Analyse avec 50 ans de recul de cette crise apocalyptique

Message
Auteur
Avatar de l’utilisateur
Abbé Zins
Messages : 3282
Inscription : sam. 07 oct. 2006 2:00

Analyse avec 50 ans de recul de cette crise apocalyptique

#1 Message par Abbé Zins » lun. 16 oct. 2017 19:12

Revue Sub Tuum Praesidium, n° 100 (12/2009)


EDITORIAL


L’abomination du mystère d’iniquité dans le Lieu Saint


Il n’est point aisé d’analyser, objectivement et très justement en l’ensemble de ses diverses nuances apparemment contradictoires, la crise apocalyptique traversée par l'Eglise Militante depuis la seconde moitié du vingtième siècle chrétien.

Celle-ci dépasse en effet les simples investigations humaines et les raisonnements purement rationnels laissés à eux-mêmes, ou s’en tenant aux données ordinaires de la théologie.

Notre actuel recul d’un demi siècle, les multiples réflexions et études théologiques et canoniques produites à ce sujet, leurs tâtonnements en tous sens cherchant à faire concorder avec l’enseignement de l’Eglise ces faits inouïs malgré leurs apparentes oppositions radicales à certaines des données doctrinales les plus sûres et les plus fermes jusqu’ici inébranlablement vérifiées depuis vingt siècles, puis notre remontée à la lumière de la Révélation prophétique, sont toutefois propres non seulement à nous faire percevoir avec clarté et certitude la nature précise de cette crise apocalyptique mais encore à nous permettre, Dieu aidant, de l’exposer de manière à rendre compte, logiquement et en parfaite conformité avec la doctrine de l’Eglise, de ses diverses optiques, à première vue contradictoires.

Avatar de l’utilisateur
Abbé Zins
Messages : 3282
Inscription : sam. 07 oct. 2006 2:00

Re: Analyse avec 50 ans de recul de cette crise apocalyptique

#2 Message par Abbé Zins » mar. 17 oct. 2017 22:42

Revue Sub Tuum Praesidium, n° 100 (12/2009)


EDITORIAL


L’abomination du mystère d’iniquité dans le Lieu Saint



Caractère atypique et déconcertant de cette crise :


A s’en tenir aux faits extérieurs directement constatables, cette crise heurte frontalement divers enseignements fondamentaux immuablement prêchés comme inébranlables dans l’Eglise Catholique.

Cette constatation externe, a priori et sans recul, a suffit pour achever d’ébranler la Foi d’un très grand nombre, qui ont dès lors cessé de pratiquer et se sont laissés emporter par les flots de l’apostasie, de l’immoralité, des profits et plaisirs temporels immédiats programmés et favorisés par les pouvoirs ouvertement ou sournoisement anti-Chrétiens.


Avatar de l’utilisateur
Abbé Zins
Messages : 3282
Inscription : sam. 07 oct. 2006 2:00

Re: Analyse avec 50 ans de recul de cette crise apocalyptique

#3 Message par Abbé Zins » mer. 18 oct. 2017 19:21

[/quote]
Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 100 (12/2009)


EDITORIAL


L’abomination du mystère d’iniquité dans le Lieu Saint


Parmi ceux cherchant à garder la Foi et la Morale, puis à les défendre, deux principales réactions opposées ont eu lieu.

La très grande majorité, se fiant principalement aux promesses divines de l’indéfectibilité de l’Eglise, au dogme de l’infaillibilité du Pape et du Magistère, à la longue expérience pluri-séculaire des déviations et naufrages de tous ceux s’écartant du corps ecclésiastique hiérarchique, quoique heurtée, déroutée et perturbée par tant de changements et de nouveautés, s’est empressée de ou résignée à les accepter comme venant des “autorités légitimes” sensées, en tant que telles, savoir mieux qu’eux ce qui convient ou pas, ce qu’il importe ou non de faire.

Une minorité, de fait plus clairvoyante en cette occurrence, considérant, non moins justement en soi que les précédents, l’indéfectibilité de l’Eglise quant au caractère immuable de la Foi, de la Morale, des Moeurs auxquels se rattachent notamment la Sainte Liturgie et les Sacrements, de leurs définitions très précises et données essentielles, n’a constaté que trop exactement leur remise en question, ébranlement, déformation, transformation substantielle au-delà même du séisme du protestantisme.

