Hérésie origéniste et négation : lieu des Enfers ; feu réel

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Abbé Zins
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Hérésie origéniste et négation : lieu des Enfers ; feu réel

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Hérésie origéniste et négation du lieu des Enfers et du feu réel :



(Extrait du n° 87 - septembre 2006 - de la revue Sub Tuum Praesidium, p. 25 à 35)


Forme contemporaine de cette hérésie origéniste :

A cette hérésie origéniste participe la secte moderniste concilaire issue de l’imposture de V 2.

Sans jamais parler de l’Enfer, à une exception près pour en relativiser la nature, par conséquent sans le nier expressément mais en faisant comme s’il n’existait pas, les meneurs de cette secte promettent indirectement le salut à tous les humains en tant que membres, non de l’Eglise, mais du genre humain auquel le Verbe se serait uni, en tous et chacun de ses membres, pour toujours.


Déclarations hérétiques ou favorisant l’hérésie en l’insinuant :
KW a écrit : « Par l’Incarnation, le Fils de Dieu s’est uni d’une certaine manière à tout homme.» (Conciliabule dit V 2, “Gaudium et spes” n° 22 ; Karol Wojtyla, dit JP 2, “Redemptor hominis” n° 8, 13)

« Chaque homme a été inclus dans ce mystère de la rédemption, et Jésus-Christ s’est uni à chacun pour toujours à travers ce mystère...
L’homme dans toute la plénitude du mystère dont il est devenu participant en Jésus-Christ et dont devient participant chacun des quatre milliards d’hommes vivant sur notre planète, dès l’instant de sa conception près du coeur de sa mère.» (Karol Wojtyla, dit JP 2, “Redemptor hominis” n° 13)
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Abbé Zins
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Déclarations hérétiques ou favorisant l’hérésie en l’insinuant :

KW a écrit : « Tout homme sans aucune exception a été racheté par le Christ, parce que le Christ est en quelque sorte uni à l’homme, à chaque homme sans exception, même si ce dernier n’en est pas conscient.» (Ibid. n°14)

« Selon le mystère de la rédemption, le Christ uni au Père et avec tout homme nous communique continuellement cet Esprit qui met en nous les sentiments du Fils et nous tourne vers le Père.» (Ibid. n°18)

« Le Christ est venu donner l’ultime témoignage de l’admirable alliance de Dieu avec l’humanité, de Dieu avec l’homme, avec chaque homme.» (K.W., “Dives in misericordia” n° 7)

« L’homme est au coeur même du mystère du Christ, l’homme est dans le coeur du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et cela depuis le début. N’a-t-il pas été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu ? » (K.W;, dit JP 2, au Bourget, 1/6/1980)

« Désormais et toujours, sans regret et sans retour, Dieu sera avec toute l’humanité, devenu un avec elle, pour la sauver et lui donner son Fils le Rédempteur... L’Incarnation confère pour toujours à l’homme son extraordinaire, unique et ineffable dignité.» (K.W., 25/3/1980)

« Dans l’Esprit-Saint, chaque personne et chaque peuple sont devenus, par la croix et la résurrection du Christ, des enfants de Dieu, des participants de la nature divine, et des héritiers de la vie éternelle.» (K.W., Discours à Manille, n° 2)
Etc...

Cette doctrine hérétique, ce néo-panthéisme, néo-humanisme, néo-orignénisme, fait fi de la nécessité du Baptême et de l’appartenance à l’Eglise Catholique, hors de laquelle point de salut, pour être salutairement uni à Notre Seigneur, le demeurer, participer à sa vie divine par la grâce et être sauvé.

