par Si vis pacem » lun. 06 févr. 2023 0:29
Sursum Corda a écrit : sam. 04 févr. 2023 22:50
(Sans vouloir abuser de votre patience), il se trouve que, de passage dans une région , cherchant du travail de saisons agricoles, j' allais visiter la Présence Réelle, tristement, en ayant repéré les moments où il n' y avait personne dans la chapelle d' un monastère de la fraternité. Un jour, même, il y avait une ostension et je me suis trouvé seul face à la monstrance, hormis le prêtre qui la gardait.
J' ai aussi demandé au supérieur de bénir un macérat d' huile d' olive pour me soigner, celui-ci n' étant pas contraignant. Il a fait un Sacramentel pour les malades sur ma bouteille. Et je me rappelle que ce jour-là j' ai prié brièvement avec lui, puisse Dieu me pardonner.
J' étais alors sûr d' avoir lu dans le Code que l' on pouvait demander des Sacramentaux à des shismatiques.
Toujours est-il que cette huile est d' une efficacité redoutable et qu' elle commence à se tarir.
J' hésitais récemment à couper le reste avec une nouvelle huile courante, ( c' est Pie VI sur le sujet, ici cité, qui me confirme que l' idée n' aurait pas été mauvaise en soi ).
À la relecture du Canon 1147, je reste perplexe.
Vous, que feriez-vous ? Est-ce que vous mettriez le reste de cette huile dans la terre ?
1° - Avant tout, je ne crois pas que la section
Documents soit l'endroit idoine pour poser et répondre à des questions.
2° - A mon sens vous commettez une imprécision ... le «
supérieur » qui a béni votre «
bouteille » a utilisé la formule de bénédiction concernant
l'huile simple : cette bénédiction fait partie des
bénédictions simplement invocatives (au même titre que la bénédiction des mets, des maisons, des champs, etc.) «
celles-ci demandent simplement la protection divine sur une personne ou sur un objet déterminé » (Naz,
Traité de Droit Canonique, 1955, tome II, p. 420) «
il est donc certain que rien n'empêche d'employer en usages profanes les choses qui n'ont reçu que la bénédiction invocative, elle peuvent servir aux mêmes usages que si elles n'avaient pas été bénites, car cette bénédiction, ni par elle-même, ni dans l'intention de l'Église, ni dans l'estime des fidèles, ne leur confère aucun degré de sainteté ; par exemple la nourriture bénite sur la table , les œufs de Pâques, etc., servent comme s'ils n'avaient pas été bénits. » (
Revue théologique - Des bénédictions en général. (Série II, 1857, pp.274 ss.).
3° - Ceci étant, je ne vois pas où est l'inconvénient de se servir de ce macérat jusqu'à complet épuisement et de tout simplement le remplacer une fois le flacon vide ; à l'inverse, l'association du problème que vous nous exposez avec le document de Pie VI publié ci-dessus me semble quelque peu déplacée.
[quote="Sursum Corda" post_id=15956 time=1675547424 user_id=3786]
(Sans vouloir abuser de votre patience), il se trouve que, de passage dans une région , cherchant du travail de saisons agricoles, j' allais visiter la Présence Réelle, tristement, en ayant repéré les moments où il n' y avait personne dans la chapelle d' un monastère de la fraternité. Un jour, même, il y avait une ostension et je me suis trouvé seul face à la monstrance, hormis le prêtre qui la gardait.
J' ai aussi demandé au supérieur de bénir un macérat d' huile d' olive pour me soigner, celui-ci n' étant pas contraignant. Il a fait un Sacramentel pour les malades sur ma bouteille. Et je me rappelle que ce jour-là j' ai prié brièvement avec lui, puisse Dieu me pardonner.
J' étais alors sûr d' avoir lu dans le Code que l' on pouvait demander des Sacramentaux à des shismatiques.
Toujours est-il que cette huile est d' une efficacité redoutable et qu' elle commence à se tarir.
J' hésitais récemment à couper le reste avec une nouvelle huile courante, ( c' est Pie VI sur le sujet, ici cité, qui me confirme que l' idée n' aurait pas été mauvaise en soi ).
À la relecture du Canon 1147, je reste perplexe.
Vous, que feriez-vous ? Est-ce que vous mettriez le reste de cette huile dans la terre ?
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[b][color=red]1° - [/color][/b]Avant tout, je ne crois pas que la section [url=http://larchange.org/viewforum.php?f=42][i]Documents[/i][/url] soit l'endroit idoine pour poser et répondre à des questions.
[b][color=red]2° - [/color][/b]A mon sens vous commettez une imprécision ... le « [i]supérieur[/i] » qui a béni votre « [i]bouteille[/i] » a utilisé la formule de bénédiction concernant [url=https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9617142d/f339.item.texteImage][i]l'huile simple[/i][/url] : cette bénédiction fait partie des [url=https://archive.org/details/dictionnairedet14vacauoft/page/n248/mode/1up?view=theater][i]bénédictions simplement invocatives[/i][/url] (au même titre que la bénédiction des mets, des maisons, des champs, etc.) « [i]celles-ci demandent simplement la protection divine sur une personne ou sur un objet déterminé[/i] » (Naz, [i]Traité de Droit Canonique[/i], 1955, tome II, p. 420) « [i]il est donc certain que rien n'empêche d'employer en usages profanes les choses qui n'ont reçu que la bénédiction invocative, elle peuvent servir aux mêmes usages que si elles n'avaient pas été bénites, car cette bénédiction, ni par elle-même, ni dans l'intention de l'Église, ni dans l'estime des fidèles, ne leur confère aucun degré de sainteté ; par exemple la nourriture bénite sur la table , les œufs de Pâques, etc., servent comme s'ils n'avaient pas été bénits.[/i] » ([url=https://books.google.fr/books?id=8y5QAAAAcAAJ&pg=RA2-PA289]Revue théologique - [i]Des bénédictions en général[/i]. (Série II, 1857[/url], pp.274 ss.).
[b][color=red]3° - [/color][/b]Ceci étant, je ne vois pas où est l'inconvénient de se servir de ce macérat jusqu'à complet épuisement et de tout simplement le remplacer une fois le flacon vide ; à l'inverse, l'association du problème que vous nous exposez avec le document de Pie VI publié ci-dessus me semble quelque peu déplacée.