La majorité clamant à la minorité le devoir d’obéissance et de confiance aux “autorités” présentes ; celle-ci clamant à celle-là le devoir d’obéissance et de confiance aux autorités passées, à vingt siècles de Tradition, d’enseignement, de définitions, de pratiques constantes.

Chacune de ces deux tendances principales ne considérant qu’une partie de l’enseignement de l’Eglise et de la réalité de la crise, refusant pour les uns de voir l’opposition avec le passé ou s’évertuant à la justifier, pour les autres de considérer l’impossibilité en soi d’une telle opposition interne et d’en tirer les justes conclusions et conséquences.

D’où une première série de justes conclusions et conséquences, tirées par une “minorité de la minorité”, de plus en plus rejointe par une “minorité de la majorité”, à savoir celle de l’illégitimité de ces apparentes
“autorités” présentes, de l’intrusion de la secte moderniste déjà dénoncée par le Pape Saint Pie X être parvenue “comme aux veines” du corps ecclésiastique (Encyclique Pascendi), de son apparente prise du pouvoir effectif, selon le programme de la secte maçonnique des Carbonari publié par J. Crétineau-Joly sur la demande expresse du Pape Pie IX, “en sorte que tous les catholiques leur obéissent en croyant toujours marcher derrière la bannière et les clefs apostoliques”.

Toutefois, certains de ceux qui admettent ces justes conclusions, tout spécialement quelques jeunes néophytes encore plongés il y a peu dans une ignorance totale à ce sujet, après avoir été tout récemment éclairés, imaginent tout à coup que cela va de soi et est aisément admissible par tous aussitôt.

Réaction simpliste due à leur part d’ignorance sur d’autres données de soi non moins certaines de la Foi.


Avatar de l’utilisateur
Abbé Zins
Messages : 3282
Inscription : sam. 07 oct. 2006 2:00

Re: Analyse avec 50 ans de recul de cette crise apocalyptique

#4 Message par Abbé Zins » jeu. 19 oct. 2017 19:27

Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 100 (12/2009)


EDITORIAL


L’abomination du mystère d’iniquité dans le Lieu Saint


Apparentes oppositions de cette crise à diverses données de Foi :


Ils ne comprennent notamment point que le résultat même de ces pourtant justes conclusions, issues de données de Foi, semble heurter de plein fouet d’autres vérités de Foi et, quant aux apparences externes, le bon sens même.

L’un d’entre eux vient de s’en rendre compte, non sans une certaine stupéfaction. “Conciliaire” jusqu’il y a relativement peu, puis s’adressant depuis et encore aux FSSPX pour la Messe et les Sacrements, il vient de comprendre et d’admettre l’intrusion et l’illégitimité des pseudos “autorités”.

Allé cet été en vacances parmi des jeunes gens ayant partagé son enfance, il a tenté de les éclairer à brûle-pourpoint, leur assénant sans la moindre préparation ces conclusions.

Il s’est ensuite fort étonné de leur normale réaction a priori : Ah, bon.. C’est cela : le Pape n’est pas Pape, les Evêques pas Evêques, les Prêtres pas Prêtres, la Messe et les Sacrements pareillement invalides ! Tu ne crois pas que tu aurais besoin d’aller te faire soigner ?

Ceci, quant aux apparences extérieures, selon le simple bon sens.

Toutefois, même pour des personnes assez instruites de la doctrine catholique et suffisamment informées du caractère gravement anormal de l’actuelle crise ou déroute ecclésiastique, ce sont aussi des vérités de Foi qui peuvent les porter à se détourner en soi de ces conclusions “sédévacantistes” : s’il en était vraiment comme vous le prétendez, où serait l’Eglise Militante, sa Hiérarchie ? Qu’en serait-il de son tout proche avenir ? Les portes de l’Enfer n’auraient-elles point prévalues sur Elle ?

Il serait en partie aisé de leur répondre.

