiques ou à des contestations de sa supériorité. Mais ces accès de colère ne sont rien comparés à celle qu'il déchaîne contre les personnalités «les plus honnêtes mais aussi les plus critiques» dans l'organisation qu'elles commandent, qu'il «a écartées» mais qui le contestent sur le plan intellectuel ou moral.

Voir le Cardinal Burke, et les cardinaux qui lui ont demandé de répondre à leurs dubia.

«Les critiques et la désapprobation sont interprétées par ces personnalités», écrit Vaknin, «non pas comme un débat légitime dans un différend intellectuel, mais plutôt «comme le détournement sadique de la satisfaction narcissique, dont ils sont dangereusement dépendants. Ce sont des personnalités dont l'existence même dépend de la perception que les autres ont d'eux».

Il faut garder à l'esprit qu'il s'agit d'individus qui, selon les critères diagnostiques qui permettent de distinguer ce malade d'autres personnes atteintes de dérangement, sont souvent envieuses des autres ou croient que les autres les envient (critère 8). Ils peuvent envier aux autres leurs réussites et leurs propriétés, estimant qu'ils méritent davantage [qu'eux] ces résultats, cette admiration ou ces privilèges. Ils peuvent dévaloriser âprement les contributions des autres, surtout lorsque ces personnes ont été reconnues ou louées pour leurs succès.

Pire:
«[Critère]13: Ils se sentent furieux et contrariés s'ils voient les autres obtenir des succès ou accomplir de bonnes actions.
[Critère 14]: Ils se sentent furieux et contrariés en voyant le bonheur des autres. Si d'autres personnes reçoivent des compliments et pas eux, il en ressentent de l'amertume.
[Critère 11]: Parfois, ils essaient de discréditer les gens qui reçoivent des reconnaissances ou ils quittent la scène si quelqu'un reçoit des compliments, parce qu'ils ressentent de la contrariété.

Ceci parce qu'il [Bergoglio] se sent dépouillé, par la vague de respect et de considération que reçoivent les personnes meilleures; il a besoin d'avoir tout pour lui seul, insatiable. Il «n'existe» littéralement que s'il se reflète dans l'admiration, ou même la peur, des gens qui l'entourent - ou des journalistes, ou des fidèles. A cause de cela, il ne peut pas vivre dans les appartements papaux: «Il devient de mauvaise humeur s'il passe du temps seul (critère 31).

IL VIT À L'HÔTEL «POUR DES MOTIFS PSYCHIATRIQUES»
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Il l’a admis lui-même dans un entretien où il a expliqué pourquoi il refuse de vivre dans les appartements papaux, et vit à l'hôtel Sainte Marthe:

Le Pape a dit: «J'ai besoin de vivre parmi les gens, et si je vivais seul, peut-être un peu isolé, ça ne me ferait pas de bien. Cette question m'a été posée par un professeur: "Pourquoi n'allez-vous pas habiter là-bas?". J'ai répondu: "Mais, écoutez-moi, professeur: pour des motifs psychiatriques". C'est ma personnalité. Même l'appartement, celui-là n'est pas si luxueux, du calme... Mais je ne peux pas vivre seul, vous comprenez?"»

Le narcissique maléfique (malignant narcissist) veut le pouvoir et le contrôle; il veut gagner même si cela signifie l'anéantissement de la victime. Ce n'est qu'alors qu'il se calme, parce qu'«il pense que tout le respect, l'amour, l'attention, la valeur et l'appréciation qu'il vous a pris lui appartiennent désormais».

Nous assistons justement aux phases d'anéantissement d'un adversaire, Burke, même au prix de dévaster l'Ordre de Malte, de le briser avec l'aide de sycophantes internes, d'en piétiner la souveraineté millénaire.

Et en revanche, nous assistons aux phases finales du calvaire des Frères Franciscains de l'Immaculée, et de la branche féminine du même nom (qui) est sur le point d'être enrichie de nouveaux chapitres. Selon des indiscrétions, la Congrégation pour les Religieux, et en particulier le Préfet, le Brésilien Braz de Aviz, avec le Secrétaire, le franciscain espagnol Carballo, auraient l'intention de conclure le chapitre épineux et jamais vraiment expliqué de la nomination d'une commission avant la fin de l'année. «Il est opportun de rappeler que la mise sous tutelle de ce qui fut l'un des ordres les plus florissants et les plus riches en vocations dans le panorama catholique des dernières décennies n'a jamais été clairement motivée. Ce manque de transparence a été compensé par une campagne médiatique, pour le moins discutable, dans laquelle le fondateur, le père Stefano Manelli, un nonagénaire, a été accusé de pratiques et de comportements déplacés, y compris sexuels. Ce qui a provoqué le dépôt d'une plainte pour association de délinquants, diffamation et calomnie contre les responsables d'un site jugé par Manelli et d'autres comme le responsable de la campagne, auprès du Tribunal d'Avellino» (Marco Tosatti, dans un article où on peut apprendre les noms de divers sycophantes et sidekick du Narcissiste Suprême. [NDT: cet article a été publié sur la Bussola en mars 2017. L'article a disparu, je l'ai retrouvé dans le cache de Google, et sur ce site, où l'on trouve également un dossier sur l'affaire des FFI]

Mais dans cet article, nous soulignons une nouvelle symptomatique inquiétante: les nouvelles Constitutions des Franciscains de l'Immaculée, écrites par les Commissaires de Bergoglio «contiennent fort probablement sinon l'abolition du vœu illimité de consécration à l'Immaculée, du moins son caractère facultatif. Ce qui serait un geste très fort contre la principale caractéristique identitaire de l'Institut et contre l'inspiration du Père Kolbe».

Cet acte maléfique de véritable meurtre spirituel d'une spiritualité spécifique (qui a attiré des centaines de vocations) n'a pas d'explication rationnelle - sauf à la lumière du trouble mental bergoglien. Pourquoi un pape devrait-il interdire aux soeurs et aux frères «la consécration illimitée à l'Immaculée»?

Il ne suffit pas de se référer au critère 13 : « Il se sent fâché et contrarié s’il voit les autres atteindre le succès ou accomplir de bonnes actions ». A quelqu’un d’aussi perturbé, les formes de contemplation profonde sont totalement inaccessibles ; à l’évidence, il souffre d’une cécité complète envers les manifestations du mysticisme. Ce qui veut dire qu’il perçoit celles-ci comme une simulation du Fondateur (dans ce cas, le pauvre P. Manelli, toujours gardé prisonnier), comme un simulacre de piété à des fins de domination ; en somme un instrument que lui-même ne maîtrise pas, qu’il envie et doit faire disparaître de l’Eglise.

A partir de là, on perçoit la raison pour laquelle la « religiosité » du pape Bergoglio est toute centrée sur le « social », sur des « gestes » extérieurs et médiatiques (comme laver les pieds à des femmes immigrées, aller chez les luthériens…) et, surtout, sur le « faire » : c’est le pape des « réformes », le pape qui veut renverser l’Eglise de fond en comble, la rendre moderne…

« LE LEADER D’UNE SECTE, UN JÉSUS MONSTRUEUSEMENT INVERTI ».
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Sam Vaknin, le psychologue d'entreprise mentionné plus haut, a écrit en 1995 ce que je vais citer ci-dessous. A cette époque, il ne pouvait même pas imaginer un pape François à la tête de la plus noble et plus vénérable institution de l’Histoire. Il rapportait sa propre expérience d’observateur des dynamiques de groupe dans les entreprises et les organisations ; et il notait spécialement les sectes et les cultes à la tête desquels se trouve souvent un narcissique pathologique.

« Le leader narcissique prend une posture artificielle de rébellion contre ‘les vieilles méthodes’, contre la culture hégémonique, contre les religions institutionnelles […]. Les « autres », souvent arbitrairement choisis, sont accusés d’être des décadents « dépassés », coupés de la réalité ; ils sont accusés eux-mêmes d’être narcissiques ».

