ÉCOLE DES MIRACLES, ou LES OEUVRES DE LA PUISSANCE ET DE LA GRACE DE JÉSUS-CHRIST

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Re: ÉCOLE DES MIRACLES, ou LES OEUVRES DE LA PUISSANCE ET DE LA GRACE DE JÉSUS-CHRIST

#11 Message par InHocSignoVinces » sam. 08 août 2020 12:04

Or, Jésus-Christ renouvelle ce prodige chaque
jour, non-seulement d'une manière générale, mais
tout particulièrement, en délivrant de l'esclavage de
Satan les âmes des pécheurs repentants, dont le
jeune homme de notre évangile était, selon ces inter-
prêtes, une parfaite image. En effet, le Sauveur lui
même prononce ces paroles : Celui qui m'aime sera
aussi aimé de mon Père ; moi et mon Père nous vien-
drons à lui et nous ferons en lui notre demeure
(1).
Si donc il est certain par ces paroles de l'Evangile
que Dieu habite vraiment dans l'âme du juste, qu'y
a-t-il de plus naturel que le démon à son tour habite
dans l'âme du pécheur, non point par son essence,
mais par sa malice et par l'effet de sa perfidie (2) ?
Aussi l'Ecriture et la tradition, de même que la liturgie,
reconnaissent deux sortes de possessiou : l'une
corporelle et l'autre spirituelle. La première est celle
dont nous parlons en ce jour, et d'une foule d'autres
hommes qui furent délivrés par une seule parole
du Sauveur et souvent même par sa seule présence;
c'est aussi celle de tous les obsédés, qui sont chaque
jour délivrés par les exorcismes des ministres de l'Église,
à laquelle le Fils de Dieu a laissé ce pouvoir et
où il réside seulement.


La seconde est celle de Judas, dont le démon
s'empara après qu'il eut commis l'horrible sacrilége
de recevoir la divine Eucharistie en état de péché
mortel (3). C'est celle de Magdeleine, de laquelle le
Sauveur chassa sept démons, qui, selon le témoignage
de saint Ambroise, d'Eutime et d'autres Pères, habitaient
en elle avec les sept péchés capitaux (4). C'est
enfin à cause du péché originel, celle de tout homme
qui vient au monde.
C'est pourquoi l'Église, dans
l'administration du sacrement de baptême , commence
la cérémonie sacrée en exorcisant le catéchumène
et en chassant le démon, qui habite dans son
âme par le péché (5).


L'invasion du démon dans le corps est souvent
sans la faute de celui qui la souffre ; celle de l'âme
arrive en conséquence et en compagnie du péché.
Quelquefois la première n'est que feinte, dans l'intérêt
de honteuses passions (6); la seconde est toujours une
funeste réalité. Celle-là ne trouble en rien la paix et
n'altère point la grâce de Dieu, quoiqu'elle se manifeste
par d'horribles signes dans le corps; celle-ci, au
contraire, laisse le corps libre et sain, mais elle produit
dans l'âme de terribles désastres et d'irréparables
ruines.



(1) Si quis diligit me, diligetur a Patre meo; et ego et Pater meus
veniemus ad eum, et mansionem apud eum faciemus (Joan., XIV).

(2) Daemon inhabitat hominem peccantem mortaliter, non secundum
essentiam intra mentem, sed per effectum suae malitiae (S. Thom.,Quod-lib.
3, 8).

(3) Post acceptam buccellam introivit in eum Satanas (Joan., XIII).
De la Pierre remarque, sur ce passage de saint Jean, qu'il est dit
deux fois dans l'Évangile que le démon entra dans l'âme de Judas : la première,
quand ce monstre prit la résolution de trahir son divin Maître; la
seconde quand, après avoir communié indignement, il se prépara à le
trahir. On voit par là qu'à chaque nouvel excès de péché de la part
de l'homme correspond une nouvelle invasion diabolique dans son âme;
de celle manière, l'on comprend encore mieux commeut Magdeleine pénitente
fut délivrée de sept démons.

(4) De qua ejecit Jésus septem daemonia (Luc., VIII).

