Amour de l'argent ,avarice

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JCL
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Amour de l'argent ,avarice

#1 Message par JCL » lun. 17 sept. 2018 12:46

Je suis étonné de l'importance que la doctrine donne à spécialement à ce péché ,je veux dire une telle importance spéciale.

chartreux
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Re: Amour de l'argent ,avarice

#2 Message par chartreux » lun. 17 sept. 2018 12:52

JCL a écrit :
lun. 17 sept. 2018 12:46
Je suis étonné de l'importance que la doctrine donne à spécialement à ce péché ,je veux dire une telle importance spéciale.
Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?

JCL
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Re: Amour de l'argent ,avarice

#3 Message par JCL » mar. 18 sept. 2018 15:13

Il y a pas longtemps ,dans l'année liturgique ,il a été question de l'avarice, je m'efforce de la suivre dans Dom Guéranger, (sans arriver à toujours tout lire...) mais ce n'est pas la première fois que je lis des choses en ce sens, et il y a dans une épitre je crois, un passage qui dit ,selon les traduction que l'amour de l'argent est une ou la racine de tout les vices.
Donc à première vue je comprends pas , je pense à bien d'autres péchés graves ,d'impuretés ,d’idolâtries , alors en quoi spécialement l'avarice ? A moins que au travers de l'amour de l'argent ,l'argent achetant tout ou du moins croyant pouvoir tout acheter ? Ou bien il y a quelque chose que je vois pas ?

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Laetitia
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Re: Amour de l'argent ,avarice

#4 Message par Laetitia » mar. 18 sept. 2018 15:50

JCL a écrit :
lun. 17 sept. 2018 12:46
Je suis étonné de l'importance que la doctrine donne à spécialement à ce péché ,je veux dire une telle importance spéciale.
Les paroles de Notre Seigneur sont très claires :

« Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le faites ! ».

et

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de tout ton esprit. C’est là le plus grand et le premier commandement. Mais le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Ce vice est donc directement opposé à la Charité
. Voilà ce qui lui confère une telle importance spéciale.
  "Ribet, Les vertus et les dons, Les péchés contraires à la charité fraternelle." a écrit :
...le précepte de la charité ... impose aussi le devoir de venir en aide au prochain par l'aumône matérielle et spirituelle.... La première est contredite par l'avarice et par la prodigalité.

L'avarice est directement opposée à la libéralité, qui a pour caractère de donner. Elle consiste dans une attache excessive aux biens de ce monde, principalement à l'argent (1). Elle comporte cette anomalie étrange de tenir à l'argent pour lui-même, indépendamment de l'usage que l'on en peut faire pour acquérir ce que l'on convoite.

Ce vice est d'une âpreté singulière. Il fait supporter avec une énergie tenace le travail, les privations, les souffrances, pour arriver au gain et conserver la richesse. Il met en jeu toutes les industries et dans ses excès, il recourt à tous les moyens que la cupidité peut découvrir. C'est ainsi qu'il prend place, presque au premier rang, parmi les sept péchés capitaux (2).

L'avarice est souvent en lutte contre la justice (3). En soi, néanmoins, elle comporte plus d'opposition contre la charité : contre la charité envers Dieu, par la préférence qu'elle accorde aux biens terrestres ; contre la charité envers le prochain, en retenant la part des richesses qui devrait aller à l'indigence.

Si l'attache est si vive qu'elle fasse préférer la terre à Dieu, elle atteint la malice du péché mortel ; si elle ne met pas en balance la loi et l'amour de Dieu, elle ne dépasse pas les limites du péché véniel (4).

Dans cette appréciation, il y a à tenir compte du précepte positif de l'aumône, lequel prend la mesure des ressources dont on dispose et des besoins dont souffre le prochain.