N’est-ce pas exactement ainsi que se comporte Bergoglio ? On a même publié une liste d’insultes qu’il a adressées aux catholiques qui s’opposent à sa révolution cléricale et à ses hérésies. Elles sont si nombreuses qu’on a sélectionné celles qui sont le plus « symptomatiques » de la grande Miséricorde papale :

o Chrétiens au visage de vinaigre
o Chrétiens « perroquets »
o Chicaneurs moralisateurs
o Propagateurs de coprophagie
o Spécialistes du Logos
o Egreneurs de chapelets
o Fonctionnaires
o Monsieur et Madame pleurnicheurs
o Momies de musée
o Evêque d’aéroport
o Tête d’enterrement
o Evêque carriériste
o Pessimistes geignards et désabusés
o Tristes chrétiens
o Petits monstres
o Chrétiens battus
o Idéologues de l’abstrait
o Pourris dans leur cœur
o Malades jusqu’à la pourriture
o Chrétiens ennemis de la Croix du Christ
o Chicaneurs moralisants
o Contemplatifs distants.

Donnons à nouveau la parole à Vaknin, à propos des leaders de sectes et de cultes qui s’avèrent les plus atteints par le trouble narcissique : « En ce sens, les leaders sont post-modernistes et relativistes sur le plan moral. » […]

C’est précisément ce relativisme moral de François qui provoque les applaudissements des médias et des laïcs, alors qu’il effraie et blesse les fidèles catholiques. La volonté de donner la communion aux divorcés civilement remariés, qui fut à l’origine des dubia des quatre cardinaux, est une illustration parfaite du relativisme moral de 266. L’indifférence qu’il manifeste envers les thèmes de l’avortement, du divorce et de l’euthanasie (ce que l’on appelle les valeurs non négociables) en est un autre exemple flagrant. De même que sa neutralité sur le « mariage gay » : « Je ne me mêle pas des unions civiles », etc. Mais on trouve, dans tous ses discours, des assertions relativistes. Choisissons au hasard : l’affirmation selon laquelle « il y a des fondamentalismes des deux côtés », pas seulement dans l’islam mais aussi dans le catholicisme (qui fait du prosélytisme), jusqu’à la négation (dans la bouche d’un pape !) des racines chrétiennes de l’Europe : « Il faut parler de racines au pluriel parce qu’il y en a beaucoup. Quand j’entends parler des racines chrétiennes de l’Europe, je redoute parfois un ton qui peut être triomphaliste ou vindicatif. Alors, cela devient du colonialisme. Jean Paul II en parlait sereinement ».

Reprenons le texte de Vaknin : le narcissique, quand il est au sommet, « encourage et nourrit un culte de la personnalité (la sienne), qui a tous les traits caractéristiques de la religion institutionnelle : prêtres, rites, temples, dévotions, catéchismes, mythologie. Le leader est le saint ascète de ce culte. Lui-même se refuse, d’une manière monacale, les plaisirs terrestres (ou, du moins, l’affirme) pour se consacrer entièrement à sa tâche [nous avons vu comment il a manifesté sa ‘sainteté’ ; novice, il baisait les pieds de ses supérieurs et se livrait à des mortifications exagérées …] Le leader narcissique – ajoute Vaknin – est un Jésus monstrueusement inverti […] Le narcissisme est nihiliste, non seulement du point de vue de l’action ou de l’idéologie. Son langage lui-même et son discours sont nihilistes ».

« … Ce qu’ils ne peuvent pas avoir, ils cherchent à le détruire. Leur capacité pour manipuler, humilier ou dominer fait qu’ils se sentent d’autant plus puissants que tout ce qu’ils ressentent n’est rien et que se sentir puissants est mieux que ce rien ».

L’EXERCICE DU POUVOIR N’EST PAS CONCLUANT.
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Une fois au sommet, une telle personne n’est absolument pas capable de « commander », ou d’appeler des individus à « faire ensemble quelque chose de grand ». Mentalement, il n’est pas à la hauteur ; les objectifs qu’il annonce vouloir réaliser dépassent son niveau intellectuel. Tous ses projets de grandes réformes organisationnelles de la pléthorique bureaucratie vaticane, où en sont-ils ? « Il a beaucoup de fers au feu », me dit le secrétaire d’un dicastère, « peut-être trop, mais les résultats se font attendre. Il y a des commissions au travail, il y a des groupes d’étude, on consulte, mais personne ne sait quand on verra quelque chose de concret et même si on verra quelque chose » (Aldo Maria Valli, 266, LiberiLibri, p. 106).

Et la critique ne vient pas de « traditionnalistes » qu’on peut supposer hostiles, mais de Noi Siamo Chiesa, une association clairement progressiste. Qui a mis en lumière l’inefficacité de la « junte » des 9 cardinaux, « choisis pour élaborer le projet de réforme de la curie. Après trois ans et quinze longues réunions, les résultats sont tout à fait inférieurs aux attentes, non seulement pour la lenteur des décisions, mais aussi pour la teneur de celles qui ont été adoptées à ce jour. La parole de Jésus, tellement présente dans les messages du pape, n’apparaît que peu ou même pas du tout lorsqu’il parle, rarement, de la réforme de la Curie […]. Il semble qu’il en ait parlé, si l’on en croit le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, mais, pour l’instant, il n’y a rien de clair ni de défini » (Noi siamo Chiesa, Riforma della Curia senza riforma. Non siamo sulla strada giusta, 14 giugno 2016)

« Au Vatican la confusion est grande », conclut Valli. « Et le manque de décisions s’accompagne de réprimandes continuelles adressées au personnel de la curie. Entendons-nous bien : celles-ci sont méritées dans certains cas, mais dans beaucoup d’autres, elles semblent injustes et gratuites. Quand on dit et on répète, même durant les homélies du matin à Sainte-Marthe, que prêtres, évêques et cardinaux ne doivent pas s’attacher à l’argent et au pouvoir, le message qui risque d’arriver à l’opinion publique est que seul le pape et une poignée d’autres sont bons et honnêtes, alors que le reste de l’Eglise est infesté par les marchands du temple ».

Il n’est rien qui ne soit déjà indiqué dans les critères de diagnostic de la psychiatrie : « Le sujet atteint de ce trouble de la personnalité, interagit avec autrui à travers deux opérations défensives : 1° l’omnipotence, 2° la dévaluation de l’autre.

L’omnipotence consiste dans le fait de s’estimer toujours dans le bon, et ce au-delà de tout doute rationnel, avec une massive ‘imperméabilité’ à l’égard des contributions critiques, des observations et d’une éventuelle mise en discussion.

La dévaluation de l’autre se manifeste dans le fait que l’interlocuteur est systématiquement placé à un niveau inférieur, alors que ses opinions et ses éventuelles divergences sont considérées comme indignes d’attention.

En outre : « Ils se considèrent comme spéciaux, uniques, ‘les meilleurs’. Cela les conduit à penser devoir fréquenter des personnes aussi spéciales ou de condition sociale élevée » ou à se sentir compris seulement par ce type de personnes (serait-ce la raison pour laquelle il parle si volontiers avec Scalfari et les puissants de ce monde ?). Pour les inférieurs : coups de colère, humiliations et annihilations (selon Vaknin, le « narcissique impute aux autres son comportement, les accuse de provoquer ses propres éclats de colère et croit fermement qu’ ‘ils’ doivent être punis pour leur ‘mauvais comportement’. Les excuses ne suffisent pas, à moins qu’elles ne soient accompagnées d’une humiliation »).

Pour le grand public et les « grands » journalistes, il montre un visage paternel, sentimental, bon, humain (pour Vaknin, c’est « Docteur Jekill et Mister Hyde »). « Le narcissique se voit lui-même comme le bienfaiteur des pauvres, le champion des dépossédés contre l’élite corrompue… Mais le masque pacifique se lézarde quand le narcissique acquiert la conviction que les gens pour lesquels il parle, ses fans de la base, les sources primaires de la satisfaction narcissique, se sont éloignés de lui. Alors […] la rage narcissique conduit à une terrifiante démonstration d’agressivité effrénée ».