(5) Voici les belles paroles de l'Église dans cet exorcisme : " Je t'exorcise,
ô esprit immonde, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, afin
que tu sortes de ce serviteur de Dieu. Car sache, ô démon maudit, que
celui qui te commande est celui qui marcha pieds nus sur les ondes et
qui étendit sa droite pour secourir Pierre qui allait submerger. Reconnais
donc, ô démon maudit, ta sentence; rends honneur au Dieu vivant et
vrai ; rends honneur à Jesus-Christ, son Fils, et à l'Esprit-Saint, et sors
de ce serviteur de Dieu, que notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ a daigné
appeler aux fonts du baptême à lui, à la grâce et à sa bénédiction. "

Quand le catéchumène est près des fonts sacrés, l'Eglise continue à dire :
" Je t'exorcise, ô esprit immonde, qui que tu sois, au nom de Dieu le
Père tout-puissant, au nom de Jésus-Christ son Fils, notre Seigneur et
notre juge, et dans la vertu de l'Esprit-Saint, afin que tu partes de cette
créature de Dieu, que Notre Seigneur a daigné appeler à son temple pour
qu'elle devienne le temple du Dieu vivant et que le Saint-Esprit habite
en elle. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur, qui doit venir juger les
vivants et les morts et le monde entier par le moyen du feu. Ainsi soit-il.»


(6) Voyez, dans l'ouvrage que nous venons de citer, le Rituel romain,
les vingt deux avertissements pleins de sagesse qui servent de prémisses
à la pratique de ce grand ministère et qui, tout en enseignant la manière
de le bien remplir, présentent les signes les plus certains pour distinguer
les véritables invasions des fausses, et le moyen pour guérir les unes et
démasquer les autres.



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#12 Message par InHocSignoVinces » lun. 10 août 2020 18:39

Voyez plutôt : Dieu, en habitant dans le coeur
du juste, sanctifie toutes ses puissances et élève tous
ses sentiments : c'est lui qui l'inspire, le soutient,
le dirige, l'élève, l'ennoblit, le divinise et en fait, je
ne sais si je dois dire un homme angélique ou un ange
dans un corps mortel ;
de même le démon, résidant
dans le coeurdu pécheur, en vicie toutes les puissances
et en corrompt tous les sentiments; c'est lui aussi
qui le forme, c'est lui qui l'entretient, c'est lui qui
l'opprime, c'est lui qui le dégrade et le fait devenir,
je le dirai, un vrai démon incarné
(1). Et comme c'est
Dieu, dit l'Apôtre, qui opère dans l'âme du juste (2),
ainsi c'est Satan qui opère, par sa perversité, dans
celle des pécheurs (3). Mais l'action de Dieu dans
le juste ne lui enlève point la liberté du bien ; au
contraire, elle la lui conserve en la rendant plus
grande et plus parfaite, et par cela même lui laisse
tout entier le mérite de la vertu qu'elle lui inspire,
(et c'est en ceci que consiste le grand mystère de la
grâce
).
Il en est de même de l'action du démon dans
le pécheur : elle ne détruit point la liberté du mal,
mais elle la corrobore, la maintient et l'augmente ;
elle laisse au malheureux pécheur la responsabilité
des vices qu'elle lui inspire , et c'est aussi en cela
que consiste l'horrible mystère du péché.



Grand Dieu, pourquoi un voile si épais, pénétrable
seulement au regard pur de la foi, cache-t-il à l'oeil
de l'homme les mystères du monde spirituel ? Oh !
si ce voile se déchirait un moment ! quelle honte
s'attacherait à vos fronts, pécheurs! Vous verriez
que , tout en croyant suivre vos caprices , vous
suivez aveuglément et sans le savoir ceux du démon ;
que vous l'aidez dans ses desseins, que vous
travaillez dans ses intérèts et que vous accomplissez
ses volontés coupables. Oui, vous connaîtriez, à votre
grande confusion et avec douleur, que tandis que
vous croyez commander, vous obéissez et que, en
vous flattant d'être libres, vous courbez ignominieusement
la tête sous le joug de la plus honteuse servitude,
selon le bon plaisir du plus méprisable, du
plus ignoble et du plus cruel des tyrans (4). Contemplez
plutôt votre image, pécheurs ; voyez dans le
démoniaque d'aujourd'hui les affreux phénomènes
opérés invisiblement par l'action diabolique dans
votre âme fidèlement exprimés dans la possession
visible de son corps.



(1) Saint Ambroise dit encore sur ce passage de saint Jean : A peine
le démon fut-il entré dans le coeur de Judas, que Jésus-Christ en sortit,
et qu'au même moment où il reçut Satan, il perdit le Seigneur.
Apprenez, ô vous qui lisez ceci, de cet exemple funeste de Judas, comment
l'homme qui abandonne Jésus-Christ est abandonné à son tour peu
à peu par Jésus-Christ; quand il en est abandonne, le démon l'envahit;
en étant envahi, il en devient possédé, et, en étant possédé, il est poussé
à toutes sortes de scélératesses et enfin précipité dans l'éternel abîme.
C'est ainsi que s'expliquent certains péchés ou certains excès de péchés,
qui sortent des voies communes de la perversité humaine, et qui font
regarder avec horreur celui qui les commet. Ils s'expliquent par l'action
que le démon exerce sur l'âme pécheresse qui l'a accueilli , comme
certains traits de vertu sublimes et héroïques, qui sortent des voies de
la probité humaine, ne s'expliquent que par l'action que Dieu exerce
dans le coeur du sujet dans lequel il habite.