Aux “conciliaires” ou “ralliés” : Comment pouvez-vous concilier 1̊ la condamnation d’une hérésie comme contraire au dépôt de la Révélation (Pie IX) avec sa proclamation comme “vérité toujours gardée par l’Eglise et se rattachant au dépôt” (P 6-V 2) ? 2̊ La canonisation de la Messe Apostolique de Rite Latin (Saint Pie V), avec son rejet et bannissement de fait (P 6 et consorts) ? 3̊ La condamnation de la “cène de Luther” avec l’alignement dessus de la “synaxe conciliaire” ? 4̊ La pratique constante de l’Eglise avec une rupture allant jusqu’à demander “pardon” pour les “erreurs du passé” ? 5̊ L’offrande d’un calice et demande de bénédiction de P 6 à un pseudo “évêque anglican” avec la démonstration et déclaration de l’invalidité des rites anglicans notamment par Léon XIII ?
6̊ La participation de JP 2 à des rites idolâtriques en des “forêts sacrées” d’Afrique et sa réception du signe de la fausse divinité Shiva en Inde avec la condamnation constante de telles abominations, de même que celles de la statue de l’idole “Bouddha” sur l’autel et du Panthéon d’Assise, etc...

Aux FSSPX : Comment pouvez-vous parler à la fois de schismatique, hérétique, quasi apostat, antichrist et de Vicaire du Christ ? de nouvelle religion, culte et sacrements bâtards mais valides, dangereux pour la Foi mais donnés par l’Eglise !? etc... etc... Voyez mes Petits et Grand Catalogues.

Il faut néanmoins reconnaître également que cela ajoute davantage une difficulté à une autre, ou résout de multiples difficultés en paraissant en soulever une plus grande encore, plutôt que de les solutionner !

D’où la nécessité d’aller encore plus loin en cette analyse !


Avatar de l’utilisateur
Abbé Zins
Messages : 3282
Inscription : sam. 07 oct. 2006 2:00

Re: Analyse avec 50 ans de recul de cette crise apocalyptique

#5 Message par Abbé Zins » ven. 20 oct. 2017 18:29

Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 100 (12/2009)


EDITORIAL


L’abomination du mystère d’iniquité dans le Lieu Saint


Caractère atypique et mystérieux de cette crise :

Nos anciens abonnés et lecteurs savent que cette analyse plus profonde a déjà été faite depuis longtemps et à diverses reprises en la revue.

Le but de ce présent article est de rendre davantage compte que, si sûre et absolument certaine que soit cette juste démonstration fondée sur les annonces prophétiques concernant l’abomination du mystère d’iniquité dans le Lieu Saint, elle n’en demeure pas moins au-dessus des simples raisonnements humains limités à eux-mêmes ou ne s’appuyant que sur les données ordinaires de la théologie.

Et, par le fait même, elle demeure impossible à comprendre à ceux qui ne connaissent point ou refusent a priori d’y appliquer ces annonces prophétiques, et difficile à admettre en raison de ses si terribles conséquences pratiques.

Plutôt que de la considérer ainsi principalement selon la Révélation et l’intelligence, beaucoup, la plupart peut-être, préfèrent l’envisager sur le plan psychologique et celui de la volonté.

Cela est trop singulier, inédit, trop contraire au sens commun pour pouvoir seulement être vrai ; donc, c’est inadmissible, à rejeter. Cela implique des conséquences trop graves, trop lourdes à porter et supporter ; c’est donc inacceptable, à repousser, comme une exagération extrémiste, un déséquilibre.

Si, du moins, les Garibaldiens ou autres révolutionnaires avaient massacré le Pape et tous les Cardinaux, l’ensemble des Evêques, il faudrait bien admettre l’absence de Hiérarchie visible.

On pourrait alors en déduire aisément l’arrivée à la période de la fin du monde jusqu’à laquelle l’Eglise Militante devait se maintenir en l’état dans lequel l’a constituée son divin Fondateur.

Il est vrai aussi que cet état est plus essentiellement encore celui de l’indéfectibilité en la Confession de la Foi Apostolique, la fidélité aux sources immuables de la divine Révélation que sont la Sainte Ecriture et la Tradition toujours substantiellement identique, l’infaillibilité pontificale en ses matières, d’autant plus avec l’accord de l’ensemble des Evêques du monde entier et lors d’un authentique Concile Oecuménique.