La vérité, conclut le psychologue, c’est « que son règne n’est qu’un écran de fumée et un jeu de miroirs, du théâtre et non pas la vie, une manipulation de symboles et de faux, « apparence sans substance » […].

C ‘est pour cela que dans « l’après » de son régime, quand le leader a été déposé ou chassé, « tout se défait. Quand cesse l’infatigable et constante prestidigitation, l’édifice entier tombe en morceaux. Ce qui semblait un miracle économique se révèle être une bulle qui ne tenait que par des fraudes. Les empires se désintègrent. Les conglomérats d’affaires, laborieusement rassemblés, s’effritent. Les découvertes scientifiques ‘révolutionnaires’ et les théories ‘très audacieuses’ sont discréditées. Les expérimentations sociales finissent dans le chaos. » (..) Son unique héritage sera (dans le chef des adeptes) un désordre gigantesque de stress post-traumatique.

C’est à cela que le pape Bergoglio est en train de réduire l’Eglise

Je laisse de côté la question – débattue dans les ouvrages psychiatriques – de savoir si ce « malignant leader » peut être purement et simplement appelé un méchant du point de vue moral. Ou bien une victime, innocente, de son propre psychisme. Cela, je pense comme simple fidèle, que c’est aux coteries de le dire, à la « mafia de Saint-Gall », aux cardinaux progressistes qui, pendant des années de réunions secrètes, ont préparé et voulu l’ascension sur le trône de Pierre d’un tel homo signatus.

Prions pour lui. Et pour eux..
Source : http://benoit-et-moi.fr/2017/actualite/ ... alite.html
& http://benoit-et-moi.fr/2017/actualite/ ... ---ii.html
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Re: FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

#23 Message par Gilbert Chevalier » sam. 30 sept. 2017 10:52

Saint François a-t-il prédit François ?
Oui, si l'on en croit la Prophétie de Saint François qu'on peut lire ici : viewtopic.php?f=42&t=586&sid=c625798846 ... fa35#p5484
Dernière modification par Gilbert Chevalier le lun. 16 oct. 2017 10:36, modifié 1 fois.
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Re: FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

#24 Message par Gilbert Chevalier » dim. 01 oct. 2017 21:12

En quoi François croit-il ?
(Article ironique et succulent : à lire absolument !)
En quoi croit un catholique? Si on le questionnait à ce sujet, ou s'il était amené à en parler, un catholique, pensions-nous, devrait répondre: je crois en un seul Dieu, Père Tout-Puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes choses visibles et invisibles. Je crois en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles... Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et donne la vie, et qui procède du Père et du Fils...
Mais, évidemment, nous étions à la traîne par rapport aux aggiornamenti de l'Église post-conciliaire; aujourd'hui, à ce qu'il semble, le Credo Nicéno-Constantinopolitain est une vielllerie, une chose désuète, que personne dans le clergé progressiste et néo-moderniste ne songerait encore à prendre à la lettre.
Aujourd'hui, grâce aux merveilles du «tournant anthropologique», la théologie ne traite plus de telles antiquités, ne perd plus de temps avec la perspective théocentrique désuète et discréditée, mais place au centre de tout l'homme, glorieusement, fièrement; l'homme avec sa dignité, l'homme avec ses capacités, l'homme qui choisit son destin.
Aujourd'hui, en outre, toujours en remerciant ces courageux théologiens des deux dernières générations qui, enfin, nous ont éclairés sur le sens véritable de la Révélation divine, à laquelle, jusqu'à il y a un demi-siècle nous n'avions rien compris, on peut dire l'essentiel; aujourd'hui, donc, grâce à ces géants de la pensée, face auxquels saint Augustin, saint Jérôme, saint Thomas d'Aquin et sainte Thérèse ne sont que des nains bouffons, aux idées confuses et aux propos incertains et balbutiants, nous savons en quoi le chrétien doit placer son espérance: encore et toujours dans l'homme, dans la dignité de la personne humaine.

Et voilà expliquée la raison pour laquelle le Pape en personne, François, voulant résumer en quelques mots ce en quoi il croit, ne parle ni de Dieu le Père, ni de Jésus-Christ, ni de l'Esprit Saint, des choses juste bonnes pour les femmes d'un certain âge, qui ont grandi parmi les chapelets et d'autres superstitions du même type, mais il affirme, avec beaucoup de franchise et de simplicité: Je crois en l'homme.
Et ce, dès le début de son pontificat, et même avant de l'avoir commencé; donc en assumant cette "foi" comme ligne programmatique maîtresse de son ministère pastoral en tant que chef de l'Église, sur laquelle tout le reste serait fondé.

On ne peut pas dire qu'il n'a pas parlé clairement: c'est plutôt nous qui avons été durs d'oreille, qui n'avons pas voulu entendre, qui n'avons pas voulu comprendre; qui avons tout fait pour interpréter d'une autre manière ses paroles, qui du reste n'ont pas été prononcées une seule fois, mais souvent, aussi bien lors d'entretiens avec la presse que dans des discours publics et même lors d'homélies durant la Messe. Parce que c'est précisément de cela qu'il s'agit. Si l'on suppose - comme nous-mêmes avons essayé de le faire, en escaladant les miroirs, pendant les trois premières années de son pontificat - que François part d'une perspective catholique, et que ses intentions sont donc les intentions "normales" d'un pape catholique, c'est-à-dire de garder et de transmettre intacte la foi des pères, il faut constamment, pratiquement tous les jours, s'en prendre aux médias qui ont déformé ses paroles, ou bien à sa connaissance imprécise de l'italien qui a faussé sa pensée, ou invoquer Dieu sait quelles autres circontances improbables, ce qui revient à expliquer ce qui n'est pas explicable, à justifier ce qui n'est pas justifiable: toute une série d'affirmations non catholiques, inouïes, scandaleuses, lesquelles provoquent un très grand malaise et une souffrance aigüe chez des millions de fidèles catholiques, et répandent l'égarement, la confusion et d'authentiques crises de conscience chez de milliers de prêtres et de religieux.
Chez les évêques et les cardinaux, un peu moins: il semblerait qu'ils soient trop occupés à s'assurer les fauteuils qu'ils occupent, et les comodités qui en découlent, pour consacrer une pensée à des vétilles comme la liturgie, la pastorale, la théologie et la saine et vraie doctrine catholique; a fortiori, les intellectuels laïcs qui militent infatigablement parmi les partisans du pape, comme l'historien Alberto Melloni, célébrateur de l'Eglise des pauvres, dont la fondation est actuellement bénéficiaire d'un financement public d'un million et demi d'euros.

Doutes, perplexité et crise de conscience qui ne dérangent nullement le sommeil du pontife; au contraire, délibérément, il s'en désintéresse puisque depuis une dizaine de mois il a reçu la demande officielle de clarification de points controversés d'Amoris laetitia, non pas de quatre miséreux, mais de quatre cardinaux éminents de son Église, et il n'a jamais daigné leur donner un semblant de réponse; et même, il ne leur a jamais accordé l'audience qu'ils lui demandaient. Malgré le fait qu'il avait lui-même annoncé son pontificat avec le slogan, suggestif et vraiment franciscain, qui en fait a été choisi comme titre d'un livre-entretien avec le jésuite Antonio Spadaro, La mia porta è sempre aperta - "Ma porte est toujours ouverte" -, publié en 2013, alors que le monde savait peu ou rien de lui; et malgré le fait que, dans une interview rapportée par le Bulletin mensuel salésien, il ait déclaré «Il est bon d'être critiqué, j'aime cela, toujours. La vie est aussi faite de malentendus et de tensions. Et quand ce sont des critiques qui font grandir, je les accepte, je réponds».