(2) Non ego, sed gratia Dei mecum (I Cor., XV).

(3) In omnibus hominibus peccatoribus diabolus operatur (Com. in
Matth.
).

(4) Diabolum imitantur, ei serviunt et obediunt ; sunt ejus milites, et
voluntatem ejus faciunt ; et miseri non intelligunt cui serviunt, quem
sequuntur, cujus se servituti subjiciunt (Exposit.).



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#13 Message par InHocSignoVinces » jeu. 13 août 2020 11:57

D'abord le démon l'avait rendu sourd et
muet :
surdus et mutus spiritus. Ainsi l'âme qu'il tyrannise
est sourde à la voix de Dieu et muette pour
la prière.
En effet, les pécheurs n'aiment pas à entendre
la parole de Dieu et ils passent les jours, les
mois et les années sans faire monter au ciel l'encens
de leurs prières. De cette manière le démon ravit à
l'âme le moyen de faire entendre à Dieu le cri de sa
misère et d'écouter elle-même sa voix paternelle ;

hélas! elle ne peut plus implorer le secours de sa
grâce ni la recevoir. Oh Dieu ! le serpent infernal
s'assure ainsi un nid tranquille dans cette âme qu'il
entoure de ses plis tortueux, se reposant mollement
dans ce coeur sur lequel il règne paisiblement

(1).


Ce possédé écumait, il grinçait des dents et se
desséchait.
Or, tout cela se remarque dans le pécheur.
En effet, il salit tout ce qui devient le sujet de
ses discours aussi insensés que scandaleux ; il grince
des dents par sa facilité à s'enflammer de colère à
la moindre contradiction ; il se dessèche par la mollesse
dans laquelle il vit
(2).


Ce jeune homme, que nous contemplons, était porté
par l'esprit malin à se jeter tantôt dans le feu, tantôt
dans l'eau :
il représente le pécheur que ce même
esprit possède et qu'il entraîne tantôt dans le feu de
la colère , tantôt dans la fureur de la haine, tantôt
dans les excès de l'impudicité qui énervent lés âmes,
les amollissent et les corrompent comme l'eau dissout
et détruit les corps
(3). Comme le soin de la pudeur
et l'amour de la virginité nous sont inspirés par une
impulsion secrète de Dieu , de même , dit saint Cyprien,

l'ange des ténèbres nous inspire secrètement
et les adultères et les fornicatious et les infamies (4).
Un auteur ajoute que les pécheurs, dans les débordements
de la luxure, ont non-seulement un de ces
esprits impurs pour les exciter au mal, mais pour
leur en faciliter l'accomplissement (5). Oh! l'horrible
ministre qu'ils se procurent.



A SUIVRE...


(1) Surdus et mutus spiritus. — Obstruit aures hominum, vincit linguam,
et speluncae suae latebram pectus facit (Serm. 51) .

(2) Sic peccator spumat stultitia, stridet iracundia, arescit ignavia
(Caten.).

(3) Ignis ad fervorem iracundiae referendus est, aqua ad voluptates
carnis, quae dissolvere mentes per delicias solent (Beda., Com. in Marc).

(4) Fornicatores et adulteri diabolum habent suggestorem (de Jejun.
et Tentat. Domini
).

(5) Omnis fornicatio, diabolo ministrante, committitur (Hom. de
Epiph.
).

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#14 Message par InHocSignoVinces » lun. 17 août 2020 20:46

L'évangéliste raconte encore que le démon le
soulevait dans les airs et le jetait rudement contre
terre.
Voilà tout juste la manière dont il traite ses
esclaves : c'est la règle qu'il suit invariablement :
il
élève les pécheurs, les faisant monter bien haut sur les
flots de l'orgueil, pour les précipiter ensuite avec plus
de honte dans toutes sortes de vices et d'infamies
(1).


