L'INFÂME TRAHISON, par Gabrielle Rochon

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#11 Message par InHocSignoVinces » mer. 23 sept. 2020 19:20

CONSTITUTION APOSTOLIQUE "CUM EX APOSTOLATUS" de PAUL IV


"La charge apostolique, à Nous confiée par Dieu, malgré notre indignité, nous impose le soin général du troupeau du Seigneur. Pour le garder dans la foi et le conduire dans la voie du salut, nous devons en berger attentif, veiller sans cesse et pourvoir soigneusement à écarter de la bergerie du Seigneur ceux qui, à notre époque, livrés aux péchés, confiant en leurs propres lumières, s'insurgent avec une rare perversité contre la règle de la vraie foi et faussant la compréhension des Saintes Écritures par des arguties subtiles et vaines, méditent de déchirer l'unité de l'Église Catholique et la tunique sans couture du Seigneur ; s'ils dédaignent d'être des disciples de la vérité, ils ne doivent pas continuer à enseigner l'erreur.


I) Devant la situation actuelle si grave et si dangereuse, il ne faut pas qu'on puisse reprocher au Pontife Romain de dévier de la foi ; il est sur la terre le vicaire de Dieu et de Notre Seigneur Jésus-Christ, il a la plénitude de l'autorité sur les nations et sur les royaumes, il est le juge universel et n'a à être jugé par personne ici-bas,


D'ailleurs plus le danger est grand, plus la vigilance doit être entière et attentive pour que les faux prophètes, ou même d'autres hommes, revêtus d'une juridiction séculière, ne puissent prendre lamentablement dans leurs filets les âmes simples et entraîner avec eux à la perdition et à la ruine de la damnation les peuples innombrables confiés à leur soin et à leur direction, au spirituel comme au temporel ; et aussi pour que nous ne soyons jamais témoins dans le lieu saint de l'abomination de la désolation annoncée par le prophète Daniel, alors que nous désirons de tout notre pouvoir avec l'aide de Dieu, selon notre charge pastorale, capturer les renards qui s'ingénient à saccager la vigne du Seigneur et écarter les loups des bergeries, afin de ne pas ressembler à des chiens muets incapables d'aboyer, ni Nous perdre avec les mauvais agriculteurs, ni être comparé à un mercenaire.


II) Après mûre délibération à ce sujet avec nos vénérables frères les Cardinaux de la Sainte Église Romaine, sur leur conseil et avec leur assentiment unanime, de par notre autorité apostolique, Nous approuvons et renouvelons toutes et chacune des sentences, censures et peines d'excommunication, suspense, interdit et privation qu'ont promulguées et portées, de quelque façon que ce soit, contre les hérétiques et les schismatiques, tous les Pontifes romains, nos Prédécesseurs - ou tenus pour tels - jusque par leurs lettres extravagantes ou les Saints Pères, ou les Saints Canons, Constitutions et Ordonnances apostoliques. Et nous voulons qu'elles soient observées à perpétuité et remises en pleine vigueur si besoin en est, et qu'elles demeurent.


Elles s'appliquent à tous ceux qui, jusqu'ici, auront été pris sur le fait, auront avoué ou auront été convaincus d'avoir dévié de la foi catholique ou d'être tombés en quelque hérésie ou d'avoir encouru le schisme ou de l'avoir suscité ou commis. Elles s'appliquent encore (mais Dieu veuille l'empêcher dans sa clémence et dans sa bonté envers nous) à ceux qui, à l'avenir, dévieront soit en tombant dans l'hérésie ou en encourant le schisme, soit en les suscitant ou en les commettant, qu'on les prenne sur le fait, qu'ils avouent, ou qu'on les en convainque.



