Poésie

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Re: Poésie

#111 Message par Laetitia » jeu. 19 sept. 2019 15:09

                                                             Comme un soleil levant
Sur une douce aurore elle a l'éclat brillant.
La Trinité, debout, comme un roi qui se lève
Pour montrer de l'estime au sujet qu'il élève
A quelque dignité, reçoit avec honneur
La Vierge d'Israël, mère du Rédempteur.

Le Père, en elle, voit sa fille bien-aimée,
Cet astre du matin, cette fleur parfumée,
Cette blanche colombe ayant l'éclat du lis,
Ce beau jardin d’œillets toujours purs et fleuris.
Cette tour de David, cette rose mystique,
Cette vierge écrasant l'affreux serpent antique.

Le Fils, voyant sa mère au comble du bonheur,
Dans un joyeux transport l'acclame avec honneur ;

Puis l'Esprit-Saint, rempli d'une aménité douce.
L'accueille avec l'amour de l'époux pour l'épouse.

Lorsque le Père eût ceint Lui-même son front pur
D'une couronne d'or aux paillettes d'azur,
Sur un trône d'argent la Vierge fut placée.

Son fils la conduisit comme une fiancée
L'est par son cher amant. En suaves concerts,
Plus doux que les zéphirs qui bercent les déserts,
Éclatèrent les cieux. Colliers d'or, fleurs vermeilles,
Ornements plus légers que des ailes d'abeilles,
Grand ceinturon de moire aux ondoyants reflets,
Festons, rubans, bijoux des somptueux palais,
Pelouses des jardins de roses émaillées,
Étoiles de topaze en l'azur étalées,
N'ont pas l'ombre d'un jet de ce flambeau divin,
Plus luisant que Vénus sur un ciel de satin.




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#112 Message par Laetitia » ven. 20 sept. 2019 21:45

La reine de Saba, de ses atours parée,
Avec éventail d'or et ceinture pourprée.
En ravissant les yeux du sage Salomon,
N'en était même pas le plus petit rayon.

De la sainte cité c'est la flambante aurore
Qui de ses doigts de rose ornemente et décore
L'infini pavillon du trône du Très-Haut,
Dont l'éternel éclat sera toujours nouveau.

Toute la cour céleste, en acclamant sa Reine,
Dans un élan d'amour chanta sa Souveraine :

« Vierge d'Israël,
Fille de l’Éternel,
Créée avant les âges.
Et de la Trinité
Joyau de pureté,
Nous vous offrons nos hommages.

Votre front virginal,
Comme un lis dans un val
Prés d'un ruisseau limpide,
Est vraiment radieux,
Brillant comme les cieux,
Doux, frais, pur et candide.

Votre nom glorieux !
Vous régnez dans les cieux,
Vous régnez sur la terre,
Vous régnez sur l'enfer,
Où rage Lucifer :
Salut, ô bonne Mère !

Hommage à Votre grandeur,
Mère du Sauveur !
Votre dignité vous élève
Au-dessus des esprits
Dans les divins parvis :
Gloire à Vous, nouvelle Eve ! »




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#113 Message par Laetitia » lun. 23 sept. 2019 21:30

Ces chants triomphateurs et ces clameurs du ciel
Eurent échos au fond de l'abîme éternel.

La Géhenne trembla d'épouvante et de crainte ;
Lucifer se sentit, dans l'infernale enceinte,
Comme un subtil serpent écrasé sous les pieds
D'une puissante vierge, ayant en mains les clés
Du royaume de feu.                                                                                 

                                                                Le vil monstre de flamme,
Voulant mordre au talon cette terrible femme,
Se tordit en hurlant comme un tigre en fureur ;
Ses cris firent trembler les démons de frayeur.
Dans un suprême effort, il releva sa tête,
Comme le chêne altier, en un jour de tempête,
Pour braver l'aquilon ; mais se sentant vaincu,
Il cessa de lutter, étant bien convaincu
Que cette femme était la Vierge douce et forte,
Qui devait à demi fermer la large porte
De son sombre royaume. En proie à la terreur,
Il reconnut enfin la mère du Sauveur,
Le Fils de l’Éternel.                                                                        

                                                           Le prince des ténèbres.
A la pâle lueur de ses antres funèbres,
Jura de se venger. Tout l'enfer tint conseil
Et promit à Satan un élan sans pareil,
Un effort souverain pour pervertir le monde,
Et lui faire cueillir une moisson féconde.

Marie, en souriant, regarda Lucifer,
Qui rageant de fureur fit résonner l'enfer
De grands cris de sarcasme et de vaines menaces.

Priez pour nous, pécheurs ! vierge pleine de grâces !


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#114 Message par Laetitia » mar. 24 sept. 2019 21:56


Ode à Marie Immaculée

                                                             Vous êtes toute belle, ô Marie, et
                                                  il n'y a en Vous aucune tache.

                                                       (Cant, IV, 7.)



