FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

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Gilbert Chevalier
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Re: FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

#11 Message par Gilbert Chevalier » sam. 23 sept. 2017 11:04

2- Le nouvel entretien de François avec Scalfari par Jeanne Smits
Ouverture aux migrants et fédéralisme européen, réflexions sur l’immanentisme

Le dernier entretien du pape François avec le journaliste athée Eugenio Scalfari de La Repubblica est une nouvelle bombe. Comme les précédentes, elle a été réalisée de manière informelle, Scalfari se spécialisant, le pape le sait parfaitement, dans l’entretien sans enregistreur. En cette occurrence, c’est le pape qui a pris son téléphone pour appeler le journaliste avec à la clef, un entretien à la maison Sainte-Marthe. Le pape a abordé les sujets cruciaux du point de vue du mondialisme : ouverture aux migrants, le fédéralisme européen qu’il appelle de ses vœux, et l’immanentisme qu’il se refuse à condamner.

On peut relativiser la portée de ses paroles telles que les rapporte Scalfari, mais il reste que nombre des déclarations les plus controversées attribuées au pape François au fil des entretiens précédents n’ont pas été démentis, voire figurent sur le site du Vatican. Tout se passe comme si le pape « utilisait » La Repubblica pour lancer des ballons d’essai ou révéler sa pensée profonde. Scalfari rappelle qu’il a pu écrire par le passé que le pape François est un « révolutionnaire ». Ce nouvel entretien le confirme, estime-t-il.

La conversation, raconte Scalfari, a eu pour « thème principal » le « Dieu unique, l’unique créateur de notre planète et de l’univers tout entier ». Commentaire du journaliste : « C’est la thèse fondamentale de son pontificat, et elle comporte une série infinie de conséquences, les principales étant la marche vers la fraternité de toutes les religions et des religions chrétiennes en particulier, l’amour envers les pauvres, les faibles, les exclus, les malades, la paix et la justice ».


L’entretien du pape François avec Eugenio Scalfari : une nouvelle bombe

Parce que Dieu est un, l’unique créateur, toutes les religions devraient se retrouver autour de cette réalité, et en fin de compte, elles adorent toutes le même Dieu, tel est le sens profond de cette affirmation commodément portée par Scalfari. Drôle de logique – subtilement attribuée au pape François. De la même manière, Scalfari explique son appréciation de la prédication de Jésus de Nazareth qu’il considère comme un homme et non comme un Dieu. Scalfari écrit : « Le pape sait du reste que Jésus s’est réellement incarné, qu’il est devenu un homme jusqu’au moment où il a été crucifié. La “résurrection” est de fait la preuve qu’un Dieu devenu homme ne redevient Dieu qu’après sa mort ». On doit sans doute lui laisser la paternité de ces mots mais ceux-ci montrent la dangerosité de l’exercice auquel se livre le pape François en ouvrant la porte à ces ambiguïtés. Car Scalfari ajoute : « Ces choses, nous nous les sommes dites bien souvent et c’est le motif qui a rendu aussi parfaite et aussi insolite l’amitié entre le chef de l’Église et un non-croyant ».

L’objet de leur conversation, cette fois, était d’abord la tenue du G20. Le pape s’est dit très préoccupé par celle-ci, rapporte Scalfari : « J’ai peur de la mise en place d’alliances assez dangereuses entre les puissances qui ont une vision déformée du monde : l’Amérique et la Russie, la Chine et la Corée du Nord, Poutine et Assad par rapport à la guerre de Syrie ».

Et ce qui fait peur au pape, ce n’est pas la guerre, la diffusion des idéologies de mort que sont le communisme et la dictature LGBT, pas même l’islam : « Le danger concerne l’immigration. Nous, vous le savez bien, avons comme problème principal, un problème qui prend trop d’ampleur dans le monde d’aujourd’hui, celui des faibles, des exclus, dont les migrants font partie. D’autre part, il y a des pays où la majorité des pauvres ne vient pas des courants migratoires mais des calamités sociales ; d’autre pays, au contraire, ont peu de pauvres localement mais craignent l’invasion des migrants. C’est pour cela que le G20 me préoccupe : il rend coupables surtout des migrants des pays du tiers-monde et il les accuse toujours plus au fur et à mesure que le temps passe ».


Ouverture aux migrants : la dette de l’Europe vis-à-vis du tiers monde ?

A la question de Scalfari sur la mobilité croissante des populations, le pape répond, selon le journaliste : « Ne vous faites pas d’illusions : les peuples pauvres ont pour point d’attraction les continents et les pays d’ancienne richesse. Surtout l’Europe. Le colonialisme est parti d’Europe. Il y eut des aspects positifs du colonialisme, mais aussi des aspects négatifs. C’est ainsi que l’Europe est devenue plus riche, la plus riche du monde entier. Elle sera donc l’objectif principal des peuples migrants ».