QUELQUES SOIENT LEUR RANG, LEUR ÉTAT, ORDRE, CONDITION ET DIGNITÉ. EN VERTU DE CETTE CONTITUTION NÔTRE, VALIDE A PERPÉTUITÉ, PAR HAINE D'UN SI GRAND CRIME, LE PLUS GRAVE ET PERNICIEUX POSSIBLE DANS L'ÉGLISE DE DIEU, DANS LA PLÉNITUDE DE NOTRE POUVOIR APOSTOLIQUE, NOUS DÉCIDONS, STATUONS, DÉCRÉTONS ET DÉFINISSONS...QUE SI JAMAIS IL ADVIENT QU'UN EVEQUE, MEME AYANT FONCTION D'ARCHEVEQUE, DE PATRIARCHE OU DE PRIMAT : QU'UN CARDINAL DE L'ÉGLISE ROMAINE, MEME LÉGAT, QU'UN SOUVERAIN PONTIFE MEME, AVANT LEUR PROMOTION OU LEUR ÉLÉVATION AU CARDINALAT OU AU SOUVERAIN PONTIFICAT, ONT DÉVIÉ DE LA FOI CATHOLIQUE OU SONT TOMBÉS DANS QUELQUE HÉRÉSIE, LA PROMOTION OU L'ÉLÉVATION, MEME SI CETTE DERNIERE A EU LIEU AVEC L'ASSENTIMENT UNANIME DE TOUS LES CARDINAUX, EST NULLE, NON AVENUE, SANS VALEUR, ET ON NE POURRA DIRE QU'ELLE EST DEVENUE VALIDE OU QU'ELLE DEVIENT VALIDE PARCE QUE L'INTÉRESSÉ ACCEPTE LA CHARGE, REÇOIT LA CONSÉCRATION, ENSUITE ENTRE EN POSSESSION OU QUASI-POSSESSION DU GOUVERNEMENT ET DE L'ADMINISTRATION OU L'INTRONISATION DU PONTIFE ROMAIN LUI-MEME OU PAR L'ADORATION (HOMMAGE A GENOUX) DEVANT LUI ETRE RENDUE OU PAR LA PRESTATION D'OBÉISSANCE A LUI RENDUE PAR TOUS OU PAR QUELQUE LAPS DE TEMPS ÉCOULÉ POUR CES ACTES : ON NE POURRA LA TENIR POUR LÉGITIME EN AUCUNE DES PARTIES ET ELLE NE CONFERE NI PEUT ETRE CENSÉE CONFÉRER QUELQUE POUVOIR D'ADMINISTRATION OU SPIRITUEL OU TEMPOREL A DE TELS HOMMES PROMUS EVEQUES, ARCHEVEQUES, PATRIARCHES, OU PRIMAT ÉLEVÉ AU CARDINALAT OU AU SOUVERAIN PONTIFICAT TOUS LEURS DIT FAITS ET GESTES, LEUR ADMINISTRATION ET TOUT CE QUI EN DÉCOULE EST SANS VALEUR ET NE CONFERE AUCUNE AUTORITÉ, AUCUN DROIT A PERSONNE. CES HOMMES AINSI PROMUS ET ÉLEVÉS SERONT, PAR LE FAIT MEME, SANS QU'IL FAILLE QUELQUE DÉCLARATION ULTÉRIEURE, PRIVÉS DE TOUTE DIGNITÉ, PLACE, HONNEUR, TITRE, AUTORITÉ, FONCTION ET POUVOIR..."


A SUIVRE...

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#12 Message par InHocSignoVinces » sam. 10 oct. 2020 19:31

LA LIBERTÉ RELIGIEUSE


Depuis le Concile Vatican II, une très grave erreur s'est glissée dans la mentalité des catholiques, à savoir que toutes les religions ont les mêmes droits que la vraie Église de Jésus ; que toutes sans exception ont le droit de célébrer leur culte de façon publique ou de propager leur doctrine. C'est ce qu'on appelle LA LIBERTÉ RELIGIEUSE AU FOR EXTERNE.

Avant de montrer que la liberté religieuse au "for externe" EST UNE DES PLUS GRAVES HÉRÉSIES DU CONCILE VATICAN II, nous croyons qu'il serait utile d'apporter des précisions.

