Invalidité des nouveaux "sacres" conciliaires

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Abbé Zins
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Re: Invalidité des nouveaux "sacres" conciliaires

#21 Message par Abbé Zins » mar. 08 sept. 2015 10:31

Dz t 2 p.199 : "Deinde secundam processionem instituunt.. Episcopi evangeliorum librum apertum teneant super caput ejus..
Praeses vero extendat brachia sua sub libro super caput electi et retrahat illa, elevet et circumagat huc et illuc cruciformiter tribus vicibus et orat : Domine creator omnium..
Deinde tertiam processionem peragat.. et.. sumat ab electo binas cruces et tradat sanctum evangeliorum librum clausum eidem genuflexo, et hanc dicit orationem : Domine rex, omnium Pater.."
Donc, encore comme dans le Rite Romain, non toutefois de façon statique comme en celui-ci mais en suivant le mouvement des mains du consécrateur au-dessus desquelles il est porté, l’imposition de l’Evangéliaire précède l’imposition des mains, puis concomitance !

Il est en outre explicitement précisé, ici comme dans le premier passage cité, que le consécrateur
“étend ses bras sous le livre et sur la tête”.

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#22 Message par Abbé Zins » mar. 08 sept. 2015 10:33

Dz t 2 p. 219s : "Et convertitur ad electum ac demittit super caput ejus (manus scilicet) easque ei connectitur (seu accomodat), duo autem episcopi manibus suis sustinent sanctum evangelii librum (apertum) super manus patriarchae : alii vero sustinent flabella super evangelium.
Et tunc patriarcha elevat manus suas et expandit brachia sua et demittit tribus vicibus super caput illius, qui ordinatur.
Tum vero episcopi super manus patriarchae elevant ac deprimunt et alii flagella super evangelium commovent.
Patriarcha orat autem inclinatus ac dicit precationem invocationis Spiritus Sancti. Deus, qui virtute tua omnia colestias fecisti.."
C'est ici le même rite que précédemment, moins précisément exposé,

semblant commencer par une concomitance entre l'imposition de l'Evangile par dessus et celle des mains par dessous ;

mais là encore, nulle interposition d'une matière intermédiaire entre la matière de l'imposition des mains et la forme de la préface.

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#23 Message par Abbé Zins » mar. 08 sept. 2015 10:43

Malgré cela, l’auteur de l’article à l’outrecuidance de résumer comme un acquis assuré sa pseudo-“démonstration” comme suit :
"En résumé, l'imposition des mains
(sans doute un lapsus pour de l’évangéliaire)
sur la tête de l’ordinand pendant
(avant ou après l’imposition des mains !? la grave ambiguité est là !)
la consécration épiscopale est une pratique qui existe encore dans les rites orientaux et qui s’est pratiquée à Rome autrefois.
L'imposition de l'évangéliaire située entre l’ imposition des mains et la prière consécratoire est attestée à Rome dans le Liber diurnus." (p.112).
Rappelons donc l’ambiguité du "pendant", en fait avant ! puis concommitamment comme dans le Rite Romain, et la grave légèreté du entre "autrefois à Rome", reposant sur une pure supputation ou supposition et une fausse démonstration, commençant par contredire le passage cité !

Ce qui n’empêche nullement, ou plutôt porte davantage le défenseur de la subversion à faire de la surenchère en s’évertuant à
"expliquer que cette imposition ne rompt pas l'unité entre la matière et la forme".
"L'évêque consacrant élève les mains au début de la prière consécratoire : cela équivaut à une (2e) imposition des mains, puisque le contact moral suffit pour conférer validement le sacrement (n. 116 : cf Pie XII)".
Il commence à étendre les mains au début de la préface mais les joint juste avant de prononcer la pseudo “forme essentielle”, ce qui fournit un nouvel indice d'une contre-intention insinuée.

D'où le commentaire quelque peu embarrassé du défenseur de la subversion s'en tirant par une nouvelle affirmation non démontrée :
"Quant au fait que l'ordinant
[le consécrateur principal !],
dans le nouveau rite, doit joindre les mains en disant les paroles essentielles du rite (aucune explication n'est donnée), on peut le regretter, mais cela n'empêche certainement pas la validité du rite : dans le rite traditionnel seul le consécrateur principal avait (nouvel imparfait ?) les mains étendues à ce moment là. Or il est certain que les co-consécrateurs consacraient validement" (p. 114)
Certes, par union morale au geste fait par un pour les trois, comme plusieurs peuvent gagner les indulgences attachées à la récitation du chapelet quand au moins l’un d’entre eux l’égrène !