Par delà tous les temps, quand l’Éternel Lui-même
Déposait sur sa tête un brillant diadème,
Quand Il voyait tout être encor dans le chaos,
Et que les chants du ciel se trouvaient sans échos.
Quand Il songeait, rêveur, à l'œuvre gigantesque
Du Monde et l'esquissait comme un peintre une fresque,
Puis arrêtait le plan du travail des six jours,
Et du vaste univers limitait les contours,
Il contemplait déjà Sa Fille bien-aimée,
Vierge et Mère du Christ de grâce parfumée.

C'est pour elle et son fils qu'Il créait ce palais,
Orné de tant d'éclat et de milliers d'attraits.

Il l'admirait encor quand Il fit la lumière
Et que la sombre nuit la vit sur la frontière
Franger d'or ses confins, quand tout brillant d'azur
De son trône Il lança des esprits l'essaim pur,
Intangible et subtil comme un rayon qui glisse,
Sans cesse émerveillé de la main créatrice.

Il l'admirait toujours lorsque comme un géant
La terre vit sortir de son sein l'Océan,
Lorsqu'Il jeta comme un semeur les milliers d'astres
Dans le grand dôme bleu que l'on voit sans pilastres ;
Et c'est pour elle aussi que la reine des fleurs
Verse à flots dans les airs ses suaves odeurs,
Que l'oiseau chante au bois sa douce symphonie,
Et que la nature offre un concert d'harmonie.
Océan, terre et cieux, unissez vos accords
Pour chanter à jamais la Vierge en vos transports !
Voyez comme elle est pure ! elle est immaculée ;
Sa blancheur a l'éclat du lis de la vallée,
Rejeton de David et perle d'Israël,
Son visage ravit les yeux de l’Éternel.




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#115 Message par Laetitia » mer. 25 sept. 2019 16:31

C'est un jardin planté dans le divin royaume
Qui verse en ses parvis le plus suave arôme.
Les charmes séduisants du gracieux Éden
Que le ciel salua sur l'aile d'un matin,
Où le bonheur riait à l'ombre des bois calmes,
Et le cristal des eaux mirait gaîment les palmes ;
Où les blancs nénuphars, les lotus rougissants,
Parfumaient les flots bleus, et l'arbre de l'encens
Agitait mollement son manteau d'aromates ;
Où les berceaux de myrte, aux formes délicates,
Qu'inondaient les rayons d'ambre et d'or du soleil,
Permettaient à loisir de prendre un doux sommeil,
Eh bien, l’Éden n'était qu'une pâle peinture
De la Reine des cieux dont il fut la figure.

Vous, cèdres du Liban, mobiles peupliers
Au cristallin murmure, onctueux oliviers
Qui bordez les sentiers des fertiles campagnes,
Chênes aux torses forts couronnant les montagnes,
Palmiers majestueux des rives du Jourdain,
Courbez vos fronts devant ce sublime jardin :
Le beau n'est qu'un reflet de sa magnificence.

Mais de l'Immaculée est grande la puissance ;

Femmes fortes : Esther, Judith et Déboras,
Qu'était donc votre force à côté de son bras ?
J'aperçois le dragon, soumis à l'esclavage,
Se tordant sous ses pieds qu'il veut mordre en sa rage :
Ta puissance est vaincue, infernal Lucifer,
Car du poids de son nom Elle écrase l'enfer.


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#116 Message par Laetitia » mer. 25 sept. 2019 22:50

Je me tourne vers Vous, Vierge douce et clémente,
Quand l'ennemi du bien m'obsède et me tourmente.

L'Immaculée est bonne ! Elle a sur nous les yeux.
Nous ses pauvres enfants cheminant vers les cieux.
Que de faveurs sans nombre ont rendu légendaires
Dans les lieux de son choix ses plus beaux sanctuaires !

Toi, roc de Massabielle, immortel piédestal,
Tu reflètes sans cesse un regard virginal.

Le Gave qui gazouille en son lit de verdure
Mêle aux voix des bosquets son rocailleux murmure
Pour chanter et bénir, avec les pèlerins,
Cette Mère chérie apportant aux humains
Son secours. Là se trouve une source d'eau pure,
D'un jet miraculeux, qui souvent fait la cure
Des infirmes venant avec foi s'y plonger.
Que de cœurs endurcis, sans pleurs comme un rocher,
Marie à fait conquête ! En un style gothique,
Lourdes, sur ses hauteurs, voit une basilique
Dont les murs rayonnants de somptueux drapeaux,
De bannières de soie et de mille ex-votos,
Racontent les bienfaits de cette Immaculée,
Qui porte sur son front la couronne étoilée
Et dont l'auguste nom sur la terre est béni.

Pour que jamais du mal mon cœur ne soit terni,
Fleur du ciel, Lis divin, Etoile d'espérance,
Verses-y, chaque jour, la grâce en abondance.


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