L'Église catholique est la seule fondée par Notre Seigneur Jésus-Christ. Elle est la seule qui détient la Vérité, l'Épouse bien-aimée du Christ Jésus, et tous les États devraient normalement la reconnaître comme seul et unique religion ayant droit d'existence, car les chefs d'États n'ont pas le droit de faire des lois ou prendre des mesures qui nuisent de quelque façon que ce soit à la mission divine de l'Église Catholique, et à l'expression publique de son saint culte. Lisons ce que le Pape Léon XIII disait au sujet des devoirs des chefs d'États envers l'Église Catholique :

"Beaucoup se sont plus à chercher la règle de la vie sociale en dehors des doctrines de l'Église Catholique. Et même, désormais, le droit nouveau comme on l'appelle et qu'on prétend être le fruit d'un âge adulte et le produit d'une liberté progressive, commence à prévaloir et à dominer partout. Mais, en dépit de tant d'essais, il est de fait qu'on n'a jamais trouver, pour constituer et régir l'État, de système préférable à celui qui est l'épanouissement spontané de la doctrine évangélique...Mais quelle que soit la forme de gouvernement, tous les chefs d'États doivent absolument avoir le regard fixé sur Dieu, souverain modérateur du monde et, dans l'accomplissement de leur mandat, Le prendre pour modèle et règle...La société politique étant fondée sur ces principes, il est évident qu'elle doit, sans faillir, accomplir, par un culte public, les nombreux et importants devoirs qui l'unissent à Dieu...Les chefs d'États doivent donc tenir pour saint le nom de Dieu et mettre au nombre de LEURS PRINCIPAUX DEVOIRS CELUI DE FAVORISER LA RELIGION CATHOLIQUE, DE LA PROTÉGER DE LEUR BIENVEILLANCE, DE LA COUVRIR DE L'AUTORITÉ TUTÉLAIRE DES LOIS, ET NE RIEN STATUER OU DÉCIDER QUI SOIT CONTRAIRE A SON INTÉGRITÉ. Et cela ils le doivent aux citoyens dont ils sont les chefs." 9.

La vraie Église de Jésus n'a jamais reconnu à aucune religion des droits car l'erreur dans une société bien ordonnée n'a aucun droit de cité, mais elle a toujours enseigné qu'on devait faire preuve d'une certaine TOLÉRANCE lorsque la paix publique l'exigeait, comme le disait Léon XIII :

"En effet, SI L'ÉGLISE ESTIME QU'IL N'EST PAS PERMIS D'ASSIMILER LÉGALEMENT LES DIVERS CULTES A LA VRAIE RELIGION, ELLE NE CONDAMNE PAS pour autant les chefs d'État qui, pour atteindre un plus grand bien ou éviter un plus grand mal, TOLERENT dans la pratique qu'ils aient chacun leur place dans le pays." 10.

Mais jamais l'Église Catholique n'est intervenue dans la liberté religieuse au "for interne" c'est-à-dire qu'elle n'a jamais empêché quiconque de croire à une autre doctrine que la sienne, non plus qu'elle n'est intervenue dans la pratique du CULTE PRIVÉ de sectes telles que les Luthériens, les Anglicans, etc. ; tout en respectant cette liberté au "for interne", elle n'a jamais cessé d'essayer de ramener à la Vraie Foi tous ces enfants séparés d'elle par l'erreur. Donc, conformément à toute la Sainte Tradition Apostolique de l'Église, il peut y avoir tolérance publique des "autres religions" mais il ne peut être question de leur reconnaître des droits, CAR TOUTES LES RELIGIONS, AUTRE QUE LA RELIGION CATHOLIQUE FONDÉE PAR JÉSUS, SONT STÉRILES ET NE POSSEDENT AUCUN MOYEN DE SALUT PARCE QU'ELLES SE SONT COUPÉES DE L'ARBRE DE VIE, SOURCE DE LA SAINTETÉ, JÉSUS-CHRIST FILS DE DIEU.

Bien entendu, personne ne peut juger de la conscience de qui que ce soit, ce jugement appartient à Dieu seul, mais cela ne doit pas nous empêcher de proclamer la vérité dans toute sa rigueur.


A SUIVRE...


9. Encyclique "Immortale Dei", Léon XIII (1885), tiré du Catéchisme Catholique pour adultes, du Cardinal Gaspari, p. 493-94, éd. Nazareth, 1959.