Autrement dit : préparons-nous. Scalfari avoue y avoir pensé et ne voir qu’une solution : que l’Europe se dote au plus vite d’une structure fédérale. Le pape – dit Scalfari – reconnaît qu’il a plusieurs fois soulevé ce thème, notamment lors de son discours devant le Parlement européen. « C’est vrai, je l’ai plusieurs fois soulevé. (…) Oui, c’est ainsi, mais pourtant cela signifie bien peu. Les peuples se bougeraient s’ils se rendaient compte d’une vérité : ou bien l’Europe devient une communauté fédérale, ou bien elle ne comptera plus pour rien dans le monde ».

Il est intéressant de voir comment l’entretien se déroule. Les thèmes et les suggestions sont soulevés à tour de rôle. On a l’impression d’un jeu de comparses. Le pape François glisse aussitôt vers le sujet de la déontologie des journalistes – passons. Scalfari revient à la charge avec Spinoza et Pascal, que le pape verrait bien béatifié.

Spinoza, souligne le journaliste après avoir rappelé l’histoire de sa vie, converti du judaïsme, a été excommunié parce qu’il « soutenait que Dieu est dans toutes les créatures vivantes : végétale, animale, humaine. Un éclat du divin qui est partout donc, Dieu est immanent, et non transcendant ». Qu’en pense le pape ?


Le fédéralisme européen, Scalfari en rêve. Le pape François aussi

Réponse : « Et à vous, cela ne vous semble pas juste. Pourquoi ? Notre Dieu unique est transcendant. Nous aussi nous disons qu’il y a partout un éclat du divin, mais la transcendance reste intacte, c’est pourquoi cette excommunication a été prononcée contre lui ».

Scalfari commente : « Il me semble, si je m’en souviens bien, qu’il en appela à l’ordre des jésuites. “A l’époque dont nous parlons, les jésuites avaient été expulsés de l’Église, mais ils ont été réadmis. Cependant, il n’avait pas été dit pourquoi cette excommunication aurait dû être révoquée” ».

Et Scalfari explique : « La raison est celle-ci. Vous m’avez dit lors d’un précédent entretien qu’après quelques millénaires notre espèce cessera d’exister. A ce moment-là, les hommes qui aujourd’hui jouissent de la béatitude de contempler Dieu mais qui restent distincts de lui se fondront en lui. A ce moment-là la distance entre le transcendant et l’immanent n’existera plus. Et donc, en prévision de cet événement, on peut déclarer déjà que l’excommunication a été levée. N’est-ce pas ce qu’il vous semble, Sainteté ? »


L’immanentisme ne fait pas peur au pape si l’homme doit se fondre en Dieu

Réponse du pape, un peu obscure, rapportée de mémoire sans doute par Scalfari : « Disons qu’il y a une logique dans ce que vous proposez, mais sa motivation repose sur une hypothèse qui m’est propre et qui n’a aucune certitude, et que notre théologie ne prévoit pas. La disparition de notre espèce est une pure hypothèse et donc elle ne peut pas motiver une excommunication émise pour censurer l’immanence et confirmer la transcendance ».

Scalfari demande si en ce cas le Pape n’aurait pas la majorité de l’Église contre lui. « Je crois que oui, mais s’il ne s’agissait que de cela et si j’étais certain de ce que je dis sur ce thème, je n’aurais pas de doute, cependant je ne suis pas certain du fait et donc je n’affronterai pas une bataille douteuse dans sa motivation et perdue d’avance ».

Rien de tout cela n’est très clair, mais il en ressort que le pape est prêt à exposer ses idées subjectives sur le sujet en faisant en quelque sorte entrer l’immanentisme dans l’Église par la petite porte.

Jeanne Smits
11 juillet 2017
Source : http://reinformation.tv/entretien-pape- ... s-72580-2/

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Gilbert Chevalier
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#12 Message par Gilbert Chevalier » lun. 25 sept. 2017 11:07

3- Deux monstres sacrés face au pape François, dans "Monde et Vie"