Mais les choses changent si nous renonçons - avec douleur, avec tristesse - à l'hypothèse qu'il pense, parle et agit comme un catholique, qu'il s'exprime encore moins comme un pape; si nous assumons l'hypothèse que sa perspective n'est pas catholique, et que ses intentions ne sont pas celles d'un chef "normal" de l'Église; bref, si nous admettons qu'il a été choisi et élu par un groupe de cardinaux maçons, ladite "mafia de Saint-Gall" (comme la définit en riant le cardinal Danneels, l'un de ses soutiens de pointe) pour faire exactement ce qu'il fait: pour démolir systématiquement, méthodiquement, un morceau après l'autre, l'Eglise catholique, et pour jeter sciemment, délibérément, dans le trouble et dans la confusion des millions de croyants, jusqu'à bouleverser complètement la doctrine et retourner la signification de la Révélation divine, dans le sens désiré par le groupe dont il fait partie.

Alors, et seulement alors, tout deviendra clair: ses discours seront logiques, ses déclarations, ses gestes (y compris ses gestes manquants: comme le fait de ne jamais s'agenouiller devant le Saint Sacrement, mais de s'agenouiller volontairement devant les "pauvres", de préférence musulmans, y compris les femmes, pour leur laver les pieds) acquerront un sens qui est tout sauf ambigu, confus, ou susceptible d'interprétaions différentes et opposées. Alors, et seulement alors nous verrons qu'il y a une parfaite conséquentialité, une stratégie précise, un chemin absolument clair et cohérent dans tout ce qu'il dit et fait, et aussi dans ce qu'il ne dit pas et ne fait pas: par exemple, ne pas dire un mot de soutien aux mouvements pour la vie et la famille, dans leur difficile lutte contre la propagation de l'idéologie du genre et les pratiques d'avortement dans la société et à l'école.

En fait, lors d'un entretien avec les journalistes Ernesto Rubin et Francesca Ambrogetti, dont a été très vite tiré un livre "Jorge Bergoglio, Papa Francesco" - sous-titre "Le nouveau pape se raconte", - à une question, le pontife nouvellement élu répondait:

« Pour moi, l'espérance réside dans la personne humaine, dans ce qu'elle a dans son cœur. Je crois en l'homme. Je ne dis pas qu'il est bon ou mauvais, je dis que je crois en lui, en la dignité et la grandeur de la personne. La vie nous pose continuellement des questions morales, et nous mettons nos principes en pratique ou non, parce que parfois nous nous laissons submerger par les circonstances et succombons à nos faiblesses. Au XXe siècle, il y avait beaucoup de choses fantastiques et d'autres choses effrayantes. Maintenant, ça va mieux ou pire? Si vous observez l'histoire, vous pouvez voir qu'il y a toujours eu des hauts et des bas. On dit, par exemple, que les Chinois sont comme un bouchon de liège: ils coulent dans certaines circonstances, mais reviennent ensuite à la surface. Ils émergent toujours. Je crois que c'est généralement valable pour la nature humaine, pour tous les êtres humains et toutes les sociétés [...]

En fait, l'histoire nous apparaît comme un désastre, un désastre moral, un chaos. Quand on pense à des empires érigés au prix du sang de tant de gens, de peuples entiers, soumis à la sujétion; quand on pense à des génocides comme l'arménien, l'Ukrainien, ou celui du peuple juif, que vous mentionnez... Si on regarde l'histoire récente et même un peu moins récente, on a envie de s'arracher les cheveux. Aujourd'hui, à la messe, nous avons lu ce passage de la Genèse dans lequel il est rappelé que Dieu s'est repenti d'avoir créé l'homme pour tout le mal qu'il avait fait (Gn 6,5-7). C'est la clé de l'interprétation de l'histoire. Bien sûr, l'auteur de cela ne racontait pas un fait historique, mais il exposait une interprétation théologique du mal humain. Que nous dit alors la Parole de Dieu? Qu'il y a des moments de l'histoire où la dignité humaine est piétinée. Mais ensuite elle réapparaît [...].
On ne doit pas avoir peur des calamités. Je me souviens du personnage comique de Catita joué par Nini Marshall. Quelqu'un lui racontait un malheur, et elle répondait immanquablement: «Ne m'en parlez pas, madame». On peut toujours dire: «Ne m'en parlez pas, madame». Il y a toujours une expérience pire. Quelle est la différence entre les cas actuels d'enfants enlevés et tués pour des trafic d'organes, et les sacrifices d'enfants qui étaient autrefois pratiqués par d'autres cultures? La veine du mal a toujours été là, la possibilité pour l'homme de se transformer en monstre. Bien sûr, ce que nous vivons aujourd'hui nous fait plus mal. Malgré tout, l'histoire continue, elle avance. L'homme continue à avoir des comportements altruistes, à écrire des choses très belles, à faire de la poésie, à peindre, à inventer de nouvelles techniques et à faire avancer la science. Et puisque je crois en l'avenir d'un point de vue humain, j'y crois encore plus du point de vue chrétien, à commencer par la présence du Christ parmi nous. »


Bravo pour la sincérité, donc! le pape dit: «Pour moi, l'espérance réside dans la personne humaine, dans ce qu'elle a dans son cœur. Je crois en l'homme».
Deux phrases, deux blasphèmes. Pas seulement deux déclarations imprudentes, imprécises, dicutables; deux blasphémes.
Un pape ne peut pas dire qu'il place toute son espérance dans la personne humaine: c'est de l'immanentisme, du naturalisme, du matérialisme. Ici, il n' y a pas le Dieu transcendant, encore moins le Dieu Créateur; et il n' y a pas le Dieu qui s'incarne par amour pour l'humanité. Il y a tout au plus quelque chose de semblable au Grand Architecte de l'univers, et il y a la personne humaine, le culte de l'homme. Un culte maçonnique, une approche maçonnique.
Et notons que Bergoglio ne dit pas: «pour moi l'espérance est dans ce qu'il y dans l'âme humaine», mais «dans ce que la personne humaine a dans le cœur».
Le cœur et l'âme sont deux concepts très différents. Le premier est un concept humain, terrestre; le second est un concept théologique et religieux. Le pape ne parle pas de l'âme, il ne mentionne pas l'âme immortelle, ni même le destin éternel de l'homme après la mort physique. La vie semble être là toute entière: dans ce qui se voit, dans ce corps destiné à se dissoudre, dans ces quelques années destinées à s'envoler comme le vent.
Un catholique, un prêtre, un pape, ne peut pas passer l'âme sous silence quand on lui demande raison de son espérance; l'Espérance (en majuscules) n'est pas un simple sentiment humain, mais l'une des trois vertus théologales, avec la foi et la charité, et elle est un don de Dieu, pas quelque chose que l'homme peut se donner lui-même.
Le langage de Bergoglio n'est pas celui d'un pape, mais même pas celui d'un catholique. Un catholique sait que l'essence de la personne est spirituelle, incorruptible, et que parler de la personne équivaut à parler de l'âme et de son destin d'éternité. De plus, pour dissiper tout malentendu éventuel, Bergoglio répète, avec une dureté de roc: je crois en l'homme. Croire, pour un catholique, est un verbe qu'on adopte uniquement et exclusivement en relation avec Dieu. Le catholique croit en Dieu; tout le reste est basé sur cette croyance essentielle. Et pas en un dieu quelconque, mais dans le Dieu qui a créé le monde par amour et qui, par amour, est devenu homme parmi les hommes, est mort sur la croix et ressuscité le troisième jour, comme il l'avait promis.
Mais il n' y a aucune trace de tout cela, dans les mots de Bergoglio.

