Question sur S. Augustin et l'una cum

Répondre


Cette question vous permet de vous prémunir contre les soumissions automatisées et intensives effectuées par des robots malveillants.

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [flash] est désactivée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont désactivées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : Question sur S. Augustin et l'una cum

Re: Question sur S. Augustin et l'una cum

par Abbé Zins » jeu. 02 janv. 2020 9:58

chartreux a écrit :
mer. 01 janv. 2020 10:12
M. Alfred Denoyelle, Docteur en Histoire avec distinction de la Faculté de Philosophie et Lettres du Louvain, affirme trouver dans les écrits de saint Augustin de quoi autoriser les fidèles à aller à des messes una cum en bonne conscience :
A. Denoyelle a écrit :Admettons un instant, par pure hypothèse de raisonnement, que le prêtre commet une faute au Canon de la Messe en y citant quelqu'un qu'il ne faudrait pas y mentionner. Cela n'impliquerait certainement pas une faute de la part des assistants, comme l'écrit saint Augustin : « Quiconque offre n’importe où le sacrifice avec un cœur ou avec des actes tels, qu’il mérite d’être sanctionné, cause sa perte à lui-même, non à ces bons qui reçoivent de lui les sacrements, eux qui selon le prophète Ézéchiel regrettent et déplorent les péchés qui se commettent en leur milieu (Ezech. IX, 4), bien qu’ils ne se séparent point de là corporellement. En effet, à chacun Dieu rétribue selon son cœur. » (Saint Augustin, Père et Docteur de l’Église, Contra epistolam Parmeniani, Lib. II, cap. V, § 10 : « Quilibet ubilibet offert sacrificium tali corde vel factis, haec ut audire mereatur, perniciem sibi infert, non illis bonis qui accipiunt ab eo sacramenta eadem, qui secundum prophetam Ezechielem gemunt et moerent peccata quae fiunt in medio eorum (Ezech. IX, 4), quamvis non se inde corporaliter separent. Unicuique enim Deus tribuit secundum cor suum. »)

Plus loin dans le même ouvrage, saint Augustin y revient encore : « Les sacrifices des impies nuiront donc à ceux-là même qui offrent de manière impie. Car le sacrifice, unique et le même à cause du nom du Seigneur qui y est invoqué, est toujours saint et devient aussi tel pour celui qui se sera approché afin de l’accueillir avec un cœur à l’avenant. En effet, celui qui mange et boit indignement, mange et boit un jugement pour lui-même (1 Cor. XVIII, 29). On ne dit pas « pour les autres », mais « pour lui-même ». Donc, celui qui mange et boit dignement, mange et boit la grâce pour lui-même. » (Saint Augustin, Père et Docteur de l’Église, Contra epistolam Parmeniani, Lib. II, cap. VI, § 11 : « Sacrificia ergo impiorum eis ipsis oberunt qui offerunt impie. Nam unum atque idem sacrificium propter nomen Domini quod ibi invocatur, et semper sanctum est, et tale cuique fit, quali corde ad accipiendum accesserit. Qui enim manducat et bibit indigne, judicium sibi manducat et bibit (1 Cor. XVIII, 29). Non ait « aliis », sed « sibi ». Qui ergo manducat digne et bibit, gratiam sibi manducat et bibit. »)

Que penser d'une telle interprétation du texte de S. Augustin ?


Qu’elle est subjective, et intéressée par celui qui la fait : lequel est resté très ferme tant qu’il avait auprès de lui un bon Prêtre, et a commencé a biaisé quand celui-ci est décédé, notamment en allant assister et demander la communion à une Messe chez les FSSPX le jour de Pâques, après avoir publiquement démontré que leur position publique n’était pas Catholique.

Ce qu’il justifie après coup, auprès de “conciliaires” se moquant de lui d’être aller porter plainte auprès du Vatican occupé contre le Prêtre FSSPX lui ayant refusé publiquement cette communion, par l’autorisation de communicatio in sacris cum acatholicis donnée par les “autorités” modernistes notamment en des cérémonies de schismatiques orientaux auto-proclamés “orthodoxes”.