O mondains, s'écrie ici saint Cyprien, vous qu'une
coupable prospérité rend si orgueilleux, fiers d'une
grandeur empruntée et que vous n'avez pas méritée;
vous, au coeur enflé d'orgueil, à l'esprit altier
et au front d'airain , maintenant vous vous persuadez
que vous régnez dans les hautes régions de la
société, et vous gisez sur le sol ; vous êtes ignominieusement
déchus du haut rang où vous avait élevés
le caractère et la profession de chrétien. Vous avez
perdu votre signe d'homme ; vous êtes devenus sem-
blables à la brute. Nonobstant le luxe qui vous entoure,
vous vous traînez dans la fange ; et tandis que
vous vous élevez avec tant de faste au-dessus des
autres hommes, vous voilà avilis, étendus, prosternés
sous les pieds de Satan qui, après vous avoir
corrompus, règne sur vous et vous tyrannise impitoyablement.
Quel sort plus malheureux ?



A peine ce malheureux eut-il aperçu le Sauveur,
qu'il se troubla, voulant à toute force s'éloigner
(2).
C'est aussi ce que font ces pauvres pécheurs, qui ont
le démon dans le coeur. Voyez-les dans nos églises,
à la vue des saints autels , pendant nos augustes cérémonies,
en présence des personnes consacrées au
Très-Haut , aux beaux jours de nos solennités qui les
rappellent à Dieu et les portent vers lui ; voyez
comme ils éprouvent un malaise intérieur, un chagrin
secret, un trémoussement qui les trouble et les bouleverse.
La présence de la divine Eucharistie, qui
réjouit tant le fidèle adorateur ; la parole de Dieu si
agréable à l'oreille du juste ; les doux noms de Jésus
et de Marie , baume salutaire au coeur aimant du
vrai chrétien : tout cela les agite et les tourmente.
O Dieu , qu'ils sont à plaindre !



A SUIVRE...


(1) Ubicunque apprehenderit, allidit eum. — Sic suis suadet, sic suis
providet; sic suos élevat, ut de alto facilius praecipitet in ruinam
(Serm. 12). — Diabolus in his regnat, quos inquinat; in his, quos polluit,
dominatur (ibid.).

(2) Cum vidisset eum, statim elisit eum daemonium et dissipavit, et
conturbavit illum.

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#15 Message par InHocSignoVinces » jeu. 20 août 2020 12:01

Enfin l'esprit immonde forcé, à la voix du Fils de
Dieu, de sortir du corps du jeune homme, l'agita
violemment et jeta un grand cri
(1). Ainsi quand,
par la volonté de Dieu, il est obligé d'abandonner
l'âme du pécheur, il la remplit plus que jamais d'an-
goisses et d'amertume. Quand le pécheur veut se
convertir au Seigneur, cet antique ennemi redouble
d'efforts, il multiplie ses embûches et sème les écueils
sous ses pas pour l'entraver dans la voie du salut et
retarder son pardon
(2). Aussi quand il veut confesser
ses péchés, sa répugnance augmente, sa honte devient
plus poignante, son appréhension plus vive à mesure
qu'il s'approche du ministre de la pénitence. La pâleur
est peinte sur sa face, son coeur palpite, sa faible
voix est tremblante ; confus et incertain , il voudrait
déjà avoir fini, et il ne sait ni comment ni par
où commencer.
Pauvre enfant , ne crains rien ; va
seulement avec courage ; triomphe de cet artifice
par lequel le démon rend l'âme aussi timide pour
confesser ses fautes qu'il l'avait rendue hardie pour
les commettre; expose avec confiance au prêtre de
Jésus-Christ, comme à Jésus-Christ lui-même, toutes
les infirmités de ton coeur, et tu seras heureux, parce
qu'il te guérira. Oui, mes frères, cette grande parole :
Je t'absous, prononcée sur lui par le prêtre, aura
toute la vertu et toute l'efficacité de la parole même
du Fils de Dieu prononcée sur le possédé : elle brisera
les liens qui le retiennent dans le péché et le délivrera
pour toujours de la puissance du démon (3).



(1) Exclamans et multum discerpens eum. — Discerpit autem spiritus
appropinquantem ad salutem (Caten.).

(2) Saepe, dum converti ad Dominum conamur, majoribus antiqui
hostis pulsamur insidiis.

(3) Exi ab eo, immunde spiritus, et amplius non introeas in eum
(ibjd.).



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#16 Message par InHocSignoVinces » lun. 24 août 2020 18:17

SECONDE PARTIE.