10. Acta Leonis XIII, V 128, tiré du Catéchisme Catholique pour adultes, du Cardinal Gaspari, p. 460, éd. Nazareth, 1959.

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#13 Message par InHocSignoVinces » ven. 05 mars 2021 11:01

"Il faut tenir "DE FOI" QUE PERSONNE NE PEUT ETRE SAUVÉ HORS DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE APOSTOLIQUE ET ROMAINE, QUE CELLE-CI EST LA SEULE ARCHE DE SALUT ; CELUI QUI N'Y SERA PAS ENTRÉ, PÉRIRA DANS LE DÉLUGE. Cependant il faut tenir également pour "certain" que ceux qui souffrent de l'ignorance de la vraie religion, si cette ignorance est invincible, ne sont pas rendus coupables de ce fait aux yeux de Dieu. Qui pourrait maintenant se targuer de pouvoir délimiter les limites d'une telle ignorance selon le genre et la variété des peuples, des régions,
des esprits et de tant d'autres nombreuses conditions ? Lorsque, dégagés de nos liens corporels, nous verrons Dieu tel
qu'il est, nous comprendrons bien par quel lien étroit et magnifique se tiennent unies la miséricorde et la justice divine ;
mais tant que nous demeurons sur la terre, appesantis par cette matière morte qui aveugle l'âme, tenons fermement ce
qu'enseigne la doctrine catholique : "qu'IL N'Y A QU'UN DIEU, QU'UNE FOI, QU'UN BAPTÊME"(Éph. IV, v. 5). Il N'EST
PAS PERMIS A NOTRE RECHERCHE DE S'AVANCER PLUS LOIN." 11.


Comment comprendre que presque la totalité des cardinaux, évêques, prêtres aient pu accepter la déclaration conciliaire sur la liberté religieuse ? Cette déclaration est en rupture flagrante avec l'enseignement traditionnel de l'Église.


Nous allons ici, avec la grâce de Dieu, essayer de montrer aux lecteurs cette rupture et ses terribles conséquences.


A SUIVRE...


11. Encyclique"Singulari quidem" , 9 décembre 1854, Pie IX - D.B. 1646-7, pp. 415-416.

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#14 Message par InHocSignoVinces » mer. 10 mars 2021 10:47

Dans cette déclaration de Vatican II, l'enseignement traditionnel a été nié sur trois points :

I - Elle nie au pouvoir civil le droit d'intervenir en matière religieuse par des lois au profit de l'Église Catholique.

II - Elle affirme que la liberté religieuse, au for "externe" est un droit inscrit dans la nature de la personne humaine et
dans la révélation divine.

III - Elle demande que la liberté religieuse, droit absolu sur le plan religieux, soit inscrite dans la loi civile.12.


Pour le simple fidèle ces points peuvent lui apparaître sans importance et même acceptables. Mais, si nous les comparons avec la doctrine traditionnelle qui a prévalu jusqu'à la mort de Sa Sainteté le Pape Pie XII inclusivement, nous nous apercevons que cette déclaration conciliaire est des plus stupéfiante, puisqu'elle conduit à l'égalité des Églises, des cultes et au reniement du Christ-Roi et de sa royauté universelle sur la terre.


Pour mieux comprendre cette différence, comparons la déclaration conciliaire avec l'encyclique de Sa Sainteté le
Pape Pie IX "Quanta Cura" 8.12.1864, encyclique qui engageait l'infaillibilité pontificale.

Le schéma conciliaire de Vatican II dit ceci :

"Donc, le pouvoir public, qui ne peut juger des actes religieux internes, pareillement ne peut imposer ou empêcher
l'exercice public de la religion si ce n'est quand l'ordre public l'exige."
13.

Lisons maintenant la condamnation de Pie IX d'une telle affirmation :

"Et contre la doctrine de la Sainte Écriture, de l'Église et des Saints Pères, ils disent que la meilleure condition de la société est celle où on ne reconnaît pas au pouvoir le devoir de réprimer, par des peines légales, les violateurs de la religion catholique, si ce n'est dans la mesure où la paix publique l'exige."14.