Indépendamment de la loi qui commande de secourir les pauvres, l'avarice revêt une malice, que saint Thomas (5) qualifie de spirituelle. Elle mérite cette note, non seulement parce que l'attache provient de l'esprit, mais encore par l'obscurcissement qu'elle y cause, y éteignant la préoccupation et la foi aux choses invisibles et éternelles : plus on tient à la terre, et moins on pense au ciel...

(1) Sum. 2. 2, q. 118, a. 1 : In excessu hujus mensurae consistit peccatum, dum scilicet aliquis supra debitum modum vult eas (divitias externas) vel acquirere vel retinere, quod pertinet ad rationem avaritiae, quae difinitur esse « immoderatus amor habendi ».
(2) S. Thomas, a. 7 : Per se sufficientiam maxime repromittunt divitiae, quia... pecuniae obediunt omnia. Et ideo avaritia, quae consistit in appetu pecuniarum, est vitium capitale.
(3) Ibid., a. 3 : Avaritia importat immoderantiam quamdam circa divitias, dupliciter : uno modo... inquantum scilicet aliquis acquirit pecuniam ultra debitum, aliena surripiendo vel retinendo ; et sic opponitur justitiae... Alio modo importat immoderantiam circa interiores affectiones divitiarum... Et hoc modo avaritia opponitur liberalitati.
(4) Ibid., a. 4 : Si ergo intantum amor divitiarum crescat quod praeferatur charitati, ut scilicet propter amorem divitiarum aliquis non vereatur facere contra amorem Dei et proximi, sic avaritia erit peccatum mortale. Si autem inordinatio amoris intra hoc sistat, ut scilicet... non praeferat earum amorem amori divino... sic avaritia est peccatum veniale.
(5) Ibid., a. 6 : Illa peccata dicuntur carnalia quae perficiuntur in delectationibus carnalibus ; illa vero dicuntur spiritualia quae perficiuntur in spiritualibus delectationibus absque carnali delectatione. Et hujusmodi est avaritia.


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Re: Amour de l'argent ,avarice

#5 Message par chartreux » mar. 18 sept. 2018 16:07

JCL a écrit :
mar. 18 sept. 2018 15:13
il y a dans une épitre je crois, un passage qui dit, selon les traduction que l'amour de l'argent est une ou la racine de tout les vices.
C'est en effet ce qu'on lit dans la première Épître à Timothée :
1 Tim. 6:10 a écrit : radix enim omnium malorum est cupiditas quam quidam appetentes erraverunt a fide et inseruerunt se doloribus multis
Car l’amour de l’argent est une (la) racine de tous les maux ; et quelques uns, en étant possédés, se sont égarés de la foi, et se sont embarrassés en des peines nombreuses.
Dites, même si vous n'avez beaucoup de temps pour lire vous pourriez prendre l'habitude de prendre les réferences très vite fait dans un petit carnet chaque fois que quelque chose vous frappe dans une lecture, cela ferait gagner du temps aux personnes qui vous répondent.

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Re: Amour de l'argent ,avarice

#6 Message par JCL » mar. 18 sept. 2018 21:49

Est ce que l'essence de l'avarice n'est pas le refus de sa confiance au Bon Dieu, l'attachement au doute?

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Re: Amour de l'argent ,avarice

#7 Message par JCL » mer. 19 sept. 2018 11:06

Analogie ? crédo, créditer, crédible, crédit, créditer," là ou est ton trésor là est ton cœur",donner créance à, la confiance n'est elle pas la première "monnaie" ?, on m'a expliquer une fois que le mot "crédit" au sens bancaire venait de croire, au sens ou c'est la responsabilité et le métier du bon banquier d'évaluer si un client est apte à rembourser...et aussi croire n'est il pas un don de soi ,du moins du coté de l'acte du "croyant" ?

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Re: Amour de l'argent ,avarice

#8 Message par chartreux » lun. 24 sept. 2018 14:28

JCL a écrit :
mer. 19 sept. 2018 11:06
croire n'est il pas un don de soi ,du moins du coté de l'acte du "croyant" ?
C'est à la fois un don et une possession. Don par l'effort à faire pour s'assimiler la doctrine, mais en même temps possession ô combien libératrice et apaisante quand elle a été acquise : ce n'est pas pour rien qu'on parle de la "certitude de la foi".