Toutefois, si après avoir tenu son chapelet en main en discutant, celui-ci le mettait dans sa poche au moment de commencer les dizaines, il priverait tant lui-même que les autres des indulgences.

De même dans le cas ou le consécrateur principal cesserait d’étendre ses mains avant d’entonner la préface ou de prononcer la forme déclarée essentielle, on pourrait douter de ses intentions.

Quand cela est en outre prescrit exprès, on peut se poser des questions sur l’intention ou la contre-intention de ceux qui l’ont fabriqué et promulgué, lesquels semblent avoir multiplié à plaisir de discrètes mais efficaces causes d’invalidation !

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#24 Message par Abbé Zins » mar. 08 sept. 2015 10:47


Remarques et commentaires en passant sur d’autres points secondaires :



Commençons par noter ce que les bonshommes d’Avrillé reconnaissent ou avouent :
"La forme de la consécration de 1968 est complètement différente de la forme ancienne (sic).. Il est facile de voir que les deux formules (sic) n’ont rien de commun.
Or il semble que la nouvelle formule est insuffisante.. beaucoup trop vague, car tous les sacrements donnent le Saint-Esprit.
Pour que le sacrement soit valide, il faudrait signifier la grâce propre du sacrement." (p. 73s).
En leur tentative de réponse (p. 106) à cet énoncé de ce qu’ils nomment simplement "une difficulté", leur argutie consiste à reprendre seulement leur faux présupposé de ressemblance-identité, en déclarant erronément que
"pour signifier l’épiscopat, l’expression “Spiritus principalis” se retrouve dans deux rites orientaux" (cf. p. 6s).

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#25 Message par Abbé Zins » mar. 08 sept. 2015 10:51

Dans l’exposé déficient et orienté d’une autre "difficulté", ils ajoutent :
"Les paroles essentielles de la forme selon le nouveau rite... reflètent la théologie de l’épiscopat comme pouvoir de régence seulement : soit un pouvoir de juridiction, soit une aptitude infusée en l’âme à recevoir la juridiction ;
[pas même ! Elles n’expriment aucun pouvoir ! Et si les défenseurs de la subversion déclarent le contraire, qu’ils veuillent bien au moins chercher à le prouver, ce qui n’est le cas nulle part en leur contre-argumentation.]
et ces paroles essentielles taisent l’épiscopat comme degré suprême du sacerdoce."
[Ce qui est patent, c’est qu’elles "taisent l’épiscopat" tout court ! Elles ne l’expriment nullement : ni comme état sacré, ni comme fonction surnaturelle ! Elles ne le mentionnent même pas ! ]
"Ce n’est que dans les paroles qui suivent la partie essentielle qu’est mentionnée “la fonction de grand-prêtre." (p. 76).
Ce qui est d’autant plus déterminant, c’est qu’elle y est réduite à "distribuare munera" !

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#26 Message par Abbé Zins » mar. 08 sept. 2015 10:53

Notons aussi une importante altération du texte de Léon XIII par la traduction erronée d’un passage de son Encyclique sur l’anglicanisme :
"l'Eglise ne juge pas de l'intention, puisqu'il s'agit de quelque chose qui de soi est intérieur, mais dans la mesure où elle est exprimée, elle doit en juger" (p. 80),
au lieu de la traduction exacte :
"ne juge pas de l'intention en tant que purement interne

mais doit en juger en tant que manifestée extérieurement..".
La nuance est de taille !

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Re: Invalidité des nouveaux "sacres" conciliaires

#27 Message par Paulus » mar. 08 sept. 2015 10:55

Dans le dernier numéro du Chardonnet, se trouvent trois pages rédigées par l'abbé Nicolas Portail, au sujet de cette question de la validité des ordinations selon le rituel de 1968.

L'abbé dit qu'il n'est pas théologien, qu'il ne connaît la question que par certaines publications qu'il a parcourues. Néanmoins, il conclut péremptoirement... Quelle imposture intellectuelle !

De plus, son argumentation ne reprend que les vieilles raisons à deux francs; n'aborde pas les questions de fond; confond "l'esprit don" et "l'Esprit Personne" etc. Théologiquement, c'est lamentable.

Un tel article ridiculise son auteur. Quel orgueil chez ces clercs incultes, qui sous le prétexte qu'ils sont clercs, se croient automatiquement infusés de bonne science, et autorisés à trancher sur tout !