Elle va même logiquement jusqu’à confondre la notion d’Eglise avec celle du genre humain : dès lors, appartenir au genre humain impliquerait nécessairement l’union à Dieu pour toujours, l’appartenance à l’Eglise, et le salut.
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Abbé Zins
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Re: Hérésie origéniste et négation : lieu des Enfers ; feu r

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Déclarations hérétiques ou favorisant l’hérésie en l’insinuant :

KW a écrit : « L’Eglise, enracinée dans les secteurs variés de la vie de toute l’humanité contemporaine, acquiert la certitude, et on dirait même l’expérience, qu’elle est proche de l’homme, de chaque homme, qu’elle est son Eglise, l’Eglise du peuple de Dieu.» (Karol Wojtyla, dit JP 2, “Redemptor hominis” n° 22)

« Si ce corps mystique du Christ est le peuple de Dieu.., cela signifie que tout homme est dans ce corps, pénétré par le souffle de vie qui vient du Christ.» (Ibid. n°18)

« La communion entre Dieu et les hommes a son complément définitif dans le Christ-Jésus, l’Epoux qui aime et se donne comme Sauveur à l’humanité, en l’unissant à lui comme son corps.» (K.W., Familiaris consortio, 22/11/1981)
Ces pernicieuses hérésies, universalisées par Karol Wojtyla en son usurpation sous le nom de JP 2, ont été aussi divulguées notamment par Karl Rahner, Hans Küng et Urs von Balthasar.
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Abbé Zins
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Re: Hérésie origéniste et négation : lieu des Enfers ; feu r

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Brisant une fois avec le silence absolu des modernistes conciliaires sur l’Enfer, l’hérésiarque Karol Wojtyla, dit JP 2, s’appliqua en trois brefs discours d’audience du mercredi à relativiser et déformer la véritable nature tant du Ciel que du Purgatoire et de l’Enfer, les réduisant à de simples états d’âme.

Déclarations favorisant l’hérésie en l’insinuant :
KW a écrit : « Dans le cadre de la Révélation, nous savons que le “ciel” ou la “béatitude” dans laquelle nous nous trouverons n'est pas une abstraction, ni un lieu physique parmi les nuages, mais une relation vivante et personnelle avec la Sainte Trinité...
Nous savons ainsi que le ciel n’est pas une abstraction, ni un lieu physique, mais qu’il est une relation vivante et personnelle avec la Sainte Trinité » (Audience générale du Mercredi 21 juillet 1999, n°4, et mot final en français)
Ici, comme dans les 2 audiences suivantes, tout caractère local, et par là matériellement réel, est nié tant pour le Ciel que pour l’Enfer et le Purgatoire.

Pour faciliter les échappatoires, il est ici d’abord ajouté : parmi les nuages, afin de pouvoir laisser prétendre que cela n’est pas nié en soi mais seulement en tel contexte, puis l’affirmation est ensuite catégorique : n’est pas un lieu physique !

De même, afin de déstabiliser le bon sens Chrétien en mélangeant tout, une équation est parallèlement établie : le “ciel” ou la “béatitude” (les guillemets étant en la version officielle prise sur le site du Vatican occupé).
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Re: Hérésie origéniste et négation : lieu des Enfers ; feu r

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Cela sert aussi à prétendre que le Ciel comme l’Enfer ne sont pas des lieux, des réalités en soi, mais de simples états d’âme intérieurs de “communion avec” ou de “rejet de” Dieu !

D’où :
KW a écrit : « Le ciel devient ainsi la figure de la vie en Dieu. Dans ce sens, Jésus parle de « récompense dans les cieux » (Mt 5, 12) et exhorte à « amasser des trésors dans le ciel » (ibid., 6, 20; cf. 19, 21). » (Audience générale du Mercredi 21 juillet 1999, n°2)

« Plus qu'un lieu, l'enfer indique la situation dans laquelle se trouve celui qui s'éloigne librement et définitivement de Dieu, source de vie et de joie.» (Audience générale du Mercredi 28 juillet 1999, n°3)