Avec le temps, il y a des glissements de sens pour certains mots qui en viennent même parfois à signifier presque le contraire de ce qu'ils exprimaient auparavant. Ainsi, le "je crois" des symboles catholiques qui doit exprimer une certitude réflechie, pesée, renforcée par la prière et par-là invincible, a un sens assez éloigné de celui du français d'aujourd'hui quand on dit "je crois que Paul va venir demain ... "

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Re: Amour de l'argent ,avarice

#9 Message par JCL » dim. 07 oct. 2018 16:34

Pour en revenir à la foi ,svp soyez indulgents et compréhensifs j'ai un besoin quasi vital de bien saisir certains aspects de la foi, du coté de l'homme:
"Pourquoi on croit," ,"comment on sait qui et quoi croire," , Les preuves philosophiques et métaphysiques telles que de l'existence de Dieu ou de l'immortalité de l’âme sont elles obligatoirement à saisir pour que la foi ne soit pas "fidéiste" ou sentimentale ? ,n'est ce pas trop simpliste de réduire l’âme rationnelle à l'intelligence et la volonté, et de ramener les sentiments à l'animalité, ,donc de faire l'impasse sur des profondeurs du cœur, de la conscience morale, une intuitivité, une part de mystère dans la nature humaine ,une "science" imparfaite qui fait reconnaître la voix de Dieu avant de comprendre le sens explicitement de Ses Paroles, ce qui fait que ni Jésus ni les prophètes n'ont jamais disserter philosophiquement et ont toujours fait appel à une sorte de sens spirituel appelant à choisir fermement ou de servir "les Baals" ou de servir l’Éternel, sans grandes démonstration, et du temps de Jésus pourtant il y avait déjà des espèces de modernistes, sous le nom de "Saduccéens" ,que Jésus n'a pas chercher pour autant à convaincre avec de la théologie,(ceci dit sans mépris ni rejet ni de la théologie, ni de la philosophie, ni de la raison, mais dans l'unique pensée de clarifier ce que fait l'essence et le principal de l'acte de foi, car pour moi, en moi, il y a comme une lutte et une crainte ,à savoir si je dois étudier et comprendre clairement "les preuves philosophiques" avant de donner un plein assentiment, intérieur ,la crainte que sinon ma foi ne serait pas agréable, mais de nature fidéiste et sentimentale...d’où une perpétuelle hésitation, aussi dans cette même crainte quand j’entends dire que le modernisme est basé sur une conception sentimentale de la foi, je me trouve en désaccord, il me semble que le modernisme est surtout en fait une incrédulité un doute et une conciliation du rationalisme et des sciences humaines modernes avec les vérités de la foi ,ne faisant appel au sentiment que comme explication psychologique des croyances et donc n'étant pas en lui-même de nature sentimentale mais seulement analysant comme étant telle la foi et surtout la foi des autres, donc le sentiment comme conclusion de son analyse et non dans sa nature propre, (non pas que je veuille verser dans le sentimentalisme...) mais finalement pour quiconque suivant vraiment cette façon de pensée ,n'aboutissant à aucune foi et seulement à un sentiment éventuel, désenchanté ,distractif ou projeté dans une de religion humaniste, mais cela n'est pas un christianisme sentimentale pour autant.
N'oublier pas que mon propos n'est pas de disserter mais d'y voir assez claire pour poser un acte de foi "général", de confiance en Dieu, en dépits des résistances de ma raisons face au mystère, comme celui du libre arbitre en face de la prescience divine, et en face de craintes d'obscurantisme, d'abrutissement, de paresse intellectuelle et de démission de la raison au profit d'un mode de pensée illusoire, "magique", atrophié, "préhistorique", archaïque, primaire, sous développé...