Le pape parle ensuite d'histoire humaine. Il en parle en termes purement humains, comme si elle était entièrement et uniquement l'œuvre de l'homme, pour le bien et le mal. Et il en parle avec une grossièreté intellectuelle, avec une pauvreté et une superficialité déconcertante: il dit qu'il y a toujours eu des hauts et des bas; il dit que les hommes sont comme les Chinois, ou plutôt, comme les bouchons, parce qu'ils coulent, mais qu'ils reviennent tout de suite à la surface (entre parenthèses, a-t-il jamais vu un bouchon de liège? il ne coule pas du tout: il flotte, c'est tout). Il cite une actrice argentine inconnue (au reste du monde) et une blague d'avant spectacle: c'est le summum de son raffinement intellectuel.
Nous ne nous attendions pas à ce qu'il cite, en parlant de philosophie de l'histoire, Platon, ou saint Augustin, ou Vico, ou Spengler, ou Toynbee ou au moins Manzoni; mais qu'il cite l'Évangile, ou saint Paul, oui: bref, qu'il cite quelque chose de chrétien, et même - pourquoi pas? - quelque chose de catholique. Quelque chose qui nous permette de penser que l'histoire, pour lui, est l'œuvre de Dieu, au moins un peu. Et au contraire, rien. La Parole de Dieu, dans son discours, ne vient que pour nous rappeler que la dignité de l'homme, aujourd'hui foulée aux pieds, ressuscitera demain: par l'œuvre de l'homme, encore une fois.

Il y a des hommes qui écrivent des poèmes, peignent ou accomplissent des gestes altruistes: cela le remplit d'espérance, et non pas le fait que Dieu veille sur sa création et surtout sur son Église. Au contraire, il ne parle pas du tout de l'Église, ni de la communion des saints. Il semble que si l'homme s'élève à des niveaux spirituels plus élevés, ou s'il devient un monstre, la clé de cette ascension [ou chute] réside dans le secret du cœur humain: non dans la liberté que Dieu a donnée à l'homme.
Sur la Providence, silence total. Quelle Providence? C'est un concept catholique, c'était beau au XIXème siècle, c'était bon pour Manzoni; mais aujourd'hui les catégories intellectuelles et religieuses du successeur de saint Pierre sont tout autres.

La dernière déclaration est la plus déconcertante de toutes, une déclaration renouvelée de naturalisme et d'immanentisme, suivie d'une formulette catholique collée là avec un crachat, comme on dit [appiccicato al muro con lo sputo - expression du patois toscan: de quelqu'un qui n'est pas vraiment saint, on dit que c'est juste une image pieuse "collée au mur avec un crachat"], juste pour pour donner un prix de consolation à ces raseurs de catholiques traditionnalistes "rigides"; et puisque je crois en l'avenir d'un point de vue humain, j'y crois encore plus du point de vue chrétien, à commencer par la présence du Christ parmi nous.
Le pape ne croit pas au futur de la vie éternelle; il croit au futur d'un point de vue humain. Comme Pannella, Bonino et Scalfari, donc.
Toutefois, il se corrige lui-même in extremis, faisant une dangereuse inversion en "U", il dit qu'il y croit «encore plus» du point de vue chrétien. Étrange cercle vicieux: ce que l'on comprend, dans un tel désordre, c'est que la perspective humaine explique la perspective chrétienne, et non l'inverse. Comme si cela ne suffisait pas, il parle de la présence du Christ parmi nous. Beau, apparemment: enfin un concept catholique. Mais allons-y doucement, avec l'enthousiasme: pour Bergoglio - il l'a dit avec des mots clairs, et avec la plus grande détermination - Dieu n'est pas catholique -, donc il nous faut voir où se cache le piège. Et le piège se cache ici: en ne spécifiant pas en quoi consiste cette présence du Christ parmi nous.
Pour autant que nous le sachions, on peut seulement comprendre cela de deux manières: soit comme la présence historique de Jésus-Christ, qui est né, a vécu, est mort et ressuscité par amour pour nous, en Palestine il y a deux mille ans, puis est retourné au Père, un événement unique dans l'histoire, qui ne se répètera pas sinon à la fin des temps; soit comme la présence quotidienne du Christ dans la Sainte Eucharistie, qui renouvelle chaque fois le miracle de sa Présence Réelle. Il n'y a pas d'autres sens, il n'y a pas d'autres possibilités.
Mais Bergoglio ne précise pas, il laisse tout dans le vague: la présence du Christ parmi nous. Beau, mais générique et trompeur: en somme, à la Renan. Une phrase poétique qui, théologiquement parlant, ne veut rien dire: si on ne la précise pas, elle peut fonctionner comme le classique miroir aux alouettes: attirer les âmes de bonne foi, les tromper et les entraîner avec elles dans l'erreur.

L'erreur est de penser que la présence du Christ parmi nous est quelque chose d'immanent, quelque chose de terrestre, quelque chose qui a plus à voir avec nous qu'avec Lui, plus avec notre volonté qu'avec le don gratuit de Sa Grâce. Sans plus de précision, nous restons dans le doute. Mais c'est plus qu'un doute, à la lumière de toutes les autres ambiguïtés, de tous les autres non-sens et de tous les autres blasphèmes: c'est un soupçon; et même, c'est plus qu'un soupçon: c'est une certitude. Bergoglio a voulu frapper le cercle et le tonneau (dare un colpo al cerchio e uno alla botte): satisfaire les francs-maçons avec l'affaiblissement du concept de la transcendance divine, et tenir à distance ces raseurs de catholiques qui persistent à s'accrocher à la doctrine. Bref, nous laisser dans le doute et l'incertitude jusqu'au prochain épisode de l'interminable telenovela, où chaque jour apporte un nouveau coup de théâtre.

Oh, oui: c'est un homme habile, dans son genre. Il est surtout beaucoup moins confus qu'il n'y paraît; ce n'est pas du tout un maladroit, bien qu'il soit, sans l'ombre d'un doute, une personne ignorante, présomptueuse et immensément narcissique. Et son habileté consiste en cela: lancer la pierre devant les yeux de tous, puis cacher sa main, avec l'air de dire: «Eh bien, qu'ai-je dit ou fait de si étrange? Ne voyez-vous pas que je ne fais que redécouvrir les trésors cachés de l'Évangile? Ne réalisez-vous pas que je suis en train d'achever un processus de maturation des chrétiens adultes, libérant la foi des incrustations superstitieuses, naïves et mythologiques de nos ancêtres? Je ne fais que mettre à jour la religion chrétienne avec les perspectives et les méthodes de la culture contemporaine. Nous étions restés à la traîne, nous étions en retard (par rapport à qui ou quoi?), mais heureusement je suis arrivé. Alors vous devriez me remercier (applaudissements, s'il vous plaît: et ici la claque bat des mains et crie les hosannahs: après moi, on ne pourra plus jamais revenir en arrière.
Ce sont des concepts qu'il a exprimés à maintes reprises, et depuis le début, par exemple, en parlant de la signification du Concile Vatican II pour l'histoire de l'Église.

Mais nous en reparlerons une prochaine fois.

Francesco Lamendola, sur le site http://www.unavox.it (http://www.unavox.it/ArtDiversi/DIV2137 ... 7uomo.html )
Traduction de "Benoît et moi"
Source : http://benoit-et-moi.fr/2017/actualite/ ... e-pape.php
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Re: FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

#25 Message par Gilbert Chevalier » lun. 02 oct. 2017 11:00

Le MODERNISTE d'après le Père CALMEL

« Le moderniste a ceci de commun avec d’autres hérétiques,
qu’il refuse toute révélation chrétienne.
Mais parmi ces hérétiques,
il présente ceci de particulier qu’il dissimule son refus.
Le moderniste, on ne le saura jamais suffisamment,
est un apostat doublé d’un traître.
Saint Pie X, dans sa lucidité, avait bien vu ce qui était en train de se préparer.

Le modernisme n’est pas seulement une hérésie classique :
pire encore,
il est toutes les hérésies sans en être une en particulier,
quoique la pire de toutes.
C’est pour cela qu’on a tant de peine
à trouver des hérésies explicites chez eux ;
s’il était si facile de débusquer des hérésies évidentes
dans les thèses modernistes,
le modernisme ne serait pas si pernicieux.