Mais, tout en notant et reconnaissant l’écart et la rupture des “autorités” présentes d’avec cette divine Révélation et cette Confession de la Foi Apostolique, ne paraît-il pas plus raisonnable, ou moins déraisonnable, de chercher à la démontrer pas entièrement incompatible avec la légitimité en prétendant notamment l’infaillibilité non engagée, plutôt que d’en conclure, certes de soi logiquement, à l’illégitimité, à l’intrusion !?

Comme si l’éventuel non engagement de l’infaillibilité pontificale pouvait justifier l’hérésie publique ou en changer la nature incompatible avec l’appartenance à l’Eglise et la possession ou le maintien de l’autorité légitime ou de toute fonction ecclésiastique !

Oui, mais une telle conclusion ne serait-elle pas un remède pire que le mal ? surtout du fait de sa généralisation et quasi universalité ! n’est-elle point propre, dès lors, à conduire à une impasse absolue, irrémédiable ?

La véritable optique à considérer est celle de la réalité objective, de la nature même des faits tels qu’ils sont, et non tels que cela pourrait ou non être souhaitable, moins catastrophique, humainement remédiable.

Il ne sert à rien de prendre ses souhaits, désirs, voeux pieux pour la réalité ; cela ne la change nullement en elle-même. Et plus l’objet de l’illusion est grave, plus celle-ci s’avère dangereuse.

Nous avons, sous les yeux, une réalité, des faits publics qui semblent contraires à diverses vérités de Foi, qu’ils paraissent a priori démentir.

D’apparentes “autorités légales” enseignent, promeuvent, pratiquent ce que l’Eglise a toujours condamné, repoussé, rejeté ; elles repoussent, rejettent, condamnent ce que l’Eglise a toujours enseigné, promu, pratiqué, jusqu’à en avoir publiquement demandé “pardon”.

Des infiltrés et intrus modernistes ont réussi à se faire passer et admettre pour les autorités légitimes, s’en sont servi pour entraîner publiquement l’ensemble des membres du Clergé et des descendants de baptisés dans l’Eglise Catholique dans l’acceptation puis l’adoption de multiples hérésies et pratiques déjà solennellement condamnées, dans une fausse liturgie plus désacralisée que les diverses parodies anglicano-protestantes, en des rites invalides d’ordinations et de sacres, en une mise de fait sur un pied d’égalité et même d’infériorité de la Vérité et de l’erreur, du bien et du mal, de l’unique vraie Religion et de ses multiples caricatures suscitées par le démon.


Avatar de l’utilisateur
Abbé Zins
Messages : 3282
Inscription : sam. 07 oct. 2006 2:00

Re: Analyse avec 50 ans de recul de cette crise apocalyptique

#6 Message par Abbé Zins » lun. 23 oct. 2017 16:27

Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 100 (12/2009)


EDITORIAL


L’abomination du mystère d’iniquité dans le Lieu Saint


Inconsidération, négation ou rejet d’une partie de la réalité ou de la doctrine catholique :


Voilà donc les faits abrupts, en leur déconcertante objectivité, en toute leur terrible réalité, leur atterrante opposition externe à des vérités de Foi.

D’où la puissante tentation généralisée d’en perdre la Foi véritable due à l’Eglise Militante, d’être porté à ne considérer qu’une partie de la réalité ou de la doctrine catholique, de les dénier ou rejeter partiellement.

Les “conciliaires” dénient l’opposition et la rupture avec le passé ou prétendent la justifier comme nécessaire et profitable, les “tradis” dénient l’incompatibilité d’une telle rupture et de l’hérésie publique avec la légitimité et la possession des fonctions et le maintien des charges, les “ralliés” sont passés de la seconde optique à la première, tous dénient unanimement l’impossibilité d’une chute générale et quasi universelle comme exclue par l’indéfectibilité de l’Eglise Militante et celle de sa Hiérarchie jusqu’à la fin du monde.

Tout en y songeant tous grandement, comme malgré eux - et les non pratiquants, “athées”, scientifiques, moralistes, etc.. avec eux -, tous dénient de ce fait que nous puissions seulement être précisément à cette période de la fin du monde.

C’est pourtant la seule constatation qui éclaire tout cela, qui fait percevoir en tout ceci la réalisation contemporaine d’une multitude de Prophéties concernant cette période, celle de la grande Apostasie prédite par Saint Paul, précédée, comme annoncée, de l’Evangélisation dans le monde entier, préparant et commençant le mondialisme anti-Chrétien, étalant dans les lieux saints l’abomination du Mystère d’iniquité un temps triomphant, donnant à comprendre l’approche de l’Antéchrist personnel.