« Le purgatoire, qui n'est pas un lieu, est donc une condition de vie..» (Audience générale du Mercredi 4 août 1999, mot final en français)
Ce qui s’oppose frontalement à tout l’enseignement de l’Eglise :
Saint Thomas a écrit : 3570.a. « En ce qui concerne le lieu du Purgatoire, on ne trouve rien d'expressément déterminé dans les Ecritures, et l'on ne peut rien en déduire de certain. Il est cependant probable, comme plus conforme aux dires des Saints et aux nombreuses révélations faites, que le lieu du Purgatoire est double : l'un, selon la loi commune, qui est un lieu inférieur (de la terre) et proche de l'Enfer, au point que ce soit le même feu qui torture les damnés en Enfer et qui purifie les justes en Purgatoire, bien que les damnés étant plus coupables se trouvent dans un lieu plus profond ; l'autre lieu du Purgatoire, selon des cas particuliers, se trouve en divers lieux (de la terre) où certains purgent leur peine, soit pour l'instruction des vivants, soit pour le soulagement des défunts, afin que les vivants les sachant dans la souffrance la mitige par les suffrages de l'Eglise. Saint Grégoire (Dialog. 4,40) rapporte l'exemple de Paschase, Evêque de Capoue, expiant sa peine en un lieu de sa ville (cf. a. S. Aug. Cité de Dieu 1,8).» (Saint Thomas, Suppl., Appendix 1,2 et obj. 1; extrait du Livre VII de Consummatum Est en préparation)
Catéchisme de Saint Pie X a écrit : 3570.b. « On entend ici (5e article du Symbole des Apôtres ou Credo) par enfers les Limbes, c.à.d. le lieu où étaient les âmes des justes en attendant la rédemption de Jésus-Christ. Les âmes des justes ne furent pas introduites dans le Paradis avant la mort de Jésus-Christ, parce que le Paradis avait été fermé par le péché d’Adam et qu’il convenait que Jésus-Christ, dont la mort le rouvrait, fut le premier à y entrer.» (Catéchisme de Saint Pie X, 5e article du Credo)
Catéchisme du Saint Concile de Trente a écrit : 3570.c. « Ce mot : les Enfers, désigne donc ici ces lieux, ces demeures cachées où sont retenues prisonnières les âmes qui n’ont pas encore obtenu la béatitude céleste. C’est dans ce sens que l’Ecriture l’emploie en beaucoup d’endroits (Phil. 2,10 ; Act. 2,24)....

Mais ces lieux ne sont pas tous semblables. L’un est une prison affreuse et obscure, où les âmes des damnés sont tourmentées avec les esprits immondes par un feu perpétuel et qui ne s’éteint jamais. Ce lieu porte le nom de géhenne, d’abîme : c’est l’Enfer proprement dit. Il y a un autre Enfer où est le feu du Purgatoire. C’est là que les âmes des justes se purifient dans des souffrances qui durent un temps déterminé, en attendant qu’elles soient dignes d’entrer dans la Patrie éternelle (Apoc. 21,26) car rien de souillé ne peut y pénétrer.

Cette vérité s’appuie sur le témoignage des Ecritures et sur la Tradition Apostolique en même temps qu’elle est confirmée par les décrets des Saints Conciles (Trid. Sess. 25).

Les Pasteurs auront soin de la prêcher souvent et de l’établir sur les raisons les plus solides. Car nous sommes en un temps où les humains ne veulent plus supporter la saine doctrine (Tit. 2,3s).