Quoique la guérison dont nous venons de nous entretenir
ait été l'oeuvre de la puissance et de la
bonté du Sauveur, néanmoins le jeune homme qui
la reçut y eut une certaine part ; en effet, comme
le Sauveur lui tendait la main pour le relever de
terre, il fit un effort et il se dressa (1). Or, ce Jésus
qui tend la main à cet infortuné étendu à terre
comme s'il était mort , c'est Dieu lui-même qui le
premier revient, par sa grâce, au secours de l'homme;
et ce pauvre infirme qui se lève de lui-même, figure
encore l'homme qui correspond et coopère à la
grâce (2). C'est pourquoi lorsque nous ressuscitons
de la mort du péché à la vie spirituelle, la grâce
fait beaucoup , mais elle ne fait pas tout. Elle nous
prévient, elle met en fuite l'ennemi par sa voix
puissante, elle nous aide et nous soutient; mais elle
demande aussi que nous lui prêtions le concours de
nos forces et de nos bonnes oeuvres.



Quelles sont ces oeuvres? Le Sauveur va nous l'apprendre
lui-même dans l'Évangile ; car les apôtres
lui ayant dit : Pourquoi n'avons-nous pu nous-mêmes
chasser ce démon (3)?
il leur répondit : C'est à cause
de la faiblesse de votre foi ;
puis il ajouta : Ces sortes
d'esprits malfaisants ne peuvent être chassés que par
la prière et par le jeûne
(4). C'est ici une admirable
leçon que notre divin Maître a voulu nous donner en
la personne de ses disciples. Il nous a d'abord montré
la nécessité d'une foi vive et d'une ferme confiance
dans le secours de Dieu. Et de fait, comme le
remarque saint Pierre Chrjsologue, le fils n'obtint sa
guérison qu'après que le père eut été affermi dans la
foi ; ainsi la foi du père obtint la guérison du fils,
comme l'infirmité de celui-ci fut la punition de l'infidélité
paternelle
(5). Mais la foi seule ne suffît pas,
reprend Bède ; il faut y ajouter la prière et le
jeûne. C'est par ces armes seulement que nous pouvons
triompher de ces esprits immondes que nous
avons eu le malheur d'accueillir dans nos coeurs par
le péché
(6)


A SUIVRE...


(1) Jesus autem, tenens manum ejus, elevavit eum et surrexit.

(2) Quod Jesus elevavit illum , Dei auxilium ostenditur : quod ipse
surrexit, hominis in bonis studium demonstratur. — Vide autem quod
Deus adjuvat nos, et deinde a nobis bona opera exiguntur (Theophil.).

(3) Idem. Quare nos non potuimus ejicere illum (Matth., XVIII)?

(4) Propter incredulitatem vestram. — Hoc genus in nullo potest
exire, nisi in oratione et jejunio (Marc., XXVIII).—Dum docet Apostolos,
omnes instituit (loc. cit.).

(5) Pater credidit : patris liberatur fide, qui patris fuerat infidelitate
damnatus (Serm. 51).

(6) Ut scilicet noverimus immundorum spirituum tentamenta jejuniis
et orationibus esse superanda. (Ibid.)

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#17 Message par InHocSignoVinces » mer. 26 août 2020 19:22

Il en est ainsi, mes frères : c'est après qu'il
s'est emparé de notre esprit par l'orgueil, que le démon
règne dans nos corps par la volupté. Le péché
impur, comme tous les autres, commence par l'orgueil
de l'esprit
(1). L'homme, dans son éloignement
de Dieu, commence toujours par s'aimer lui-même
dans son entendement, par se glorifier de son propre
mérite et de sou excelieiice, briguant aussi l'estime
des autres.
Mais quand il voit que cet amour désordonné
de sou entendement ne le satisfait ni ne le contente,
et qu'il se sent privé de tout plaisir spirituel,
il cherche, dit saint Thomas, les plaisirs charnels,
parce qu'il ne peut pas vivre longtemps sans délectation.
Il s'oublie ensuite à s'aimer dans ses sens (sa
chair) comme en quelque chose de plus positif et de
plus réel ; et de l'orgueil, qui est comme la luxure
de l'esprit, il tombe dans la luxure du corps, qui est
comme l'orgueil des sens
(2).