Début juillet s’est tenue la dernière réunion du G20 et à cette occasion La Repubblica a publié un entretien avec le pape François par l’inénarrable Eugenio Scalfari. Eugenio Scalfari, âgé de 93 ans est une figure du journalisme italien. Fondateur de La Repubblica, revendiquant son athéisme, il fut de tous les combats de la gauche italienne depuis la Seconde Guerre mondiale. En 2013 ses interviews-fleuve du pape François dans lesquelles celui-ci exprimait des positions souvent aventurées sur Dieu, le Bien et le Mal, ont fait grand bruit et provoqué un certain embarras de la part du Saint-Siège : présentées sur le site du Vatican, elles en ont été retirées précipitamment quand Scalfari lui-même confessa sa pratique d’un journalisme “artistique” et sa retranscription « de mémoire » de ses entretiens avec le pape, sans notes ni magnétophone. Il avait alors 89 ans. Entretiens néanmoins publiés par la Librairie Éditrice Vaticane. Cette amitié « presque parfaite et insolite » entre le chef de l’Église et un non croyant est née ainsi : « le pape sait naturellement que je ne suis pas croyant, mais il sait aussi que j’apprécie énormément la prédication de Jésus de Nazareth que je considère comme un homme et non un Dieu. Le pape du reste sait que Jésus s’est incarné réellement, est devenu homme jusqu’à ce qu’il soit crucifié. La “Resurrectio” est en effet la preuve qu’un Dieu devenu homme redevient Dieu seulement après sa mort. Ces choses, nous nous les sommes dites de nombreuses fois ». Fasciste puis de gauche. On remarquera la ligne théologique horizontale à laquelle Scalfari associe (nolens volens ?) le pape, tout l’entretien est de la même eau, le pape demandant à Scalfari pourquoi il devrait lever l’excommunication de Spinoza, ou canoniser Pascal… On croit rêver enfin quand le pape sollicite les lumières du journaliste sur la déontologie dans les médias. Mais le clou de l’entretien, la vraie raison pour laquelle il a convoqué Scalfari au Vatican est sa vision géopolitique de la question migratoire « Je crains, explique François, des alliances assez dangereuses entre des puissances qui ont une vision déformée du monde : Amérique et Russie, Chine et Corée du Nord, Poutine et Assad dans la guerre en Syrie. (…) Le danger concerne l’immigration. Notre problème principal (…) est celui des pauvres, des faibles, des exclus dont les immigrés font partie. (…) Certains pays qui ont peu de pauvres craignent l’invasion des migrants. Voilà pourquoi le G20 m’inquiète : il touche surtout les pays du tiers-monde. (…) Les peuples pauvres sont attirés par les continents et les pays d’ancienne richesse. Le colonialisme partit d’Europe. Il y eut des aspects positifs dans le colonialisme, mais aussi négatifs. En tout état de cause l’Europe devint plus riche, et sera donc l’objectif premier des peuples migrants. » Et le pape de conclure : « Les pays (occidentaux) redeviendront actifs s’ils acceptent une vérité : ou bien l’Europe devient une communauté fédérale, ou elle ne comptera plus pour rien dans le monde ». Et Scalfari de donner au final sa vision de l’entretien : « j’ai souvent écrit que François est un révolutionnaire. Il pense à béatifier Pascal, il pense aux pauvres et aux immigrés, il appelle de ses vœux une Europe fédérale. Nous n’avons jamais eu un pape comme celui-ci. »