Bon, bon, voilà un regain ou refrain de “Prophéties de malheur”, selon l’expression de sa rondeur Roncalli-"J 23", qui, comme tant de ses contemporains, n’y pensait déjà que trop lucidement, et a prétendu les écarter d’un revers de main en prêchant à l’opposé un nouveau printemps (du genre de celui de Prague sous les chars soviétiques) et une nouvelle Pentecôte avec des lendemains qui chantent.

Il a pourtant fallu, il faut et faudra encore déchanter, pour tous les rêveurs de paradis sur terre, évacuant la Croix du Christ-Sauveur, et le Sacrifice et les oblations et immolations qui en découlent pour la plus grande Gloire de Dieu et le salut des âmes.


Avatar de l’utilisateur
Abbé Zins
Messages : 3282
Inscription : sam. 07 oct. 2006 2:00

Re: Analyse avec 50 ans de recul de cette crise apocalyptique

#7 Message par Abbé Zins » mar. 24 oct. 2017 19:31

Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 100 (12/2009)


EDITORIAL


L’abomination du mystère d’iniquité dans le Lieu Saint


La fin de tout ? :


Pas plus que la mort ici-bas, la fin du monde présent n’est nullement la fin de tout.

De même qu’il faut à l’âme se dégager de son corps afin qu’elle puisse voir Dieu et être au milieu des Anges et des Saints, ainsi la fin du monde présent est, au contraire, une étape nécessaire avant que n’ait lieu l’universelle résurrection des corps de tous les humains depuis la création d’Adam, en sorte que ceux-ci puissent rejoindre leurs âmes en la béatitude céleste. Cette fin sera par ailleurs déclenchée, quant à son instant ultime, par le très glorieux retour de Notre Seigneur Jésus-Christ sur les nuées du ciel pour juger les vivants et les morts.

En raison même de ce triomphe définitif du Christ-Jésus et de cette résurrection générale des corps, elle était très attendue et souhaitée par la ferveur des premiers Chrétiens.

Depuis, le grand nombre préfère un tiens immédiat, tout relatif et aléatoire qu’il soit en cette vallée de larmes, à dix tu l’auras pour et dans l’éternité bienheureuse du Ciel.

Pareillement, exhortez un mourant à finir de se détacher de ce qu’il est en passe de quitter définitivement pour se mieux préparer à voir Dieu, et voyez s’il ne préférera pas écouter tel médecin ou telle infirmière lui parlant de convalescence et de maison de repos, avec prolongation indéfinie. Ceci, malgré tous les mourants qu’il aura vu partir lors de son rapide transit ici-bas.

A fortiori en est-il bien plus ainsi de l’humanité, n’ayant d’expérience de fin du monde que celle déjà si lointaine et non constatée directement par soi-même de l’antique déluge. Le père de Noé, Lamech, savait déjà si précisément l’approche du déluge, qu’il a choisi spécialement le nom de son fils en rapport avec (Gen. 5,28).

Dieu avertit alors les humains de diverses façons, notamment par la construction de l’Arche, et les menaça à diverses reprises, en vain. « Mais alors, s'indignant de voir sa patience méprisée, Dieu a compensé le retard du supplice par sa gravité », écrit très justement Cornelius a Lapide (in I Petr. 3,20).

En effet, plus Dieu attend pour châtier, plus Il châtie fortement là où il n’y a point de repentance et de réparation.

Il n’est donc nullement surprenant qu’au temps de la grande Apostasie de toutes les Nations, de cette infidélité universelle méritant la fin de toutes ensemble, Dieu laisse monter le degré et la multiplication des fautes de toutes espèces, puisque leur châtiment mérité ne doit point être moindre que le déluge de feu final qui mettra fin au monde présent.

Toutefois, comme notre espérance n’est point ici-bas mais dans la Vie éternelle du Ciel, Notre divin Maître en l’annonce même de ce cataclysme final nous console ainsi :

« Quand vous verrez toutes ces choses commencer à se réaliser, regardez (-les en face) et relevez vos têtes (ainsi que vos pensées et aspirations) : car votre rédemption approche.» (Lc. 21,28).