C'est clair, ce que Vatican II demande, l'Église par le magistère infaillible du Pape Pie IX l'a solennellement condamné
et rejeté ; alors si ce n'est pas de l'hérésie, qu'est-ce donc ?



A SUIVRE...


12.Concile Vatican II, texte intégral, Déclaration "de Libertate religiosa" (Dignitatis Humanae), pp. 558-564, éd. Fidès,
1966.
13. "De Libertate religiosa" (Dignitatis Humanae).
14. Pie IX - "Quanta Cura" , 8 décembre 1864.

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#15 Message par InHocSignoVinces » mer. 17 mars 2021 12:24

Que ces Messieurs du Vatican daignent nous montrer, dans la révélation divine, où notre Divin Maître dit que l'erreur
a des droits, Lui qui est la Vérité même et qui a toujours sévèrement condamné l'erreur, le mensonge et l'hypocrisie ? Et
Saint Pie X d'ajouter :

"Puis, si Jésus a été bon pour les égarés et les pécheurs, Il n'a pas respecté leurs convictions erronées, quelque sincères qu'elles parussent ; il les a tous aimés pour les instruire, les convertir et les sauver."

L'erreur n'a aucun droit à l'existence ; elle doit être réprimée pour la sauvegarde de la morale, la protection des âmes
et de la seule et unique vérité qui se trouve dans la Foi Catholique.


Cette folie "du droit à la liberté religieuse", à l'exercice public de tous les cultes, Jean-Paul II la reprend dans son encyclique "Redemptor Hominis", cette encyclique qui n'est pas catholique, remplie d'équivocités, de faux œcuménisme et d'une fausse conception de la Rédemption. Mais lisons ce texte du disciple de Paul VI :

"C'est pourquoi L'ÉGLISE DE NOTRE TEMPS accorde une importance à tout ce que le Concile de Vatican II a exposé dans sa déclaration sur la liberté religieuse, aussi bien dans la première partie du document que dans la seconde...Parmi ces droits, compte à JUSTE TITRE LE DROIT A LA LIBERTÉ RELIGIEUSE, A COTÉ DU DROIT A LA LIBERTÉ DE CONSCIENCE."

Lisons maintenant la voix de la sagesse, guidée par l'Esprit-Saint, nous donner l'enseignement fondé sur toute la tradition apostolique de la Sainte Église :

"DE CETTE SOURCE EMPOISONNÉE DE L'INDIFFÉRENCE, DÉCOULE CETTE MAXIME FAUSSE ET ABSURDE
OU PLUTOT CE DÉLIRE : QU'ON DOIT PROCURER ET GARANTIR LA LIBERTÉ DE CONSCIENCE, ERREUR DES
PLUS CONTAGIEUSE, laquelle aplanit la voie de cette liberté absolue et sans frein des opinions qui, POUR LA RUINE
DE L'ÉGLISE ET DE L'ÉTAT, VA SE RÉPANDANT DE TOUTES PARTS ET QUE CERTAINS HOMMES, PAR UN
EXCES D'IMPUDENCE, NE CRAIGNENT PAS DE REPRÉSENTER COMME AVANTAGEUSE A LA RELIGION."


Il faut s'aveugler pour ne pas voir la différence entre ces deux enseignements. Grégoire XVI parle avec amour et sagesse, guidé par l'Esprit-Saint, dans le seul but de protéger l'Église de Jésus et les âmes de la contagion pernicieuse de l'hérésie.

Jean-Paul II, cet homme assis illégitimement sur le Siège de Saint Pierre, parle un langage rempli de libéralisme, son
langage n'est pas celui de Jésus, mais celui du diable ; car le diable est le père du mensonge, de l'équivoque et ne
cherche qu'à perdre les âmes en les exposant à toutes sortes de déviations. Les âmes attachées à Jésus et à la vérité ne
reconnaissent pas dans la voix de Jean-Paul II celle du Bon Pasteur. C'est une infâme trahison que de faire passer pour
une demande de l'Église Catholique que le droit, au "for externe", à la liberté religieuse soit inscrit dans les lois civiles
(proposition condamnée dans "Quanta Cura"). Jamais la Sainte Église Catholique Romaine n'aurait fait une pareille demande, puis cette proposition nie les devoirs des gouvernements envers Jésus et son Église.