Pour triompher de ces deux infirmités, si intimement
unies entre elles qu'elles n'en forment qu'une
seule ; pour enlever à l'ennemi de notre salut ces deux
armes par lesquelles il nous terrasse, il nous faut de
toute nécessité, dit saint Jérôme, employer les
deux remèdes que nous prescrit aujourd'hui le
Seigneur, c'est-à-dire
la prière et le jeûne : l'une
comme remède contre l'infirmité de l'esprit, pestes
mentis,
l'autre comme un frein aux passions du
corps (3). Car la prière humilie l'orgueil et le jeûne
affaiblit la chair. La prière est comme un jeûne spirituel,
et le jeûne est comme une prière corporelle.
La prière assujettit l'âme à Dieu, et le jeûne le corps
à l'âme.
Ces deux grandes pratiques de la vraie religion
réunies ensemble établissent dans le chrétien
la soumission du corps à l'âme et de l'àme à Dieu ;
placent l'homme dans son état naturel, y ramènent
l'ordre et l'harmonie détruits en lui par le péché et
par la présence de l'esprit malin.
La mortification sans
la prière fomente l'orgueil, et la prière sans la mortification
dégénère en superstition. Séparées l'une de
l'autre, elles éloignent de Dieu au lieu d'en rapprocher;
loin de l'apaiser, elles excitent sa colère.
Au
contraire, dit saint Cyprien, la prière rend acceptable
le jeûne en l'offrant à Dieu ; le jeûne, en sanctifiant
la prière, la fait exaucer
(4). Ainsi la bonne
prière, la prière efficace, est celle qui est unie à la
mortification
(5). L'une et l'autre sont comme deux
messagers célestes par lesquels nous demandons et
obtenons de Dieu, notre souverain Monarque et tout
aimable Père, un secours prompt et puissant pour
surmonter les assauts de Satan ou pour nous délivrer
de sa tyrannie.



A SUIVRE...


(1) Initium omnis peccati superbia est (Eccli. X).

(2) Nullus dici potest esse sine delectatione; ideo, carens delectationibus
spiritualibus, transit ad carnales (2, 2, q. 3, art. 5).

(3) Medicina eujusque vulneris adhibenda : jejunio passiones corporis,
oratione sanantur pestes mentis (Comm. in Matth.).

(4) Efficax oratio, praecedente jejunio, et sacris praecedentibus studio
non patitur postulatio devota repulsam (Op. cit.).

(5) Sic vera oratio perficitur, cum conjungitur orationi jejunium (Loc.
cit.). — Per jejunium et orationes, legationem ad Deum destinamus.

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Re: ÉCOLE DES MIRACLES, ou LES OEUVRES DE LA PUISSANCE ET DE LA GRACE DE JÉSUS-CHRIST

#18 Message par InHocSignoVinces » lun. 31 août 2020 18:50

C'est pourquoi, dans le saint temps que nous
commençons aujourd'hui par institution apostolique,
l'Église joint de longues prières à un jeûne solennel.
En même temps qu'elle exige que nous réprimions
par l'abstinence la concupiscence de la chair, elle
veut que nous nous humiliions devant Dieu par les
prières de sa liturgie. Car après tout, dit saint
Léon, ce sont les pratiques qui sout les plus agréables
à Jésus-Christ et qui épouvanteat davantage notre
ennemi commun ; elles le mettent en fuite, et Dieu
vient fixer sa demeure dans nos âmes
(1).


Malheur à nous, mes frères, si, négligeant des pratiques
si salutaires, nous laissons le démon habiter en
nous par le péché. Hélas! combien malheureuse est
une âme en si triste compagnie! Mais combien plus
malheureuse encore à la mort, alors que le voile s' étant
déchiré, elle se trouvera entre les étreintes de
ce monstre abominable ! Oh ! quel épouvantable
sort! quel désespoir affreux! Comme il l'aura eue
pour complice sur la terre, dit saint Cyprien, il l'aura
aussi éternellement pour compagne dans les brasiers
ardents
(2).


Heureux mille fois, mes frères, si par l'humilité de
notre prière et par la sévérité de notre jeûne, entrant
dans l'esprit de l'Église, nous mourons au monde
et à ses illusions pour vivre pour Dieu et avec Dieu (3).
Dieu sera avec nous et nous avec lui ; nous reposerons
paisiblement dans ses bras, comme dort dans le sein
de sa mère le tendre enfant qui, se réveillant enfin,
se voit avec elle face à face, reçoit ses tendres caresses
et se restaure de son lait. Tel sera notre bonheur,
mes frères, si, ayant vécu pour Dieu et avec
Dieu, nous mourons dans le sein de Dieu : au-delà du
trépas nous nous réveillerons dans les bras de ce
Dieu d'amour, et il nous pressera sur son coeur, et il
nous comblera des bénédictions de sa paix et des
caresses de son amour, et il inondera nos coeurs d'un
torrent de délices, d'ineffables et éternelles douceurs :
Torrente voluptatis tuae potabis eos.



(1) Grata Deo, et terribilis diabolo jejunantis oratio (Serm. in Quadr.).

