Comme au temps de Noé

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Abbé Zins
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Re: Comme au temps de Noé

#31 Message par Abbé Zins » ven. 29 déc. 2017 18:48

Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 39 (Mai 1994)


3. A C T U A L I T É D 0 C T R I N A L E


COMME AU TEMPS DE NOÉ




Du déluge d'eau au déluge de feu et de soufre sur Sodome et les réprouvés :


Saint Thomas a écrit :

231. "Puis il en vient à l’exemple du déluge à l'encontre des hommes :

"Si en effet Dieu n’a pas épargné le monde originel" (cf. Gen. ch. 6 à 8), c.à.d. les hommes vivant selon le premier péché originel ;

ou bien il appelle "monde originel" les hommes qui furent avant le déluge, n'ayant point de loi sinon celle venant de leur origine, de leur nature, n’ayant que la loi naturelle."


(Saint Thomas in II Petr. 2,5)


Saint Bède a écrit :

232. "Il s'agit là du même monde que celui qu'habite maintenant le genre humain, qu'ont habité les hommes d'avant le déluge.

C'est pourtant avec rectitude qu'il est nommé "monde originel" comme s’il était autre, car... ce monde a péri sous l’inondation de l'eau... la terre en ayant été changée et transformée."


(Saint Bède in II Petr. 2,5)



Saint Thomas a écrit :

233. " "Mais Noé le huitième" : il est dit "le huitième" tant sur le plan historique, car il fut parmi les huit personnes sauvées et entra peut-être le dernier et donc "le huitième" dans l'arche .... que sur le plan figuratif, car ce jugement du monde fut la figure du Jugement dernier qui aura lieu une fois les hommes ressuscités au commencement du huitième âge."


(Saint Thomas in II Petr. 2,5)



Saint Bède a écrit :

234. "Il est reconnu par tous que, dans l'ordre de la génération depuis Adam, Noé est le dixième, mais il est nommé ici "le huitième" parce que huit humains échappèrent au déluge, dont lui.

Toutefois il est fait mention du nombre huit pour insinuer mystérieusement que le temps critique du déluge figure le Jugement dernier quand, tous les réprouvés étant damnés, tous les justes recevront la gloire de la Vie éternelle.

Le siècle présent compte en effet six âges, le septième s'écoule aussi maintenant en cette Vie où les âmes des saints jouissent de l'heureux Sabbat, c.à.d. du repos éternel, le huitième âge est le temps à venir de la résurrection de tous et du Jugement universel.


235. Par ailleurs, Noé est appelé le "héraut de la justice", parce qu'en accomplissant les oeuvres "de la justice" à la vue de tous, il a montré comment il fallait vivre "devant Dieu".

Car il n'est point indiqué de paroles ou de discours qu'il aurait adressé à Dieu ou aux hommes mais, ce qui est d'une très grande force, dans toute la fabrication de l'arche, dans l'avènement du déluge, dans les débuts de l'âge suivant, il a enseigné sans rien dire mais par la très prompte dévotion du coeur comment obéir aux ordonnances célestes.


236. "Et il a condamné par leur destruction les cités de Sodome et de Gomorrhe en les réduisant en cendre."

On doit entendre doublement ce qu'il dit sur les villes des impies réduites en cendre.

Car d'abord Dieu les a réduites en cendre avec les terres alentour par l'incendie, et ensuite par l'agencement sur les lieux de l’incendie des ondes de la mer morte il a voulu encore conserver en cette région alentour la marque du châtiment d'autrefois.

Car de très belles pommes y fructifient, dont l'aspect engendre le désir de les manger. Mais si on les saisit, elles se dissolvent et se réduisent en cendre, comme si elles brûlaient encore. (Cf.a. S. Th. ibid., S. Aug. Cité Dieu 21,5)


237. D'où ce qui est dit dans le Livre de la Sagesse (10, 6s.) :

"C’est la Sagesse qui délivra le juste quand il fuyait du milieu des impies qui périrent par le feu tombé sur la Pentapole.