Un troisième Enfer est celui où étaient reçues les Ames des Saints avant la venue de Notre Seigneur Jésus-Christ, et où elles jouissaient d’un séjour tranquille, exemptes de douleur, et soutenues par l’heureuse espérance de leur rédemption.
Or, ce sont précisément ces âmes saintes qui attendaient leur Libérateur dans le sein d’Abraham, que Jésus-Christ délivra lorsqu’Il descendit aux Enfers.
Et il ne faut pas s’imaginer que Notre Seigneur descendit aux Enfers uniquement par sa Puissance et sa Vertu, et que son âme n’y pénétra pas réellement. Nous devons croire au contraire, et de la manière la plus formelle, qu’elle y descendit véritablement et qu’elle y fut présente substantiellement. C’est le témoignage positif de David : « Vous ne laisserez pas mon âme dans l’Enfer » (Ps. 15,10).» (Catéchisme du Saint Concile de Trente, 5e article du Credo)
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Abbé Zins
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Sachant bien s’opposer à la doctrine catholique en la matière, passant sous silence les multiples témoignages de la Tradition à ce sujet, notamment les visions du Purgatoire et de l’Enfer rapportées par des Saints, Karol Wojtyla s’est appliqué à relativiser les passages de l’Ecriture qui en parlent, en les réduisant à de simples évocations ou images métaphoriques, à un langage purement symbolique :
KW a écrit : « Sur le plan métaphorique le ciel est entendu comme la demeure de Dieu, qui se distingue en cela des hommes (cf. Ps 104, 2s ; 115, 16; Is 66, 1) ...
A la représentation du ciel en tant que demeure transcendante du Dieu vivant, s'ajoute celle de lieu auquel les croyants peuvent aussi accéder par la grâce, comme il apparaît dans l'Ancien Testament lors de l'épisode d'Enoch (cf. Gn 5, 24) et d'Elie (cf. 2 R 2, 11).

Le ciel devient ainsi la figure de la vie en Dieu. Dans ce sens, Jésus parle de « récompense dans les cieux » (Mt 5, 12) et exhorte à « amasser des trésors dans le ciel » (ibid., 6, 20; cf. 19, 21).» (Audience générale du Mercredi 21 juillet 1999, n°2)

« Saint Paul souligne avec une vive imagination spatiale ce cheminement vers le Christ dans les cieux à la fin des temps.. (1 Th 4, 17-18)... Il faut toujours conserver une certaine sobriété dans la description de ces “réalités ultimes”, car leur représentation reste toujours inadaptée.
Aujourd'hui, le langage personnaliste réussit à décrire de façon moins impropre la situation de bonheur et de paix dans laquelle nous établira la communion définitive avec Dieu. » (Ibid. n° 4)
« 1. ... Dans le sens théologique, toutefois, l'enfer est autre chose : il s'agit de la dernière conséquence du péché lui-même, qui se retourne contre celui qui l'a commis. C'est la situation dans laquelle se place celui qui repousse la miséricorde du Père, même au dernier moment de sa vie.
2. Pour décrire cette réalité, l'Ecriture Sainte utilise un langage symbolique, qui se précisera progressivement... L'Apocalypse représente de façon expressive dans un « étang de feu » ceux qui se soustraient au livre de la vie, allant ainsi à la rencontre de la « seconde mort » (Ap 20, 13s)...
3. Les images à travers lesquelles l'Ecriture Sainte nous présente l'enfer doivent être correctement interprétées. Elles indiquent la frustration et le vide complet d'une vie sans Dieu...

La pensée de l'enfer - et plus encore la mauvaise utilisation des images bibliques -, ne doit pas créer de psychose ni d'angoisse, mais représente un avertissement nécessaire et salutaire à la liberté, au sein de l'annonce selon laquelle Jésus le Ressuscité a vaincu Satan...» (Audience générale du Mercredi 28 juillet 1999)
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Réduire la réalité des fins dernières à un simple langage symbolique, à une nature seulement spirituelle et métaphorique, s’oppose une fois de plus en matière grave à l’enseignement de l’Eglise :

Saint Augustin a écrit : « Mais cette Géhenne, qui est aussi nommée un étang de feu et de soufre (Apoc. 20,9), sera un feu corporel qui torturera les corps des damnés... les corps des humains avec leurs esprits, et les esprits sans corps des démons recevant la peine en adhérant aux feux corporels..» (Saint Augustin, Cité de Dieu, L. 21, ch. 10)
Saint Thomas a écrit : « Les substances incorporelles souffriront par l’intermédiaire du feu corporel en lui étant enchaînées d’une certaine manière.
Les esprits peuvent être liés à des matières corporelles, par mode de forme
, comme l’âme est liée au corps humain en sorte de lui insuffler la vie, ou même sans en être la forme, comme les nécromanciens lient par la vertu des démons des esprits à des images, ou choses semblables.
Par conséquent, les esprits damnés peuvent être liés par la vertu divine à un feu corporel. Et cela même est une affliction pour eux de se savoir liés pour leur peine à des essences inférieures.» (Saint Thomas, Contra Gentes 4,90)
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Saint Thomas a écrit : « Certains philosophes, comme Avicenne, ne croyant pas en la résurrection (des corps), ont cru qu’il n’y avait après la mort un châtiment seulement pour l’âme.