« Alors, ils verront le Fils de l’homme, venant sur la nuée avec grande puissance et majesté.» (Lc. 21,27)


Avatar de l’utilisateur
Abbé Zins
Messages : 3282
Inscription : sam. 07 oct. 2006 2:00

Re: Analyse avec 50 ans de recul de cette crise apocalyptique

#8 Message par Abbé Zins » mer. 25 oct. 2017 19:27

Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 100 (12/2009)


EDITORIAL


L’abomination du mystère d’iniquité dans le Lieu Saint


Mystère d’iniquité dans le lieu saint :


Laissant à présent de côté les écarts d’une partie de la réalité ou de la doctrine catholique, les peurs du lendemain paralysant la clarté d’esprit et bloquant les volontés sur les sacrifices à accepter, il convient de s’appliquer à cerner plus profondément la nature de la crise actuelle.

Nous avons sous les yeux l’étalement et le triomphe transitoire du Mystère d’iniquité.

En tant que Mystère, il dépasse la seule intelligence humaine livrée à elle-même. D’où les difficultés multiples à comprendre ce qui se passe, à l’admettre en tant que tel, les facilités à se tromper ou à être trompé.

Il n’est toutefois pas n’importe quel “mystère” ; mais, tout comme les principaux de la Religion, comme celui de la Très Sainte Trinité, de l’Incarnation et de la Rédemption, il est un mystère révélé, expressément énoncé et annoncé dans la Sainte Ecriture.

Quant à son nom propre, Mystère d’iniquité, il l’est par l’intermédiaire de Saint Paul (II Thes. 2,3,7).

Quant à sa nature particulière, il l’est par tout un faisceau de Prophéties, notamment celles concernant l’abomination dans le lieu saint, comme cela a déjà souvent été démontré en mes écrits. (Multiplication de Prophéties suffisamment importante pour constituer à présent l’objet spécial de tout un sous-forum de la Tribune Mi ca El !?)

Concrètement parlant, comment s’est-il réalisé, mis en place dans le lieu saint ? Il est assurément plus aisé d’en observer et analyser les effets multiples, que d’en remonter aux causes occultes ou externes.

Quant aux causes morales directes, expliquant la permission expresse par Dieu de son triomphe temporaire, l’Apôtre en révèle le fondement :

« Parce qu'ils n'ont pas accueilli la Charité de la Vérité en sorte d'être sauvés, Dieu leur enverra une puissance d'égarement qui les portera à croire au mensonge, afin que soient jugés tous ceux qui n'auront pas cru à la Vérité mais auront consenti à l'iniquité.» (II Thes. 2,10).

Verset en lequel nous est révélé également l’essence de ce Mystère d’iniquité, à savoir une efficace puissance d'égarement, une subtile operationem erroris, operationem Satanae in seductione iniquitatis, opération d’inique séduction satanique portant à croire au mensonge et entraînant dans l’erreur, l’hérésie, la rupture avec la Tradition apostolique.

Entraînant qui ?

D’une part tous ceux qui n'auront pas cru à la Vérité, soit en ayant déjà perdu la Foi auparavant, soit en l’ayant perdue à cette occasion, et d’autre part tous ceux qui, ne l’ayant point fait passer avant tout le transitoire, auront consenti à l'iniquité en connaissance au moins implicite de cet écart de la Vérité, de ce consentement même forcé et à contrecoeur à l'iniquité, par intérêt immédiat pour soi-même ou pour les siens.

Toutefois, à côté et parallèlement à ce châtiment généralisé, il faut prendre aussi en considération l’épreuve inouïe et la tromperie maximale que constitue l’essence de ce Mystère d’iniquité, au point d’être propre « à séduire, si cela se pouvait, les élus eux-mêmes » (Mc. 13,22).

A cause de ce caractère de tromperie maximale, il est donc apte à égarer au moins tout un temps même ceux ne désirant nullement consentir à l'iniquité et voulant absolument croire et adhérer à la Vérité.

Il serait donc erroné et fort injuste de considérer ces derniers et de les traiter comme ceux consentant à l’iniquité en la sachant telle.

De même qu’il y a une différence, non plus de nature mais de degré, entre ceux l’opérant ou y collaborant par malice et ceux y consentant par faiblesse.