En témoignage de leur malice cette terre fume encore, demeurée déserte ; les arbres portent des fruits qui ne mûrissent pas, et l'on voit debout une statue de sel, monument d'une âme incrédule."



238. D'où le fait que l'Apôtre ajoute : "pour servir d'exemple à ceux qui agiront en impies".

En effet, le feu qui a châtié une seule fois les Sodomites montre ouvertement ce que les impies auront à subir sans fin.

Quant au fait que leur "terre fume encore", que ses fruits de bel aspect contiennent à l'intérieur de la cendre et une odeur fétide, il insinue clairement que la délectation charnelle, même si elle sourit à présent aux esprits insensés, ne réserve cependant rien d'autre selon les réalités invisibles que "la fumée de ses tourments qui s'élèvera dans les siècles des siècles, et ils n'auront de repos ni de jour ni de nuit" (Apoc. 14,11)."


(Saint Bède, in II Petr. 2,5s.)



D'où aussi cette sentence révélée de l'Apôtre Saint Jude (1,7) :

"Ainsi Sodome et Gomorrhe, et les villes voisines (Adama, Seboïm et Segor) qui se livrèrent à la même impudicité et abusèrent d'une chair étrangère, sont devenues un exemple de ceux qui subissent la peine du feu éternel".



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Abbé Zins
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Re: Comme au temps de Noé

#32 Message par Abbé Zins » sam. 30 déc. 2017 18:21

Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 39 (Mai 1994)


3. A C T U A L I T É D 0 C T R I N A L E


COMME AU TEMPS DE NOÉ




Dieu sait sauver les justes de la perdition du grand nombre :



Saint Bède a écrit :

239. " "Et s'il a délivré le juste Loth, oppressé par les agissements innommables des scélérats et de leur façon de vivre luxurieuse, parce qu'il était juste en son comportement extérieur et en sa renommée (ou : en ce qu'il voyait et entendait, en son regard et son ouïe : aspectu et auditu), habitant parmi ceux qui de jour en jour affligeaient l'âme juste par des oeuvres iniques".

Les actes et les paroles iniques de ceux qui l'entouraient affligeaient certes le saint homme, qui les voyant chaque jour ne pouvait aucunement les corriger.

Lui, néanmoins, se comportait avec une telle prudence que ni la vue ni l'écoute de leurs désordres ne noircissaient en rien le regard intérieur de son âme chaste, et il persistait en un effort infatigable dans les actes antérieurs de sa justice...


240. Il faut noter que le Bienheureux Pierre suit en ce passage l'exemple de l'enseignement du divin Maître.

Car le Seigneur aussi, parlant dans l'Evangile du jour du Jugement, rappelle l'arrivée subite tant du déluge que du feu tombé sur Sodome, en lesquels les réprouvés ont été pris pour leur perte à l'improviste comme dans un filet, tandis que les justes ont été délivrés."


(Saint Bède in II Petr. 2,7s.)

Saint Thomas a écrit :

241. "A partir de ces exemples Saint Pierre énonce une sentence générale, à savoir que la Bonté divine punit les mauvais et délivre les bons :

"Le Seigneur a su tirer de l'épreuve de la tentation les hommes pieux", comme Noé et Loth... (cf. Ps. 90,15 ; Is. 43,2),

"et réserver pour être tourmentés" davantage, à savoir plus seulement en leur âme mais de plus en leur corps, "au jour du Jugement les iniques", comme les démons, les hommes du monde originel et les Sodomites."


(Saint Thomas, in II Petr. 2,9)


Saint Bède a écrit :

242. "Il dit que "les iniques" sont "réservés pour être tourmentés au jour du Jugement", non que avant le jour du Jugement les âmes sorties de leur corps ne souffrent pas déjà des peines proportionnées à leurs fautes, mais en tant qu’elles doivent s'attendre à de plus graves tourments à partir du Jugement quand elles seront en outre suppliciées en leur corps retrouvé, alors que pour le moment seules les âmes sont tourmentées.