On ne doit donc pas considérer les modernistes
comme des catholiques qui se trompent,
mais, à l’instar de saint Pie X,
les considérer comme les tenants de toutes les hérésies,
et par conséquent les tenir pour les pires ennemis de l’Église
dans laquelle ils se sont infiltrés pour la détruire.
Le moderniste, pour ne pas être mis hors de l’Église,
reconnaît d’abord toute sa doctrine
et l’ensemble de la structure ecclésiastique ;
ensuite et peu à peu,
il travaille à vider de leur vraie signification tous les dogmes
et à détourner de sa fonction la structure de l’Église ;
enfin, une fois au pouvoir,
il éjecte les vrais catholiques hors de cette même structure ;
et pour couronner le tout,
il va même jusqu’à mettre dehors le véritable Dieu
pour le remplacer par une vague divinité panthéiste.

On peut se demander avec saint Pie X,
si une telle crise n’est pas celle
qui doit précéder l’arrivée du fils de perdition.
En effet, une fois le terrain bien disposé,
le temps pour l’Antéchrist de s’asseoir dans le temple vide
et de se faire passer pour Dieu lui-même
devient propice. »


(Le R.P. Calmel, dans sa préface du catéchisme de Lémius,
lequel catéchisme explique "Pascendi" de saint Pie X en questions-réponses)


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Source : http://montfortajpm.blogspot.fr/2016/02 ... almel.html
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#26 Message par Gilbert Chevalier » lun. 02 oct. 2017 18:43

PROFANATION par FRANÇOIS de la BASILIQUE SAN PETRONIO de BOLOGNE
(traduction automatique des deux articles : l'un en espagnol de Radio Vatican et l'autre en italien de la Stampa)

Image
Poursuivant sa visite pastorale dans les villes italiennes de Cesena et Bologne, et après avoir prié la prière mariale de l'Angélus, le Saint-Père s'est rendu à la Basilique Saint-Pierre de Bologne, vers 12 h 30 le dimanche 1er octobre, pour déjeuner avec un grand groupe de pauvres, de réfugiés et de détenus qui l'attendaient avec beaucoup d'enthousiasme pour partager ensemble "table et causeries".

L'intérieur de l'église a été préparé pour l'occasion comme salle à manger pour accueillir tous ceux qui ont participé au déjeuner. Avant le début de la réunion, le Successeur de Pierre adresse quelques brèves paroles aux participants.

"Vous êtes au centre de cette maison, l'Église vous veut au centre, dit le Pape. L'Église appartient à tous et surtout aux pauvres. Nous sommes tous invités, par la grâce de Dieu. C'est un mystère de l'amour gratuit de Dieu qui nous veut pour lui, non pas à cause de nos mérites mais à cause de son amour."

Se souvenant que Jésus "n' a jamais méprisé ni rejeté personne, l'évêque de Rome a souligné que nous pouvons tous donner et en même temps recevoir quelque chose."

"Nous sommes tous des marcheurs, des guérisseurs d'amour et d'espoir. Nous avons besoin de ce Dieu qui est proche de nous et qui se révèle dans la fraction du pain", a affirmé le Pontife. "Prenez ce pain d'amour que nous partageons aujourd'hui avec les autres. Offrez à tout le monde de la sympathie et de l'amitié. C'est notre tâche à tous. Vous avez une sensibilité particulière dans "l'accueil de la dimension humaine parce que vous savez ce qu'est la fragilité, le besoin de vous donner un coup de main et de demander de l'aide, en laissant de côté l'orgueil", conclut François en remerciant pour la nourriture que vous partagez et en soulignant que lorsque dans la prière de Notre Père nous demandons à Dieu le pain quotidien, il nous est donné d'être partagé avec les autres, de ne pas être gardé ni caché.

(SL-RV)
01/10/2017
Source : http://es.radiovaticana.va/news/2017/10 ... os/1340146

Image

Image
Lasagne et escalope,
le déjeuner du Pape avec le "dernier" de Bologne
dans le majestueux San Petronio.

La sixième plus grande basilique d'Europe se transforme en une cantine pour le moment convivial organisé par Caritas entre François et environ 1400 prisonniers, réfugiés, pauvres et malades : "L’Église vous veut au centre".

Salvatore Cernuzio
Bologna
01/10/2017

Ragoût de bœuf et escalope de dinde au bolognaise, sauce de bœuf et porc à la crème de parmesan, pommes de terre à la provençale, gâteau de riz au maxi, un centre de table aux raisins blancs et noirs et prunes de septembre. Les majestueuses voûtes gothiques de la Basilique de San Petronio, symbole séculier et religieux de la ville de Bologne, sont le cadre du déjeuner que le Pape François partage avec 1400 "invités" dans l'une des étapes les plus significatives de toute la visite de la capitale de l'Émilie. Ce sont les "derniers", les habitants de ces "faubourgs", géographiques et existentiels, qui pour Bergoglio représentent au contraire le "centre" à partir duquel tout commence : pauvres, sans-abri, réfugiés, handicapés, personnes âgées abandonnées, anciens toxicomanes, personnes souffrant de troubles mentaux, identifiés parmi différentes réalités et associations, organisations, paroisses, d'inspiration chrétienne et pas seulement.

Chacun peut se retrouver avec le pape et l'archevêque Matteo Zuppi dans les grandes tables blanches mises en place par la Caritas diocésaine, qui transforme la basilique dite la sixième plus grande d'Europe (quatrième en Italie après Saint-Pierre et le Dôme de Milan et Florence) en un réfectoire où ils peuvent prendre un "déjeuner de solidarité". Déjeuner au cours duquel François affirmait dans son salut initial, « nous pouvons partager notre pain quotidien ». Ce n'est pas seulement la nourriture offerte par les chefs et restaurateurs de Bologne, mais aussi la nourriture « la plus précieuse » qui est « l’Évangile, la Parole de ce Dieu que nous portons tous dans nos cœurs, qui pour nous les chrétiens a le bon visage de Jésus ».

Bergoglio me demande de vous livrer à tous un Évangile : « C'est pour vous ! Il s'adresse à ceux qui en ont besoin ! Prends tout et apporte-le comme un signe, un sceau personnel d'amitié de Dieu qui devient pèlerin et sans place pour le préparer à tous », souligne-t-il. Dans la société, vous étiez probablement en marge, mais « aujourd'hui - dit-il à ses invités - vous êtes au centre de cette maison. L'Église veut que vous soyez au centre. Il ne prépare pas un endroit pour être n'importe où ou différent : au milieu et ensemble. Parce que l'Église est de tous, spécialement des pauvres et tous nous sommes invités, seulement par la grâce. Nous sommes des voyageurs, des mendiants d'amour et d'espérance, et nous avons besoin de ce Dieu qui est proche de nous et qui se révèle en rompant le pain. »

Un "mystère" incompréhensible pour le monde et que Dieu accomplit librement, souligne le Pape : « Il a besoin des siens, ici, non pas pour le mérite, mais pour son amour ». L'amour qui se répand sur une multitude d'hommes. « Ce qui est étrange, c'est les mathématiques de Dieu : multipliez seulement si elle est divisée », s'exclame le Pontife. Et il recommande « de toujours dresser une table d'amour pour ceux qui en ont besoin. La charité n'est jamais une voie à sens unique, elle est toujours circulaire et tout le monde donne et reçoit quelque chose, ajoute-t-il. Jésus ne rejette personne, il ne méprise pas. Il a soif et nous demande de lui donner un verre parce qu'il marche avec nous et souffre avec nous. Et nous avons cette cruche, peut-être un peu usée, qui peut lui donner de l'eau, qui est notre cœur ! Notre vie est toujours précieuse et nous avons tous quelque chose à donner aux autres. »

Avec ces gens qui connaissent « la fragilité, le besoin de tendre les mains, d'être aidés en mettant de côté l'orgueil », François récite enfin le "Notre Père", la prière - fait-il remarquer - dans laquelle « nous reconnaissons tous la nécessité de surmonter toute forme d'égoïsme pour accéder à la joie de l'acceptation mutuelle ».