De ce fait, il importe, tout en plaçant en premier le plan objectif du for externe, de demeurer très circonspect et porté à la miséricorde pour ce qui est du for interne, tout en demeurant aussi très prudent devant les possibles simulations d’ignorance ou de simple faiblesse.


Avatar de l’utilisateur
Abbé Zins
Messages : 3282
Inscription : sam. 07 oct. 2006 2:00

Re: Analyse avec 50 ans de recul de cette crise apocalyptique

#9 Message par Abbé Zins » jeu. 26 oct. 2017 19:50

Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 100 (12/2009)


EDITORIAL


L’abomination du mystère d’iniquité dans le Lieu Saint


Mise en place dans le lieu saint du Mystère d’iniquité :


Revenons, cependant, à la question fondamentale déjà posée plus haut : Concrètement parlant, comment ce Mystère d’iniquité s’est-il réalisé, mis en place dans le lieu saint ?

Saint Paul nous le révèle comme déjà latent et insidieusement à l’oeuvre dès l’origine de l’Eglise Militante.

Il s’agit du Malin s’efforçant de porter à l’iniquité les membres du Corps Mystique, pris individuellement, en groupes ou en communautés entières.

La trahison de Judas en a été un premier maillon important. De même que celle des grands prêtres, du Sanhédrin et de l’ensemble des membres de l’ancien peuple élu, dont seule une minorité d’élite choisie a adhéré au Messie tant attendu et annoncé par tant d’oracles !

Chaque hérésiarque, chaque schisme, chaque communauté dissidente comme chaque membre gravement et publiquement scandaleux, en ont été autant de maillons au cours des siècles.

Une des principales irruptions externes de ce Mystère d’iniquité déjà à l’oeuvre, sinon la pire, a été l’arianisme.

Un temps triomphant grâce à l’appui violent de l’Empereur Constance, ayant cherché à faire plier l’Eglise Romaine par la tentative de séduction, la menace, puis l’exil du Pape Saint Libère et son remplacement par un antipape, de nouveau répandu quasi universellement sous la forme mitigée du semi-arianisme, il s’en est fallu de peu qu’il conduise dès lors la Hiérarchie légitime au tombeau et y substitue insidieusement une hiérarchie validement consacrée mais hérétique, juste après le triomphe public du Christianisme sur le paganisme.

Les schismes orientaux, plusieurs fois renouvelés et cautérisés, ont également arraché longuement des communautés entières du sein de l’Unité Catholique.

L’hérésie manichéenne et cathare a été une nouvelle grave épreuve et un fléau social ayant menacé la civilisation tout entière, en s’attaquant notamment au fondement de la vie familiale et sociale qu’est le mariage.

Puis, la meurtrière révolte protestante, préparée par celles de Wicleef et des violents Hussites, a de nouveau arraché des populations entières du sein de l’Eglise, plus par la violence des armes et du débridage des passions, que par la subtilité de ses hérésies.

Son principal contre-coup, par le biais des loges secrètes de la franc-maçonnerie, a été la préparation de la Révolution internationale fomentée d’abord en France puis dans toute l’Europe, afin d’ébranler et de mettre à bas peu à peu tout l’ordre politique et social de la Chrétienté.

Néanmoins, cette nouvelle persécution ouverte contre l’Eglise Militante, malgré sa violence et sa volonté d’asservissement en suscitant un clergé schismatique à sa botte, comme celui des auto-proclamés “orthodoxes” à celle des Tsars, tout en affaiblissant très fortement le corps social et la moralité publique, a entraîné un regain missionnaire sans précédent.

Il importait donc au Malin de parvenir à faire triompher l’iniquité dans le lieu saint lui-même, plus seulement en y suscitant un culte dérisoire et des plus éphémères à “la déesse Raison”, ou par un clergé schismatique trop facilement repérable comme tel du fait de sa condamnation par l’autorité ecclésiastique légitime, mais apparemment et extérieurement “en tiare et en chape”, faisant marcher les Catholiques ainsi subtilement trompés sous son étendard en leur faisant avaler son venin, tout “en croyant toujours marcher derrière la bannière et les clefs apostoliques”.

Ce que, par la permission spéciale de Dieu évoquée plus haut, il lui a été accordé de pouvoir un temps réaliser.