C'est pourquoi le Seigneur, reprenant les villes qui n'auront point voulu recevoir l'annonce de l'Evangile, conclut en ces termes :

"Pourtant, je vous le déclare, au jour du Jugement il y aura moins de rigueur pour la terre des Sodomites que pour vous" (Mt. 11,24)."


(Saint Bède in II Petr. 2,9)



Saint Thomas a écrit :

243. "Le sens du verset suivant est ceci : Il est certain que tous les iniques, généralement parlant, seront condamnés, mais parmi eux les hérétiques le seront davantage.

Et parmi les hérétiques, le seront davantage ceux qui dévient de la foi en raison de l'orgueil que ceux qui le font à cause de la luxure ; et ceux qui le seront au plus haut point, sont ceux qui introduisent ou fondent des sectes.

De telle sorte que, de même qu'il y a une gradation dans les péchés, ainsi en est-il dans les supplices.

Or ce châtiment sera d'une telle puissance, qu'il leur sera insupportable."


(Saint Thomas in II Petr. 2,10)

Saint Bède a écrit :

244. " "Ils ne craignent point d'introduire des sectes" ... par simulation, "ceux-ci", ces hérétiques, "le voulant", il parle des hérétiques qui, lançant des paroles outrageantes contre la foi ou la vie de ceux qui sont fidèles, "introduisent des sectes", des hérésies, portant leur nom.

Que ceux-ci entendent, comme les précédents" (d'abord les corrompus, puis les orgueilleux), "que "un tourment plus grand attend les plus puissants" (Sag. 6,9)."


(Saint Bède in II Petr. 2,10)


ceux qui pèchent plus fortement et en matières plus graves.


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Abbé Zins
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Re: Comme au temps de Noé

#33 Message par Abbé Zins » mar. 02 janv. 2018 18:47

Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 39 (Mai 1994)


3. A C T U A L I T É D 0 C T R I N A L E


COMME AU TEMPS DE NOÉ



Du déluge universel par l'eau à la fin du monde par le feu :


Saint Thomas a écrit :

245. " "Sachez avant tout que viendront", il ne dit pas seront envoyés, car ils "viendront" non par l'autorité divine mais selon leur propre usurpation, "dans les derniers jours", au temps de l'Antéchrist comme ses précurseurs, "en vue de la tromperie", pour tromper les fidèles, "des railleurs", des hérétiques tournant en dérision la Foi et l'Espérance des Chrétiens, prétendant qu'ils attendent en vain le temps d'une future résurrection," marchant", allant de mal en pis, "selon leurs propres concupiscences", suivant les appétits de leur chair à l'encontre du conseil de la Sagesse (Eccli. 18,30), ou comme le dit Saint Bède en la Glose, se réjouissant de nouveaux péchés et découvrant de nouveaux péchés, ... ne se contentant point des péchés communs mais en inventant de nouveaux : "Ils iront après leurs trouvailles" (Ps. 80,13) ; "disant", convaincus de coeur et professant de bouche : "Qu'en est-il de la promesse" faite... "ou de son Avènement" au Jugement ?

Comme pour dire : Vous ne pouvez point montrer par quelque signe qu'il y aura un jugement futur ; on n'a point à croire à ses annonces, car elles ne se sont point accomplies...

"Car depuis que nos pères sont morts, tout continue à subsister comme depuis le commencement de la création"...



246. "C'est qu'ils veulent ignorer que, à l'origine, des cieux existaient, ainsi qu'une terre que le Verbe de Dieu a tiré de l'eau et parmi l'eau, et que ce monde d'alors a péri inondé par l'eau.

Quant aux cieux et à la terre de maintenant, ils ont été rétablis par le même Verbe, et sont réservés pour le feu, au jour du Jugement et de la perdition des hommes impies"
...