C'est, en fait, renier la Royauté universelle du Christ-Roi, abaisser le Christ-Roi au même niveau que tous ces faux
prophètes qui ont fait tant de mal aux âmes à travers les siècles !



A SUIVRE...

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#16 Message par InHocSignoVinces » mer. 24 mars 2021 12:58

Seul le Seigneur est digne d'hommage et à Lui seul appartient la royauté universelle et tous les hommes doivent Lui
être soumis. Renier la royauté de Jésus est, en fait, une apostasie. Pie XI disait ceci :

"La fête du Christ-Roi nous donne le plus vif espoir de hâter le retour si désirable de l'humanité à son très aimable
Sauveur. Une fête célébrée chaque année en l'honneur du Christ-Roi sera souverainement efficace pour incriminer en
quelque manière cette apostasie si désastreuse pour la société...on couvre d'un lourd silence le nom très suave de notre
Rédempteur ; plus cette conduite est indigne et plus haut doivent monter nos acclamations, plus doit être propagée la
déclaration des droits que confèrent au Christ sa dignité et son autorité royale...."
18

L'Église CATHOLIQUE n'a jamais contraint personne à adhérer à la Foi Catholique (cf. Droit Canonique 1351). Son
attitude, face à ceux qui se sont séparés d'Elle, a toujours été celle d'une mère aimante qui n'avait d'autre but que le salut
de ses enfants éloignés d'Elle. Même lorsqu'Elle lançait des excommunications ou autres condamnations ou qu'Elle demandait que l'erreur soit sévèrement réprimée, c'est l'amour de la vérité et des âmes qui la guidait.

L'Église du Christ a aujourd'hui le visage horriblement défiguré par des hommes d'Église iniques qui, par une tactique
perfide, lui ont donné le visage d'une mère perverse qui, sous le prétexte de charité et d'amour, refusent de donner la lumière aux âmes, les laissant dans la mort spirituelle, ne cessant de réclamer la liberté des cultes et la liberté de conscience pour toutes les religions.

Tout catholique digne de ce nom ne peut rester passif et regarder ces hommes traîner le Christ dans la boue en disant,
ce n'est pas notre responsabilité !

Nous n'avons pas le droit d'agir ainsi, nous devons lutter de toutes nos forces pour que ces hommes qui occupent
l'Église de Jésus soient jetés dehors.

Non ! Le visage de l'Église conciliaire ne reflète pas celui de Jésus-Christ mais celui de Satan parce qu'il reflète la
mort spirituelle. Qu'on le comprenne bien, l'erreur ne doit jamais posséder de droits. Toute société, toute loi doit être ordonnée en vue du bien céleste ; telle est et sera toujours la doctrine de la vraie Église de Jésus. Saint Thomas D'Aquin écrit :

"Comme (par la bonté gratuite de Dieu) la vie présente dans laquelle nous devons "bien vivre" a pour fin la béatitude
céleste ; il appartient à l'autorité publique de procurer la vie bonne de la multitude, de manière qui convient à l'obtention
de la béatitude céleste ; par exemple de prescrire (dans l'ordre temporel) ce qui conduit à cette béatitude et interdire, autant que possible, ce qui y serait contraire"
19.

Tout ce qui est en dehors de la Foi Catholique ne peut conduire à cette béatitude céleste.

A tous les hommes d'Église qui prônent la doctrine hérétique de Vatican II sur la liberté religieuse le Seigneur dit :
"Malheur à vous, Scribes et Pharisiens, hypocrites qui fermez le Royaume des cieux devant les hommes ! Car vous
n'y entrez pas vous-même et vous n'y laissez pas entrer ceux qui se présentent."
(Matt. XXIII,13)


A SUIVRE...


18. Encyclique "Quas Primas" , Pie XI, 11 février 1925, tiré du Catéchisme Catholique pour adultes, du Cardinal Gaspari, p. 748-749, éd. Nazareth, 1959.
19. Saint Thomas D'Aquin "De Regimine Principium", 1.14.

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