Tout le déjeuner a été préparé par Camst et Felsinea Catering, qui ont mis 12 cuisiniers et 20 personnes dans le camp pour le service. Le gâteau a été confectionné par cinq pâtissiers de Cna Bologna, qui représentent l'excellence de l'artisanat local. Les plats utilisés sont totalement biodégradables. Une entente a également été signée avec la Banque alimentaire, à laquelle seront livrés les repas excédentaires et non utilisés afin d'éviter le gaspillage alimentaire.

La Stampa
Vatican Insider
Source : http://www.lastampa.it/2017/10/01/vatic ... agina.html

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#27 Message par Gilbert Chevalier » mar. 03 oct. 2017 22:50

Nouvelle charte pour la messe populaire révolutionnaire
Motuproprio «Magnum principium»
Pour un renouveau de la vie liturgique


La prière liturgique doit être « adaptée à la compréhension du peuple » pour être pleinement vécue. Avec un style d’expression fidèle aux textes originaux, mais capable de communiquer l’annonce de salut dans chaque contexte linguistique et culturel. Et avec l’objectif de favoriser la participation de tous à la liturgie « de façon consciente, active et fructueuse », comme le recommandaient les pères de Vatican II dans la constitution "Sacrosanctum concilium" de 1963. Telles sont les intentions qui ont poussé le Pape François, sur la base du travail d’une commission d’évêques et d’experts qu’il a instituée, à modifier le canon 838 du Codex iuris canonici concernant la publication des livres liturgiques et de leurs versions dans les diverses langues. Avec le motu proprio Magnum principium, en date du 3 septembre et qui entrera en vigueur le 1er octobre prochain, le Pape se place une fois de plus dans le sillage du « renouveau de la vie liturgique » entrepris par Vatican II. Et il signale donc l’opportunité que « certains principes transmis depuis l’époque du concile soient plus clairement réaffirmés et mis en pratique » dans le domaine de la traduction des livres liturgiques. Une matière délicate et non dénuée de difficultés, comme le démontrent le vif débat de ces dernières décennies et les problèmes spécifiques apparus lors du travail accompli sur les textes. Un travail orienté et réglementé par des critères suggérés au fur et à mesure par certains documents normatifs fondamentaux, en particulier par les instructions "Comme le prévoit" de 1969 et "Liturgiam authenticam" de 2001.
Un point-clé du motuproprio est le rapport entre le siège apostolique et les conférences épiscopales dans la préparation et la traduction des textes liturgiques. Et précisément pour « rendre plus facile et fructueuse » leur collaboration, à travers un climat de « confiance réciproque, vigilante et créative », le Pape reformule le canon en question, définissant en particulier la distinction entre «révision» (recognitio) et «confirmation» (confirmatio). Les deux tâches reviennent à la compétence du siège apostolique. La première a pour critère la vérification de la fidélité au rite romain et à son unité substantielle. Et elle consiste en un travail de «révision» et d’évaluation des adaptations que chaque conférence épiscopale peut apporter aux textes liturgiques pour valoriser les diversités légitimes de peuples et d’ethnies dans le culte divin. La deuxième concerne en revanche les traductions préparées et approuvées par les évêques pour les régions de leur compétence. Sur celles-ci, le Siège apostolique exerce uniquement un acte de «confirmation», en ratifiant en substance le travail des épiscopats et en présupposant évidemment la fidélité et la correspondance des versions au texte liturgique original.

L’OSSERVATORE ROMANO
jeudi 28 septembre 2017, numéro 39, page 12
Source : http://www.osservatoreromano.va/vatican ... 9_2809.pdf
Voir réflexion hystérique du numéro 2 du Culte divin à la même page 12
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#28 Message par Gilbert Chevalier » mer. 04 oct. 2017 20:23

Article pour réveiller les morts
"Le Seigneur n’abandonnera pas son Église. Les Apôtres étaient douze et le Seigneur recommencera avec un petit nombre. Nous devons avoir la foi, l’espérance et la force." (cardinal Carlo Caffarra en larmes, quelques jours avant sa mort).

Parler de situation dramatique est désormais superflu : seuls ceux qu’hypnotise la propagande dorment tranquilles, comme si tout allait bien. L’invasion est sous les yeux de tous : des milliers de jeunes gens vigoureux et qui n’ont pas du tout l’air de personnes mal nourries cherchant à échapper à la famine, continuent à débarquer tous les jours sur nos côtes, repêchés par notre propre marine à quelques kilomètres des côtes libyennes. Le retrait des « organisations humanitaires » soudoyées n’a réduit que partiellement le flux des migrants sans formation qui échouent, pour finir, soit dans le réseau du travail en noir et de la criminalité organisée, soit dans des campings improvisés sur les places italiennes, qu’ils quitteront éventuellement de temps en temps, afin de tuer l’ennui, pour quelque viol solitaire ou collectif. Tout le monde sait, entre autres, que ce que l’on appelle « accueil » est devenu un business très lucratif. Il faut être purement et simplement stupide pour crier au racisme en s’indignant contre ceux qui dénoncent ce cauchemar ; il faut être criminel, par contre, pour exhorter à l’accueil inconditionnel.

A la première catégorie appartiennent les décérébrés de gauche, qui ont perdu l’usage de la raison. La pensée marxiste peut en effet se définir comme le virus du SIDA de la raison : il en détruit les défenses immunitaires, c’est à dire la capacité à reconnaître et repousser les erreurs et les absurdités. Peut-être faudrait-il les plaindre ? Non, parce que se laisser déformer intellectuellement par le marxisme est une faute, encore plus grave pour celui qui a été élevé dans la religion catholique. Font partie de la seconde catégorie ces leaders mis en place par le gouvernement-fantôme qui domine le monde. A Rome, il y en a deux particulièrement en verve.
Le premier est une petite dame qui, après s’être créé une image avec un job (surpayé) dans une agence des Nations-Unies, a été choisie pour occuper la troisième plus haute fonction de l’État (n.d.t. : il s’agit de Laura Boldrini, présidente de la Chambre des Députés) et qui, du haut de son siège, ne manque pas une occasion pour répéter, en ayant l’air de ne pas très bien comprendre ce qu’elle raconte, la petite leçon qu’on lui a fait apprendre par cœur. Comme le déficit démographique de notre pays l’inquiète tant, il suffira de lui rappeler que les Italiens seraient bien plus nombreux si six millions d’entre eux n’avaient pas été exterminés dans le sein maternel.

Le second – hélas ! – occupe une position moralement et spirituellement bien plus haute ; ce qu’il dit est de son propre cru, ce qui – avec l’insistance et le ton culpabilisant sur lequel il le dit – lui donne une apparence de crédibilité, fût-ce seulement en vertu de la tâche qu’il est censé accomplir. On sait toutefois très bien à présent que lui aussi a une mentalité marxiste : il a confessé lui-même avec candeur qu’il s’est fait « initier » à la politique (à une époque où l’unique approche autorisée était précisément le marxisme) par une ardente apôtre du communisme, qui fut bien aise de passer un tas de livres interdits au jeune provincial des jésuites. Une conquête qui n’est pas rien… sauf que lire ces textes était – et reste – un péché grave, à moins d’y être autorisé pour des raisons valables. Notre homme, qui passa ensuite par une crise existentielle (et pour cause !) pensa bien faire en confiant son âme – à un bon directeur spirituel ? Mais non ! cela fait préconciliaire ! – à une habile psychanalyste juive… Et donc, si l’on tient compte du fait que la psychanalyse freudienne ramène tout au sexe et que la psychanalyse jungienne réduit Dieu à un archétype culturel, il sera tout de suite évident qu’il n’y a rien de mieux pour démolir un prêtre.