Dès le lendemain paraissait dans le quotidien Il Mattino une réponse magistrale du philosophe et ancien président du Sénat Marcello Pera, ami de longue date du pape Benoit XVI.Du socialisme au catholicisme Magistrale car Marcello Pera est un homme politique et un philosophe italien d’envergure. Tandis que Scalfari flirtait avec le fascisme dans les années quarante, avant de se tourner résolument vers la gauche idéologiquement la plus radicale, l’évolution politique de Marcello Pera fut bien différente. Philosophe de renommée internationale, spécialiste de la philosophie des sciences, il évolua du socialisme au catholicisme libéral. Dans les années 2000 il commence à se rapprocher du christianisme, suivant l’injonction pascalienne de vivre comme si Dieu existait. De 2001 à 2006 il fut président du Sénat, et c’est à cette période qu’il se lie d’amitié avec le cardinal Ratzinger, avec lequel il publie en 2004 un ouvrage écrit à quatre mains : Sans racines. L’Europe, le relativisme, le christianisme, l’Islam. Sénateur de centre droit de 2006 à 2013, il poursuit ses travaux apologétiques, alimentés par son activité politique. Il publie en 2008 Pourquoi nous devons nous dire chrétiens, Le libéralisme, l’Europe et l’éthique, vivant plaidoyer en faveur des racines chrétiennes de l‘Europe. Prônant un catholicisme qui se vit dans toutes les sphères de la vie sociale, il pointe les dangers d’une Europe sans mémoire, d’une société où les droits et désirs individuels deviennent la mesure de l’action politique. C’est dire si ce face-à face entre deux monstres sacrés de la vie intellectuelle italienne, à propos de la question migratoire, est crucial.Dans l’entretien d’Il Mattino, les critiques de Marcello Pera envers les prises de position politiques du pape François sont extrêmement dures. Fustigeant ses appels répétés à l’accueil inconditionnel et massif par l’Europe des immigrés, « au-delà de toute compréhension rationnelle », il demande : « quel est l’objectif de tout cela ? (…) Le pape fait cela parce qu’il déteste l’Occident, il aspire à le détruire, comme il veut détruire la tradition chrétienne, le christianisme tel qu’il s’est réalisé dans l’histoire ». Et de poursuivre : « il n’y a pas non plus de justifications évangéliques qui justifieraient ce que dit le pape. C’est un pape qui fait seulement de la politique (…) Il a une vision sud-américaine d’un justicialisme péroniste qui n’a rien à voir avec la tradition occidentale des libertés politiques ni avec sa matrice chrétienne ». Évoquant l’absolue nouveauté de ce pontificat – « Bergoglio n’est intéressé en rien par le christianisme en tant que doctrine, par l’aspect théologique » – il affirme que le pape « n’est pas préoccupé par le salut des âmes mais seulement par la sécurité et le bien-être social », provoquant une crise politique et religieuse de plus en plus incontrôlable, aux conséquences majeures. Le pape « suggère à nos états de se suicider, il demande à l’Europe de ne plus être elle-même ». Après cette critique politique vient le diagnostic religieux : « Un schisme caché est présent dans le monde catholique, produit avec obstination et détermination par Bergoglio, et de la part de ses collaborateurs, avec malveillance ». Le 8 juillet, le pape twittait : « Les migrants sont nos frères et sœurs qui cherchent une vie meilleure loin de la pauvreté, de la faim et de la guerre », et le 11 « L’Europe a un patrimoine idéal et spirituel unique au monde qui mérite d’être reproposé avec passion et une fraicheur renouvelée ». Que doit-on comprendre ? Que les immigrés clandestins vont faire vivre l’Europe avec une fraicheur renouvelée ? Ou que l’Europe, si elle veut revivre, doit régler les flux migratoires à ses frontières, comme le Catéchisme catholique en reconnaît le droit et le devoir à tout pays souverain ?

Marie d’Armagnac
samedi 22 juillet 2017
Source : http://www.monde-vie.com/le-blog/127-de ... e-francois

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Gilbert Chevalier
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#13 Message par Gilbert Chevalier » lun. 25 sept. 2017 15:59

4- Selon le pape François, le philosophe Pascal mérite d’être béatifié
(Ce quatrième et dernier document avec les trois autres ci-dessus suffiront pour nous donner une idée de l'entretien de Scalfari ci-dessus également. Si j'avais eu une traduction correcte, le dit entretien se serait suffit à lui-même.)
Au détour de son entretien-conversation avec Eugenio Scalfari dans La Repubblica, le 8 juillet 2017, le pape François a estimé, par conviction personnelle, que le philosophe français Blaise Pascal « mérit[ait] la béatification » et qu'il allait demander l'avis de la Congrégation des causes des saints.

Répondant au souhait du journaliste que l’auteur des Pensées soit béatifié, le successeur de Pierre a répondu : « Cher ami, vous avez dans ce cas parfaitement raison : je pense aussi qu’il mérite la béatification ».

Le pontife ajoute qu’il se réserve la possibilité de faire le nécessaire et de « demander l'avis » des organes du Vatican concernés, à savoir la Congrégation des causes des saints. Tout en leur communiquant, ajoute-t-il, « ma conviction personnelle et positive ».

Blaise Pascal (1623-1662), génie scientifique, philosophe et écrivain classique, a connu une expérience mystique le 23 novembre 1654, qu’il a appelé sa « nuit de feu », et qui l'a guéri de son désir mondain, racontera-t-il par la suite.

Contre l'hypocrisie de la casuistique

Il se lance alors dans une polémique contre les jésuites, dans le cadre de la querelle du jansénisme en France : dans des écrits intitulés Les Provinciales, Pascal reproche aux jésuites leur « casuistique », raisonnement moral complexe justifiant selon lui des comportements laxistes. Le pape François dénoncera lui-même à plusieurs reprises cette casuistique. En février dernier, dans une homélie à Sainte-Marthe, il affirmait que « la logique casuistique est hypocrite ».

L’actuel pontife apprécie également les écrits du Père Romano Guardini, auteur d'un livre sur Pascal en 1935. Guardini y raconte qu’à la fin de sa vie, s’étant vu refuser l’eucharistie et l’extrême-onction, Pascal a demandé à être transporté au-milieu des pauvres, en tant que membres du Corps du Christ. Geste qui souligne, selon Guardini, la conversion définitive de l'orgueil de Pascal.