Il dit donc ... que ceux-ci prétendront que tout doit persévérer de la même manière, parce que soit ils ignoreront, soit ils feindront de ne pas savoir pour vous tromper, qu'il y a deux jugements de Dieu, l’un par l’eau, déjà passé, l’autre par le feu, qui est encore à venir.

"Ils ignorent" donc, vraiment ou par simulation, "ceux-ci", ces hérétiques ; "voulant ceci", qu'il n'y ait point de Jugement futur.

Il montre par là que leur ignorance est affectée : "Il n'a point voulu comprendre, en sorte de bien agir" (Ps.35,4). Ils ne veulent pas, en vue de la liberté de pécher impunément."


(Saint Thomas, in II Petr. 3,5-7)


Saint Bède a écrit :

247. "Il découle de ces paroles de Saint Pierre que cette terre et ces cieux qui ont péri par le déluge, puis ont été rétablis après le déluge, doivent périr par le feu final ...

Il parle, sans aucun doute, de ces cieux qui ont passé lors du déluge, à savoir de l'air qui entoure cette terre, qui doivent périr par le feu seulement quant à l'espace (comme on le croit justement) que les eaux surélevées du déluge ont occupé."


(Saint Bède, in II Petr. 3, 7)

Saint Thomas a écrit :

"En effet, comme le dit Saint Grégoire, le feu du Jugement s'élèvera seulement jusqu'à la hauteur qu'ont atteinte les eaux du déluge ; ce qui est à entendre quant à l'effet de purification, car quant à l'effet de rénovation il s'élèvera davantage."


(Saint Thomas, in II Petr. 3,10)

Saint Thomas a écrit :
248. " "Ces cieux et cette terre" donc, ainsi "rétablis, sont réservés", sont à nouveau tenus en réserve comme ils l'avaient été pour le déluge, "pour le feu" devant marcher devant la Face du Juge et par lequel doit être déclenchée la conflagration (universelle) :

"Un feu marchera devant Lui" (Ps. 96,3) ... "Devant sa Face un feu dévorant, derrière Lui une flamme consumant." (Joël 2,3)."


(Saint Thomas in II Petr. 3,7)

Saint Bède a écrit :

249. " "Or le jour du Seigneur adviendra comme un voleur, : en lequel les cieux passeront en une grande ardeur, tandis que les éléments seront dissous par la chaleur, que la terre et les oeuvres qui s'y trouvent seront brûlées."

Il y a quatre "éléments" constitutifs de ce monde : le feu, l'air, l'eau et la terre, que ce feu maximal consommera tous.

Cependant, il ne consumera pas tout au point qu'il ne reste plus rien du tout, mais il en anéantira deux entièrement, tandis qu'il en transformera deux en un état supérieur.

D'où ce qui est dit dans les versets suivants : "Nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une terre nouvelle..." (v. 13)."


(Saint Bède, in II Petr. 3,10,13)


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Re: Comme au temps de Noé

#34 Message par Abbé Zins » jeu. 04 janv. 2018 18:47

Revue Sub Tuum Praesidium, n ̊ 39 (Mai 1994)


3. A C T U A L I T É D 0 C T R I N A L E


COMME AU TEMPS DE NOÉ


Saint Bède a écrit :


250. "Il n'a pas dit d'autres cieux et une autre terre, mais les antiques et anciens transformés en mieux, selon ce que dit David :

"Au commencement, Vous Seigneur, avez établi la terre, et les cieux sont l'ouvrage de vos mains. Eux périront, tandis que Vous demeurez, et tous vieilliront comme des vêtements, et comme une couverture Vous les changerez, et ils seront transformés" (Ps. 101, 26s.).

Il découle donc de cela que ces "éléments" qui "périront, vieilliront et seront transformés", qui seront assurément "dévorés Par le feu", une fois ce feu éteint, auront reçu un meilleur aspect.