Avec ses arguties, il doit trouver bien ridiculement scrupuleux Saint Herménégilde qui, menacé de mort s’il refusait, a refusé comme il le devait (dixit le Pape Saint Grégoire I) de recevoir un même Dimanche de Pâques la communion des mains d’un évêque arien.


Objectivement parlant, il est clair qu’il y a une différence de nature entre un Prêtre Catholique qui n’est pas un saint, qui peut même avoir un comportement public nullement édifiant voire quasi scandaleux, et un Prêtre soit hérétique, schismatique ou gravement compromis publiquement avec ceux qui sont tels.

Saint Augustin n’a jamais ni recommandé ni permis à ses fidèles de fréquenter l’église toute proche de la sienne occupée par les Donatistes.

Question sur S. Augustin et l'una cum

par chartreux » mer. 01 janv. 2020 10:12

M. Alfred Denoyelle, Docteur en Histoire avec distinction de la Faculté de Philosophie et Lettres du Louvain, affirme trouver dans les écrits de saint Augustin de quoi autoriser les fidèles à aller à des messes una cum en bonne conscience :
A. Denoyelle a écrit :Admettons un instant, par pure hypothèse de raisonnement, que le prêtre commet une faute au Canon de la Messe en y citant quelqu'un qu'il ne faudrait pas y mentionner. Cela n'impliquerait certainement pas une faute de la part des assistants, comme l'écrit saint Augustin : « Quiconque offre n’importe où le sacrifice avec un cœur ou avec des actes tels, qu’il mérite d’être sanctionné, cause sa perte à lui-même, non à ces bons qui reçoivent de lui les sacrements, eux qui selon le prophète Ézéchiel regrettent et déplorent les péchés qui se commettent en leur milieu (Ezech. IX, 4), bien qu’ils ne se séparent point de là corporellement. En effet, à chacun Dieu rétribue selon son cœur. » (Saint Augustin, Père et Docteur de l’Église, Contra epistolam Parmeniani, Lib. II, cap. V, § 10 : « Quilibet ubilibet offert sacrificium tali corde vel factis, haec ut audire mereatur, perniciem sibi infert, non illis bonis qui accipiunt ab eo sacramenta eadem, qui secundum prophetam Ezechielem gemunt et moerent peccata quae fiunt in medio eorum (Ezech. IX, 4), quamvis non se inde corporaliter separent. Unicuique enim Deus tribuit secundum cor suum. »)

Plus loin dans le même ouvrage, saint Augustin y revient encore : « Les sacrifices des impies nuiront donc à ceux-là même qui offrent de manière impie. Car le sacrifice, unique et le même à cause du nom du Seigneur qui y est invoqué, est toujours saint et devient aussi tel pour celui qui se sera approché afin de l’accueillir avec un cœur à l’avenant. En effet, celui qui mange et boit indignement, mange et boit un jugement pour lui-même (1 Cor. XVIII, 29). On ne dit pas « pour les autres », mais « pour lui-même ». Donc, celui qui mange et boit dignement, mange et boit la grâce pour lui-même. » (Saint Augustin, Père et Docteur de l’Église, Contra epistolam Parmeniani, Lib. II, cap. VI, § 11 : « Sacrificia ergo impiorum eis ipsis oberunt qui offerunt impie. Nam unum atque idem sacrificium propter nomen Domini quod ibi invocatur, et semper sanctum est, et tale cuique fit, quali corde ad accipiendum accesserit. Qui enim manducat et bibit indigne, judicium sibi manducat et bibit (1 Cor. XVIII, 29). Non ait « aliis », sed « sibi ». Qui ergo manducat digne et bibit, gratiam sibi manducat et bibit. »)

Que penser d'une telle interprétation du texte de S. Augustin ?

Haut