(2) Peccatores diabolum habent tortorem, cum ipso quoque eos ultricia
incendia concremabunt (Op. cit.).

(3) Cette interprétation est de saint Grégoire, qui dit ceci : Cet enfant
qui, délivré de la puissance du démon, apparaît comme mort, signifie
le pécheur repentant et guéri de son péché, lequel triomphant des
désirs pervers , éteint en lui la vie voluptueuse et charnelle des sens.
Saint Jérôme dit que saint Paul fait allusion à cet effet de la grâce, quand
il dit aux nouveaux convertis ou à ceux qui ont l'âme guérie : Vous
êtes morts et votre vie est cachée avec Jésus-Christ en Dieu.



A SUIVRE...

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InHocSignoVinces
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Re: ÉCOLE DES MIRACLES, ou LES OEUVRES DE LA PUISSANCE ET DE LA GRACE DE JÉSUS-CHRIST

#19 Message par InHocSignoVinces » mar. 08 sept. 2020 11:34

DEUXIÈME HOMÉLIE

Le Centurion (1).
Matth., VIII, 13.

Populus quem non cognovi, servivit mihi, in
auditu oris obedivit mihi. (Ps. xvii.)



C'est en ces termes que Dieu fit, huit siècles à l'avance,
annoncer au monde, par son prophète, le
grand mystère de la conversion des gentils à la religion
chrélienne. Nous étions vraiment ce peuple
de gentils que Dieu avait paru oublier et ne pas
connaître , et qui cependant s'est empressé de
reconnaître le vrai Dieu, de le recevoir, de l'écouter
avec fidélité et de lui obéir constamment : Populus
quem non cognovi servivit mihi, in auditu auris obedivit
mihi.



Dieu ne s'est pas contenté de nous annoncer par
ses prophètes ce mystère de son amour pour nous,
avant qu'il fût accompli par la prédication de ses
apôtres; il veut aujourd'hui nous le montrer comme
en réalité dans la personne du centurion (2), dont
vous venez d'entendre l'histoire dans l'Évangile de
ce jour. Car. comme le remarque saint Augustin
(3), Jésus-Christ a voulu que toutes les actions
visibles et extérieures qu'il a faites durant sa vie
mortelle fussent encore entendues dans un sens mystique
et spirituel. C'est pourquoi, continue le même
Père, ce Sauveur adorable, en opérant des miracles,
ne faisait point seulement les oeuvres de sa puissance,
mais il révélait des vérités importantes ; et pendant
qu'il étonnait tous ceux qui eu étaient les témoins, il
voulait encore instruire ceux qui cherchaient à les
comprendre.



Tâchons donc , mes frères , d'entendre dans un
sens mystérieux et prophétique le miracle que l'Évangile
de ce jour nous rapporte, et par lequel la conversion
des gentils fut figurée et commença de s'accomplir
(4). Considérons dans la foi de l'humble
centurion le gage et le modèle de la nôtre : heureux
si, en imitant ses sentiments et ses oeuvres, nous pouvons
obtenir sa récompense.



A SUIVRE...


(1) Cet évangile se lit à la messe du jeudi des Cendres et à celle du
troisième dimanche après l'Epiphanie. Saint Luc rapporte le même miracle.
Il arriva l'an septième de Tibère, le trente-deuxième de l'âge de
Jésus-Christ, la seconde année de sa prédication, au mois de mai, à
Capharnaüm, ville de la Galilée, non loin du lac de Génézareth, entre
les confins de la tribu de Zabulon et celle de Nephtali, appelée dans
l'Évangile la cité de Jésus-Christ, à cause du grand nombre de miracles
que le Sauveur y fit et du temps très-long qu'il y demeura.

(2) La légion romaine (qu'on pourrait appeler aujourd'hui régiment),
se divisait en cohortes (bataillons), et ces cohortes en centuries (compagnies)
ou corps de cent soldats, ou plus; chacune d'elles était commandée
par un capitaine, qu'on appelait pour cela centurion. La Judée,
que Pompée d'abord, puis Jules César, enfin Auguste avaient soumise
à Rome, avait encore, au temps de Jésus-Chist, sous Tibère, un président
ou gouverneur romain avec des troupes ou une garnison
romaine. Le centurion dont il s'agit appartenait à cette garde ; il était
originaire de l'Espagne, et il était né a Rome. Dans la chronique de
Lucius Destus, il est dit que ce militaire s'appelait Caius Apprius et
qu'il était père de ce Caius Cornélius, centurion, qui se convertit sur le
Calvaire, à la vue des prodiges qui accompagnèrent la mort de Jésus-
Christ, et qui le reconnut et le confessa pour vrai Dieu.