Je connais des personnes qui tranchent pour la validité. Ce n'est nullement mon avis, mais leur raisonnement et leur science méritent de la considération, et il y a matière à discussion. Par contre, l'abbé Portail ne mérite qu'une réponse : "coucouche panier" !

Paulus

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Re: Invalidité des nouveaux "sacres" conciliaires

#28 Message par Abbé Zins » mar. 08 sept. 2015 11:00

Après leur aveu :
"Il ne faut pas s'étonner si, laissant les rênes libres à Dom Botte, on a obtenu un rituel qui rompt avec la tradition de l'Eglise romaine.",
les défenseurs de la subversion n’ont pas craint de citer le fabricateur expliquant la rouerie qui lui a si tristement réussie :
".. mes collaborateurs... ne croyaient pas que la formule d’Hippolyte eut la moindre chance d’être retenue. Je leur dis alors que j’avais peut-être le moyen de la faire accepter... (comme) formule... toujours vivante sous des formes plus évoluées.. dans le rite syrien.. pour l’ordination du patriarche... (et) dans le rite copte.. pour l’ordination de l’évêque.. En reprenant le vieux texte dans le rite romain, on affirmerait l’unité de vue de l’Orient et de l’Occident sur l’épiscopat. C’était un argument oecuménique. Il fut décisif." (p.88s).
Ce subterfuge de Botte, mettant en avant des points de rapprochement avec les rites des syriens occidentaux pour le patriarche et des coptes pour l’évêque,

présentés comme de simples remaniements de la "TA" et insistant sur l’intention “oecuménique”,

cette tromperie acceptée dans la commission préparatoire grâce à l'appui de Lécuyer et surtout celui de fond de P 6,

cette duperie qui a réussi alors pour tromper l'ensemble, sert de même à Avrillé pour duper les tradis !
"On touche du doigt le problème de cette réforme liturgique : elle a été confiée à des "experts" qui n'avaient pas beaucoup d'intérêt.. pour ce qui regarde l'intégrité de la foi". (p.90)
(réduction maximale du scrutin sur l'orthodoxie du candidat)
"Plutôt que de remplacer ce questionnaire sur la foi et les moeurs, il aurait mieux fallu le compléter de façon à lutter contre les erreurs les plus récentes. Mais ce n'était guère le souci de D. Botte et des autres "experts"." (p.91)
Lesquels ont “bon dos” et servent ainsi d'utiles “boucs émissaires” pour voiler la responsabilité directe et la volonté révolutionnaire et destructrice de P 6 !

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#29 Message par Abbé Zins » mar. 08 sept. 2015 11:04

Ils ne rougissent point non plus de citer Botte qui accuse d'erreur le Rite Romain qui se serait
"écarté d'une tradition universelle par une fausse interprétation de rubrique"
(rien moins !!), ajoutant :
"la formule
(sic)
romaine est d'une pauvreté de pensée.. ne donne qu'une idée très imparfaite de la théologie de l'épiscopat" (p. 93)
(quelle outrecuidance !),

avant de remettre en avant son "souci d'oecuménisme"

et ses habiles arguties de ressemblance = identité avec deux rites orientaux.


Notons aussi les critiques de la “réforme” et de la suppression envisagée des ordres mineurs par Mgr Lallier, alors Archevêque de Marseille,

et l’opposition farouche de Botte à sa présence dans la commission finale (p. 94s) !

Ainsi éliminait-il les résistances avec l’aval et l’appui de son patron P 6 !

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Re: Invalidité des nouveaux "sacres" conciliaires

#30 Message par Abbé Zins » mar. 08 sept. 2015 11:05

La tentative avrillaise d’argumentation, non plus défensive mais objective, en faveur du NOE, commence mal (p. 97s) !

Ceci, en citant une fois de plus leur grande référence Botte, traitant "des parentés entre le VIIIe livre" des oeuvres apocryphes disparates regroupées sous le titre erroné de “Constitutions Apostoliques” et “la formule d’Hippolyte”, celle du NOE, et l’on pourrait ajouter la déclaration de V 2 sur la nature du sacerdoce, dont les notes sont remplies de références y renvoyant.

Or M. Thilo Stopka a montré le caractère d’esprit très démocratique de ce “VIIIe livre”, sa théorie du “laic émancipé”, des ministres simples délégués de la multitude ou du “peuple sacerdotal” pour des fonctions particulières, et même, se servant des travaux d’Eva Synek qui le compare à un “talmud chrétien” ! (cf. Rore II, p. 62, 65s).

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