I.MEDIA
Source : http://www.famillechretienne.fr/filinfo ... fie-221680

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#14 Message par chartreux » lun. 25 sept. 2017 16:53

Joseph de Maistre, toute en rendant de justes hommages à Pascal avait déja cependant noté qu'une bonne partie de cette rénommée vient de ce que cette âme forte mais influençable, s'était laissé manipuler par la secte janséniste, et ses Provinciales n'ont pas peu contribué à la cabale internationale qui finalement réussira à faire interdire les jésuites, première étape de l' écrasement de l'infâme et préparation de la Révolution dite française (cela est fort bien documenté par Jean Dumont dans ses Prodiges du Sacrilège ).

À défaut d'autres mérites, les ennemis de l'Église ne sont pas ingrats dans leur louanges. Pascal, bien que catholique, continue d'avoir son nom transmis par eux jusqu'à nos jours uniquement par ce qu'il a apporté une aide importante à la guerre contre l'Église à un moment donné de l'histoire. Dans les lycées républicains de la France d'aujourd'hui, par exemple, Pascal continue d'apparaître fréquemment dans les programmes de français.

Bergoglio, qui ne laisse passer aucune occasion de ce genre, continue gaiment cette "tradition".

Les affirmations de Guardini sur Pascal me semblent douteuses, j'ai toujours lu que Pascal avait bien reçu l'extrême-onction à la fin de sa vie (et qu'il avait abandonné les polémiques sectaires où il s'était laissé entraîner). C'est ce que dit Wikipédia.

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Gilbert Chevalier
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#15 Message par Gilbert Chevalier » lun. 25 sept. 2017 21:05

Au sujet de Pascal, voici un lien très éclairant : https://books.google.fr/books?id=QvdBAA ... rt&f=false

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#16 Message par Gilbert Chevalier » mar. 26 sept. 2017 10:25

Jean-Paul II dans le feu de l'enfer

L'article qui suit et qui date d'il y a 10 ans est tout à la louange de Jean-Paul II bien évidemment. Lors de cette fête, un grand feu avait été allumé et quelqu'un l'a pris en photo et il en est ressorti ce que vous voyez. Un saint en enfer, voilà qui n'est pas banal !

Image
Apparition : Jean Paul II aperçu dans la forme d'une flamme

Cette image entretient la flamme. Pour beaucoup de croyants polonais et italiens, elle représente le pape Jean Paul II dans la forme d’une langue de feu. Prise en avril dernier, lors d’une cérémonie organisée pour les deux ans de la mort du pape à Beskid Zywiecki, près de Katowice sa ville natale, elle est l’oeuvre d’un Polonais, Gregorz Lukasik.

Le photographe ne s’est pas rendu compte sur le coup de la forme de la flamme. "C’est après, en rentrant chez moi et en regardant les clichés que je me suis dit que j’avais saisi quelque chose", a-t-il expliqué hier au Telegraph. Gregorz a alors montré la photo à ses frères et soeurs puis à l’évêque local qui, tous, y ont vu la présence de Jean Paul II : "L’évêque m’a dit que le pape avait fait beaucoup de pélerinages pendant sa vie et qu’il en faisait encore maintenant qu’il est mort". Le photographe a alors contacté le directeur du service de presse du Vatican, Jarek Cielecki, un proche du souverain pontife, qui s’est rendu en Pologne pour voir les clichés.

" Vous pouvez voir l’image d’une personne dans les flammes, a confirmé lundi le père Cielecki au Daily Mail. Et je crois que cette personne est le serviteur de Dieu, le pape Jean Paul II". Depuis, les images passent en boucle sur les télés italiennes. Plusieurs sites religieux qui diffusaient les clichés ont été pris d’assaut par les internautes.

Cette apparition devrait apporter un élément supplémentaire à tous ceux qui se battent pour la béatification et la canonisation de Jean Paul II.

20minutes.fr
Source : http://www.xibar.net/PHOTO-Apparition-J ... a4184.html

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#17 Message par Gilbert Chevalier » mar. 26 sept. 2017 16:08

Le crucifix communiste

Image
Le président Evo Morales offre au pape François un Christ sur une croix en forme de marteau et de faucille, une réplique de la sculpture réalisée dans les années 70 par le prêtre espagnol jésuite Luis Espinal Camps, assassiné sous la dictature en mars 1980.

Lors de la visite du pape François à La Paz, deux sujets ont été au cœur des débats et des commentaires de la presse nationale et internationale : le crucifix communiste et l’accès à la mer. Quelques éléments explicatifs.