(3) Dominus noster Jésus Christus ea quae faciebat corporaliter, etiam
spiritualiter volebat intelligi (Serm. 44, de Verb. Domini). — Neque
enim tantum miracula propter miracula faciebat, sed ut illa quae faciebat
mira essent videntibus, vera essent intelligentibus (ibid.).

(4) Gentium vocatio in eo praesignata et inchoata fuit (a Lap. hic).

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Re: ÉCOLE DES MIRACLES, ou LES OEUVRES DE LA PUISSANCE ET DE LA GRACE DE JÉSUS-CHRIST

#20 Message par InHocSignoVinces » ven. 11 sept. 2020 20:10

PREMIÈRE PARTIE.


Notre divin Sauveur avait prêché au peuple sur la
montagne et, au bas de cette même montagne, guéri
le lépreux (1) ; et de là, dit l'évangéliste, il entra à
Capharnaüm (2).


Cette particularité, dit saint Jean Chrysostôme,
renferme un mystère ; en voici la signification. Le
bon Maître , après avoir accompli sa mission , qui
était de guérir les juifs figurés par le lépreux, juif
lui-même, devait un jour aller aussi avec plus de
fruits visiter les gentils, figurés de même par le ser-
viteur du centurion, auquel il venait à Capharnaüm
rendre la sauté. Em effet Capharnaüm, qui veut dire
Maison ou Campagne de l'abondance (Villa pinguedinis),
était;, continue le même Père, la figure de
l'Église, qui s'est formée des gentils et qui a été, par
la bonté de Dieu , remplie de l'abondance de ses
grâces , selon cette parole du Roi-Prophète : « Mon
âme sera un jour remplie d'abondance (3). »
Le centurion
lui-même nous indique encore plus clairement
le même mystère ; car, comme le remarque saint Augustin,
il était Romain d'origine, païen par sa religion
et soldat de profession (4).


Or, ce centurion avait un serviteur qu'il aimait
tendrement. Comme celui-ci était atteint d'une grave
paralysie (5), souffrant d'atroces douleurs et réduit
presque à l'extrémité, son maître envoya quelques-uns
de ses amis choisis parmi les plus respectables
d'entre les Juifs, auprès du Sauveur, dont il venait
d'apprendre l'arrivée à Capharnaüm, pour le supplier
de sauver son serviteur d'une mort prochaine et inévitable
(6).


A SUIVRE...


(1) Pour rendre authentique et confirmer par les miracles la céleste
doctrine qu'il avait préchée par les paroles. La guérison du lépreux fut
le premier miracle, et celle du serviteur du centurion fut le second que
le Sauveur opéra, après son admirable sermon sur la montagne, lequel
contient l'abrégé de la vie chrétienne et de la perfection évangelique.

(2) Cum implesset omnia verba sua in aures plebis, intravit Capharnaum
(Luc, 1).

(3) Postquam Dominus discipulos docuit in monte, et leprosum sanavit
sub monte, venit Capharnaum in mysterio : quia post Judaeorum
mundationem, venit ad Gentes (Hom. in Matth.).—Capharnaum enim,
quae Villa pinguedinis interpretatur, Ecclesiam significat,
quae est ex gentibus collecta, et spirituali pinguedine est repleta, juxta illud : Sicut
adipe et pinguedine repleatur anima mea (ibid.).

(4) Iste Centurio ex gentibus erat; jam enim Judaea habetat militem
Romani imperii (Serm. 6, de Verb. Domini).

(5) La paralysie commune est le plus souvent une maladie lente, sans
grandes douleurs ni danger prochain. Celle de ce malheureux était,
au contraire, très-aiguë, incurable, accompagnée d'horribles souffrances,
et présageait une mort très-prochaine, ainsi qu'il apparaît des
expressions dont se sert l'évangeliste pour relever la grandeur de ce
miracle. En effet, le célèbre médecin Guillaume Adero, dans son livre
de AEgrotis et morbis a Christo sanatis, montre que toutes les maladies
guéries par le Verbe incarné étaient désespérées et naturellement
incurables, et que Jésus-Christ, le médecin par excellence, les pouvait
seul guérir.
Saint Ambroise dit aussi que tous les malades auxquels
le Sauveur a rendu la santé ne pouvaient être guéris par aucun
mortel :
Eos sanavit Jesus quos nemo curaret. (Epist. 45.)

(6) Qui illi erat pretiosus (Luc, II). — Jacet in domo paralyticus et
male torquetur (Matth., VI). — Erat moriturus (Luc , II).

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