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Re: Amour de l'argent ,avarice

#10 Message par JCL » dim. 07 oct. 2018 17:07

Deuxièmement ,mais étroitement liée et dans la continuité de la même idée qui touchait surtout à la foi générale comme confiance en Dieu et en Jésus Christ, je suis tourmenté et bloqué pour ce qui est de l’Église, et de la règle de la foi devant consisté dans le fait que le motif de la foi consiste en l'autorité de qui révèle, donc Dieu , qui ne peut ni se tromper ni nous tromper, et donc ensuite de comment savoir ou se trouve la Parole de Dieu et comment on peut savoir avec certitude ce qu'Il a dit et ce que cela veut dire et ce qu'on doit faire ,etc, ce qui se trouverait être le magistère et l'Autorité déléguée par Dieu à l’Église, ceci étant le motif suffisant de croire, une parole de St Augustin étant souvent évoquée à ce sujet "je ne croirais pas l’Évangile si l’Église ne me disait de le croire",ce qui à moi me fait l'effet troublant que la Parole de Dieu ELLE MÊME n'aurait pas PAR ELLE MÊME la puissance de s'imposer comme telle à une conscience de bonne volonté. Et ce qui ramène bien sur à la question : pourquoi croire en l’Église ,comment la reconnaître et comment savoir qu'elle a cette Autorité et dans quelles limites...question que malheureusement ,il me semble, on néglige trop, privant ainsi de secours les âmes troublées du monde actuel ,comme la mienne...et il me semble qu'il est impossible de prendre ce qui est à "prouver" comme point de départ...et donc ,il me semble ,que, "au départ" (mais ce point de "départ" me parait pas seulement chronologique, mais permanent, on dit "ontologique" je crois, essentiel...?° "au départ" donc il y a un faisceau de choses ,comme une prophétie, une étoile, un confirmation par l'expérience pour les mages, mais pour l’Évangile, de façon plus générale, il me semble, qu'il y a comme un mélange d'amour de ce Jésus des Évangiles ,entendus d'une façon ou d'une autre, une admiration, attirance, conscience de sagesse, de réponse à tout, de lumière, de conviction de péché et de pardon, assez d'élément de crédibilité rationnelle, des témoins ,amis, enseignements "parlant", d'action directe du Saint Esprit ,de Providence, de fruits et œuvres, de cohérence avec toutes les Écritures et l'histoire humaine, de contre-exemple des autres "religions" ou philosophie etc etc tout cela amenant à répondre à l'appel de Jésus à croire en Lui absolument...à la décision de le faire, ou le "refaire", confirmer, affermir, tout cela étant non exhaustif, ni sine qua non bien sur mais juste indicatif, et "tout cela" permettant d'arriver de la foi en Jésus à l’Église, même si, forcement, directement ou indirectement il a bien fallu d'abord l’Église pour que tout "cela" soit, mais du moins pour l'ame en recherche ce ne peut être qu'au terme de ce cheminement que "se trouve" l’Église et qu'on peut ,de là se poser la question de la véritable ,ceci d'après ce qu'on sait et croit déjà, tout cela aussi étant en fait étroitement imbriqué...
Troisièmement, arrivé là ,comment on sait que l’Église est l’Église catholique romaine ?
Je peut esquisser d'y répondre moi-même, mais il faut être bien conscient de tout ce que des "Orthodoxes" ou protestants peuvent objecter...l'universalité, la continuité, l'unité, la nécessité d'un Magistère infaillible, la cohérence, la durée, les œuvres, la véritable plénitude et cohérence de la foi ,des Écritures et de la doctrine, la véritable continuité de l'Ancien Israel etc etc...
Et ,ce me semble, c'est seulement dans un quatrièmement, tout ceci étant admis que la foi "à l’Église" et tout ce que cela implique quand à la règle de la foi et de la vie chrétienne et de la vision du monde peut s'établir ?

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