Ou plutôt non, démolir n’est pas le mot le plus juste. En réalité, il s’agit de déstructurer un esprit et de le restructurer d’une manière contraire au fonctionnement correct de la raison, qui reflète l’ordre objectif de la réalité. Cette perversion de l’intelligence, combinée à la gnose marxiste, provoque un dysfonctionnement mental humainement irrémédiable : celui qui ne pense pas comme moi aura toujours immanquablement tort parce qu’il est un bourgeois réprimé sexuellement ; j’aurai toujours immanquablement raison parce que j’ai pris conscience des mécanismes véritables qui meuvent les individus et la société… Pour guérir, il faudrait un miracle, mais ce genre de miracles requiert le libre assentiment de la personne (justement ce que celui qui est mentalement déformé est incapable de donner). Comme si cela ne suffisait pas, un catholique dans ces conditions reste complètement dépourvu de défenses intellectuelles contre le modernisme et il ne peut s’empêcher de l’assimiler sans aucune critique ni aucun filtre. Tirez les conclusions et vous aurez le portrait-robot de nombreux prêtres formés ces années-là, puis devenus évêques, cardinaux et…

Que le personnage en question ait été mis en place par l’élite mondialiste est hautement probable. Les communications de John Podesta, bras droit de Hillary Clinton, parlent explicitement d’un plan pour déclencher, dans l’Église catholique aussi, un « printemps » révolutionnaire. Puis il y a encore l’aveu explicite du cardinal Danneels (ex-archevêque de Malines-Bruxelles et protecteur d’un évêque accusé de pédophilie) au sujet de la « mafia » de Saint-Gall ; ou encore la révélation sur un autre membre de ladite mafia, le cardinal Murphy O’Connor, et son activité de coordination des cardinaux du Commonwealth en vue de l’élection de l’Argentin, challenger perdant du conclave de 2005. Les cardinaux des USA furent, quant à eux, convaincus par le nonce Vigano, exilé du Vatican ; les sud-américains, conduits par le cardinal Hummes, n’avaient pas besoin d’être convaincus. A la fin, on enrôla la bande à Bertone, à coups – semble-t-il – de promesses d’immunité qui furent tenues. Ses hommes en effet figurent parmi le petit nombre de ceux qui sont restés en selle, pour ne rien dire du « grenier » tristement célèbre d’où personne ne peut déloger leur patron…

On dirait que, pour certains ecclésiastiques, les seuls critères d’inspiration sont, non certes pas le bien de l’Église et moins encore la foi, mais plutôt l’argent et le pouvoir (et éventuellement quelque chose d’autre). Dommage que toutes ces liaisons soient interdites sous peine d’excommunication et avec pour effet d’invalider l’élection, par la Constitution Apostolique Dominici Gregis de Jean-Paul II. Mais personne ne bouge dans la hiérarchie : des quatre – les seuls – qui ont ouvert la bouche sur un point particulier, deux sont décédés inopinément… Un des survivants a presque quatre-vingt-dix ans : quant à l’autre, on a tenté de le reléguer sur une petite île du Pacifique, mais il n’a pas marché : prions pour qu’il reste sauf. Ce type de gens ne plaisante pas ; maintenant qu’avec la complicité de prélats corrompus dans l’esprit et les mœurs ils sont parvenus à mettre sur le trône de Pierre un soi-disant catholique qui défend leurs idées avec conviction, ils ne tolèrent pas la contestation. La situation semble, à vue humaine, sans issue ; mais ne tirons pas les conclusions sans le bon Dieu : nous ressemblerions aux apostats.

Don Elia
mercredi 20 septembre 2017
lascuredielia.blogspot.fr
Source : http://benoit-et-moi.fr/2017/actualite/ ... sade-.html
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Re: FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

#29 Message par Gilbert Chevalier » jeu. 05 oct. 2017 16:06

Des conciliaires qui voient clair, ça existe.
(Traduire le mot valable par valide. Le schisme est par rapport à l’Église catholique, non par rapport à la conciliaire bien entendu. Cette mise au point faite, le raisonnement est juste.)
Propos tenus le 15 juillet 2017, lors d'une Conférence de la Liturgie Sacrée à Medford, dans l'Oregon :

MODÉRATEUR: Est-il toujours licite d'assister et de recevoir la Communion lors d'une liturgie de la FSSPX? S'il n'y a pas d'autres messes respectueuse, à distance raisonnable. Cela peut-il remplir l'obligation du dimanche?

(L'archevêque Sample, qui était également sur le panneau, renvoie vers le Cardinal Burke.)

CARDINAL BURKE: Malgré les divers arguments entourant la question, le fait est que la société sacerdotale de saint Pie X est en schisme depuis que l'archevêque Marcel Lefebvre a ordonné quatre évêques sans mandat du pontife romain. Et donc, il n'est pas légitime d'assister à la messe ni de recevoir les sacrements dans une église sous la direction de la Société sacerdotale de saint Pie X.

Cela dit, la de confusion générale de l'Église concerne aussi cette question, parce que le Saint-Père a donné aux prêtres de la Société sacerdotale de saint Pie X des facultés pour célébrer valablement les mariages, de manière licite et valable. Mais il n'y a pas d'explication canonique à cela, et c'est simplement une anomalie.

Et, aussi, le pape Benoît XVI, avant son abdication, a levé l'excommunication des quatre évêques qui ont été ordonnés sans le mandat pontifical, mais l'exigence pour la levée d'une excommunication est que la personne quitte sa désobéissance, et désire maintenant être pleinement conciliée avec l'Église, mais en fait, cela n'a pas eu lieu, et c'est une autre situation anormale

Ils ne sont plus excommuniés, mais ils ne son pas en communion régulière avec l'Église catholique.

Et donc, tout cela est très compliqué, mais je vous dirais que je ne pense pas que ce soit un bon signe de recevoir des sacrements de la Société sacerdotale de Saint-Pie X parce que cela ne les aide pas ; avant tout, les sacrements ne sont pas célébrés licitement. Ils sont valables, il n'y a pas de question à ce sujet si les prêtres sont ordonnée valablement, mais ce n'est pas un, c'est un contresigne de la communion de l’Église. Au lieu de cela, nous devrions encourager les membres de la Société sacerdotale de saint Pie X à se réconcilier avec l'Église

En fait, je pense que le Père Saguto pourrait confirmer cela, je sais que c'était à la fois à où il y avait des apostolats de l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre aussi bien à Lacrosse qu’à Saint-Louis pour ceux qui désirent les rites de l'Église selon l'usage ancien, beaucoup de gens qui fréquentaient la Fraternité Sacerdotale de Saint Pie X ont été réconciliés et sont retournés à l'église.

Et je dis que si, au lieu de cela, nous allons librement à ces messes [de la FSSPX] et ainsi de suite qui sont célébrées, quel encouragement leur donne-t-il pour se réconcilier avec l'Église?

akacatholic.com - traduction depuis l'anglais - 30 septembre 2017
Source : http://tradinews.blogspot.fr/2017/10/ak ... burke.html
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Re: FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

#30 Message par Gilbert Chevalier » ven. 06 oct. 2017 10:31

François avoue n'être pas catholique et donc... pas Pape !

Ce qui suit est tiré des entretiens de François avec Dominique Wolton "Politique et société" paru récemment, où le dit François commence par un mensonge éhonté, persistant et signant puisqu'il a relu le livre avant son édition et où il avoue que les non-baptisés sont plus chrétiens que lui !!! C'est court mais suggestif.
« Vous [les français] avez un grand chrétien, qui est, je crois, mort sans baptême, mais un grand chrétien : Péguy. Péguy est celui qui a bien compris le rôle de l'espérance dans le christianisme. Il était plus chrétien que moi ! Curieusement , il n'a pas réussi a entrer dans l’Église, il est mort à la guerre, mais lui, l'espérance, il l'appelle la plus humble des vertus. »
Wolton est obligé de mettre en note que Péguy a été baptisé à sa naissance. Tout ceci se passe évidemment de commentaire ! Ceux qui n'ont pas compris ne comprendront jamais rien.
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