Mercredi, le Pape est arrivé en Bolivie, pour la deuxième étape de son voyage en Amérique latine. Il a été chaleureusement accueilli par le premier président « indigène » du pays, Evo Morales avec des bouteilles d’oxygène et des feuilles de coca à mâcher afin de lutter contre les problèmes liés à l’altitude et à la fatigue du voyage. Lors de l’accueil, le président bolivien a évoqué sa satisfaction de recevoir « le Pape des pauvres », qu’il qualifié de « frère Pape François » car il apporte « un message d’espérance et de libération » dans son Etat plurinational. Le Pape a loué la « beauté singulière » de la Bolivie, « terre bénie de par ses gens », tout en saluant « les pas importants » réalisés par le gouvernement d’Evo Morales "pour inclure d'amples secteurs dans la vie économique, sociale et politique du pays".

Pourquoi un crucifix communiste ?

Au palais présidentiel lors de l’échange des cadeaux, le Pape s’est vu offert un crucifix en forme de faucille et de marteau. Le président bolivien décrit ce présent comme une réplique de la sculpture réalisée dans les années 1970 par le prêtre espagnol jésuite Luis Espinal Camps, assassiné sous la dictature en mars 1980. Le Pape avait d’ailleurs prié en sa mémoire sur la route que le menait à La Paz avant de recevoir du président Morales la distinction Luis Espinal, délivrée aux personnes témoignant d’une foi religieuse et qui défendent les pauvres, les marginaux et les malades. Depuis la polémique enfle mais selon Frederico Lombardi, porte-parole du Vatican, le Pape n’a pas réagi négativement en recevant ce présent d’Evo Morales.

ludivynn munoz
Vendredi, 10 Juillet, 2015
Humanite.fr
Source : https://www.humanite.fr/le-crucifix-com ... vie-579259

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#18 Message par Gilbert Chevalier » mar. 26 sept. 2017 17:42

François ramène au Vatican le crucifix communiste offert par Evo Morales et en donne la miniature à la Vierge de Copacabana
Dans l’avion qui le ramenait d’Asunción (Paraguay) à Rome (Italie), le pape a confié aux journalistes que le crucifix en forme de faucille et de marteau que lui avait offert le président bolivien n’était “pas une offense“, le 12 juillet 2015. Le pape, qui a reconnu sa “surprise“ lorsqu’il a reçu ce cadeau des mains d’Evo Morales quelques jours plus tôt à La Paz (Bolivie), a assuré qu’il appartenait à “l’art de la contestation“ et avait ramené avec lui au Vatican cette réplique d’un crucifix imaginé par le père jésuite Luis Espinal (1932-1980).

Voici la réponse du pape :

“J’étais curieux, je ne connaissais pas cet objet et je ne savais pas non plus que le père Espinal fût un sculpteur, et aussi un poète. Je l’ai su ces jours-ci. Je l’ai vu et il s’est agi pour moi d’une surprise. Deuxièmement, on peut qualifier cela comme le genre de l’art de la contestation. Par exemple, il y a quelques années, à Buenos Aires, avait eu lieu l’exposition d’un sculpteur (León Ferrari, ndlr), bon, créatif, un Argentin, désormais mort. C’était l’art de la contestation. Je me souviens d’une œuvre : un Christ crucifié sur un bombardier qui piquait vers le sol. C’était une critique du christianisme allié à l’impérialisme qu’est le bombardier.

Premièrement, donc, je ne savais pas. Deuxièmement, je qualifierais cela d’art de la contestation qui, dans certains cas, peut être offensif. Dans certains cas !

Troisièmement, et ça c’est un cas concret : le père Espinal a été tué en 1980. C’est une époque où la Théologie de la libération avait de nombreuses ramifications et l’une d’entre elles était l’analyse marxiste de la réalité. Le père Espinal appartenait à cette branche. Ça je le savais parce que j’étais le recteur de la Faculté de théologie et on parlait beaucoup de cela, des diverses ramifications et de ceux qui les représentaient. La même année, le supérieur général de la Compagnie de Jésus, le père Arrupe, fit une lettre à toute la compagnie sur l’analyse marxiste de la réalité dans la théologie pour arrêter un peu cela… en disant ‘cela ne va pas, ce sont des choses différentes, cela ne va pas, ce n’est pas juste’. Et quatre ans plus tard, en 1984, la Congrégation pour la doctrine de la foi publie un premier petit document, la première déclaration, sur la Théologie de la libération, qui la critique. Puis viendra un second document qui ouvre les perspectives plus chrétiennes. Je simplifie un peu.