Et comme il leur semblait inconvenant que l’âme qui est incorporelle soit punie par un feu corporel, ils ont nié que le feu par lequel les mauvais seront punis soit corporel, prétendant que tout ce qui est dit des peines des âmes après la mort par des matières corporelles est dit métaphoriquement...

Toutefois, comme la peine des damnés consistera non seulement en la peine du dam, qui correspond au détournement de Dieu (par le péché), mais aussi en la peine du sens qui correspond au retournement vers la créature, il n’est donc point suffisant de s’en tenir au premier mode de châtiment... il importe de dire que le feu qui torturera les corps des damnés après la résurrection est corporel, car seule une peine corporelle peut être adaptée au corps.» (Saint Thomas, Suppl. 97,5)
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Catéchisme du Saint Concile de Trente a écrit : « Dans le feu éternel (Mt. 25,41). Ces mots désignent un autre genre de peine, que les théologiens appellent la peine du sens, parce que les sens du corps en sont les organes, comme dans le supplice des verges, des fouets, ou d’autres plus graves.. De tous ses tourments, le plus sensible est celui du feu..» (Catéchisme du Saint Concile de Trente, 7e article du Credo)
Saint Jean Chrysostome a écrit : « Les Anges.. les jetteront dans la fournaise de feu. Afin que l’on ne croit pas qu’une fois jetés dehors les mauvais poissons n’auront plus rien à craindre, qu’ils en seront quittes pour une simple séparation, le Christ-Jésus montre le châtiment qui les attend dehors en disant qu’ils seront jetés dans la fournaise de feu.
Il marque en outre la violence de la douleur qu’ils souffriront, en ajoutant : « Là seront les pleurs et les grincements de dents.»... Ainsi les mauvais souffriront une double peine, la première d’être éternellement privés de la gloire, et la seconde d’être brûlés en ces feux.
» (Saint Jean Chrysostome, hom. 47 in Mt. 13,50)
Sacrée Pénitencerie a écrit : « - Peut-on donner l’absolution aux pénitents qui ne veulent admettre en Enfer qu’un feu métaphorique ?
- Il faut les instruire avec soin, et s’ils s’obstinent, ne pas les absoudre.
» (Réponse de la Sacrée Pénitencerie, du 30 avril 1890)
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Re: Hérésie origéniste et négation : lieu des Enfers ; feu r

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Après cette réduction de la réalité extrinsèque du Ciel, de l’Enfer et du Purgatoire à de simples images métaphoriques décrivant uniquement un état d’âme heureux ou non, Karol Wojtyla en est venu logiquement à la négation du caractère non seulement interne mais aussi externe et coercitif du châtiment infernal :
KW a écrit : « C'est précisément cette situation tragique qui est soulignée par la doctrine chrétienne lorsqu'elle parle de damnation ou d'enfer. Il ne s'agit pas d'un châtiment de Dieu infligé de l'extérieur, mais du développement de prémices déjà posées par l'homme dans cette vie.» (Audience générale du Mercredi 28 juillet 1999, n° 1)
Le Docteur Commun expose à l’opposé la doctrine de l’Eglise à ce sujet :
Saint Thomas a écrit : « Cependant, comme il se rattache à la notion de peine d’impliquer non seulement une privation de biens mais aussi une contrariété de la volonté... La peine la plus grave pour un humain sera donc d’être exclu de la Béatitude..» (Saint Thomas, Contra Gentes, L. 3 ch. 142)
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