"En effet, elle passe la figure de ce monde" (I Cor. 7,31), non la substance, de même que notre chair ne périt point en sa substance mais elle changera d'aspect (figura) quand ce qui t'est semé corps animal se relèvera corps spirituel " (I Cor. 1,5,44).

Tandis que nous ne lisons rien de tel au sujet du feu et de l'eau, et au contraire nous avons dans l'Apocalypse : " Et il n'y a plus de mer " (21,1), et : "La lumière d’une lanterne ne t’éclairera plus" (18,23, et cf.a. 21,23)."


(Saint Bède in II Petr. 3,10,13)


Saint Thomas a écrit :

251. " "Nous attendons" par la certitude de l'Espérance "de nouveaux cieux et une nouvelle terre " rénovés en mieux ".. (cf. Is. 65,17 ; Apoc. 2l,l)...

Ou en lesquels, cieux et terre rénovés, en ce temps et cet état de rénovation, "la justice", la rétribution de la Vie éternelle Pour les mérites de la grâce, "habite", habitera perpétuellement sans fin.

Il met le temps présent pour le futur en raison de la grandeur de la certitude. Alors, à chaque fidèle, "sera rendue" pour le combat présent "une couronne de justice" ... (II Tim. 4,7) ...

Notez qu'il ne parle pas de miséricorde mais de "justice", car à présent règne la miséricorde, tandis qu'alors règnera "la justice". Rendre, se rapporte en effet à "la justice".


252. Ou bien il parle de "cieux" et de "terre" selon le sens allégorique, en sorte que l'on entende par "cieux" les contemplatifs, par "terre" les actifs, "rénovés" par la gloire, "en lesquels la justice" créée ou Incréée "habite" dans le temps présent par le mérite, mais dans le temps futur par la récompense.

Et alors elle habitera en eux, non plus comme maintenant où elle est quotidiennement mise à l'épreuve, mais d'une manière immuable et paisible, comme en son héritage et sa possession : "Ils exulteront pour l'éternité, et Vous habiterez en eux" (Ps. 5,12).


253. "C'est pourquoi", puisque le jour du Seigneur viendra, ... "en attendant" par la certitude de l'Espérance, "satagite", "efforcez-vous", "satis agite", faites assez, faites beaucoup en opérant le bien, ou oeuvrez studieusement comme sainte Marthe "se donnait du labeur par un service fréquent" (Lc. 10,40), "d'être trouvés par Lui" (ou "pour Lui"), par Lui ou pour son honneur, ou en vue de son témoignage et non selon le jugement des hommes : "L'homme considère ce qui paraît au dehors, tandis que Dieu pénètre le coeur" (I Rois 16,7), "immaculés"."

(Saint Thomas in II Petr. 3,12-14)


; en d'autres termes sans tache ou purifiés.

Saint Bède a écrit :

254. "Telles sont les saintes veilles dont le Seigneur a dit : "Bienheureux ces serviteurs que le Maître, quand il viendra, trouvera vigilants" (Lc. 12,37) ...


255. " "Et imputez la longue patience de Notre Seigneur au salut."

Ne pensez point que la promesse du Seigneur tardera, mais comprenez que s'il attend avec longanimité. c'est afin que plus soient sauvés."


(Saint Bède in II Petr. 3,15)

Saint Thomas a écrit :

"Car "le Seigneur est miséricordieux et fait miséricorde, longanime et très miséricordieux." (Ps. 102,8).


D'où ce qui est dit en Isaïe (30,18s.) :

"A cause de cela, le Seigneur attend le moment de vous prendre en pitié, et il signalera sa Gloire en vous épargnant, parce que le Seigneur est le Dieu de la justice : bienheureux tous ceux qui L'attendent, qui soupirent après Lui !


Car le peuple de Sion habitera dans Jérusalem,"
(le peuple fidèle de l'Eglise dans la Jérusalem céleste où) "tu ne pleureras plus" (cf. Apoc. 21,4)."


(Saint Thomas in II Petr. 3,15)


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