Faisons l’herméneutique de cette époque : Espinal est un enthousiaste de cette analyse de la réalité marxiste mais aussi de la théologie qui utilise le marxisme. Il a alors créé cette œuvre. Les poésies d’Espinal sont aussi de ce genre de la contestation. Mais, c’était sa vie. C’était sa pensée. C’était un homme particulier avec tant de génialité humaine et qui luttait, lui, en toute bonne foi. En faisant une herméneutique de ce genre, je comprends cette œuvre, et pour moi ce n’est pas une offense. J’ai dû faire cette herméneutique et je vous le dis pour qu’il n’y ait pas d’opinions erronées.

Si je l’emmène avec moi ? Oui, je l’emmène avec moi."


I.MEDIA
Source : http://lesuisseromain.hautetfort.com/ar ... 56493.html

Image
Ce que les médias – en tout cas les français – ont peu souligné, c’est qu’avant la présentation de ce “cadeau”, le pape François avait reçu des mains de Morales le collier de l’Ordre du Condor des Andes, que le Président lui mit immédiatement autour du cou, puis une autre décoration quelque peu fantaisiste : l’Ordre du Mérite “Père Luís Espinal Camps”, créé par le Congrès bolivien quelques semaines avant l’arrivée du Souverain Pontife. Le collier de cette décoration fut immédiatement mis au cou du pape par Morales… Or, sur la croix pendante de cette Ordre du Mérite, est fixée une miniature du crucifix imaginé par le Père Luís Espinal, avec sa faucille et son marteau… Le pape François est assurément le premier Pape de l’histoire à avoir porté quelques minutes le collier d’un ordre arborant un symbole communiste

Riposte catholique
Source : https://www.riposte-catholique.fr/osser ... du-marteau
Plus tard, François s’est rendu au sanctuaire de la Vierge de Copacabana, la Sainte Patronne de la Bolivie, pour lui offrir les distinctions reçues du président Morales. Voici ses paroles à l’occasion de la remise à Marie des deux décorations, dont la médaille ornée du fameux Christ cloué sur un marteau appuyé sur une faucille dessiné par le Père Espinal :

« Le président du pays, dans un geste de cordialité, a eu la délicatesse de m’offrir deux distinctions au nom du peuple bolivien. Je remercie pour l’affection du peuple bolivien et pour ce geste fin et délicat de Monsieur le président, et je voudrais laisser ces deux distinctions à la Patronne de la Bolivie, Mère de cette noble nation, afin qu’Elle se souvienne toujours de son peuple et de la Bolivie, de son sanctuaire, où je souhaiterais qu’elles demeurent (…) Reçois comme hommage du cœur de la Bolivie et de mon affection filiale les symboles de l’amour et de la proximité que - au nom du peuple bolivien - Monsieur le président Evo Morales m’a remis avec une affection cordiale et généreuse, à l’occasion de ce voyage apostolique, que j’ai confié à ton intercession attentive. Je te prie afin que ces distinctions, que je laisse ici en Bolivie à tes pieds et qui rappellent la noblesse du vol du Condor dans le ciel des Andes et le sacrifice commémoré du père Luis Espinal, s.j., soient des emblèmes de l’amour éternel et de la gratitude persévérante du peuple bolivien envers ta tendresse attentionnée et forte. » http://w2.vatican.va/content/francesco/ ... abana.html

Récapitulons : François a donc accepté un cadeau et une décoration dans lesquels le Saint Corps de Jésus était profané d’une manière sacrilège et blasphématoire, en a remercié le communiste Evo Morales qui les lui avait offerts, a justifié l’ « art contestataire » du jésuite apostat Espinal, « artiste » dont il a fait l’éloge et qu’il a qualifié de « martyr de l’Evangile ». Enfin, cerise sur le gâteau, il a décidé de remettre l’abominable médaille à la Mère du Christ comme un emblème de « l’amour que lui porte le peuple bolivien ». Pour ce qui est du crucifix marxiste, qu’il a assuré n’avoir trouvé en rien scandaleux, il a dit aux journalistes qu’il le gardait pour lui, l’emportant « avec [lui] à Rome ».


Miles Christi
10/08/2015
Source : http://viens-seigneur-jesus.forumactif. ... ce-au-ciel

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Re: FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

#19 Message par Gilbert Chevalier » mer. 27 sept. 2017 11:25

Luther prend possession du Vatican

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Jeudi 13 octobre 2016, anniversaire du miracle du soleil à Fatima, la statue de Luther est entrée au Vatican par la volonté de François !
La statue de Luther mise à l’honneur au Vatican par la volonté de François – 13 octobre 2016

« Ce qui nous unit est beaucoup plus que ce qui nous divise ». C’est ce que répète à satiété, le Souverain Pontife lorsqu’il veut, à marche forcée, promouvoir un œcuménisme qui va contre l’enseignement du Magistère antérieur au funeste Concile Vatican II.