D’abord, en réunissant tout son venin comme en “un égout collecteur de toutes les hérésies” dans l’américanisme dénoncé par le Pape Léon XIII, perfectionné dans le modernisme dévoilé et condamné par le Pape Saint Pie X.

Puis, surtout et principalement, après une première tentative manquée de peu avec le Cardinal Rampolla, en faisant apparemment élire légalement l’un des siens au Souverain Pontificat.

Ce dont Dieu a permis la réussite punitive avec la pseudo élection de sa rondeur Roncalli, et, principalement, du marrane J.-B. Montini, ayant pris humainement parlant les moyens pour assurer à ses affidés modernistes la majorité pour les scrutins suivants.


Avatar de l’utilisateur
Abbé Zins
Messages : 3282
Inscription : sam. 07 oct. 2006 2:00

Re: Analyse avec 50 ans de recul de cette crise apocalyptique

#10 Message par Abbé Zins » ven. 27 oct. 2017 21:19


Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 100 (12/2009)


EDITORIAL


L’abomination du mystère d’iniquité dans le Lieu Saint


La bête ayant comme les deux cornes de l’Agneau, mais parlant comme le dragon :


Alors, a été réalisée, sous nos yeux d’abord surpris, puis ébahis et enfin avertis, une des figures prophétiques du triomphe externe du Mystère d’iniquité dans le lieu saint, à savoir celle de la bête ayant comme les deux cornes de l’Agneau, mais parlant comme le dragon (Apoc. 13,11).

A cause de cette apparente possession légale des deux cornes de l’Agneau, du pouvoir légitime de Vicaire de l’Agneau de Dieu, le Christ-Jésus, cette bête avait beau en partie parler comme le dragon, - lequel ne craint point de se contredire en faisant mine de parler aussi comme l’Agneau, précisément surtout quand il se déguise et se présente sous la forme d’un Ange de lumière (II Cor 11,14) -, elle paraissait donc parler aussi en partie comme l’Agneau, afin et en sorte de mieux donner le change, de davantage dérouter, de jeter dans la perplexité, l’illusion, l’hésitation, le doute, en vue de désorienter la réflexion, d’entraver la résistance, de la diviser, de désarmer la saine réaction contre une si suffocante réalité, une a priori si impossible imposture.

Pourtant, suite à l’affaire Rampolla, le Pape Saint Pie X avait averti, aussi explicitement qu’il l’avait alors jugé proportionné de l’annoncer publiquement, en son Encyclique contre le modernisme :
Saint Pie X a écrit :
« Ennemis de l'Eglise, certes ils le sont, et à dire qu'elle n'en a pas de pires on ne s'écarte pas du vrai.

Ce n'est pas du dehors, en effet, on l'a déjà noté, c'est du dedans qu'ils trament sa ruine ; le danger est aujourd'hui presque aux entrailles mêmes et aux veines de l'Eglise : leurs coups sont d'autant plus sûrs qu'ils savent mieux où la frapper...

Et tandis qu'ils poursuivent par mille chemins leur dessein néfaste, rien de si insidieux, de si perfide que leur tactique : amalgamant en eux le rationaliste et le Catholique, ils le font avec un tel raffinement d'habileté qu'ils abusent facilement les esprits mal avertis.

D'ailleurs, consommés en témérité, il n'est sorte de conséquences qui les fasse reculer, ou plutôt qu'ils ne soutiennent hautement et opiniâtrement.

Avec cela, et chose très propre à donner le change, une vie toute d'activité, une assiduité et une ardeur singulières à tous les genres d'études, des moeurs recommandables d'ordinaire pour leur sévérité....

Ah ! s'il n'était question que d'eux, Nous pourrions peut-être dissimuler, mais c'est la Religion Catholique, sa sécurité qui sont en jeu.

Trêve donc au silence, qui désormais serait un crime !

Il est temps de lever le masque à ces hommes-là et de les montrer à l'Eglise universelle tels qu'ils sont


(Saint Pie X, Encyclique Pascendi Domini gregis, 2, 3, du 8/9/1907)


Voilà, donc, comment nous avons vu se réaliser et s’opérer sous nos yeux, dans le lieu saint, ce Mystère d’iniquité !


Répondre

Revenir à « Doctrine et débats sur les principes »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 3 invités