C’est ainsi qu’il sera le témoin volontaire et participatif du 500e anniversaire de la Réforme de Martin Luther, aux côtés des protestants de Suède. 500e anniversaire qui sera célébré tout au long de l’année 2017 et s’inscrira largement dans le dialogue dit « luthéro-catholique ».

Celui qui fut l’un des plus grands hérésiarques de l’histoire catholique romaine et généra un des schismes les plus dramatiques, celui dont la doctrine fut officiellement condamnée par le pape Léon X, le 15 juin 1520, via la bulle Exsurge Domine, se voit de plus en plus porté au pinacle.

Mais ce qui est pour le moins insolite – pour rester dans un respectueux euphémisme – c’est la mise à l’honneur de la statue de Luther dans les murs mêmes des palais apostoliques lors de l’audience du 13 octobre !

Devant les autorités luthériennes, il est revenu à nouveau, sous le regard rouge de la statue de Luther placée à sa droite, sur l’œcuménisme et le prosélytisme en déclarant que « le prosélytisme est le poison de l’œcuménisme ! » (sic).

Pas moins : un poison ! Pauvres saints catholiques morts martyrs pour avoir voulu convertir les âmes emprisonnées dans les erreurs hérétiques ou schismatiques : ils ont fait œuvre d’empoisonnement ! C’est le pape François qui le dit.

Depuis le concile Vatican II, la lumière de l’œcuménisme fut ! Avant c’étaient les ténèbres du prosélytisme. C’est pourquoi, en toute logique, François l’argentin, pape, se fait une joie d’aller en Suède, dans deux semaines, « faire mémoire », explique-t-il, de la réforme de Luther, ensemble avec la Fédération luthérienne mondiale. Événement considérable, événement déjà ultra-médiatisé, événement porteur d’un nouvel évangile, l’évangile conciliaire, l’évangile du prosélytisme œcuménique.

Pas un mot sur la Contre-réforme et les papes et les saints du XVIe siècle qui ont œuvré contre l’hérésie grandissante ! Pas un mot sur les motifs de notre division doctrinale, profonde, majeure. Mais faut-il s’en étonner lorsque de nombreux éléments du concile Vatican II nous orientaient déjà sur cette pente œcuménique luthérienne…

Notre-Dame, qui avez en horreur toutes les hérésies, priez pour nous !

La Porte Latine du 18 octobre 2016
Source : http://medias-catholique.info/la-statue ... -2016/4355
& en Images : http://www.medias-presse.info/vatican-l ... ois/62593/

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François reçoit en cadeau les 95 thèses de Luther et la charte œcuménique en édition prestigieuse

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Re: FRUITS de VATICAN II et d'ASSISE

#20 Message par Gilbert Chevalier » mer. 27 sept. 2017 15:30

Saint FRANÇOIS de SALES & le PREMIER CENTENAIRE de LUTHER
« Le 30 octobre 1617,
notre Père saint François de Sales,
étant grandement occupé à préparer son peuple
pour lui faire gagner saintement le jubilé général
que le Pape avait concédé cette année-là,
reçut un contrecoup de douleur fort sensible
en lisant des lettres où on lui donnait avis que l’Électeur de Saxe,
en dérision de nos Pardons,
avait ordonné, pour ce même jour et les deux suivants,
une fête solennelle par tout son État,
en mémoire de ce qu’il y avait cent ans à tel jour,
Martin Luther avait fait afficher ses thèses à Wittemberg
contre les indulgences des Papes,
et en action de grâces de la consommation
de ce premier siècle de l’hérésie des protestants.
Ce saint Prélat fit d’admirables discours sur cette impiété,
sur les malheurs de cet insigne apostat,
et sur la nuit éternelle d’horreur
où l’avait conduit la fausse lumière
qui a malheureusement aveuglé tant de chrétiens,
et les a plongés dans l’erreur et les ténèbres.

Les domestiques du saint Évêque
ont déposé ne l’avoir jamais vu si touché,
si ému et si troublé en soi de ce trouble sacré
qui afflige les zélateurs de l’honneur de Dieu et de son Église ;
et qu’en cette conjoncture,
leur montrant une pièce de monnaie
que ce prince avait fait battre
pour faire des largesses à son peuple au jour de cette malheureuse fête,
il avait les larmes aux yeux
et leur disait mille belles choses de la patience chrétienne
avec laquelle il faut ouïr et savoir ces sacrilèges,
qui doivent être des motifs
de redoubler notre ferveur et notre fidélité
au service de Jésus-Christ et de l’Église, son épouse. »


(La Mère de Chaugy, "Année Sainte des Religieuses de la Visitation Sainte-Marie", 1870, Tome X, p.752-753, au 30 octobre)
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